[justify][center]HISTOIRE
La première révolution industrielle, tremplin pour l'économie nationale
1834-1880
[img]https://i.imgur.com/8oRFkeQ.png[/img]
[cap]La première révolution industrielle marque le début d'une ère de prospérité depuis l'indépendance.[/cap][/center]
Si la mécanisation des campagnes txiléennes préfigure l'arrivée de l'industrialisation moderne, c'est bien l'arrivée de la première locomotive à vapeur au Txile en 1834 qui signe le début d'une ère d'industrialisation massive, une première révolution économique pour la République qui doit faire face à une évolution constante dans tous les domaines : démographie, économie, politique et société. D'abord, l'arrivée des moyens mécaniques et industriels au Txile dans le second quart du dix-neuvième siècle font de la République un phare de la liberté parmi les nations dorimariennes, et cela a un impact décisif sur la diaspora euskale à l'étranger qui observe de loin la progression de la jeune République txiléenne au sein d'un continent tourmenté par la dépendance vis-à-vis de la Dytolie. Là où les territoires encore colonisés servent uniquement de réserve à ressources et main d'oeuvre pour les puissances coloniales, le Txile se démarque en entamant son industrialisation.
La première ligne ferroviaire est ainsi installée par des entrepreneurs locaux entre Donostia et Vitorio-Erregea, construite en plusieurs années à grand renfort de financements étatiques divers, la République et le gouvernement de l'époque souhaitant alors afficher la locomotive comme le modèle de réussite « à la dorimarienne ». Mais le phénomène échappe très vite au Lehendakari (président) et aux dignitaires de l’État républicain : les fabriques, qui se multiplient dans le pays notamment en périphérie des grandes villes, demandent toujours plus de ressources minières et agricoles alors même que les champs reculent devant l'avancée conquérante des zones urbanisées et rurales, le Txile connaissant ce phénomène d'expansion urbaine à une vitesse extraordinaire étant donné la superficie exploitable et cultivable de la République qui peine encore à tenir ses propres frontières ; mais le chemin de fer devient un facteur décisif dans l'expansion du cœur national au sein du contexte dorimarien de l'époque.
L'enjeu, pour le Txile est important : le train est le seul moyen de relier, à cette époque, les espaces habités séparés par de grandes distances souvent sauvages ; cet environnement pré-industriel inspirera de nombreuses œuvres culturelles autour de cette « conquête de l'Est ». En plus d'être la principale source de locomotion du pays, la vapeur devient également le moteur de l'économie nationale, s'appuyant sur la mécanisation et l'industrialisation des machines de production : par diverses politiques étatiques, les artisans sont fournis en matériel industriel grâce aux dépenses de la République, qui en retour s'endette auprès des créanciers dytoliens. La rapide croissance économique et industrielle du Txile facilite cette politique d'endettement qui ne représente alors aucun inconvénient dans un contexte global assez favorable à l'expansion d'une économie nationale naissante, après une sortie rapide du système esclavagiste du dix-huitième siècle qui ralentissait de manière générale l'économie locale au profit des rentiers métropolitains.
Le textile et la métallurgie deviennent les premiers produits ciblés par l'industrie txiléenne naissante, mais cette dernière s'appuie sur la vapeur qui elle-même repose sur les importations en charbon qui explosent rapidement dans les années 1840, la production domestique en charbon étant à cette époque quasi-nulle. La Ventélie, la Dorimarie mais surtout la Dytolie deviennent d'importants partenaires commerciaux de l’État républicain, au point que les dytoliens sont omniprésents dans les finances txiléennes à cette époque ; dans la deuxième moitié du dix-neuvième siècle, les États-Fédérés d'Olgarie reprennent le flambeau des puissances coloniales dans la domination financière de la Dorimarie et les olgariens concurrencent les txiléens sur leurs propres marchés. Les brevets industriels, principalement dytoliens, sont rapidement mis de côté par la recherche technique txiléenne qui parvient à contourner le problème et copier les techniques des autres puissances occidentales, notamment dans le domaine de l'industrie. Les premiers navires à vapeur intègrent également les forces navales de la République, qui tient à l'époque de nombreux territoires ultramarins.
[center][img]https://i.imgur.com/gTIQfe5.png[/img]
[cap]La locomotive devient, au dix-neuvième siècle, l'épine dorsale du développement d'un territoire immense.[/cap][/center][/justify]
ENCYCLOPÉDIE | Donostiako Liburutegi Nazionala
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Djinndigo
[justify][center]GÉOGRAPHIE
Chefs-lieux, grandes villes et communes notables
Dernière mise-à-jour : 26/10/40
[img]https://i.imgur.com/juEgac3.png[/img]
[cap]Le centre-ville de Donostia, conservé et moderne, ne laisse pas deviner l'immensité de sa périphérie.[/cap][/center]
[spoiler=RÉSEAU URBAIN TXILÉEN][center][img]https://i.imgur.com/ep4L1Ez.png[/img][/center][/spoiler]
Troisième plus grand pays du monde avec une superficie brute de plus d'un million et demi de kilomètres carrés, les Provinces-Unies du Txile ont une genèse urbaine coloniale complexe, propre à un territoire immense aux ressources pléthoriques, le tout combiné à des volontés politiques et économiques certaines qui ont provoqué une explosion du phénomène d'urbanisation très tôt dans l'histoire du Txile, en en faisait un des territoires aux villes les plus étendues du monde - sans pour autant bénéficier de populations urbanisées aussi importantes et concentrées que le Teikoku ou le Makengo. Avec une population de plus de trois millions d'habitants, la capitale nationale Donostia est également la ville la plus peuplée ; bien que sa population intra-muros soit faible, sa périphérie étendue, qui englobe une bonne partie du territoire de la province de l'Axberiko et de l'extrémité nord de la province de la Pomaroak Behera comprend pas moins de cinq millions de txiléens.
Un faible poids démographique par rapport à la population totale du Txile, qui est de trente-deux millions d'habitants en 2040 ; les capitales et chefs-lieux provinciaux ne concentrent eux aussi pas énormément de txiléens. La grande particularité de la démographie txiléenne est son étalement significatif : la population est en réalité très rurale et l'environnement urbain est donc très étendu et diffus. Le phénomène d'agglomération urbaine est donc très difficile à observer au sein du territoire des différentes provinces, bien que la tendance soit à l'urbanisation progressive des cités côtières, notamment sous l'action des réseaux de communication. L'escarpement important du relief côtier txiléen rend cependant tout aussi difficile l'apparition de nouvelles zones urbaines en bord de mer. Le réseau urbain national s'appuie donc essentiellement sur ses vieilles villes en constante évolution ces dernières années. Les inégalités entre les villes se multiplient également, avec l'émergence de trois mégalopoles au détriment des autres ensembles urbains.
D'abord, la gargantuesque Donostia qui absorbe une partie de la démographie et de l'économie des provinces voisines au profit de son secteur tertiaire, son économie des finances et sa dynamique urbaine moderniste. Plus grande ville et capitale, Donostia est également une des plus anciennes villes du Txile. Sa présence et son activité nuisent très largement au dynamisme d'Igoera, ville voisine et capitale de la province de Pomaroak Behera, qui tend à être éclipsée par le géant donostian voisin. Plus au nord, Vitorio-Erregea constitue une rivale sérieuse au quasi-monopole urbain de Donostia ; son économie, tournée vers le secteur secondaire, en fait la ville la plus industrielle et ouvrière du Txile. Bien que moins concurrentielle que la capitale fédérale en termes de poids démographique, l'activité économique y est soutenue et s'insère parfaitement avec les activités minières et agricoles des chefs-lieux de l'arrière-pays, Nakissoak et Isabarrau, qui sont complètement éclipsés par leur manque de dynamisme au profit de la capitale de la province de Berri Nafarroa.
Enfin, peinant difficilement à suivre les locomotives Donostia et Vitorio-Erregea, la mégalopole en formation Elgorriaga concentre les industries agro-alimentaires et agricoles du « grand sud » : Elgorriaga produit ce que le port d'Urutzalde exporte, le tout profitant à la capitale de la province d'Ikuñoa qui connaît un élan de dynamisme depuis quelques années suite à la redynamisation de son économie par l'afflux important de travailleurs en 2035 suite aux bombardements de la Guerre des Conteneurs. L'activité minière est également favorable au développement d'une mégalopole urbaine dans la région, malgré les difficultés de cette dernière à concurrencer les locomotives de l'union. Les îles Paskoak demeurent quant à elles très (trop) largement urbanisées, phénomène d'hyperurbanisation que les autorités paskoanes et txiléennes tentent d'endiguer avec un certain succès depuis plusieurs années. Diverses communes sont également à relever : Adouren pour son passé (et présent) belliqueux, Oztañente pour être une façade incontournable du sud du Txile et de l'occupation uhmanéenne, Berri Donibane pour avoir été la première colonie fondée par les explorateurs euskals au seizième siècle...
[center][img]https://i.imgur.com/XHl0wkT.png[/img]
[cap]Oztañente est une petite commune pittoresque de l'île de Labegaray (extrême-sud du Txile).[/cap][/center][/justify]
Chefs-lieux, grandes villes et communes notables
Dernière mise-à-jour : 26/10/40
[img]https://i.imgur.com/juEgac3.png[/img]
[cap]Le centre-ville de Donostia, conservé et moderne, ne laisse pas deviner l'immensité de sa périphérie.[/cap][/center]
[spoiler=RÉSEAU URBAIN TXILÉEN][center][img]https://i.imgur.com/ep4L1Ez.png[/img][/center][/spoiler]
Troisième plus grand pays du monde avec une superficie brute de plus d'un million et demi de kilomètres carrés, les Provinces-Unies du Txile ont une genèse urbaine coloniale complexe, propre à un territoire immense aux ressources pléthoriques, le tout combiné à des volontés politiques et économiques certaines qui ont provoqué une explosion du phénomène d'urbanisation très tôt dans l'histoire du Txile, en en faisait un des territoires aux villes les plus étendues du monde - sans pour autant bénéficier de populations urbanisées aussi importantes et concentrées que le Teikoku ou le Makengo. Avec une population de plus de trois millions d'habitants, la capitale nationale Donostia est également la ville la plus peuplée ; bien que sa population intra-muros soit faible, sa périphérie étendue, qui englobe une bonne partie du territoire de la province de l'Axberiko et de l'extrémité nord de la province de la Pomaroak Behera comprend pas moins de cinq millions de txiléens.
Un faible poids démographique par rapport à la population totale du Txile, qui est de trente-deux millions d'habitants en 2040 ; les capitales et chefs-lieux provinciaux ne concentrent eux aussi pas énormément de txiléens. La grande particularité de la démographie txiléenne est son étalement significatif : la population est en réalité très rurale et l'environnement urbain est donc très étendu et diffus. Le phénomène d'agglomération urbaine est donc très difficile à observer au sein du territoire des différentes provinces, bien que la tendance soit à l'urbanisation progressive des cités côtières, notamment sous l'action des réseaux de communication. L'escarpement important du relief côtier txiléen rend cependant tout aussi difficile l'apparition de nouvelles zones urbaines en bord de mer. Le réseau urbain national s'appuie donc essentiellement sur ses vieilles villes en constante évolution ces dernières années. Les inégalités entre les villes se multiplient également, avec l'émergence de trois mégalopoles au détriment des autres ensembles urbains.
D'abord, la gargantuesque Donostia qui absorbe une partie de la démographie et de l'économie des provinces voisines au profit de son secteur tertiaire, son économie des finances et sa dynamique urbaine moderniste. Plus grande ville et capitale, Donostia est également une des plus anciennes villes du Txile. Sa présence et son activité nuisent très largement au dynamisme d'Igoera, ville voisine et capitale de la province de Pomaroak Behera, qui tend à être éclipsée par le géant donostian voisin. Plus au nord, Vitorio-Erregea constitue une rivale sérieuse au quasi-monopole urbain de Donostia ; son économie, tournée vers le secteur secondaire, en fait la ville la plus industrielle et ouvrière du Txile. Bien que moins concurrentielle que la capitale fédérale en termes de poids démographique, l'activité économique y est soutenue et s'insère parfaitement avec les activités minières et agricoles des chefs-lieux de l'arrière-pays, Nakissoak et Isabarrau, qui sont complètement éclipsés par leur manque de dynamisme au profit de la capitale de la province de Berri Nafarroa.
Enfin, peinant difficilement à suivre les locomotives Donostia et Vitorio-Erregea, la mégalopole en formation Elgorriaga concentre les industries agro-alimentaires et agricoles du « grand sud » : Elgorriaga produit ce que le port d'Urutzalde exporte, le tout profitant à la capitale de la province d'Ikuñoa qui connaît un élan de dynamisme depuis quelques années suite à la redynamisation de son économie par l'afflux important de travailleurs en 2035 suite aux bombardements de la Guerre des Conteneurs. L'activité minière est également favorable au développement d'une mégalopole urbaine dans la région, malgré les difficultés de cette dernière à concurrencer les locomotives de l'union. Les îles Paskoak demeurent quant à elles très (trop) largement urbanisées, phénomène d'hyperurbanisation que les autorités paskoanes et txiléennes tentent d'endiguer avec un certain succès depuis plusieurs années. Diverses communes sont également à relever : Adouren pour son passé (et présent) belliqueux, Oztañente pour être une façade incontournable du sud du Txile et de l'occupation uhmanéenne, Berri Donibane pour avoir été la première colonie fondée par les explorateurs euskals au seizième siècle...
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[cap]Oztañente est une petite commune pittoresque de l'île de Labegaray (extrême-sud du Txile).[/cap][/center][/justify]
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Djinndigo
[justify][center]HISTOIRE
La seconde révolution industrielle, course en avant et dytolianisme
1880-1950
[img]https://i.imgur.com/0doR7yx.png[/img]
[cap]Le moteur à combustion constitue une avancée majeure pour le désenclavement géographique au Txile.[/cap][/center]
Avec l'arrivée de l'électricité dans les grandes institutions techniques des villes côtières, promptes au développement économique rapide et à l'afflux de capitaux et d'intellectuels dytoliens, le Txile connaît une seconde révolution industrielle après la première qui a pris place au milieu du dix-neuvième siècle. Après l'explosion de la consommation de charbon comme principal ressource énergétique, c'est au tour de l'électricité et du pétrole d'entrer en jeu dans le développement des industries chimiques et automobiles à travers le pays. L'ordre économique international, qui est régi par les puissances coloniales dytoliennes, s'impose très largement dans les grandes villes de la République txiléenne avec l'omniprésence de capitaux et de monnaies venant de Dytolie. L'Olgarie septentrionale joue également un rôle mineur dans cet entrisme économique international au Txile : dans les vastes plaines du centre du pays et dans les vallées ouvrières du nord et du centre, nombreux sont les entrepreneurs en recherche d'investissements.
La finance mondiale fait ainsi son bout de chemin au Txile, mais le secteur primaire txiléen occupe encore une place majeure dans l'économie nationale que les investissements étrangers peinent à déloger au profit d'une industrie lourde manifestement embryonnaire au début du vingtième siècle. Les territoires coloniaux de la République ne sont pas en marge : les investisseurs et les entrepreneurs affluent dans l'espoir de profiter de l'absence de concurrence pré-existante et du cadre favorable instauré par les autorités ultramarines pour prospérer en toute impunité. La proximité entre élus mandataires et étrangers fait cependant son bout de chemin dans l'opinion publique, notamment auprès de la classe ouvrière qui, vivant en périphérie des grands ensembles urbains, connaissent des conditions de travail inférieures à ce que les « migrants ruraux » avaient en tant que petits exploitants agricoles de l'arrière-pays, ce qui dissuade une partie de l'exode rural au profit d'un sur-étalement des campagnes txiléennes dans les zones fertiles.
La classe ouvrière s'organise donc rapidement, dès la fin du dix-neuvième siècle, en syndicats et organisations de lutte ouvrière. La contestation fait son chemin mais la progression économique et financière folle du Txile écrase les revendications des syndicalistes, alors que l'étranger dytolien est de plus en plus pointé du doigt par des mouvements souverainistes. Le pétrole, massivement importés depuis la Marquésie, la Dytolie et l'Olgarie, joue un rôle primordial dans l'expansion géographique de la démographie txiléenne : la population, qui se concentre essentiellement autour des grands axes de communication ferroviaire et routier, va pouvoir s'en éloigner le long de nouvelles lignes de communication tracées par les politiques gouvernementales et les financements étrangers. La République poursuit sa politique d'endettement qui, bien que dangereuse, reste sans conséquences pendant plusieurs décennies avec la croissance économique folle du Txile.
La crise économique de la décennie 1900 ne freine pas l'expansion du Txile, les acteurs privés continuant à investir dans les campagnes après l'effondrement du modèle financier industriel des grandes villes. À partir de 1940, tout s'accélère : l'arrivée au pouvoir des nationalistes corporatistes pousse le gouvernement dans une logique d'endettement à outrance, les investissements publics et les grands travaux permettent une pleine mise en oeuvre des techniques de pointe de la seconde révolution industrielle. La main d'oeuvre dite « étrangère », bien que de nationalité txiléenne, prend également une place croissante sur le marché du travail de la première moitié du vingtième siècle : ventéliens des colonies de la République et indigènes de l'arrière-pays montagneux sont marginalisés mais servent de concurrence irrégulière pour les grands exploitants agricoles. Les campagnes profitent également d'une mécanisation toujours plus poussée, au profit d'une industrie céréalière hégémonique sur le continent.
[center][img]https://i.imgur.com/wEVBC38.png[/img]
[cap]La capitale txiléenne, Donostia, accueille de nombreux quartiers ouvriers près des premières usines.[/cap][/center][/justify]
La seconde révolution industrielle, course en avant et dytolianisme
1880-1950
[img]https://i.imgur.com/0doR7yx.png[/img]
[cap]Le moteur à combustion constitue une avancée majeure pour le désenclavement géographique au Txile.[/cap][/center]
Avec l'arrivée de l'électricité dans les grandes institutions techniques des villes côtières, promptes au développement économique rapide et à l'afflux de capitaux et d'intellectuels dytoliens, le Txile connaît une seconde révolution industrielle après la première qui a pris place au milieu du dix-neuvième siècle. Après l'explosion de la consommation de charbon comme principal ressource énergétique, c'est au tour de l'électricité et du pétrole d'entrer en jeu dans le développement des industries chimiques et automobiles à travers le pays. L'ordre économique international, qui est régi par les puissances coloniales dytoliennes, s'impose très largement dans les grandes villes de la République txiléenne avec l'omniprésence de capitaux et de monnaies venant de Dytolie. L'Olgarie septentrionale joue également un rôle mineur dans cet entrisme économique international au Txile : dans les vastes plaines du centre du pays et dans les vallées ouvrières du nord et du centre, nombreux sont les entrepreneurs en recherche d'investissements.
La finance mondiale fait ainsi son bout de chemin au Txile, mais le secteur primaire txiléen occupe encore une place majeure dans l'économie nationale que les investissements étrangers peinent à déloger au profit d'une industrie lourde manifestement embryonnaire au début du vingtième siècle. Les territoires coloniaux de la République ne sont pas en marge : les investisseurs et les entrepreneurs affluent dans l'espoir de profiter de l'absence de concurrence pré-existante et du cadre favorable instauré par les autorités ultramarines pour prospérer en toute impunité. La proximité entre élus mandataires et étrangers fait cependant son bout de chemin dans l'opinion publique, notamment auprès de la classe ouvrière qui, vivant en périphérie des grands ensembles urbains, connaissent des conditions de travail inférieures à ce que les « migrants ruraux » avaient en tant que petits exploitants agricoles de l'arrière-pays, ce qui dissuade une partie de l'exode rural au profit d'un sur-étalement des campagnes txiléennes dans les zones fertiles.
La classe ouvrière s'organise donc rapidement, dès la fin du dix-neuvième siècle, en syndicats et organisations de lutte ouvrière. La contestation fait son chemin mais la progression économique et financière folle du Txile écrase les revendications des syndicalistes, alors que l'étranger dytolien est de plus en plus pointé du doigt par des mouvements souverainistes. Le pétrole, massivement importés depuis la Marquésie, la Dytolie et l'Olgarie, joue un rôle primordial dans l'expansion géographique de la démographie txiléenne : la population, qui se concentre essentiellement autour des grands axes de communication ferroviaire et routier, va pouvoir s'en éloigner le long de nouvelles lignes de communication tracées par les politiques gouvernementales et les financements étrangers. La République poursuit sa politique d'endettement qui, bien que dangereuse, reste sans conséquences pendant plusieurs décennies avec la croissance économique folle du Txile.
La crise économique de la décennie 1900 ne freine pas l'expansion du Txile, les acteurs privés continuant à investir dans les campagnes après l'effondrement du modèle financier industriel des grandes villes. À partir de 1940, tout s'accélère : l'arrivée au pouvoir des nationalistes corporatistes pousse le gouvernement dans une logique d'endettement à outrance, les investissements publics et les grands travaux permettent une pleine mise en oeuvre des techniques de pointe de la seconde révolution industrielle. La main d'oeuvre dite « étrangère », bien que de nationalité txiléenne, prend également une place croissante sur le marché du travail de la première moitié du vingtième siècle : ventéliens des colonies de la République et indigènes de l'arrière-pays montagneux sont marginalisés mais servent de concurrence irrégulière pour les grands exploitants agricoles. Les campagnes profitent également d'une mécanisation toujours plus poussée, au profit d'une industrie céréalière hégémonique sur le continent.
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[cap]La capitale txiléenne, Donostia, accueille de nombreux quartiers ouvriers près des premières usines.[/cap][/center][/justify]
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Djinndigo
[justify][center]HISTOIRE
L'empire kitxua, zénith et déclin de la civilisation indigène
1145-1658
[img]https://i.imgur.com/qQnPt05.png[/img]
[cap]La victoire du général euskal Amaiur Picasarri achève l'empire kitxua déjà en pleine déliquescence.[/cap][/center]
Arrivés en Dorimarie occidentale dès le onzième millénaire avant Jésus Christ, les populations indigènes dites « dorimaro-janubiennes » constituent le premier substrat d'habitants du territoire actuel du Txile. Principalement présents dans le nord et l'arrière-pays montagneux, les kitxuak (singulier : kitxua) s'organisent lentement en une société hiérarchique tournée vers le troc et l'agriculture. La diversité des climats présents sur l'actuel territoire txiléen facilite le développement humain local, avec la chaîne montagneuse de l'Andoak qui constitue la colonne vertébrale de la civilisation kitxua naissante. Les tribus se fédèrent en l'an de grâce 1145 sous l'égide du jeune empereur kitxua Mallqui, chef de tribu qui siège au sommet de l'empire kitxua tout juste fondé. La centralisation des moyens et ressources disponibles permet un développement humain et économique rapide, avec des innovations techniques notables : l'agriculture, le troc (absence de valeur fiduciaire, économie directe) et le réseau routier sont des techniques nouvelles utilisées par les kitxuas.
Centralisé autour de la capitale impériale Matxu Pitxu, lieu de légende perdu dans les montagnes de l'Andoak, l'empire indigène se développe essentiellement le long de cette même chaîne montagneuse. Si la conquête n'est pas le but initial du projet fédérateur du premier empereur Mallqui, ses successeurs assurent la stabilité de la monarchie kitxua par des annexions et des guerres, menées essentiellement contre les civilisation andoanes voisines, dont les tribus aymaras présentes dans les frontières de l'actuelle Confédération aguadorienne. En menant des conflits armés et en contrôlant des territoires extra-andoans, les empereurs kitxuas successifs assurent un revenu non-négligeable à leur proto-État tout en maintenant leur position de chef militaire affirmé. Le système sociétal indigène est unique à cette époque : l'empereur, figure centrale quasi-divine, contrôle les pouvoirs régaliens tandis que ses émissaires agissent en fonctionnaires de l'appareil d’État.
L'agriculture est innovante : de nouvelles plantes sont cultivées par les indigènes et les méthodes agricoles évoluent selon une logique de productivité, avec l'artificialisation des cours d'eau d'altitude et leur utilisation à des fins d'irrigation dans les vallées cultivées de l'arrière-pays. En parallèle du développement des cultures communautaires en terrasse, un réseau routier très dense est développé le long des montagnes de l'Andoak ; le défi posé par l'escarpement du relief pose de nombreux problèmes aux ingénieurs kitxuas qui doivent relier les cités impériales les unes aux autres. Ponts et ouvrages d'art sont développés afin d'y répondre, avec le développement de nouvelles techniques de construction inédites sur l'ensemble du continent. Les innovations et techniques de production et de construction de l'empire kitxua seront récupérées quelques siècles plus tard par la civilisation aymara sous l'empire iquiquéen, au quinzième siècle au moment du relâchement de l'autorité impériale.
Après une phase d'expansion et de prospérité dans l'échange, les cités kitxuas se tournent vers une ère d'isolationnisme, marquée par l'autonomisation du jeune empire iquiquéen dès sa fondation en 1423 contre l'avis de la capitale Matxu Pitxu. L'arrivée des dytoliens dans la deuxième moitié du seizième siècle pousse l'empire kitxua à sortir de son mutisme civilisationnel et les tribus s'arment, profitant de la faiblesse de l'empereur pour prendre certaines libertés et piller les premières colonies euskales. Mais la tendance s'inverse dès le début du dix-septième siècle et il faudra attendre la bataille de Beusain (à prononcer Bé-hu-zaïne) en 1658 pour que les forces impériales affaiblies par plusieurs siècles d'indolence ne soient réduites à néant par les troupes coloniales du général euskal Amaiur Picasarri qui contraint les dignitaires restants de l'empire kitxua à signer une paix tellement coûteuse qu'elle provoque l'effondrement de l'ensemble des institutions impériales, le conquérant euskal réclamant des quantités d'or que l'empire ne possédait plus.
[center][img]https://i.imgur.com/6jYPyZg.png[/img]
[cap]La bataille de Beusain constitue un tournant-clé du conflit indigène, consacrant la victoire txiléenne.[/cap][/center][/justify]
L'empire kitxua, zénith et déclin de la civilisation indigène
1145-1658
[img]https://i.imgur.com/qQnPt05.png[/img]
[cap]La victoire du général euskal Amaiur Picasarri achève l'empire kitxua déjà en pleine déliquescence.[/cap][/center]
Arrivés en Dorimarie occidentale dès le onzième millénaire avant Jésus Christ, les populations indigènes dites « dorimaro-janubiennes » constituent le premier substrat d'habitants du territoire actuel du Txile. Principalement présents dans le nord et l'arrière-pays montagneux, les kitxuak (singulier : kitxua) s'organisent lentement en une société hiérarchique tournée vers le troc et l'agriculture. La diversité des climats présents sur l'actuel territoire txiléen facilite le développement humain local, avec la chaîne montagneuse de l'Andoak qui constitue la colonne vertébrale de la civilisation kitxua naissante. Les tribus se fédèrent en l'an de grâce 1145 sous l'égide du jeune empereur kitxua Mallqui, chef de tribu qui siège au sommet de l'empire kitxua tout juste fondé. La centralisation des moyens et ressources disponibles permet un développement humain et économique rapide, avec des innovations techniques notables : l'agriculture, le troc (absence de valeur fiduciaire, économie directe) et le réseau routier sont des techniques nouvelles utilisées par les kitxuas.
Centralisé autour de la capitale impériale Matxu Pitxu, lieu de légende perdu dans les montagnes de l'Andoak, l'empire indigène se développe essentiellement le long de cette même chaîne montagneuse. Si la conquête n'est pas le but initial du projet fédérateur du premier empereur Mallqui, ses successeurs assurent la stabilité de la monarchie kitxua par des annexions et des guerres, menées essentiellement contre les civilisation andoanes voisines, dont les tribus aymaras présentes dans les frontières de l'actuelle Confédération aguadorienne. En menant des conflits armés et en contrôlant des territoires extra-andoans, les empereurs kitxuas successifs assurent un revenu non-négligeable à leur proto-État tout en maintenant leur position de chef militaire affirmé. Le système sociétal indigène est unique à cette époque : l'empereur, figure centrale quasi-divine, contrôle les pouvoirs régaliens tandis que ses émissaires agissent en fonctionnaires de l'appareil d’État.
L'agriculture est innovante : de nouvelles plantes sont cultivées par les indigènes et les méthodes agricoles évoluent selon une logique de productivité, avec l'artificialisation des cours d'eau d'altitude et leur utilisation à des fins d'irrigation dans les vallées cultivées de l'arrière-pays. En parallèle du développement des cultures communautaires en terrasse, un réseau routier très dense est développé le long des montagnes de l'Andoak ; le défi posé par l'escarpement du relief pose de nombreux problèmes aux ingénieurs kitxuas qui doivent relier les cités impériales les unes aux autres. Ponts et ouvrages d'art sont développés afin d'y répondre, avec le développement de nouvelles techniques de construction inédites sur l'ensemble du continent. Les innovations et techniques de production et de construction de l'empire kitxua seront récupérées quelques siècles plus tard par la civilisation aymara sous l'empire iquiquéen, au quinzième siècle au moment du relâchement de l'autorité impériale.
Après une phase d'expansion et de prospérité dans l'échange, les cités kitxuas se tournent vers une ère d'isolationnisme, marquée par l'autonomisation du jeune empire iquiquéen dès sa fondation en 1423 contre l'avis de la capitale Matxu Pitxu. L'arrivée des dytoliens dans la deuxième moitié du seizième siècle pousse l'empire kitxua à sortir de son mutisme civilisationnel et les tribus s'arment, profitant de la faiblesse de l'empereur pour prendre certaines libertés et piller les premières colonies euskales. Mais la tendance s'inverse dès le début du dix-septième siècle et il faudra attendre la bataille de Beusain (à prononcer Bé-hu-zaïne) en 1658 pour que les forces impériales affaiblies par plusieurs siècles d'indolence ne soient réduites à néant par les troupes coloniales du général euskal Amaiur Picasarri qui contraint les dignitaires restants de l'empire kitxua à signer une paix tellement coûteuse qu'elle provoque l'effondrement de l'ensemble des institutions impériales, le conquérant euskal réclamant des quantités d'or que l'empire ne possédait plus.
[center][img]https://i.imgur.com/6jYPyZg.png[/img]
[cap]La bataille de Beusain constitue un tournant-clé du conflit indigène, consacrant la victoire txiléenne.[/cap][/center][/justify]
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Djinndigo
[justify][center]CULTURE
L'Ekialdeko sauvage et la conquête des plaines au cinéma
[img]https://i.imgur.com/CC2c16s.png[/img]
[cap]Le film d'aventure aux frontières de la civilisation connaît un certain succès depuis le vingtième siècle.[/cap][/center]
S'appuyant lourdement sur les légendes rurales et l'histoire de la conquête des terres sauvages de l'arrière-pays, le genre cinématographique de l'Ekialdeko (l'« Est » en euskara), du film d'aventure ancré dans le dix-neuvième siècle et la découverte des frontières de la civilisation occidentale en pleine collision avec le chaos laissé par la disparition des civilisations indigènes, est un élément phare de la culture cinématographique récente du Txile. Dès le début du vingtième siècle et la fin de la conquête des plaines orientales par les cavaliers txiléens - les gautxoak -, les premières aventures filmées prennent pour décor ces régions atypiques, caractérisées par un grand dénuement et une anarchie chevaleresque sur laquelle fantasment rapidement nombres de réalisateurs. Si le cinéma d'aventure connaît un certain succès dans les années 1920, il chute très vite dans l'oubli lorsque les préoccupations politiques et internationales viennent écraser l'épanouissement culturel de la République txiléenne des années 1930.
La crise économique des années 1930 aura raison de l'industrie cinématographique nationale, qui ne reverra son indépendance des problématiques politiques qu'à partir des années 1960. La chute du régime fasciste en 1950 et le relâchement progressif de la reprise en main du pays par la junte aristocratique laissera une certaine liberté de création pour les artistes et cinéastes txiléens, qui profiteront d'ailleurs de l'entrain des politiciens de l'époque pour un désarmement des consciences de la République de l'époque - en réalité, il s'agit d'une volonté du régime notabiliaire de détourner la population des problématiques politiques et idéologiques. Le cinéma d'aventure renaît donc très rapidement, avec une reprise des décors et espaces ruraux abandonnés où le niveau de vie et l'ambiance n'ont guère évolués depuis le début du siècle. Les gautxoak, présents en grand nombre dans l'arrière-pays pampaïque, deviennent le fer de lance de l'industrie : figurants authentiques et financièrement abordables, ils constituent la colonne de fer du cinéma du siècle passé.
Si le genre perd en vigueur dans les années 1990 avec une impression générale de répétition des schémas scénaristiques, avec une monopolisation du cinéma d'aventure par les mêmes réalisateurs, parmi lesquels Aristarko Ornate, Teokrito Aldari ou encore Kostantzio Vidatora qui constituent un trio de réalisateurs de renom ayant fait le cinéma d'aventure des années 2000, les nouvelles technologies - numérisation des moyens et financements plus efficaces - permettent une redynamisation du cinéma d'aventure dans les années 2020. Outre le message historique véhiculé - la prise de conscience de la question indigène, la conquête passée du continent dorimarien -, le message politique romancé est également un des axes forts du cinéma d'aventure : le cavalier solitaire, le gautxo, est vu comme une figure de liberté manichéenne, le plus souvent opposé à la tyrannie en tant que représentant de l'ordre ou de valeurs morales supérieures, le tout saupoudré d'une bonne dose de traditions txiléennes rurales.
Le cinéma d'aventure txiléen connaît ainsi un regain d'intérêt dans les années 2020 en raison de l'urbanisation progressive du pays - même si, par rapport au reste du monde, le Txile demeure encore aujourd'hui très rural -, les vachers deviennent une figure de la ruralité fantasmée par l'homme moderne coincé dans sa grande ville. Les conflictualités entre indigènes et occidentaux resurgissent également dans ces œuvres, avec des tentatives plus ou moins réussies de placer les populations kitxuak non pas en agresseur mais en acteur neutre des relations entre dytoliens dans des régions échappant supposément à toute autre forme d'ordre légitime que celui recherché par le protagoniste. D'autres œuvres moins engagés dressent au contraire des archétypes peu flatteurs pour les acteurs de l'époque, avec des rôles caractéristiques : « dorimaro-janubiens », ventéliens et dytoliens sont tous présents au sein du cinéma d'aventure, au sein de groupes s'inspirant grandement des équipées mythiques de l'Est sauvage du dix-neuvième siècle.
[center][img]https://i.imgur.com/8jKGfxn.png[/img]
[cap]Les gautxoak jouent un rôle crucial dans l'inspiration de ce cinéma d'aventure caractéristique du Txile.[/cap][/center][/justify]
L'Ekialdeko sauvage et la conquête des plaines au cinéma
[img]https://i.imgur.com/CC2c16s.png[/img]
[cap]Le film d'aventure aux frontières de la civilisation connaît un certain succès depuis le vingtième siècle.[/cap][/center]
S'appuyant lourdement sur les légendes rurales et l'histoire de la conquête des terres sauvages de l'arrière-pays, le genre cinématographique de l'Ekialdeko (l'« Est » en euskara), du film d'aventure ancré dans le dix-neuvième siècle et la découverte des frontières de la civilisation occidentale en pleine collision avec le chaos laissé par la disparition des civilisations indigènes, est un élément phare de la culture cinématographique récente du Txile. Dès le début du vingtième siècle et la fin de la conquête des plaines orientales par les cavaliers txiléens - les gautxoak -, les premières aventures filmées prennent pour décor ces régions atypiques, caractérisées par un grand dénuement et une anarchie chevaleresque sur laquelle fantasment rapidement nombres de réalisateurs. Si le cinéma d'aventure connaît un certain succès dans les années 1920, il chute très vite dans l'oubli lorsque les préoccupations politiques et internationales viennent écraser l'épanouissement culturel de la République txiléenne des années 1930.
La crise économique des années 1930 aura raison de l'industrie cinématographique nationale, qui ne reverra son indépendance des problématiques politiques qu'à partir des années 1960. La chute du régime fasciste en 1950 et le relâchement progressif de la reprise en main du pays par la junte aristocratique laissera une certaine liberté de création pour les artistes et cinéastes txiléens, qui profiteront d'ailleurs de l'entrain des politiciens de l'époque pour un désarmement des consciences de la République de l'époque - en réalité, il s'agit d'une volonté du régime notabiliaire de détourner la population des problématiques politiques et idéologiques. Le cinéma d'aventure renaît donc très rapidement, avec une reprise des décors et espaces ruraux abandonnés où le niveau de vie et l'ambiance n'ont guère évolués depuis le début du siècle. Les gautxoak, présents en grand nombre dans l'arrière-pays pampaïque, deviennent le fer de lance de l'industrie : figurants authentiques et financièrement abordables, ils constituent la colonne de fer du cinéma du siècle passé.
Si le genre perd en vigueur dans les années 1990 avec une impression générale de répétition des schémas scénaristiques, avec une monopolisation du cinéma d'aventure par les mêmes réalisateurs, parmi lesquels Aristarko Ornate, Teokrito Aldari ou encore Kostantzio Vidatora qui constituent un trio de réalisateurs de renom ayant fait le cinéma d'aventure des années 2000, les nouvelles technologies - numérisation des moyens et financements plus efficaces - permettent une redynamisation du cinéma d'aventure dans les années 2020. Outre le message historique véhiculé - la prise de conscience de la question indigène, la conquête passée du continent dorimarien -, le message politique romancé est également un des axes forts du cinéma d'aventure : le cavalier solitaire, le gautxo, est vu comme une figure de liberté manichéenne, le plus souvent opposé à la tyrannie en tant que représentant de l'ordre ou de valeurs morales supérieures, le tout saupoudré d'une bonne dose de traditions txiléennes rurales.
Le cinéma d'aventure txiléen connaît ainsi un regain d'intérêt dans les années 2020 en raison de l'urbanisation progressive du pays - même si, par rapport au reste du monde, le Txile demeure encore aujourd'hui très rural -, les vachers deviennent une figure de la ruralité fantasmée par l'homme moderne coincé dans sa grande ville. Les conflictualités entre indigènes et occidentaux resurgissent également dans ces œuvres, avec des tentatives plus ou moins réussies de placer les populations kitxuak non pas en agresseur mais en acteur neutre des relations entre dytoliens dans des régions échappant supposément à toute autre forme d'ordre légitime que celui recherché par le protagoniste. D'autres œuvres moins engagés dressent au contraire des archétypes peu flatteurs pour les acteurs de l'époque, avec des rôles caractéristiques : « dorimaro-janubiens », ventéliens et dytoliens sont tous présents au sein du cinéma d'aventure, au sein de groupes s'inspirant grandement des équipées mythiques de l'Est sauvage du dix-neuvième siècle.
[center][img]https://i.imgur.com/8jKGfxn.png[/img]
[cap]Les gautxoak jouent un rôle crucial dans l'inspiration de ce cinéma d'aventure caractéristique du Txile.[/cap][/center][/justify]