Archives : Histoire, culture et patrimoine

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Yul

Message par Yul »

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[center]HISTOIRE, CULTURE ET PATRIMOINE[/center]

[justify]Si il est aujourd'hui difficile de pouvoir parler avec précision des premiers peuplements de son territoire, l'histoire du Khanat de Gazar-Khün reste, grâce aux archives d'un Khanat vieux de 800 ans et le poids du traditionalisme, bien connue des historiens.
Depuis les premiers homos archaïques qui seraient venus du Natolique ou de Marquésie il y a environ 2 millions d'années jusqu'à nos jours, on constate que finalement, ce sont de nombreuses vagues de peuplements majeurs n'ont eu de réel influence sur la vie du peuple Khün. Au cours de l'histoire beaucoup d'ethnies ont peuplé le territoire actuel du Gazar-Khün. La plupart étaient nomades, et formaient des confédérations plus ou moins puissantes.
Mélange de peuplements sédentaires qui fondèrent le réseau urbain actuel du pays dès l'antiquité et de peuples nomades qui parcouraient les grandes routes commerciales de la région du Gov, de ses origines jusqu'à nos jours, profitant les apports de mille peuples de trois continents, le peuple Khün a su au fil du temps se créer une identité culturelle et une histoire qui sont aujourd'hui tout à fait particulière.[/justify]
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[center]SOMMAIRE[/center]
  • Histoire :
    • [url=http://www.simpolitique.com/archives-histoire-culture-patrimoine-t15138.html#p321506]Préhistoire[/url]
    • [url=http://www.simpolitique.com/archives-histoire-culture-patrimoine-t15138.html#p323475]Néolithique[/url]
  • Culture :
    • [url=http://www.simpolitique.com/archives-histoire-culture-patrimoine-t15138.html#p322754]Tabous dans la société Khüne[/url]
    • [url=http://www.simpolitique.com/archives-histoire-culture-patrimoine-t15138.html#p322683]Le lait[/url]
    • [url=http://www.simpolitique.com/archives-histoire-culture-patrimoine-t15138.html#p322721]Les rites funéraires[/url]
  • Patrimoine :
    • [url=http://www.simpolitique.com/archives-histoire-culture-patrimoine-t15138.html#p323833]Pierres à cerfs[/url]
Yul

Message par Yul »

[center]Avant les hommes[/center]
[justify]Le désert du Gelbshâm au Gazar-Khün compte parmi les plus grandes réserves d’os de dinosaures et de squelettes du monde. La palynologie a démontré qu'il y a de cela plusieurs centaines de millions d’années, le territoire actuel du Bassin du Gov était chaud et humide, avec de denses forêts et jungles. Les dinosaures ont occupés la planète durant 160 millions d’années, et s 'éteignirent il y a 65 millions d’années alors que leur nombre ne cessait de croître. Les scientifiques, qui ne peuvent encore expliquer exactement la raison de leur extension, font de nombreuses conjectures.
Nous en avons appris beaucoup plus ces deux-cents dernières années, en particulier grâce à la découverte de nombreux restes fossilisés. Il y a aujourd'hui des centaines d’espèces de dinosaures cataloguées de part le monde. C'est dans les années 1920 que des paléontologues venus de Britonnie découvrent le Chuluu-Yasluu qui deviendra un des plus célèbres gisements de fossiles de dinosaures au monde. Exploité entre 1922 et 1940, le site sera pillé, et ses fossiles éparpillés dans les muséums tout autour du monde, que ce soient le Montalvo, la Britonnie, le Deseret ou l'Uhmali. Chaque année, ce seraient plusieurs dizaines de fossiles de diverses tailles qui seraient pillés et revendus illégalement à des collectionneurs privés de l'étranger. Une situation que le gouvernement actuel du Khanat de Gazar-Khüns désire voir changer.[/justify]
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[center]Les premiers hommes[/center]
[justify]On en sait beaucoup moins sur ces premiers hominidés qui vinrent, bien des millions d'années plus tard peupler la région du Gazar-Khün.
Plusieurs nucléi et des résidus de mandibules attestent néanmoins de la présence d'hominidés il y a au moins 3 millions d'années dans les montagnes du Yultaï. Des fossiles identifiés d'Hommo Erectus ont quant à eux attestés de la présence de ces hominidés il y a 2 millions d'année au pied des monts Wutang. Les plus anciennes traces de foyers découverts ont été datés par thermoluminescence à une période remontant à -500 000, datation confirmée par l'hydratation obsidiennes trouvés dans les mêmes strates; celles-ci ont été retrouvées dans le Lim-Dûl et comptent parmi les traces de foyers les plus vieux du monde. Les plus anciens restes d'homo sapiens, l'homme moderne, ont été datés par Carbone 14 remontent à environ -50 000 ans. Ces premiers représentants de notre espèce dans la région seraient sans doute venus depuis l'Algarbe en passant par la Marquésie avant de conquérir les pourtours de la Mer du Golzanar.[/justify]
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Yul

Message par Yul »

[center]Le lait

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[justify]Depuis toujours confrontés à des conditions climatiques rudes justifiant le nomadisme, partout dans le Khanat de Gazar-Khün les nomades tirent leur subsistance de l'élevage de plusieurs espèces animales, qu'ils s'agissent du cheval, de bovins, de chèvres, moutons, ou encore de chameaux ou de yaks. Un pastoralisme itinérant et des contraintes naturelles qui forgèrent les us et coutumes d'un peuple sur bien des points particuliers, qui développa toute une culture autour des produits laitiers à des fins alimentaires, mais aussi rituelles, puisque les produits laitiers constituent une catégorie d’aliments porteurs de valeurs, de symboles culturels et identitaires en lien avec un passé historique emblématique. Le lait et ses dérivés soutiennent un système religieux et mythologique proprement Khün, c'est à travers lui que se crée un monde de relation aux vivants, aux morts, aux esprits-maîtres de la nature et autres entités.

La fabrication des produits laitiers elle-même a générée une organisation sociale particulière : ainsi, les femmes traitent les femelles des espèces qu'elles élèvent, le stockent, le font chauffer et le transforment. Ce sont elles qui détiennent les connaissances et savoir-faire artisanaux nécessaire pour la production et la transformation des produits laitiers, compétences transmises depuis des générations de manière orale de mère en fille Le quotidien de ces femmes est du coup rythmé par les traites et, en été, par la fabrication des produits laitiers et leurs différents modes de conservation (séchage en été, congélation en automne et en hiver) qui leurs permettent d'assurer une régularité certaine de consommation. Alors que certaines parties des produits laitiers sont pauvres en matière grasse et représentent de faibles sources d'énergie, d'autres sont au contraire riches et particulièrement appréciées. Le tri de ces matières et leur utilisation, par exemple à des fins d'hospitalités sont nécessaires pour la catégorisation sociale des différents Khüns : les fromages séchés par exemple sont considérés comme moins nourrissants et ainsi dépréciés, tandis que les matières primaires, la crème et le lait, gras et riches, sont plutôt offerts aux personnalités importantes. L'artisanat et les traditions laitières forment ainsi une échelle d'évaluation sociale propre au peuple Khün.

Outre l'aspect social du lait et de ses produits dérivés, le lait est utilisé lors de pratiques rituelles, comme par exemple en offrande aux esprits des morts et de la nature par les populations shamanistes. Un rituel bien visible et pratiqué quotidiennement par les femmes, les véritables gardiennes du lait, consiste en une aspersion de lait offert chaque matin aux esprits. L’aspersion matinale consiste à faire se répandre le bonheur et la prospérité à la manière des gouttes éparpillées. Pendant qu’elles effectuent le geste d’aspersion, les femmes murmurent ou récitent mentalement des formules de bénédiction, des paroles d’appel à soi du bonheur : bonne santé, réussite des membres du foyer, ou encore bien-être du troupeau. Elles peuvent également s’excuser de fautes récemment commises. Tous les matins, les femmes des campements stockent le lait de la traite dans des seaux métalliques au nord-est de la yourte. Quand le thé a infusé, elles ajoutent un demi-litre de lait fraîchement trait pour préparer du 'thé avec du lait" Süütej Caj. Avec une louche, la šanaga, elles récupèrent alors de la couche supérieure des contenants remplis les prémices du thé au lait, que les Khünss appellent le "dessus" ou "meilleur", le deež. Puis, debout, à l’extérieur de la yourte, les femmes offrent le deež suivant le geste rituel d’aspersion, appelé le sacal : au moyen d’une cuillère appelée elle aussi sacal, elles prélèvent de la main droite dite « pure » dans la šanaga un peu du deež et les jettent en l’air. Cette cuillère à asperger constitue un objet rituel et elle est pour cela rangée à part des autres couverts, sous une perche du toit de la partie féminine de la yourte. Le liquide est projeté en l’air en direction des quatre orients ou en direction du Sud et l’aspersion est alors adressée à la terre et aux esprits-maîtres de la nature, ou encore en direction de la montagne, lieu de résidence des âmes des ancêtres qui surplombe le campement. Pour être offertes, les gouttes doivent non pas retomber sur le toit de la yourte, mais sur la terre, la terre des ancêtres. Traditionnellement, l’aspersion matinale s’effectuait avec un aspersoir en bois en forme de cuiller rectangulaire à neuf cavités au manche parfois orné d’une tête de cheval sculptée. Pour exécuter l’aspersion rituelle, les femmes doivent se couvrir la tête, règle élémentaire de respect, et se tenir debout, dos à la porte fermée, devant le seuil ou à droite du seuil, c’est-à-dire du côté sud-est, le côté féminin de la yourte.
Lors des périodes de deuil qui durent environ un an, une partie du deež est systématiquement récupéré en premier et offert à l'esprit du défunt. Avant le rituel d'aspersion, une partie du deež est placée dans un bol d'offrande, lui même placé devant un portrait ou une photographie du défunt conservée dans la partie nord de la Yourte, la partie traditionnellement dédiée au culte et intégrée dans la zone masculine de la yourte. Ce bol d'offrande est appelé le Tahilyn Cögc. Gare à celle qui oublierait de nourrir l'âme du défunt durant la période de deuil, elle attirerait alors le malheur sur sa maison!

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Le rituel d'aspersion matinale[/center]
Le lait est aussi un aliment de choix offert aux visiteurs et aux voyageurs. Lorsqu'un visiteur entre dans la yourte, une assiette de produits laitiers ou un thé au lait lui est immédiatement offerte , avant m^me que les présentations ou les discussions ne s'engagent. Cette coutume hospitalité est un préalable est pratiqué systématiquement par les Khüns, même au plus haut niveau de l'état, comme pourraient en témoigner les ambassadeurs des pays étrangers accueillis pour des visites officielles au Gazar-Khün. Une fois encore, ne pas proposer de produit laitier à ses visiteurs est extrêmement mal vu et synonyme d'irrespect, sans compter que cela pourrait aussi attirer des problèmes à ceux qui ne respecteraient pas cette tradition. Les visiteurs se voyant offrir un bol de thé au lait doivent le réceptionner en suivant le geste rituel d’offrande des aliments : la main droite, la "pure" tendue pour donner ou recevoir, le bras droit étant soutenu au niveau du coude ou de l’avant-bras par la main gauche, paumes tournées vers le ciel. Le bol repmpli est maintenu entre le pouce sur son bord et les autres doigts sur sa base. En effectuant ce même geste, les visiteurs et l'hôte penchent légèrement le haut de leur corps en avant. Le mouvement des épaules, du torse et de la tête tout d’un bloc, ainsi que la position des bras et le geste de la main tendue, composent une salutation. Les visiteurs sont tenus de ne prélever que le deež. En les ingérant, ils s’imprègnent des qualités qui incarnent la prospérité du troupeau et le bonheur des membres de la maison qui les offre. Cette offrande consommée est bénéfique aussi aux hôtes qui tirent en retour les bénéfices de leur hospitalité. tout voyageur refusant le lait ou les produits laitiers qui lui sont offerts formulent ainsi un affront qui vexe terriblement ses hôtes. Refuser le lait, c'est refuser que son hôte puisse vivre dans le bonheur et prospérer. Un visiteur refusant de consommer le lait qui lui est ainsi offert peut se faire expulser pour cette simple raison, voir même être considéré par les hôtes comme un signe manifeste d'hostilité.

Le lait peut évidemment être consommé de divers façons : non transformé, sous forme de beurre, de fromage, ou même fermenté. Les Khüns produisent des alcools à partir du lait de jument fermenté, comme le kumiz ou l'aïrag, des laits de juments fermentés faiblement alcoolisés, ou encore le Kéfir. Certains Khüns produisent même de la vodka à partir de lait fermenté. le lait peut également avoir d'autres utilités, en particulier cosmétique ou thérapeutique. Le lait est ainsi un probiotique permettant de soulager certains maux intestinaux, il est aussi antiseptique et permet de soigner les blessés. On le trouvera dans la composition de certains savons, shampoings, crèmes ou même produits maquillants, puisqu'il confère de la douceur à la peau, et facilite son hydratation.

Ces quelques exemples montrent à quel point le lait et sa consommation sont une des pierre angulaires de la culture Khüne, en particulier chez les nomades. Par son offrande ou son acceptation, on tissera ou consolidera des liens sociaux. Par son offrande aux esprits, on se protégera du malheur. Le lait plus que tout autre aliment symbolise la richesse, incarne la bonne santé du peuple ainsi que, par le geste de la traite, le renouveau.[/justify]
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Traite d'une dri - Consommation d'aïrag - Produits laitiers typiques[/center]
Yul

Message par Yul »

[center]Les rites funéraires

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[justify]Comme partout ailleurs, les défunts sont accompagnés dans la mort par les vivants qui leurs rendent hommages. Trois coutumes d'inhumation sont pratiquées au Khanat de Gazar-Khün, en fonction des religions et des coutumes des individus.

La première méthode d'inhumation pratiquée est l'inhumation céleste. Cette méthode consiste simplement en l'élimination des dépouilles en les laissant aux oiseaux, le plus souvent des vautours mais parfois aussi d'autres rapaces charognards comme la gypaète, qui s'occupent de "nettoyer" le corps du défunt. Les méthodes de ce type d'inhumation varient en fonction des régions, ainsi, dans certaines tribus adeptes du chamanisme, un chaman bénira le corps avec des chants sacrés et tournera autour en brûlant de l'encens, avant de découper la dépouille en morceaux et de mélanger la chair avec des céréales et du lait. Dans d'autres cas, une dépouille est considérée comme impure, et ne doit souiller ni le ciel, ni la terre, ni l'eau, ni le feu. On placera alors le corps du défunt sur une stèle, en hauteur, afin que les oiseaux charognards puissent procéder à l'inhumation. Enfin, dans certaines parties du désert, il existe certaines variantes, comme l'utilisation d'insectes. Basée sur le même principe, un corps pourra être laissé près d'une fourmilière pour être nettoyé. Les techniques d'inhumation céleste sont en réalité variées et chaque tribu a ses propres coutumes. Les motivations menant à cette pratique sont elles aussi diverses, puisque dans certain cas, on cherchera à rendre le corps du défunt à la nature en laissant des animaux s'en repaître, alors que dans d'autres, le corps du mort sera considéré comme impur et ne devra en aucun cas souiller la nature. Les inhumations célestes représentent 81% des inhumations pratiquées au Gazar-Khün.

La seconde méthode d'inhumation est plus classique, puisqu'il s'agit de la mise en terre des dépouilles. Cependant, il peut exister là aussi des variantes, si pour la majorité des mises en terres le corps est placé dans un cercueil (ou au moins dans un drap), dans certains cas celui-ci peut-être enterré complètement nu. On utilisera soit des pierres tombales, soit des pierres pour marquer les tombes, mais il arrive aussi que l'on plante un arbre au dessus de la dépouille. L'âme du défunt pourra ainsi subsister dans l'arbre qui se nourrira de son corps.

Enfin, la troisième méthode consiste en la crémation. Elle est pratiquée de manière civile, en particulier lorsque le défunt est mort des suites d'une maladie, afin d'éviter une propagation. Ce fut le cas notamment pour les milliers d'enfants morts lors de l'épidémie de coqueluche qui frappa le pays entre 2013 et 2023. Cette méthode, bien qu'utilisée par l'état pour des raisons sanitaires n'est pas du tout appréciée des Khüns, car le feu est considéré dans le pays comme l'élément le plus pur, et il ne doit pas être souillé par des cadavres, ni même de simples déchets.

Bien souvent, une photographie ou un portrait du défunt est placé dans la yourte, dans la partie nord, dans l'espace des hommes près des petits hôtels sacrés. Bien des Khüns offrent au portrait chaque jour un bol de lait afin de nourrir l'âme du défunt.[/justify]
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Yul

Message par Yul »

[center]Tabous dans la société Khüne

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[justify]Dans la yourte khüne, la vie est rythmée par la tradition, et de nombreuses règles et coutumes doivent être respectées, même si certaines d'entre-elles tendent à s'assouplir de nos jours.
Les tabous les plus fréquents sont :
  • S’adosser ou passer entre les poteaux de la yourte. Cette coutume a sans aucun doute des origines très pratiques, mais exprime également le symbolisme des poteaux comme source de force dans la maison.
  • Marcher sur le seuil. Il est considéré de mauvais augure de marcher ou trébucher sur le seuil de la yourte en entrant. Les personnes voyageant au Gazar-Khün au Moyen Âge ont rapporté que quiconque marchait sur le seuil du palais du Khan était mis à mort.
  • Étendre ses bras pour toucher les deux côtés du chambranle. La croix devant la porte de la maison est traditionnellement un symbole indiquant qu'une mort est arrivée et que les visiteurs doivent garder leur distance. Toucher les deux côtés du chambranle en étendant ses bras est considéré par conséquent comme un mauvais présage.
  • Mettre des déchets dans le feu. Le feu étant considéré comme le plus pur des éléments, on ne doit y jeter aucun déchet.
  • Mélanger des affaires sales et propres. Les Khüns ont une grande estime pour la propreté, et ils pensent que permettre à des objets sales de toucher des objets propres va contaminer ces derniers. Ainsi, conformément à cette coutume, il est inacceptable, par exemple, de placer des vêtements sales dans le coffre familial. Cette coutume a sans doute des origines pratiques et certainement d'ordre sanitaire, cela devait permettre d'éviter ou de prévenir la propagation de maladies.
  • Marcher ou s’asseoir au nord d'une personne plus âgée que soi. Bien que les Khüns adhèrent moins rigidement aux valeurs confucianistes que d’autres peuples asiatiques, les aînés se voient traditionnellement accorder un considérable respect. Les plus anciens et plus respectés visiteurs s’asseoient à l'arrière de la yourte, les autres s'asseyant à leur côté par ordre d’âge décroissant.
  • Passer entre le feu et l'arrière du ger. Le feu et l'arrière de la maison sont les deux parties les plus sacrées de la yourte ; les nomades croient qu’une ligne d’énergie passe entre ces deux points, et il ne faut pas la rompre. Tout visiteur doit donc entrer et sortir du même côté.
  • Marcher dans le sens inverse des aiguilles d’une montre. Le Nar Zuv, littéralement "la direction de la rotation du soleil" se réfère au gazar-Khün au sens des aiguilles d’une montre. Les Khünss pensent que tout dans l’univers appartient aux cycles du temps et du mouvement, et il est important de se déplacer en harmonie avec ces cycles. Ainsi lorsque l’on le rabat le toit de la maison, par exemple, on doit marcher dans la yourte dans le sens des aiguilles d’une montre.
  • Amener des armes dans le foyer. Avant d'entrer dans la maison, le visiteur doit retirer son couteau de sa ceinture et le pendre à la vue de tous, indiquant ainsi ses intentions amicales.
  • Siffler. Si chanter ou chantonner est un acte festif, voir dans certains cas rituels, siffler à l'intérieur d'une yourte est extrêmement mal vu.
  • Se masturber dans une yourte. Il sera plus poli de demander de l'aide ou d'aller faire cela dehors, au grand air.
  • Accepter un cadeau avec la main gauche. Il faut toujours accepter ce que l'on vous propose soit avec les deux mains, soit avec la main droite, la main gauche tenant le coude droit, paume vers le ciel, pour marquer sa bonne attention.
  • Toujours serrer la main de la personne qu'on bouscule ou à qui on marche sur le pied. Agir de la sorte est faire preuve de respect,
    et est la méthode la plus adaptée pour présenter ses excuses.
  • N'enjambez rien, ni personne. Il faut toujours contourner les objets posés au sol.
  • Ne portez pas de vêtements simplement posés sur vos épaules, ne retroussez pas vos manches au dessus du coude.
  • Ne frappez jamais à la porte d'une yourte. Quand un visiteur arrive il doit appeler "nokhoi khor!" ce qui signifie "Tenez votre chien" et cela qu’il y ait ou non un chien. Quelqu'un de la famille sortira alors de la yourte et vous invitera à rentrer.
D'autres coutumes gouvernent la manière de recevoir les invités. Les Khüns montrent généralement un grand respect aux visiteurs, et accueilleront n'importe qui chez eux sans rendez-vous au préalable.
Chaque visiteur ou voyageur se verra systématiquement offert du thé au lait, voir des produits laitiers comme du fromage avant même que les présentations soient faites. Oublier d'en proposer, tout comme le refuser est un signe d'irrespect extrêmement vexant pour les Khüns. On raconte qu'au XVIIème siècle, un traité entre le Gazar-Khün et la Soverovie capota par ce que l'ambassadeur Soverov, allergique au lait, refusa de goûter au thé qu'on lui offrait.
Chaque voyageur pouvant passer la nuit dans la yourte d'un Khün se verra offrir les faveurs de la fille aînée de la famille, si elle est en âge (la majorité est à environ 13 ans chez les Khüns), ou, si trop jeune, c'est la mère de famille qui sera proposée au voyageur. Refuser ces faveurs est aussi une preuve d'irrespect face à l'hôte.

Il convient ainsi que chaque voyageur étranger s'informe des us et coutumes Khünes avant d'y voyager. Ne pas respecter ces quelques règles pouvant lui causer des problèmes (le plus souvent l'expulsion d'une yourte, d'un campement, d'un quartier...) voir dans certains cas, en fonction du statut social de la personne bafouée et si celle de la personne commettant un impair lui est inférieur, la mort. Il est vivement déconseillé de vexer le Khan.[/justify]
Yul

Message par Yul »

[center]Néolithique[/center]

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[justify]Les découvertes archéologiques laissent estimer une sédentarisation progressive des peuplades sur le territoire du Khanat entre -15 000 et - 12 000. Il semble que la néolithisation soit apparue bien plus tôt aux confins de la Marquésie et de la Dytolie, et que ce changement de mode de vie se soit transmis de peuplades en peuplades, avant de gagner le territoire du Khanat via la Mer du Golzanar. C'est à partir de cette période que l'homme va commencer à labourer des terres, domestiquer des animaux sauvage et peu à peu mettre en place de véritables villes vers la fin du néolithique et au début de l'âge du bronze, pouvant dans certain cas compter jusque près de 2000 habitants, semant ainsi les germes d'une future civilisation à partir de laquelle les Khüns construiront bien des siècles plus tard leur Empire. Ces âges sont marqués par de profondes mutations techniques, économiques et sociales, liées à l’adoption par les groupes humains d’un modèle de subsistance nouveau.

Les principales innovations techniques sont la généralisation de l'outillage en pierre polie, la poterie, la roue, ainsi que le développement de l'architecture eu du mégalithisme, en particulier les Pierres à Cerf. Un très grand nombre de ces monuments mégalithiques sont encore visibles aujourd'hui; ces mégalithes auraient ainsi été érigés dès -10 000 et tout au long du néolithique puis de l'âge du bronze, notamment par les populations quittant un mode de vie sédentaire à cette époque pour reprendre un mode de vie nomade. En parallèle aux petites industries de pierre polies, mais aussi de taille d'ambre, de la récolte de sel, de confection de poteries et de créations d'objets à partir de différentes essences de bois se développe le long des fleuves et des rivières un réseau de routes servant aux échanges commerciaux.

C'est aussi durant cette période que partout dans le monde apparaissent des espèces animales nouvelles et artificielles, fruits de la sélections des animaux dans un but de productivité. Ainsi, c'est durant cette période que l'homme domestiqua le loup pour en faire petit à petit le chien, le mouflon devint mouton tandis que le chamois donna la chèvre. En effet, à chaque génération durant des millénaires, les animaux étaient sélectionnés en fonction de leur caractéristique physiques et leurs caractères, provoquant peu à peu une modification physiologique des espèces. C'est aussi durant ces millénaires que l'homme domestiqua le cheval, un apport extrêmement important pour toutes les sociétés du monde, en particulier pour les Khüns puisque le cheval reste encore aujourd'hui l'animal emblématique du pays. Le chat enfin fut importé durant la fin du néolithiques depuis la mer du Golzanar, principal voie d'accès des progrès techniques venant à cette époque de Marquésie.

Si l'agriculture et le commerces se sont peu à peu développés, leur expansion a été facilitée par l'arrivée de l'écriture, aux alentours de -4000, marquant ainsi la fin de la préhistoire puisqu'elle permit de conserver la trace des événements et fait entrer les peuples dans le temps historique. Elle marqua aussi une révolution dans le langage et le psychisme, car elle fonctionne comme une extension de la mémoire. Autre symbole de la mutation spirituelle des sociétés, les religions continuèrent à être développées à cette époque, en particulier le chamanisme et l'animisme qui tirent tous deux leurs origines des âges les plus lointains du paléolithique.

Les hommes vivant aux millénaires durant lesquels la période du néolithique s'étend ont donc joué un rôle majeur dans l'élaboration des sociétés actuelles. Car ce sont eux qui, à force d’innovations, ont mis en place une organisation sociale et territoriale sur laquelle repose aujourd'hui les fondements de la société khüne.[/justify]
Yul

Message par Yul »

[center]Pierres à cerfs[/center]

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[justify]Partout dans les steppes du nord-est du Gov, dans les contreforts du Yultaï ou à la lisière du Gelbshâm, le voyageur même le moins averti pourra contempler d'étranges mégalithes dressés au beau milieu des grands espaces, appelés "pierre à cerf", ou "bugan chuluu". Ces mégalithes, dont la hauteur varie d'environ 1m à plus de 5m et qui rappellent les menhirs de l'ouest Dytolien sont appelés ainsi de part les gravures qu'ils portent, représentants des cerfs en train de voler. Si leur signification est encore aujourd'hui mal connue, il paraît évident que ces mégalithes sont le témoignage d'anciennes religions animistes ou chamaniques, toujours pratiquées bien que certainement transformées par les populations actuelles du Gazar-Khün.
Ces mégalithes, on le sait, ont été dressés pendant plusieurs siècles par les habitants de ces régions, entre la fin du IIème et le début du Ier millénaire avant notre ère. Ils sont taillés dans des blocs de granite ou de pierres vertes, en fonction de la région où ils se trouvent et des ressources disponibles sur place. Tous ont un sommet arrondi, plat, ou bien brisé, ce qui laisse à penser qu'il y a eu au fil du temps des dégradations intentionnelles, dont les plus anciennes remontent au début de l'âge du fer. Tous ont une orientation commune, avec leurs faces ornées et gravées dirigées vers l'est, ce qui tend à prouver que ces mégalithes ont été érigés par une seule et même culture, et qui tend à prouver leur symbolisme sacré. ces gravures ont toutes été faites par des outils en métal, ce qui atteste qu'elles aient été érigées à partir de l'âge du bronze; cependant on se rend compte que certains polissages furent effectué à la pierre, et même que certaines tailles furent sans doute faites avec des machineries primitives sophistiquées, ce qui tend ainsi à prouver l'importance de ces monuments.

L'iconographie de ces pierres à cerf est riche, quoi que le renne (ou cerf) existe de manière quasi systématique sur toutes les représentations. On note néanmoins une évolution des styles de représentation, passant d'un art naïf pour les mégalithes les plus anciens, à un art beaucoup plus détaillés, représentant des rennes ou des cerf volant près de cinq siècles plus tard. Souvent sont aussi représentés un ou des guerriers, l'un d'eux ayant systématiquement un renne dessiné sur son torse, ce qui tendrait à laisser penser qu'il puisse s'agir de la représentation d'une ancienne divinité, voir d'un guerrier légendaire. Depuis des générations d'ailleurs, certaines peuplades les plus isolées des steppes ou du Yultaï attendent encore le retour du "Khuvi Zayaa Daichin", un guerrier sanguinaire qui permettrait la reconquête des steppes et la domination des peuples frères. D'autres animaux sont aussi souvent représentés sur les mégalithes, en particulier tigres, cochons, grenouilles, diverses espèces d'oiseaux... des outils, des armes font aussi parti de l'iconographie habituelle des pierres à cerf.

On recense aujourd'hui plus de 2500 pierres à cerf disséminées dans le nord-est du Gov. Certains sont complètement isolés, d'autres quant à eux posés côte à côte, voir même en cercle. Toujours est-il qu'aujourd'hui encore, personne ne saurait affirmer comprendre la signification réelle de ces étranges mégalithes.[/justify]
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