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[url=http://www.simpolitique.com/post318022.html#p318022]Lyco Seneca[/url][/center]
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Le léger salaire du bercail c'est cool, mais pas une fin en soit.
Première étape : trouver un emploi. Contrairement aux autres nobliaux, l'argent ne ruisselait pas de mes poches sur tout ces prolos dehors. Et puis il fallait constituer un noyau dur d'associés. On allait quand même pas aller draguer les proprios qu'on veut emmerder. Du moins pas pour ça. Faut trouver un proprio qui peut me laisser 20 minutes de pause a 16h, mais ça peut bien se monnayer par une heure sup impayée. Les autres siestes avant huit heures, midi, vingt heures, minuit, ça me laisse de quoi m'organiser.
Seconde étape. Faire parler les gens. La lutte des classes est là, faut juste aller la chercher. Demander aux collègues c'est quoi leur travail pour eux, les problèmes qu'ils y rencontrent. Faire la tournée des bars, du porte à porte, aller chercher des femmes aussi. S'occuper des gosses c'est un travail comme un autre, ici juste pas payé. Faut pas être plus haut que son cul et être au service des travailleurs, faut être à leur école. Faut connaitre le quotidien et les problèmes des gens et pas juste de loin, sinon on finirait pas se croire éduqué. Faut aussi que je leur demande leurs problèmes plus quotidiens, ça me servira plus tard.
Tout ça me permettra de tâter le terrain pour voir qui veut discuter plus longtemps, puis faire autre chose que discuter. En se formant ensemble à parler en public (donc d'abord entre nous, inconnus) le soir, qu'on parle beau ou pas, avec ou sans accent, belles conjugaisons ou mots simples. Se former à parler, et à échanger vite et bien, à jamais se satisfaire de nos schémas. Pas de longs débats ragnagna verbeux, mais la cartographie des accords, désaccords, et tout le reste genre le contexte ou des remarques. Une fois que le terrain est visualisé, construire dessus devient plus pérenne, et les bases sont plus claires et saines, on avance plus vite. On est pas là pour que chacun exprime son petit avis mais pour expérimenter ensemble autour de convictions politiques communes. Et des outils de cartographie des relations y en a des masses, on peut tracer dans les vallées quand les aveugles escaladent des montagnes. Bon c'est sur du coup jsuis un peu le prof, mais pas longtemps, ensuite on discute ensemble, et on s'exerce pour que tout le monde s'approprie les outils. Faut pas qu'ils dépendent de moi je suis pas une nounou de réunions. De la viendra la Section Formation de la CTL, où les futurs travailleurs seront incités à venir apprendre et eux-même transmettre dans des processus collectifs.
Étape trois, on créer l'asso (sans but lucratif) la Confédération des Travailleurs Libres (CTL). Faut bien commencer quelque part. On se relaie pour aller parler aux producteurs et vendeurs de cannabis pas affiliés a l'autre crapule. On les fait parler de leur travail, et puis, bon, eh, tant qu'à faire une coopérative autant faire les choses bien ? On leur propose pas des deals, mais de faire partit d'une communauté. Ça sera la Branche Stupéfiants mais ça on s'en fou c'est pour les papiers. On cherche les plus convaincus pas les plus opportunistes ou les plus gros chiffres d'affaires. En même temps, faut créer de l'engouement donc on en parle à pas mal de gens, on apprends des réactions des premiers rencontrés. Ceci dit faut pas croire qu'on est des hippies, on a des gros arguments. 51% du capital est racheté par moi pour pas cher, faisant passer les impôts de 30 a 10% du bénéfice, et j'en touche pas une part et m'en fou de comment ils se gèrent (tant que c'est démocratique et pas de discrimination sexuelle héhé). Par contre des caisses seront mises en places, comme la caisse de salaires, élit par tout le monde, pour gérer les cotisations sur le chiffre d'affaire (hors consommations intermédiaires), les qualifications et les salaires. Moins de liberté à petite échelle, mais plus de sécurité pour tous, et un début de libération du travail. Sans compter les futurs avantages pour les soins de santé payés collectivement, la Section Formation qui proposera très régulièrement des formations auxdits outils et à l'auto-gestion.
Bien sur si ça marche bien faut pas racheter tout le monde pour laisser tranquille la "concurrence pure et parfaite" prônée par not' bon Prince. Mais à terme pas besoin que de nouvelles coop' m’appartiennent légalement pour venir dans la CTL tant qu'elles respectent notre mode d'organisation et nos pratiques. Changer le travail pour changer la société, ça fera une bonne devise tient. On avance donc tout ça au détours de conversations, pas de but en blanc, on le fait émerger, et si ça suffit pas on convainc proprement : les Plus-les Moins- les trucs Intéressants, et on travail les Accords - Désaccords - Rien à voir, à l'écrit, et on y met le temps, patiemment.
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[spoiler="Détails Techniques"]Note : Les chiffres sont donnés à titre indicatifs, ils peuvent être revus selon le chiffre d'affaire global et le nombre de salariés.
Apres sensibilisation en ce sens, quoique de toute façon inscrit dans les textes fondateurs, une caisse des salaires est élus, ses rôles sont :
- Investiguer les dépenses des coopératives de la branche, vérifier les déclarations et les versements.
- Définir les différents niveaux de qualifications de la branche et les salaires associés.
- Verser les salaires aux salariés des coopératives au sein de la branche.
- Définir une cotisation unique en % de Chiffre d'Affaire (CA) (revenus - consommations intermédiaires - impôts). Si assez de CA global, probablement 50% dont du salaire indirect.
- Définir la part et l'utilisation de salaire indirect réservé aux dépenses de santé, de son surplus, ou de son insuffisance et donc d'une réduction de la couverture santé.
- Veiller à l'absence de discrimination à l'embauche, et l'absence d'emplois fictifs (peut bannir les coopératives en infraction)
Plus tard : la caisse des investissements.[/spoiler]