Encyclopédie de la Confédération de Mahajanubia
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Johel3007
Culture (3)
Servitude pour dettes
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Introduction
Le système judiciaire du Mahajanubia évite dans la mesure du possible les peines d'emprisonnement, leur préférant les châtiments corporels et amendes, ceci dans une logique de punition de l'auteur visible par tous pour donner l'exemple via des coups de canne ou bénéfique pour tous à travers la réparation financière. La prison est à ce titre vue comme contre-productive : l'auteur coûte de l'argent à la collectivité et ne fait que perdre son temps entre quatre murs. Les quelques cas de travaux forcés par des prisonniers demandent une telle supervision qu'ils sont souvent d'avantage un moyen de réduire les coûts qu'une réelle activité lucrative.
L'amende est donc la peine la plus souvent appliquée. Elle se substitue même souvent aux châtiments corporels pour les mieux nantis, ceux-ci préférant payer une forte somme plutôt que de risquer mutilation, douleur ou même humiliation publique. Une affaire pour beaucoup de panchayats mais aussi pour les victimes, dont beaucoup n'ont que faire de la nature de la punition du coupable, voyant dans la condamnation judiciaire déjà un moyen d'être en paix et dans un dédommagement financier un moyen de compenser leur perte, qu'il s'agisse d'une simple tête de bétail, d'un membre de la famille ou de leur honneur.
Dans les cas où l'amende ne peut être payé, le panchayat s'en remet au châtiment corporel, d'avantage pour asseoir son autorité légale que par réel désir.
Dans les cas où une dette privée n'est pas honorée, on vend les biens du débiteur afin de compenser le créancier.
Mais dans les cas où les biens ne suffisent pas, que faire ?
Au Mahajanubia, la monnaie papier et le troc restent encore les formes les plus courantes d'échange. Moins d'un dixième des ménages possédaient un compte bancaire en 2033 et même ceux qui en possédaient un devaient faire d'importants retraits en cash pour pouvoir traiter avec le reste de la population, dont une part non-négligeable n'a même pas d'argent, se contentant très largement de simple subsistance, payant leurs taxes en nature, en corvées et arrangements divers avec les Zamindars, ces collecteurs d'impôt ayant acheté leur charge.
Ces Zamindars, en tant qu'individus privés, ont un contrat avec les principautés et doivent s'acquitter de l'impôt prévu, peu importe qu'ils aient ou non pu le collecter effectivement auprès du peuple. Dans une telle situation et au vu des montants en jeu, on comprendra qu'un Zamindar ne peut pas se permettre d'accepter simplement un châtiment corporel pour lui-même (il en perdrait la tête... littéralement) ou pour les malheureux sujets incapables de régler l'impôt : les coups de bâton se convertissent mal en monnaie...
Jadis, lorsque l'esclavage était encore largement accepté dans les mœurs, les Zamindars prenaient en paiement un membre de la famille fautive. Celui-ci devenait l'esclave de la maisonnée du Zamindar jusqu'à ce que sa famille puisse racheter sa liberté en payant la dette (avec intérêts et pénalité). La situation était acceptée de bon gré, surtout chez les paysans, où une mauvaise récolte pouvait signifié la ruine de la famille mais surtout la famine. L'enfant ainsi "vendu" serait au moins temporairement à l'abri de la disette tandis qu'une bouche en moins à nourrir pouvait permettre à la famille de se refaire. Bien entendu, les cas étaient courants d'enfants ne pouvant jamais être rachetés et devenant les progéniteurs de lignées entières d'esclaves. Et loin de l'image du serviteur loyal et dévoué travaillant aux côtés de son maître dans une riche demeure, la majorité des esclaves finissaient dans les mines, les plantations et autres occupations dangereuses.
Les Zamindars n'étaient ainsi pas les seuls à avoir des esclaves : toute personne n'étant pas elle-même un esclave pouvait en acheter auprès des Zamindars ou des Rajahs, lesquels dispensaient à l'époque la justice directement, sans l'intermédiaire des panchayats. De manière générale, les nantis trouvaient dans ce système un avantage tandis que les classes les plus pauvres préféraient souvent perdre une liberté qu'ils n'avaient jamais vraiment posséder plutôt que de sacrifier un doigt ou de se faire battre à mort.
L'arrivée de la Britonnie dans la région sonna la fin de l'esclavage légal et héréditaire à perpétuité. Ce fut d'ailleurs l'une des nombreuses raisons pour les révoltes nobiliaires qui secouèrent l'Horbarash : l'abolition de l'esclavage mettait en péril toute la structure sociale de Janubie mais aussi l'assise financière des Rajas. Sous prétexte de nationalistes, beaucoup de ces rebelles luttaient donc aussi pour le maintient de privilèges et inégalités qui profitaient à leurs familles.
La Britonnie comprit toutefois rapidement qu'administrer un territoire aussi vaste et aussi culturellement différent serait impossible sans faire quelques concessions aux idéaux des Lumières. Ainsi, là où l'esclavage pur et simple fut interdit, une forme de servitude temporaire fut autorisée, sur le modèle de l'engagisme déjà utilisé sur ses propres citoyens pour peupler les colonies. Le serviteur était ainsi tenu dans une situation similaire à celle d'un employé mais une grande partie de sa rémunération était confisquée par l'employeur en vue de payer sa dette.
Initialement, le nouveau système fut accepté avec enthousiasme par chaque niveau de la société : après tout, à présent, même les moins riches pouvaient obtenir des serviteurs bon marché pour une durée limitée. Et les individus les plus endettés trouvaient là un moyen d'assurer leur subsistance sans pour autant condamner leurs descendants à une servitude similaire. Mais la méthode britonnique prouva rapidement ses limites : les principales victimes étaient des petits paysans sans terre qui, suite à une mauvaise récolte, se retrouvaient ici enrôlés comme main d'oeuvre forcée dans des plantations d'épice, de thé et autres "cashcrops". Comme ils ne travaillaient plus leurs terres pour nourrir leurs familles et, par leurs taxes, les villes, la famine éclata à deux reprises dans la région. Si les princes ne s'en inquiétèrent pas, l'image de la "mission civilisatrice" de la Britonnie fut elle ternie par cette situation...
Le système fut donc complexifié, avec une subdivision précise pour les paysans sans terre et autres travailleurs peu qualifiés qui, en cas de dette impayée, pouvaient voir leurs créanciers se retourner vers leurs propriétaires / employeurs. Ces derniers devaient alors s'engager à payer la dette dans un délai raisonnable, en échange de quoi le débiteur serait attaché à son service pour l'activité précise que le débiteur exerçait déjà et qu'il poursuivrait ici. En cela, une forme de servage moderne vis le jour, enchaînant des populations entières à une terre ou exploitation précise et leur interdisant de s'en éloigner sans l'accord spécifique de leur "maître", ceci jusqu'au paiement intégral de la dette, majorée d'intérêts et pénalités selon les cas.
Le système perdure encore aujourd'hui, avec quelques innovations :
Les panchayats ont pris sur eux l'autorité morale et légale de trancher au cas par cas. Souvent, ils avancent directement aux créanciers les sommes demandées, se chargeant ensuite de prendre à leur service le débiteur en servitude pour dette, puisque celui-ci réside déjà dans la communauté. Ils louent ensuite son travail à son employeur actuel jusqu'à extinction de la dette.
Les Zamindars demeurent eux aussi de grands utilisateurs de la servitude pour dette, en partie car leur fortune leur permet d'acquérir des terres et de les louer à des paysans, lesquels sont souvent les premiers à s'endetter à cause d'une mauvaise récolte, recevant une avance de leur propriétaire afin de ne pas mourir de faim mais s’enchaînant ainsi légalement à son service pour plusieurs années.
Si l'impartialité et la justice du système de servitude pour dette s'est considérablement améliorée depuis un siècle, il demeure de nombreux abus.
Dans les villes, des prêts sont accordés à des taux tellement élevés que les intérêts à eux seuls sont supérieurs aux mensualités que peuvent payé les débiteurs, de sorte que leur dette continue de croître malgré les paiements. Leur passage en servitude pour dette signifie alors que leur travail ne couvre même pas les intérêts et qu'ils se retrouvent dans une situation similaire à l'esclavage, à ceci près que ce n'est pas héréditaire.
Plus insidieux encore sont les cas de familles de paysans sans terre qui, arrivant dans un village, y trouvent un champ à louer, uniquement pour s’apercevoir que le loyer, l'accès à l'eau ou autres commodités locales fournies par le propriétaire sont tellement chers que la famille finit par s'endetter de manière déraisonnable. Le propriétaire met alors souvent en avant le fait que, même en servitude, les époux ne pourront payer leur dette durant toute une vie de travail. Il menace alors souvent de demander un châtiment corporel sévère, comme une amputation. Les membres du panchayat sont de mèche avec le propriétaire tandis que les paysans, récemment arrivés et souvent issus de jatis peu prestigieux, ne sont rien. Tout cela garantit un jugement favorable au propriétaire et, pour éviter l'amputation, la famille accepte de faire souscrire à ses fils et filles des prêts pour payer les dettes précédentes au moins en partie. Il en résulte ensuite un jugement du panchayat mettant toute la famille au service du propriétaire jusqu'à extinction des dettes... lesquelles ne font en fait que croître.
La possibilité de faire appel au niveau suivant du système des panchayats, combiné à l'existence d'associations de défense des plus démunis, mitige le phénomène. Mais le manque d'éducation et d'information des populations rurales et des travailleurs migrants contribue souvent à créer des situations encore pires.
Servitude pour dettes
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Introduction
Le système judiciaire du Mahajanubia évite dans la mesure du possible les peines d'emprisonnement, leur préférant les châtiments corporels et amendes, ceci dans une logique de punition de l'auteur visible par tous pour donner l'exemple via des coups de canne ou bénéfique pour tous à travers la réparation financière. La prison est à ce titre vue comme contre-productive : l'auteur coûte de l'argent à la collectivité et ne fait que perdre son temps entre quatre murs. Les quelques cas de travaux forcés par des prisonniers demandent une telle supervision qu'ils sont souvent d'avantage un moyen de réduire les coûts qu'une réelle activité lucrative.
L'amende est donc la peine la plus souvent appliquée. Elle se substitue même souvent aux châtiments corporels pour les mieux nantis, ceux-ci préférant payer une forte somme plutôt que de risquer mutilation, douleur ou même humiliation publique. Une affaire pour beaucoup de panchayats mais aussi pour les victimes, dont beaucoup n'ont que faire de la nature de la punition du coupable, voyant dans la condamnation judiciaire déjà un moyen d'être en paix et dans un dédommagement financier un moyen de compenser leur perte, qu'il s'agisse d'une simple tête de bétail, d'un membre de la famille ou de leur honneur.
Dans les cas où l'amende ne peut être payé, le panchayat s'en remet au châtiment corporel, d'avantage pour asseoir son autorité légale que par réel désir.
Dans les cas où une dette privée n'est pas honorée, on vend les biens du débiteur afin de compenser le créancier.
Mais dans les cas où les biens ne suffisent pas, que faire ?
Au Mahajanubia, la monnaie papier et le troc restent encore les formes les plus courantes d'échange. Moins d'un dixième des ménages possédaient un compte bancaire en 2033 et même ceux qui en possédaient un devaient faire d'importants retraits en cash pour pouvoir traiter avec le reste de la population, dont une part non-négligeable n'a même pas d'argent, se contentant très largement de simple subsistance, payant leurs taxes en nature, en corvées et arrangements divers avec les Zamindars, ces collecteurs d'impôt ayant acheté leur charge.
Ces Zamindars, en tant qu'individus privés, ont un contrat avec les principautés et doivent s'acquitter de l'impôt prévu, peu importe qu'ils aient ou non pu le collecter effectivement auprès du peuple. Dans une telle situation et au vu des montants en jeu, on comprendra qu'un Zamindar ne peut pas se permettre d'accepter simplement un châtiment corporel pour lui-même (il en perdrait la tête... littéralement) ou pour les malheureux sujets incapables de régler l'impôt : les coups de bâton se convertissent mal en monnaie...
Jadis, lorsque l'esclavage était encore largement accepté dans les mœurs, les Zamindars prenaient en paiement un membre de la famille fautive. Celui-ci devenait l'esclave de la maisonnée du Zamindar jusqu'à ce que sa famille puisse racheter sa liberté en payant la dette (avec intérêts et pénalité). La situation était acceptée de bon gré, surtout chez les paysans, où une mauvaise récolte pouvait signifié la ruine de la famille mais surtout la famine. L'enfant ainsi "vendu" serait au moins temporairement à l'abri de la disette tandis qu'une bouche en moins à nourrir pouvait permettre à la famille de se refaire. Bien entendu, les cas étaient courants d'enfants ne pouvant jamais être rachetés et devenant les progéniteurs de lignées entières d'esclaves. Et loin de l'image du serviteur loyal et dévoué travaillant aux côtés de son maître dans une riche demeure, la majorité des esclaves finissaient dans les mines, les plantations et autres occupations dangereuses.
Les Zamindars n'étaient ainsi pas les seuls à avoir des esclaves : toute personne n'étant pas elle-même un esclave pouvait en acheter auprès des Zamindars ou des Rajahs, lesquels dispensaient à l'époque la justice directement, sans l'intermédiaire des panchayats. De manière générale, les nantis trouvaient dans ce système un avantage tandis que les classes les plus pauvres préféraient souvent perdre une liberté qu'ils n'avaient jamais vraiment posséder plutôt que de sacrifier un doigt ou de se faire battre à mort.
L'arrivée de la Britonnie dans la région sonna la fin de l'esclavage légal et héréditaire à perpétuité. Ce fut d'ailleurs l'une des nombreuses raisons pour les révoltes nobiliaires qui secouèrent l'Horbarash : l'abolition de l'esclavage mettait en péril toute la structure sociale de Janubie mais aussi l'assise financière des Rajas. Sous prétexte de nationalistes, beaucoup de ces rebelles luttaient donc aussi pour le maintient de privilèges et inégalités qui profitaient à leurs familles.
La Britonnie comprit toutefois rapidement qu'administrer un territoire aussi vaste et aussi culturellement différent serait impossible sans faire quelques concessions aux idéaux des Lumières. Ainsi, là où l'esclavage pur et simple fut interdit, une forme de servitude temporaire fut autorisée, sur le modèle de l'engagisme déjà utilisé sur ses propres citoyens pour peupler les colonies. Le serviteur était ainsi tenu dans une situation similaire à celle d'un employé mais une grande partie de sa rémunération était confisquée par l'employeur en vue de payer sa dette.
Initialement, le nouveau système fut accepté avec enthousiasme par chaque niveau de la société : après tout, à présent, même les moins riches pouvaient obtenir des serviteurs bon marché pour une durée limitée. Et les individus les plus endettés trouvaient là un moyen d'assurer leur subsistance sans pour autant condamner leurs descendants à une servitude similaire. Mais la méthode britonnique prouva rapidement ses limites : les principales victimes étaient des petits paysans sans terre qui, suite à une mauvaise récolte, se retrouvaient ici enrôlés comme main d'oeuvre forcée dans des plantations d'épice, de thé et autres "cashcrops". Comme ils ne travaillaient plus leurs terres pour nourrir leurs familles et, par leurs taxes, les villes, la famine éclata à deux reprises dans la région. Si les princes ne s'en inquiétèrent pas, l'image de la "mission civilisatrice" de la Britonnie fut elle ternie par cette situation...
Le système fut donc complexifié, avec une subdivision précise pour les paysans sans terre et autres travailleurs peu qualifiés qui, en cas de dette impayée, pouvaient voir leurs créanciers se retourner vers leurs propriétaires / employeurs. Ces derniers devaient alors s'engager à payer la dette dans un délai raisonnable, en échange de quoi le débiteur serait attaché à son service pour l'activité précise que le débiteur exerçait déjà et qu'il poursuivrait ici. En cela, une forme de servage moderne vis le jour, enchaînant des populations entières à une terre ou exploitation précise et leur interdisant de s'en éloigner sans l'accord spécifique de leur "maître", ceci jusqu'au paiement intégral de la dette, majorée d'intérêts et pénalités selon les cas.
Le système perdure encore aujourd'hui, avec quelques innovations :
Les panchayats ont pris sur eux l'autorité morale et légale de trancher au cas par cas. Souvent, ils avancent directement aux créanciers les sommes demandées, se chargeant ensuite de prendre à leur service le débiteur en servitude pour dette, puisque celui-ci réside déjà dans la communauté. Ils louent ensuite son travail à son employeur actuel jusqu'à extinction de la dette.
Les Zamindars demeurent eux aussi de grands utilisateurs de la servitude pour dette, en partie car leur fortune leur permet d'acquérir des terres et de les louer à des paysans, lesquels sont souvent les premiers à s'endetter à cause d'une mauvaise récolte, recevant une avance de leur propriétaire afin de ne pas mourir de faim mais s’enchaînant ainsi légalement à son service pour plusieurs années.
Si l'impartialité et la justice du système de servitude pour dette s'est considérablement améliorée depuis un siècle, il demeure de nombreux abus.
Dans les villes, des prêts sont accordés à des taux tellement élevés que les intérêts à eux seuls sont supérieurs aux mensualités que peuvent payé les débiteurs, de sorte que leur dette continue de croître malgré les paiements. Leur passage en servitude pour dette signifie alors que leur travail ne couvre même pas les intérêts et qu'ils se retrouvent dans une situation similaire à l'esclavage, à ceci près que ce n'est pas héréditaire.
Plus insidieux encore sont les cas de familles de paysans sans terre qui, arrivant dans un village, y trouvent un champ à louer, uniquement pour s’apercevoir que le loyer, l'accès à l'eau ou autres commodités locales fournies par le propriétaire sont tellement chers que la famille finit par s'endetter de manière déraisonnable. Le propriétaire met alors souvent en avant le fait que, même en servitude, les époux ne pourront payer leur dette durant toute une vie de travail. Il menace alors souvent de demander un châtiment corporel sévère, comme une amputation. Les membres du panchayat sont de mèche avec le propriétaire tandis que les paysans, récemment arrivés et souvent issus de jatis peu prestigieux, ne sont rien. Tout cela garantit un jugement favorable au propriétaire et, pour éviter l'amputation, la famille accepte de faire souscrire à ses fils et filles des prêts pour payer les dettes précédentes au moins en partie. Il en résulte ensuite un jugement du panchayat mettant toute la famille au service du propriétaire jusqu'à extinction des dettes... lesquelles ne font en fait que croître.
La possibilité de faire appel au niveau suivant du système des panchayats, combiné à l'existence d'associations de défense des plus démunis, mitige le phénomène. Mais le manque d'éducation et d'information des populations rurales et des travailleurs migrants contribue souvent à créer des situations encore pires.
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Organisations non-gouvernementales
Mahajanubian Army of the Crown
[img]https://s22.postimg.cc/4sv81evpd/first-sikh-soldier.jpg[/img]
L'Empire Britonnique a toujours eu besoin d'hommes solides pour le porter à bout de bras et repousser ses ennemis loin de ses frontières... ou pour pousser ses frontières plus près de ses ennemis. Le fait est que, aux grandes heures de son domaine colonial, l'Empire n'hésitait pas à compléter ses forces armées avec des régiments issus des peuples colonisés. Plusieurs notions comme celle de "peuples martiaux" virent le jour à cet époque, classifiant les différentes populations colonisées selon leur potentielle utilité militaire mais aussi selon la nécessité d'épuiser les forces vives de ces peuples sur de lointain front, selon une logique toute machiavélique :
Un jeune homme issu d'un peuple opprimé, sans emploi dans sa patrie, est un combattant potentiel pour une rébellion. Un jeune homme du même peuple engagé sous les drapeaux de l'armée Britonne est un rebelle potentiel en moins et un soldat en plus. Si assez de ces jeunes hommes s'engagent pour mener les guerre de l'Empire, l'importance démographique de leur peuple diminuera.
En même temps, les recrues survivant à leur service, en étant relocalisées très loin de leur patrie, servent à diluer l'importance démographique d'autres peuples agités dans d'autres régions. C'est ainsi que l'Empire Britonnique espérait créer un "melting pot" où chacune de leurs colonies serait composée de dizaines d'ethnies différentes aux cultures relativement incompatibles, trop divisées et hostiles les unes aux autres que pour s'unir contre leurs maîtres Britons. Les réactions face aux effets indirects de cette politique furent variés : on notera par exemple le cas de l'Apartheid en Aleka, des conflits religieux au Mahajanubia et quelques génocides discrets lors des guerres civiles qui suivirent les décolonisations.
Aujourd'hui, si l'ère des empires est finie, la Britonnie maintient toutefois la tradition de faire couler le sang de non-britons pour défendre Albion avant de les démobiliser loin de leur patrie d'origine.
Si certains groupes s'en offusquent, peu d'entre eux sont justement issus des populations d'où le Commonwealth tire ses recrues, lesquelles voient un tel service comme un honneur, sans parler des avantages financiers qu'offre la paie, des divers privilèges liés au statut de vétéran et de la chance de recommencer sa vie loin d'un pays que beaucoup de ces volontaires cherchent à quitter.
On citera plusieurs tribus Bantous, quelques groupes de Finnois, plusieurs légions d'Uhmaliens...
Au Mahajanubia, ce sont les Sikhs qui forment le gros des candidats, en partie pour des raisons culturelles, la religion Sikh ayant affecté un caractère très martial au court de son histoire.
Plusieurs milliers de Sikhs issus de la principauté de Khalsaraj servent ainsi sous les drapeaux de la Britonnie. L'arrangement avec la Dynastie Sing prévoit ainsi que celle-ci encourage ses sujets à se porter candidats dans l'armée de Mahajanubie, de se faire former dans les centre de formation de base au combat, se distinguer de leur mieux durant cette formation puis abandonner volontairement avant le test final... pour ensuite se présenter auprès des recruteurs de la [url=http://www.simpolitique.com/post325209.html#p325209]"Mahajanubian Army of the Crown"[/url].
Autrefois, ces soldats Sikhs étaient perdu pour leur peuple, servant loin du Mahajanubia pendant des années dans chaque conflit de l'Empire, avant d'être démobilisés souvent au lieu même de leur dernier déploiement, avec une pension sous forme d'un lopin de terre. C'est ainsi, par exemple, qu'une diaspora de 360.000 Janubiens existe en Aleka, composée pour une bonne partie de descendants des anciens vétérans de la Mahajanubian Army of the Crown.
Aujourd'hui, la démobilisation a lieu au Mahajanubia, les vétérans revenant dans la principauté de Khalsaraj avec les honneurs, fier d'avoir défendu les faibles et répendu la justice comme le prescrit leur foi, le tout en ayant appris à devenir des guerriers modernes aptes à servir leurs Khalsas si besoin. Le Nawab de la Dynastie Sing encourage activement cela car chacun de ces vétérans, en plus de revenir avec une pension confortable, représente un possible volontaire en cas de conflit avec les principautés voisines. Pour cela, Khalsaraj est vu par beaucoup d'autres dynasties comme la deuxième puissance militaire du Mahajanubia, en raison de l'abondance de recrues de choix.
À noter que les Sikhs ne sont pas les seuls recrues de la Mahajanubian Army of the Crown. Mais ils en représentent malgré tout une proportion énorme comparé à leur importance démographique au Mahajanubia. La plupart des Sikhs sont rassemblés au sein du "Royal Sikhin Fighters Regiment" qui, depuis 1954, est l'un des plus féroces chiens de guerre du Commonwealth. Sa dernière affectation vit ses membres servir de sous-officiers pour les 6.000 volontaires pour la guerre civile du Caskar.
Mahajanubian Army of the Crown
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L'Empire Britonnique a toujours eu besoin d'hommes solides pour le porter à bout de bras et repousser ses ennemis loin de ses frontières... ou pour pousser ses frontières plus près de ses ennemis. Le fait est que, aux grandes heures de son domaine colonial, l'Empire n'hésitait pas à compléter ses forces armées avec des régiments issus des peuples colonisés. Plusieurs notions comme celle de "peuples martiaux" virent le jour à cet époque, classifiant les différentes populations colonisées selon leur potentielle utilité militaire mais aussi selon la nécessité d'épuiser les forces vives de ces peuples sur de lointain front, selon une logique toute machiavélique :
Un jeune homme issu d'un peuple opprimé, sans emploi dans sa patrie, est un combattant potentiel pour une rébellion. Un jeune homme du même peuple engagé sous les drapeaux de l'armée Britonne est un rebelle potentiel en moins et un soldat en plus. Si assez de ces jeunes hommes s'engagent pour mener les guerre de l'Empire, l'importance démographique de leur peuple diminuera.
En même temps, les recrues survivant à leur service, en étant relocalisées très loin de leur patrie, servent à diluer l'importance démographique d'autres peuples agités dans d'autres régions. C'est ainsi que l'Empire Britonnique espérait créer un "melting pot" où chacune de leurs colonies serait composée de dizaines d'ethnies différentes aux cultures relativement incompatibles, trop divisées et hostiles les unes aux autres que pour s'unir contre leurs maîtres Britons. Les réactions face aux effets indirects de cette politique furent variés : on notera par exemple le cas de l'Apartheid en Aleka, des conflits religieux au Mahajanubia et quelques génocides discrets lors des guerres civiles qui suivirent les décolonisations.
Aujourd'hui, si l'ère des empires est finie, la Britonnie maintient toutefois la tradition de faire couler le sang de non-britons pour défendre Albion avant de les démobiliser loin de leur patrie d'origine.
Si certains groupes s'en offusquent, peu d'entre eux sont justement issus des populations d'où le Commonwealth tire ses recrues, lesquelles voient un tel service comme un honneur, sans parler des avantages financiers qu'offre la paie, des divers privilèges liés au statut de vétéran et de la chance de recommencer sa vie loin d'un pays que beaucoup de ces volontaires cherchent à quitter.
On citera plusieurs tribus Bantous, quelques groupes de Finnois, plusieurs légions d'Uhmaliens...
Au Mahajanubia, ce sont les Sikhs qui forment le gros des candidats, en partie pour des raisons culturelles, la religion Sikh ayant affecté un caractère très martial au court de son histoire.
Plusieurs milliers de Sikhs issus de la principauté de Khalsaraj servent ainsi sous les drapeaux de la Britonnie. L'arrangement avec la Dynastie Sing prévoit ainsi que celle-ci encourage ses sujets à se porter candidats dans l'armée de Mahajanubie, de se faire former dans les centre de formation de base au combat, se distinguer de leur mieux durant cette formation puis abandonner volontairement avant le test final... pour ensuite se présenter auprès des recruteurs de la [url=http://www.simpolitique.com/post325209.html#p325209]"Mahajanubian Army of the Crown"[/url].
Autrefois, ces soldats Sikhs étaient perdu pour leur peuple, servant loin du Mahajanubia pendant des années dans chaque conflit de l'Empire, avant d'être démobilisés souvent au lieu même de leur dernier déploiement, avec une pension sous forme d'un lopin de terre. C'est ainsi, par exemple, qu'une diaspora de 360.000 Janubiens existe en Aleka, composée pour une bonne partie de descendants des anciens vétérans de la Mahajanubian Army of the Crown.
Aujourd'hui, la démobilisation a lieu au Mahajanubia, les vétérans revenant dans la principauté de Khalsaraj avec les honneurs, fier d'avoir défendu les faibles et répendu la justice comme le prescrit leur foi, le tout en ayant appris à devenir des guerriers modernes aptes à servir leurs Khalsas si besoin. Le Nawab de la Dynastie Sing encourage activement cela car chacun de ces vétérans, en plus de revenir avec une pension confortable, représente un possible volontaire en cas de conflit avec les principautés voisines. Pour cela, Khalsaraj est vu par beaucoup d'autres dynasties comme la deuxième puissance militaire du Mahajanubia, en raison de l'abondance de recrues de choix.
À noter que les Sikhs ne sont pas les seuls recrues de la Mahajanubian Army of the Crown. Mais ils en représentent malgré tout une proportion énorme comparé à leur importance démographique au Mahajanubia. La plupart des Sikhs sont rassemblés au sein du "Royal Sikhin Fighters Regiment" qui, depuis 1954, est l'un des plus féroces chiens de guerre du Commonwealth. Sa dernière affectation vit ses membres servir de sous-officiers pour les 6.000 volontaires pour la guerre civile du Caskar.
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Johel3007
Économie (2)
Agriculture
[img]https://s22.postimg.cc/4sv81dt4h/agri-app-photo-fn.jpg[/img]
En dépit d'un PIB/hab plus qu'honorable pour la Janubie, le Mahajanubia n'est pas une nation fortement industrialisée ou disposant des infrastructures suffisantes pour se qualifier de "moderne" comme son voisin du Dosalhi. Une grande partie de sa population active occupée dans l'agriculture et, au sein de ces fermiers, la majorité ne pratiquent l'agriculture qu'à un niveau de subsistance, leurs familles consommant la quasi-totalité de ce qu'ils récoltent et n'utilisant le surplus que pour payer les taxes ou les loyers liés à la possession de leur terre. La médecine, l'éducation supérieure ou même secondaire et globalement tout ce que des nations comme la Britonnie associe au confort moderne, ceci jusqu'à l'électricité, le téléphone ou l'eau courante, sont tout simplement inaccessibles à ces populations, moins par manque d'infrastructures que par manque de moyens financiers en raison de leur "non-productivité" aux yeux de l'économie nationale.
En raison de cela, l'agriculture représente à peine 15% de la valeur ajoutée du pays, ceci alors qu'elle occupe plus de la moitié des travailleurs et représente presque 40% de la surface du pays.
Le riz représente la majorité des cultures et compose une part essentielle de l'alimentation des populations, avec une récolte moyenne de 2,5 tonnes par hectare. Ce chiffre n'est toutefois absolument pas représentatif de la réalité locale : certaines fermes arrivent à produire jusqu'à 12 tonnes par hectare tandis que d'autres, faute de moyens pour assurer une irrigation adéquate constante, se contentent de rendements aussi bas que 1 tonne par hectare. Cette moyenne indique donc que la majorité des terres sont clairement sous-exploitées, alors même que la qualité des rizières est généralement considérée comme "bonne" selon les standards agronomiques mondiaux.
Les fruits tropicaux tiennent une part importante aussi au Mahajanubia, avec entre autres de gigantesques plantations de mangues, de goyaves, de papayes et de bananes. Parmi les autres productions notables, on notera aussi les noix d'arec, les cacahuètes, les pois chiches, l'ail, les oignons, les lentilles, les haricots, les pois d'Angole, les graines de sésame, les noix de cajou, les aubergines, les noix de muscade, les poivrons et les courges. Le Mahajanubia est aussi un important producteur de graines de tournesol, d'huile de palme, d'huile de ricin et de d'épices variées comme le poivre, la moutarde, les piments, l'anis, le fenouillet, la coriandre, le cumin, le curcuma, le cubène, la cardamome, l'aneth, les clous de girofle, le gingembre et le caloupilé et bien d'autres encore qui sont produits en quantités immenses. Parmi les "cashcrops", la soie, le coton et la jute sont cultivés de façon intensive.
Héritages de l'ère coloniale, le thé et la canne à sucre occupent encore d'importante superficie, au point que 95% de la consommation de la Britonnie pour ses deux denrées est fournie par le seul Mahajanubia, lequel fournit en plus sa propre consommation intérieure et exporte encore vers d'autres pays.
La question de l'élevage et de l'utilisation du bétail est une question qui divise radicalement la société civile au Mahajanubia :
D'un côté, les hindous, pour qui les vaches sont sacrées, il est impensable de manger de cet animal, bien que le lait et produits dérivés de celui-ci soient acceptables. Si le végétarisme est encouragé par quantité de courants hindouistes et bouddhistes, il n'est pas pour autant strictement respecté par la population, qui apprécie à égale mesure le porc, l'agneau, le poulet et les poissons.
De l'autre, les musulmans acceptent et sont même friands de la viande de boeuf, pour autant que l'animal ait été abattu proprement.
De manière générale pourtant, l'élevage dans un but de consommation de viande a une portée assez limitée au Mahajanubia, moins pour des questions ethiques que pratiques :
- Avec une agriculture encore largement orientée sur la subsistance, la priorité des fermiers reste de nourrir leur famille en un cycle fermé.
- Une tête de bétail fournit moins de calories que n'en produit la surface cultivable nécessaire à la nourrir durant sa croissance.
- Le gros du travail agricole est encore effectué à bras d'homme, ce qui limite les surfaces effectivement cultivables avec la main d'oeuvre disponible.
Dans cette optique, allouer de larges surfaces à la culture fourragère n'est pas possible ou désirable, sous peine de risquer des famines locales, ce qui arrive déjà malgré la relative prudence des fermiers face aux cashcrops et au bétail.
Une exception à ce régime concerne l'apiculture, largement pratiquée par les familles paysannes aisées à la fois comme un hobby et comme une source de revenus additionnels. Des coopératives villageoises apicoles se sont installées un peu partout avec le soutien du PLS et de son réseau au sein des panchayats.
[quote]2034 :
Agriculture
[img]https://s22.postimg.cc/4sv81dt4h/agri-app-photo-fn.jpg[/img]
En dépit d'un PIB/hab plus qu'honorable pour la Janubie, le Mahajanubia n'est pas une nation fortement industrialisée ou disposant des infrastructures suffisantes pour se qualifier de "moderne" comme son voisin du Dosalhi. Une grande partie de sa population active occupée dans l'agriculture et, au sein de ces fermiers, la majorité ne pratiquent l'agriculture qu'à un niveau de subsistance, leurs familles consommant la quasi-totalité de ce qu'ils récoltent et n'utilisant le surplus que pour payer les taxes ou les loyers liés à la possession de leur terre. La médecine, l'éducation supérieure ou même secondaire et globalement tout ce que des nations comme la Britonnie associe au confort moderne, ceci jusqu'à l'électricité, le téléphone ou l'eau courante, sont tout simplement inaccessibles à ces populations, moins par manque d'infrastructures que par manque de moyens financiers en raison de leur "non-productivité" aux yeux de l'économie nationale.
En raison de cela, l'agriculture représente à peine 15% de la valeur ajoutée du pays, ceci alors qu'elle occupe plus de la moitié des travailleurs et représente presque 40% de la surface du pays.
Le riz représente la majorité des cultures et compose une part essentielle de l'alimentation des populations, avec une récolte moyenne de 2,5 tonnes par hectare. Ce chiffre n'est toutefois absolument pas représentatif de la réalité locale : certaines fermes arrivent à produire jusqu'à 12 tonnes par hectare tandis que d'autres, faute de moyens pour assurer une irrigation adéquate constante, se contentent de rendements aussi bas que 1 tonne par hectare. Cette moyenne indique donc que la majorité des terres sont clairement sous-exploitées, alors même que la qualité des rizières est généralement considérée comme "bonne" selon les standards agronomiques mondiaux.
Les fruits tropicaux tiennent une part importante aussi au Mahajanubia, avec entre autres de gigantesques plantations de mangues, de goyaves, de papayes et de bananes. Parmi les autres productions notables, on notera aussi les noix d'arec, les cacahuètes, les pois chiches, l'ail, les oignons, les lentilles, les haricots, les pois d'Angole, les graines de sésame, les noix de cajou, les aubergines, les noix de muscade, les poivrons et les courges. Le Mahajanubia est aussi un important producteur de graines de tournesol, d'huile de palme, d'huile de ricin et de d'épices variées comme le poivre, la moutarde, les piments, l'anis, le fenouillet, la coriandre, le cumin, le curcuma, le cubène, la cardamome, l'aneth, les clous de girofle, le gingembre et le caloupilé et bien d'autres encore qui sont produits en quantités immenses. Parmi les "cashcrops", la soie, le coton et la jute sont cultivés de façon intensive.
Héritages de l'ère coloniale, le thé et la canne à sucre occupent encore d'importante superficie, au point que 95% de la consommation de la Britonnie pour ses deux denrées est fournie par le seul Mahajanubia, lequel fournit en plus sa propre consommation intérieure et exporte encore vers d'autres pays.
La question de l'élevage et de l'utilisation du bétail est une question qui divise radicalement la société civile au Mahajanubia :
D'un côté, les hindous, pour qui les vaches sont sacrées, il est impensable de manger de cet animal, bien que le lait et produits dérivés de celui-ci soient acceptables. Si le végétarisme est encouragé par quantité de courants hindouistes et bouddhistes, il n'est pas pour autant strictement respecté par la population, qui apprécie à égale mesure le porc, l'agneau, le poulet et les poissons.
De l'autre, les musulmans acceptent et sont même friands de la viande de boeuf, pour autant que l'animal ait été abattu proprement.
De manière générale pourtant, l'élevage dans un but de consommation de viande a une portée assez limitée au Mahajanubia, moins pour des questions ethiques que pratiques :
- Avec une agriculture encore largement orientée sur la subsistance, la priorité des fermiers reste de nourrir leur famille en un cycle fermé.
- Une tête de bétail fournit moins de calories que n'en produit la surface cultivable nécessaire à la nourrir durant sa croissance.
- Le gros du travail agricole est encore effectué à bras d'homme, ce qui limite les surfaces effectivement cultivables avec la main d'oeuvre disponible.
Dans cette optique, allouer de larges surfaces à la culture fourragère n'est pas possible ou désirable, sous peine de risquer des famines locales, ce qui arrive déjà malgré la relative prudence des fermiers face aux cashcrops et au bétail.
Une exception à ce régime concerne l'apiculture, largement pratiquée par les familles paysannes aisées à la fois comme un hobby et comme une source de revenus additionnels. Des coopératives villageoises apicoles se sont installées un peu partout avec le soutien du PLS et de son réseau au sein des panchayats.
[quote]2034 :
- Superficie du pays : 55,08 millions d'hectares
- Surface cultivable potentielle : 35,80 millions d'hectares
- Surface effectivement cultivée : 9,55 millions d'hectares
- Autonomie alimentaire : 75 millions de rations annuelles
- Population : 63 millions d'habitants
- Surplus alimentaire : 12 millions de rations annuelles
- Rendement à l'hectare : 7,85 rations annuelles
- Familles paysannes : 6 millions de familles
- Taille d'exploitation : 1,60 hectares / famille
- Superficie du pays : 55,08 millions d'hectares
- Surface cultivable potentielle : 35,80 millions d'hectares
- Surface effectivement cultivée : 9,93 millions d'hectares
- Autonomie alimentaire : 79 millions de rations annuelles
- Population : 65 millions d'habitants
- Surplus alimentaire : 14 millions de rations annuelles
- Rendement à l'hectare : 7,93 rations annuelles
- Familles paysannes : 6,12 millions de familles
- Taille d'exploitation : 1,62 hectares / famille
- Superficie du pays : 55,08 millions d'hectares
- Surface cultivable potentielle : 35,80 millions d'hectares
- Surface effectivement cultivée : 10,33 millions d'hectares
- Autonomie alimentaire : 83 millions de rations annuelles
- Population : 66 millions d'habitants
- Surplus alimentaire : 17 millions de rations annuelles
- Rendement à l'hectare : 8,08 rations annuelles
- Familles paysannes : 6,24 millions de familles
- Taille d'exploitation : 1,65 hectares / famille
- Superficie du pays : 55,08 millions d'hectares
- Surface cultivable potentielle : 35,80 millions d'hectares
- Surface effectivement cultivée : 10,74 millions d'hectares
- Autonomie alimentaire : 88 millions de rations annuelles
- Population : 66 millions d'habitants
- Surplus alimentaire : 22 millions de rations annuelles
- Rendement à l'hectare : 8,24 rations annuelles
- Familles paysannes : 6,36 millions de familles
- Taille d'exploitation : 1,69 hectares / famille
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Johel3007
Géographie (1)
[spoiler="Carte"][img]https://s7.postimg.org/nsh3tvfsb/Mahajanubia0011_-_Relief2.png[/img][/spoiler]
Relief
Le Mahajanubia est un pays au relief relativement bas, avec un point culminant de 867 mètres. Il est traditionnellement divisé entre trois grandes régions :
[spoiler="Carte"][img]https://s7.postimg.org/nsh3tvfsb/Mahajanubia0011_-_Relief2.png[/img][/spoiler]
Relief
Le Mahajanubia est un pays au relief relativement bas, avec un point culminant de 867 mètres. Il est traditionnellement divisé entre trois grandes régions :
- L'étroite plaine côtière de Golesamudrtat
- Les monts Vindhiaizeuls
- La Péninsule de Sindabad
-
Johel3007
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Johel3007
Organisations non-gouvernementales
Commission pour l'Éducation Supérieure
[img]https://s22.postimg.cc/7zprkvntd/Education.png[/img]
Initiative lancée par le Panchaayat ke Lokataantrik Sangh suite aux négociations sociales ayant eu lieu lors de la Guerre des Conteneurs (2034 - ...), la Commission pour l'Éducation Supérieure est une organisation non-gouvernementale financée toutefois en partie par ce dernier. Elle a une mission vaste : la mise en place d'un système d'éducation à portée continentale.
Cela commence par la certification de différentes écoles secondaires comme offrant un programme répondant aux standards qualitatifs minimum du Diplôme Commun de Janubie, projet lancé par l'Eashatri en vue de mettre en place une équivalence des diplômes entre les différentes nations de Janubie. Cela se poursuit avec un concours annuel national dans chaque ville, où les jeunes élèves désirant poursuivre des études universitaires et ayant obtenu leur Diplôme Commun de Janubie peuvent participer en vue d'obtenir une bourse. Cette bourse est disponible pour les 10.000 meilleurs candidats au concours national, lequel évalue les capacités des élèves sur un test général à 2000 points. La Commission se charge également des discussions avec les différents acteurs éducatifs du continent Janubien afin d'harmoniser les procédures et pratiques du Mahajanubia sur celles de ses voisins.
Avec un budget annuel de 250.000.000 $ dont quelques 240.000.000 $ consacrés aux bourses, la Commission compte quelques 5.000 employés, beaucoup étant eux-mêmes enseignants ou professeurs dans des écoles déjà certifiées et membres actifs de Panchaayat ke Lokataantrik Sangh.
Commission pour l'Éducation Supérieure
[img]https://s22.postimg.cc/7zprkvntd/Education.png[/img]
Initiative lancée par le Panchaayat ke Lokataantrik Sangh suite aux négociations sociales ayant eu lieu lors de la Guerre des Conteneurs (2034 - ...), la Commission pour l'Éducation Supérieure est une organisation non-gouvernementale financée toutefois en partie par ce dernier. Elle a une mission vaste : la mise en place d'un système d'éducation à portée continentale.
Cela commence par la certification de différentes écoles secondaires comme offrant un programme répondant aux standards qualitatifs minimum du Diplôme Commun de Janubie, projet lancé par l'Eashatri en vue de mettre en place une équivalence des diplômes entre les différentes nations de Janubie. Cela se poursuit avec un concours annuel national dans chaque ville, où les jeunes élèves désirant poursuivre des études universitaires et ayant obtenu leur Diplôme Commun de Janubie peuvent participer en vue d'obtenir une bourse. Cette bourse est disponible pour les 10.000 meilleurs candidats au concours national, lequel évalue les capacités des élèves sur un test général à 2000 points. La Commission se charge également des discussions avec les différents acteurs éducatifs du continent Janubien afin d'harmoniser les procédures et pratiques du Mahajanubia sur celles de ses voisins.
Avec un budget annuel de 250.000.000 $ dont quelques 240.000.000 $ consacrés aux bourses, la Commission compte quelques 5.000 employés, beaucoup étant eux-mêmes enseignants ou professeurs dans des écoles déjà certifiées et membres actifs de Panchaayat ke Lokataantrik Sangh.
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Johel3007
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Johel3007
Organisation non-gouvernementale
Harakat Infadh Alshryet Al-Islamia
[img]https://s22.postimg.cc/jtxiilttt/Islamicfaction.png[/img]
Signifiant littéralement "Mouvement pour l'instauration de la loi islamique", Harakat Infadh Alshryet Al-Islamia (اسلامی قانون کے نفاذ کے لئے تحریک), parfois abrégé en HIAAI, est une organisation paramilitaire active dans la Péninsule de Sindabad et dans le Nord-Ouest du Mahajanubia, où elle mène une campagne active de prosélytisme en vue de convaincre les masses comme les nantis de soutenir son programme politique d'application uniforme de la Sharia à travers toute la Confédération. Si les Maulanas à la tête de l'organisation ont une interprétation de la Sharia généralement assez modérée, suivant l'école de pensée Ahl al-Ra'i (l'école de la raison), cela n'empêche pas HIAAI d'attirer aussi dans ses rangs quantité de radicaux intolérants. Si HIAAI ne s'oppose pas ouvertement au système des panchayats et donc au PLS, il encourage toutefois une déférence envers les figures d'autorité religieuse plutôt qu'envers les officiels, considérant que les jugements divins passent avant les jugements séculiers, que ceux-ci découlent d'un prince ou d'une tribunal local. Il milite activement pour que les Maulanas et autres érudits islamiques reconnus soient élus au position de Panchs et Sarpanchs. Méfiant à l'égard des princes, l'HIAAI est prompt à déclarer ceux-ci "ennemis de l'Islam" et autres qualificatifs religieusement dénigrants si les princes enfreignent trop ouvertement ce que HIAAI estime être la correcte interprétation du Coran. De telles accusations visent aussi fréquemment les politiciens de pays musulmans. En fait, la critique de ces derniers est même beaucoup plus fréquente que la critique des dynasties du Mahajanubia en raison de l'absence de répression et de l'ignorance du public quant à ces étrangers. L'HIAAI a ses propres écoles coraniques et aussi plusieurs milices et organisations paramilitaires. La plus vaste, appelées razakars, est composée de jeunes gens radicalisés, utilisés comme "police religieuse" par l'HIAAI pour réprimer les "comportements indécents" par la population mais aussi et surtout pour protéger les éleveurs de bétail, les bouchers, les propriétaires terriens, les industriels et les zamindars qui font de généreuses donations aux mosquées et à l'HIAAI.
Le mouvement entretien des liens étroits avec d'autres groupes islamistes à travers le monde, tel que [url=http://www.simpolitique.com/hezb-emirat-islamique-t13948.html]Amarat-e Eslami-ye Kormālestan[/url]. Bien que n'ayant pas de prétention territoriale en soit, le mouvement a plusieurs exprimés son désire voir à terme émerger un Grand Califat Mondial où l'Humanité serait convertie à l'Islam. Il travaille dans ce sens avec d'autres mouvements. En dépit de cette apparente ouverture communautaire, l'HIAAI est toutefois lui-même déchiré fréquemment par de violents schismes internes, chaque Maulana ayant sa propre vision et interprétation du Coran ou étant simplement parfois jaloux de l'influence de ses collègues.
Le HIAAI est actuellement dirigée par Maulana Asaduddin Khalida Zia.
[img]https://s22.postimg.cc/4l7l4ufkx/Maulana-_Fazal-ur-_Rehman-visits-_Kabul.jpg[/img]
Ancien officier dans les bataillons princiers de la dynastie Oonchaanoranjan, Khalida y est devenu un des premiers "auxiliaires militaires musulmans" des Brigades de la Confédération, chargé du bien-être spirituel des soldats du Mahajanubia de confession musulmane. Il a peu à peu développé une prêche militante agressive, prônant à la fois l'obéissance aux dynasties du Mahajanubia et à la Britonnie comme étant la voie vers le triomphe de l'Islam mais en même temps encourageant une "vigilance meurtrière" à l'égard des dirigeants, des officiers et de toute figure d'autorité afin que la nation "demeure pure". Soupçonné d'être impliqué dans l'assassinat du frère ainé de Pattel Oonchaanoranjan, l'actuel Nawab de Nilabandaragah, celui qui était alors le Major Asaduddin Khalida Zia ne sera pas inquiété très longtemps pour cette affaire. L'année suivante, il sera nommé à la tête de l'ensemble des bataillons princiers de Nilabandaragah, un acte que beaucoup de ses collègues officiers virent comme une récompense pour son rôle dans le meurtre du précédent Nawab. Peu intéressé par ses devoirs militaires, il utilisera surtout sa position pour lier des liens avec le HIAAI. Avide lecteur et orateur doué, il s'imposera bientôt parmi les fidèles, les razakars et les maulanas, devenant lui-même un érudit peu avant d'atteindre le grade de Colonel et de prendre en charge l'ensemble du Corps des auxiliaires militaires musulmans du Mahajanubia.
Harakat Infadh Alshryet Al-Islamia
[img]https://s22.postimg.cc/jtxiilttt/Islamicfaction.png[/img]
Signifiant littéralement "Mouvement pour l'instauration de la loi islamique", Harakat Infadh Alshryet Al-Islamia (اسلامی قانون کے نفاذ کے لئے تحریک), parfois abrégé en HIAAI, est une organisation paramilitaire active dans la Péninsule de Sindabad et dans le Nord-Ouest du Mahajanubia, où elle mène une campagne active de prosélytisme en vue de convaincre les masses comme les nantis de soutenir son programme politique d'application uniforme de la Sharia à travers toute la Confédération. Si les Maulanas à la tête de l'organisation ont une interprétation de la Sharia généralement assez modérée, suivant l'école de pensée Ahl al-Ra'i (l'école de la raison), cela n'empêche pas HIAAI d'attirer aussi dans ses rangs quantité de radicaux intolérants. Si HIAAI ne s'oppose pas ouvertement au système des panchayats et donc au PLS, il encourage toutefois une déférence envers les figures d'autorité religieuse plutôt qu'envers les officiels, considérant que les jugements divins passent avant les jugements séculiers, que ceux-ci découlent d'un prince ou d'une tribunal local. Il milite activement pour que les Maulanas et autres érudits islamiques reconnus soient élus au position de Panchs et Sarpanchs. Méfiant à l'égard des princes, l'HIAAI est prompt à déclarer ceux-ci "ennemis de l'Islam" et autres qualificatifs religieusement dénigrants si les princes enfreignent trop ouvertement ce que HIAAI estime être la correcte interprétation du Coran. De telles accusations visent aussi fréquemment les politiciens de pays musulmans. En fait, la critique de ces derniers est même beaucoup plus fréquente que la critique des dynasties du Mahajanubia en raison de l'absence de répression et de l'ignorance du public quant à ces étrangers. L'HIAAI a ses propres écoles coraniques et aussi plusieurs milices et organisations paramilitaires. La plus vaste, appelées razakars, est composée de jeunes gens radicalisés, utilisés comme "police religieuse" par l'HIAAI pour réprimer les "comportements indécents" par la population mais aussi et surtout pour protéger les éleveurs de bétail, les bouchers, les propriétaires terriens, les industriels et les zamindars qui font de généreuses donations aux mosquées et à l'HIAAI.
Le mouvement entretien des liens étroits avec d'autres groupes islamistes à travers le monde, tel que [url=http://www.simpolitique.com/hezb-emirat-islamique-t13948.html]Amarat-e Eslami-ye Kormālestan[/url]. Bien que n'ayant pas de prétention territoriale en soit, le mouvement a plusieurs exprimés son désire voir à terme émerger un Grand Califat Mondial où l'Humanité serait convertie à l'Islam. Il travaille dans ce sens avec d'autres mouvements. En dépit de cette apparente ouverture communautaire, l'HIAAI est toutefois lui-même déchiré fréquemment par de violents schismes internes, chaque Maulana ayant sa propre vision et interprétation du Coran ou étant simplement parfois jaloux de l'influence de ses collègues.
Le HIAAI est actuellement dirigée par Maulana Asaduddin Khalida Zia.
[img]https://s22.postimg.cc/4l7l4ufkx/Maulana-_Fazal-ur-_Rehman-visits-_Kabul.jpg[/img]
Ancien officier dans les bataillons princiers de la dynastie Oonchaanoranjan, Khalida y est devenu un des premiers "auxiliaires militaires musulmans" des Brigades de la Confédération, chargé du bien-être spirituel des soldats du Mahajanubia de confession musulmane. Il a peu à peu développé une prêche militante agressive, prônant à la fois l'obéissance aux dynasties du Mahajanubia et à la Britonnie comme étant la voie vers le triomphe de l'Islam mais en même temps encourageant une "vigilance meurtrière" à l'égard des dirigeants, des officiers et de toute figure d'autorité afin que la nation "demeure pure". Soupçonné d'être impliqué dans l'assassinat du frère ainé de Pattel Oonchaanoranjan, l'actuel Nawab de Nilabandaragah, celui qui était alors le Major Asaduddin Khalida Zia ne sera pas inquiété très longtemps pour cette affaire. L'année suivante, il sera nommé à la tête de l'ensemble des bataillons princiers de Nilabandaragah, un acte que beaucoup de ses collègues officiers virent comme une récompense pour son rôle dans le meurtre du précédent Nawab. Peu intéressé par ses devoirs militaires, il utilisera surtout sa position pour lier des liens avec le HIAAI. Avide lecteur et orateur doué, il s'imposera bientôt parmi les fidèles, les razakars et les maulanas, devenant lui-même un érudit peu avant d'atteindre le grade de Colonel et de prendre en charge l'ensemble du Corps des auxiliaires militaires musulmans du Mahajanubia.
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Johel3007