Presse générale et provinciale

Arios

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24/08/2032
[center][img]http://nsa38.casimages.com/img/2016/08/21/160821034305404908.png[/img]Arovachia Nuova[img]http://nsa37.casimages.com/img/2016/08/21/160821034305325570.png[/img][/center]

Waskaganish : l'avis des candidats


Dans un an et demi se tiendra une élection cruciale pour l'avenir de l'Olgarie-du-Nord, l'élection qui désignera le chef de l'Union deserane. Cet État jeune, né de la sécession avec les EFOs, pourrait finir gouverné par l'iconoclaste Gordon Waskaganish, symbole et acteur d'un revival nativiste s'exprimant par l'entrisme dans les partis et institutions blanches du Nouveau-Monde. Le candidat soulève pourtant la critique sur la question économique, dont le programme chez lui est motivé par une opposition nette voire brutale aux États-Fédérés voisins. Nous avons voulu savoir ce qu'en pensaient les candidats à la Présidentielle arovaque, qui se tiendra dans une dizaine de jours maintenant.

Livia Fiorine, candidate de l'Unione Cristiano-Sociale :

"Nous devrons discuter avec le Président deseran quel qu'il soit, mais jamais au prix d'une rupture diplomatique avec les États-Fédérés, allié historique. La ligne rouge sera celle de l'enfermement nationaliste, mais si certaines déclarations du candidat peuvent faire peur nous devons rester confiant : le pouvoir tempère toutes ardeurs."

Giuliano Verdogliaco, candidat de Nazione&Liberta :

"Les projets fiscaux, diplomatiques, sanitaires de M. Waskaganish sont des non-sens in-finançables, mus par un électoralisme à toute épreuve. Je fais surtout confiance aux Deserans pour ne pas voter pour un homme dont le programme est inconsistant, juste car il représenterait un changement de façade à la tête du pays. La question des relations que je demanderai au Président de la Ligue d'entretenir avec le Deseret de M. Waskaganish ne se pose donc pas." Vu comme un candidat socialiste d'ici, notons néanmoins qu'il s'est récemment montré très opposé au projet d'indemnisation des personnes âgées, porté par le gouvernement actuel.

Addolorata Pozzi, candidate d'Avanti Arovachia :

"Si le peuple deseran porte l'Union deserane au pouvoir, la Ligue devra respecter sa volonté souveraine. M. Waskaganish me parait modéré sur le plan fiscal, mais patriote ; l'Union deserane est la concrétisation du rêve d'indépendance des peuples, par rapport à des capitales anachroniques. Son élection serait une bonne chose pour la cause des peuples désireux de leur indépendance ou de leur autonomie."

Girardo Mascarpone, candidat indépendant :

"J'aime pas quand ce Monsieur dit qu'il veut couper les ponts avec ses voisins car ce n'est jamais bon pour le business, même si de notre point de vue il vaut mieux que les Olgariens commerçent un par un avec nous que seulement entre eux. Enfin, je n'ai pas vraiment vu le dossier à vrai dire."

Giovena Dovonarco, candidate d'Ecologisti per Tutti:

"La cause native est principale en Olgarie et le Président Waskaganish la fera avancer. L'avenir démographique et culturel de l'Olgarie est au retour aux sources, on le voit aujourd'hui avec un Deseret qui intègre ces problématiques et demeure dynamique, et des États-Fédérés ne se remettant pas de cette sécession, provoquée par leur manque d'ouverture sur beaucoup de sujets. Quelqu'un qui promet aussi de s'opposer frontalement aux délires libéraux et chauvinistes des miettes du Commonwealth m'apparait en tous points sympathique."
Arios

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[center]L'eco di Miliameni
Giornale dell'economia, della politica, per la provincia e tutta la lega ------------ 60ct ---------- 24/08/2032
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Querelle de l'Université : le Thorval peut-il devenir une terre d'émigration ?

Jensgård, une capitale comme on n'en fait plus, est aujourd'hui sous le feu de son propre maire, élu pourtant par la petite bourgeoisie locale (il n'y a pas véritablement de grande bourgeoisie au Thorval). L'élu dénonce les privilèges dont jouissent les membres de l'Université, souffrant qu'elle bénéficie d'une trop grande autonomie par rapport aux pouvoirs locaux et monarchiques. Le Royaume, mille-feuille de lois coutumières et privilèges accordés par corps et groupements de sujets, institutions, n'a rien d'une monarchie centralisée mais l'égalitarisme grandissant sous l'influence religieuse tend à rendre la critique plus acerbe contre certains privilèges, du moins lorsqu'ils pourraient menacer la cohérence intellectuelle du pays.

L'Université de Jensgård, loin d'être le lieu d'une contre-société dans ce pays nordique tenue d'une main d'albâtre, de quoi on fait les dures statues de Vierges intemporelles, a pourtant aujourd'hui toute l'autonomie nécessaire pour servir de bouillon de cultures à de nouvelles idées, à de nouveaux réflexes intellectuels et peut-être bien à une nouvelle pensée qui viendrait déstabiliser l'ordre naturel du Royaume. La ville, qui a l'image d'un bourg rural étendu autour d'un centre-ville en dur, doit sa relative richesse essentiellement à la fonction marchande (agricole et artisanale) qu'elle remplit, mais surtout à sa production artistique... et intellectuelle, autrement dit universitaire.

En voulant placer l'Université sous tutelle du pouvoir, le bourgmestre profère ce qu'il y a de pire dans la petite bourgeoisie agricole du Thorval, les pulsions physiocrates considérant que tout ce qui n'est pas la terre est mauvais. Pourtant, la longue histoire du Thorval artisan, maritime, marchand, littéraire, pieux, artistique, mérite mieux, et si le havre de l'Université de Jensgård vient à se soumettre à la tutelle doctrinale de la monarchie agricole, les derniers individus sensibles à la libre-pensée pourraient déserter le pays ; le vidant de ses forces réflexives, dont celles conservatrices non-physiocrates, et vidant la capitale de ses étudiants pourtant principaux consommateurs tertiaires de la ville et faisant tourner les divers commerces pour lesquels la population produit.

Si le Recteur et les habitants du Quartier savant ont levé les boucliers (au sens figuré, tout de même) contre les velléités du bourgmestre Anskar Bagværksen, ils ne semblent pas redouter une évolution de leur statut pluriséculaire... tout simplement car le poids de l'État lui-même reste faible par rapport aux multiples décisionnaires locaux, parmi lesquels ils sont très bien placés. Composant ce qu'on appellerait un "lobby" dans nos sociétés sécularisés, ils sont de loin indissociables de Jensgård elle-même, qui vit et existe avant tout pour ses étudiants... jusqu'à présent, qu'importent leurs convictions profondes.

Si demain l'exercice de leur savoir et de leur réflexion ne pouvait plus être employé dans le pays, figé quoi-qu'on essaye d'en dire, ces intellectuels pourraient prendre le chemin de la Sovérovie, catholique mais plus ouverte, ou bien des régimes plus tempérés du sud et en premier lieu de la Ligue elle-même, qui possède une tradition d'accueil individuel de réfugiés politiques ou religieux du continent. Depuis quelques années pourtant, les plus miséreux des Thorvalois [url=http://www.simpolitique.com/post298749.html#p298749]semblent avoir choisi de tenter leur chance au Vonalya[/url], bien que païen - preuve s'il en est que l'empire du catholicisme mental ne prime pas encore sur toutes les âmes et les corps.
Arios

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[center]L'eco di Miliameni
Giornale dell'economia, della politica, per la provincia e tutta la lega ------------ 60ct ---------- 24/08/2032
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Le Sénat aliléen valide le Traité de Duzzo

[img]http://nsa37.casimages.com/img/2017/03/18/17031801515510048.png[/img]
Laura Costonopolo, cheffe du Movimento Basta Corruzione, après le vote.

À l'issue de trois mois de négociations âpres entre les trois composantes du Sénat aliléen, le texte du Traité de Duzzo a finalement été adopté, par une assemblée où 23 sièges sont détenus par les populistes du Movimento Basta Corruzione, 24 sièges par Nazione&Liberta (centre-gauche), et 13 sièges par Forza Alileia, l'ancien parti de gouvernement de centre-droit.

La cheffe du parti populiste n'a pas su tenir ses troupes puisque une dizaine des sénateurs MBC ont voté en faveur du texte malgré la consigne de leur leader, qui leur avait expressément demandé de voter contre afin de "ne pas ouvrir la voie à une domination de la politique par des intérêts industriels à l'origine du grand marché entre Siracuzzia et la Ligue". Avec sa désinvolture et son ton habituels, Laura Costonopolo est sortie du Sénat en indiquant illico à la presse que "certains même chez nous ont été payés pour voter favorablement", sans n'avancer évidemment aucune preuve de ses dires. L'acceptation du Traité de Duzzo, même par les représentants du MBC, n'a rien d'absurde quand on sait que ses clauses sont avant tout rédigées en faveur des investisseurs aliléens et montalvéens à Siracuzzia, qui ne dispose pas des forces industrielles et entrepreneuriales des ligués.

Forza Alileia et Nazione&Liberta ont offert l'unanimité de leurs suffrages en faveur du texte, s'accordant ainsi avec 11 sénateurs du Movimento Basta Corruzione afin de permettre l'entrée en vigueur du texte au 1er janvier 2033 avec la création d'un grand marché de libre-échange comprenant la République sérénissime et la Ligue. Avec 48 voies sur 60, la décision du Sénat aliléen a été saluée jusqu'au sommet de l'État par le Président de la Ligue, Giuseppe Veraldini, qui a remercié les Sénats provinciaux d'ouvrir ainsi la voie au retour de la prospérité économique dans le Bassin céruléen.
Arios

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[center]Cartagina sera
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27/08/2032
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La patronne de la chaîne PROSPER et ses enfants retrouvés morts

[center][img]http://nsa38.casimages.com/img/2017/02/20/170220073409438773.png[/img]

Spécialiste des produits électroniques, et distributeur généraliste[/center]

C'est une horrible nouvelle qui a frappé la chaîne PROSPER dont les magasins resteront pour la plupart fermés aujourd'hui. Isabella Genezzio et ses deux enfants, Ignazio et Luminenza de 8 et 4 ans, ont été retrouvés assassinés au domicile familial, une villa de 350 m² dans la banlieue de Miliameni, en Alilée.
La propriétaire des magasins PROSPER a été visiblement frappée au visage par un objet contondant, alors qu'elle était assise dans sa table à manger. Les enfants auraient été abattus à bout portant dans le canapé, surprenant peut-être sur l'instant le ou les criminels.

Le quartier où résidait la millionnaire était pourtant de ces lotissements sur-protégés, notamment par l'emploi de sociétés de sécurité privée. Une défaillance grave aurait été repérée dans le système de surveillance électronique, sans que l'on sache à ce stade s'il a été piraté. L'assassinat a été sans nul doute prémédité et les criminels encourent des peines de perpétuité, mais les Carabiniers n'ont communiqué aucun indice sur leur stade d'avancement. C'est la femme de ménage, une amarantine de 42 ans, qui a découvert les corps le lendemain matin.

Plusieurs membres de la compagnie de sécurité du quartier sont en garde-à-vue et soupçonnés de négligence bien que pour l'instant pas suspectés d'avoir un lien avec la tragédie. Les magasins PROSPER se retrouvent en deuil, avec leurs milliers d'employés. La direction du groupe devrait se réunir mercredi pour valider la passation des actions majoritaires à l'héritier le plus proche, potentiellement le frère de la malheureuse, Italo Genezzio. Cet homme, prêtre respecté à Burani et se tenant depuis toujours loin des affaires de sa famille, devrait faire prochainement le voyage depuis Siracuzzia où il officie pour célébrer les funérailles de sa sœur, son neveu et sa nièce.
Arios

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27/08/2032
[center][img]http://nsa38.casimages.com/img/2016/08/21/160821034305404908.png[/img]Arovachia Nuova[img]http://nsa37.casimages.com/img/2016/08/21/160821034305325570.png[/img][/center]

La candidate UCS encore plus fragilisée par les rumeurs


[img]http://www.tourprom.ru/site_media/cache/d0/64/d064c76bd9b006f0dcb2e28409196a57.jpg[/img]
Siracuzzia est réputée dans tout le bassin pour ses soirées privées masquées

Livia Fiorine ne parvient pas à faire changer de sujet aux commentaires sur sa personne, même en évoquant la situation internationale et tentant par-là de se donner une stature présidentielle, notamment lorsqu'elle dresse un constat mesuré de son rôle à l'égard de la situation des sécessionnismes nord-olgariens. Soupçonnée, depuis une quinzaine de jours, de mener une double vie avec une chanteuse de variété, malgré sa fréquentation accrue d'un footballeur britonnien, la candidate semble avoir déjà commencé à payer le prix de ces accusations dans les dernières enquêtes d'opinions, qui la font s'éloigner du score de son principal concurrent, le président sortant, mais la maintiennent encore jusqu'à présent au second tour.

C'est sans compter peut-être sur les nouvelles révélations de la presse d'investigation, qui relayent peut-être à tord des rumeurs plus précises encore, qui viendraient confirmer les penchants au moins homosexuels de la chef de file du social-christianisme. Cette semaine, un journaliste du magasine Stelle Mag affirme qu'il existe bien des photographies de la candidate avec son amie chanteuse de variété, mais qu'elles auraient été prises lors d'une soirée privée à Siracuzzia, genre de soirées auxquelles aurait pu participer l'ex-mannequin d'abord en tant que salariée, puis en tant qu'amatrice une fois reconnue dans son métier.

Relayant des rumeurs en assurant avec désinvolture que Livia Fiorine "est très connue dans le milieu de la Città", plusieurs confrères s'exposent ainsi à la récente plainte en justice de l'intéressée, qui juge être traitée à demi-mot de "prostituée" par ces allégations. Elle continue de démentir toute double-vie et dit officiellement s'inquiéter d'un "sale tournant manipulateur" de la campagne. Elle a invité à les Montalvéens à "ne pas croire une miette" des "dires de menteurs salissant maintenant [sa] vie et celle de [ses] enfants".
Arios

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[center][img]http://nsa37.casimages.com/img/2017/02/12/170212040156426296.png[/img]
31 d'agosto 2032

Le cacao dans la balance[/center]
[center][img]http://nebula.wsimg.com/33cc96217937ab458d0ef31440621281?AccessKeyId=1C98F2ED08B4E288C841&disposition=0&alloworigin=1[/img]
Le chocolat montalvéen contient en moyenne 35% de cacao[/center]

Le chocolat est un des piliers de la balance commerciale montalvéenne. Vendus en moyenne 32 lires, les 100 millions de kilogrammes de chocolat exportés chaque année dans le monde entier rapportent 3,2 milliards au pays, soit un dixième de ce que rapportent les fruits et légumes exportés et un cinquième de ce que rapporte la vente d'espaces de stockage numérique (notamment de publicité).

Un "pilier" davantage symbolique que financier, le miracle du chocolat montalvéen ayant été de permettre au pays de faire ces produits un symbole fort d'identification auprès des étrangers, malgré l'absence complet de matière première sur le sol de la Ligue. Il est loin, le temps où pour le cacao, on allait découper des empires en Algarbe afin d'assurer l'acheminement des précieuses cosses le long du Bras de Mer de l'Algarbe, jusqu'à Lébira.

Aujourd'hui, la production et sa distribution sont mondialisées, ce qui n'est pas sans mettre la filière de transformation face aux turbulences qui peuvent être celles de la variation des cours, sous l'influence des décisions prises à l'autre bout du monde, notamment en Olgarie du sud, où la production tend à se concentrer en dépendant donc au fur et à mesure d'un moindre nombre d'acteurs. Pour produire ses 100 millions de chocolats voués à l'exportation, en moyenne, chaque année, la Ligue doit importer 35 millions de kilogrammes de cacao, principalement depuis le Tlaloclitlal (pour environ 80% toutes destinations du chocolat confondues).

Le prix du cacao sur le marché mondial tend vers les 4000 $ la tonne, soient 4 $ le kg. Stimulé par une demande à nouveau en hausse, le cours augmente durablement depuis plusieurs mois tandis que l'absence de concurrence face aux trusts sud-olgariens encourage à une montée des prix. Sauf arrivée de nouveaux producteurs qui parieraient sur le développement de cette production, le cours devrait continuer de grimper tandis que la reprise de la croissance se traduit par une augmentation du pouvoir d'achat dans les pays développés.

La Ligue importe donc chaque année pour 140 millions de $ de cacao, rien que pour les chocolats qu'elle exporte ensuite (210 millions $ au total). La consommation intérieure en chocolat est estimée à environ 50 millions de kg par an, soient autour de 18 millions de kg de cacao. Avec 3,5 kg de chocolat consommé par montalvéen et par an, la consommation des Montalvéens est donc relativement moyenne pour les pays développés et pourrait continuer d'augmenter. Pour le plus grand bonheur des transformateurs, comme des cacaotiers.
Arios

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3/09/2032
[center][img]http://nsa38.casimages.com/img/2016/08/21/160821034305404908.png[/img]Arovachia Nuova[img]http://nsa37.casimages.com/img/2016/08/21/160821034305325570.png[/img][/center]

Dernières heures d'une longue campagne

Giuliano Verdogliaco redevient favori


[img]http://images.derstandard.at/t/12/2016/09/12/hdz-o.jpg[/img]

Sa principale opposante et ex-compagnie Livia Fiorine est restée inaudible dans ces deux dernières semaines de campagne, fragilisée par les rumeurs de double-vie et d'une sexualité hétérodoxe notamment avec une chanteuse de variété un peu oubliée. Son passé de vedette du mannequinat, avec tout ce que le milieu véhicule d'images parfois sordides, lui a été remis à la figure sous le coup d'un emballement médiatique ; braises sur lesquelles n'ont pas manqué de souffler ses concurrents, cassant en quelques heures l'effort de reconversion entrepris depuis des années dans les hautes sphères de l'Unione Cristiano-Sociale.

Le Président sortant a joué pour un durcissement à droite, une thématique porteuse dans le contexte d'essor du néo-conservatisme en Dytolie. S'il est resté mitigé sur les questions migratoires et absent sur le thème identitaire, qui ne préoccupe pas la province, il s'est néanmoins fendu d'une sortie sur le principal prétendant au gouvernement du Deseret en 2034 : le souverainiste iconoclaste Gordon Waskaganish. Un moyen de faire comprendre qu'il n'hésitera pas à ancrer l'Arovaquie dans une Présidence conservatrice, à l'égard des institutions et du redressement économique amorcé.

Au coude à coude durant plusieurs semaines avec sa principale adversaire de l'UCS, il serait aujourd'hui gagnant face à elle dans la perspective d'un second tour, beaucoup d'électeurs choisissant in fine sur la stature du personnage avant même de s'intéresser au fond des idées.

L'UCS pas assez à gauche ?

[img]http://www.sologossip.it/wp-content/uploads/2015/07/mara-carfagna-intervista-chi-300x200.jpg[/img]

L'émergence, en milieu de campagne, de la candidature de l'écologiste Giovena Dovonarco, a pu être interprétée comme le symptôme d'une campagne trop timorée de la part des Chrétiens-Sociaux, alors qu'il existait une marge de manœuvre à gauche pour élargir le socle de premier tour. Peu habitué à manier des thématiques trop clivantes à l'égard du reste du champ politique, et très souvent dans une logique de co-gouvernement avec le centre-droit, l'Unione Cristiano-Sociale avait pourtant pousser la candidature de Livia Fiorine en espérant donner une fraicheur au vieux parti centriste.

En dehors du militarisme bon teint affiché par la candidate, de son projet phare de service civil obligatoire pour les jeunes, il a été difficile d'identifier une teinte économique très particulière à cette ligne durant la campagne, au point que beaucoup d'électeurs pourraient préférer l'expérience du sortant Nazione&Liberta aux promesses de promesses de l'UCS. Pour autant, la bataille du renouveau de la politique semble se jouer hors les murs du centre.

Addolorata Pozzi a déjà gagné

[img]http://harriman.columbia.edu/files/harriman/styles/event_300/public/kolinda-grabar-kitarovic_rdax_375x250.jpg?itok=yHcYKcJO[/img]

Les sondés ont finalement été indulgents à l'égard de la candidate autonomiste, qui pour sa première campagne semble en train de solidifier une base d'électeurs tentés par l'indépendance de l'Arovaquie, autour de 15 à 17% des électeurs plausibles, du moins par le choix d'une autonomisation à l'égard des autres Provinces de la Ligue. L'émergence de ce troisième bloc, avait tout ce qu'il comporte d'indépassable dans ses dimensions au vu du tabou que représente l'idée d'une fracturation de la Ligue, quand cela n'agite pas des craintes terribles dans le reste de l'opinion, invite aussi le centre à choisir peut-être de se montrer plus clivant à l'avenir entre ses deux composantes (le socialisme-chrétien de l'UCS et le social-libéralisme de N&L), au risque que le populisme de la droite autonomiste ne vienne à récupérer progressivement tous les déçus d'un redressement trop lent, si tant est qu'il se maintienne.

Existe-t'il vraiment un quatrième bloc ?

Traditionnellement dans les dernières semaines et derniers jours, le tiers d'électeurs indécis se répartit (pour partie) sur les candidatures officielles avec plus ou moins de régularité selon les scrutins. C'est ce qui a permis, en une quinzaine de jours, au candidat indépendant Girardo Mascarpone de passer d'une dizaine de points d'intentions de vote à un septième de l'électorat, autour de 15%. Électorat très volatile s'il en est, il pourrait symboliser au soir du premier tour ces millions d'Arovaques éloignés des urnes et de l'intérêt pour la politique, mais pas au point d'accorder leurs suffrages à la piste autonomiste. La candidature écologiste, qui ne semble pas envisager un score supérieur à 10%, relève pour partie de cette logique bien qu'elle traduise là l'émergence de thèses environnementalistes propres au monde occidental, encouragées aussi par les limites de la croissance démontrées lors de la crise.

En conclusion

La principale révélation de fond a été l'émergence d'une envie autonomiste non négligeable, soutenue par une conjoncture pourtant positive.
Les partis centristes historiques ont perdu proportionnellement en attrait, sans oser renouveler leur éventail idéologique.
La campagne ne semble pas avoir fait revenir beaucoup de déçus vers l'actualité politique.

Bien sûr, tout reste à confirmer lors du scrutin, qui se tiendra dans trois jours. Résultats connus dans la soirée du 6...
Arios

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[center]Cartagina sera
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4/09/2032
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Arovaquie : Le Président de la Ligue intervient dans la campagne

[img]http://www.unita.tv/wp-content/uploads/2016/09/c.jpg[/img]
Giuseppe Veraldini, Président de la Ligue

Le Président général de la Ligue est sorti du silence habituel de l'exécutif a l'égard des élections provinciales, fait assez exceptionnel pour être noté, dans une vidéo de 3 minutes ayant servi à inaugurer le profil en ligne du compte Zibbibo de la Présidence. L'homme d'âge mur, garant des institutions des Provinces-Unies, s'est ainsi exprimé face caméra pour inciter les Arovaques à se mobiliser pour ce scrutin décisif. S'il s'est tenu éloigné des discours d'alarme, ou de toute forme de catastrophisme, il a tenu à insister sur le "nécessaire patriotisme" à l'égard de l'expression démocratique, mais pas seulement.

En effet, Giuseppe Veraldini (qui n'est issu d'aucune formation politique) a invité les électeurs à "rejeter les candidatures fantaisistes" donc les "personnes qui ne prennent pas au sérieux les institutions", indiquant que cela revenait à ne pas "prendre au sérieux les intérêts de la population, quand la politique est notre commun intérêt".

Le message, visiblement à destination du candidat indépendant et de la candidate autonomistes, qui cumulent à eux deux un tiers de l'électorat potentiel dans les dernières enquêtes d'opinion publiées, est une première pour un Président en exercice, qui n'est pas sans susciter le débat. Si Girardo Mascarpone n'a pas tenu à réagir, Addolorata Pozzi a répondu par message interposé : "Sauf tout le respect dû au costume et à l'homme, laissons les Arovaques décider en conscience de leur avenir". Depuis ce matin, la candidate arbore le seul Ours, symbole de l'Arovaquie qu'elle souhaite souveraine, en photo de profil. Encore deux jours à attendre.
Arios

Message par Arios »

6/09/2032
[center][img]http://nsa38.casimages.com/img/2016/08/21/160821034305404908.png[/img]Arovachia Nuova[img]http://nsa37.casimages.com/img/2016/08/21/160821034305325570.png[/img][/center]


Verdogliaco et Fiorine remportent le premier tour !

Le Président sortant arrive en tête avec 27,87% des voix, suivi de la candidate de l'UCS avec 25,29% des voix.

L'affiche du second tour n'est donc pas une surprise. Malgré un écart dans les sondages qui laissait dire que tout serait possible pour cette élection, les deux grands partis semblent avoir canalisé assez de soutiens pour demeurer en tête et s'imposer pour le second tour. N&L et l'UCS, qui devraient dans tous les cas composer un gouvernement ensemble au Sénat, ne seront ni l'un ni l'autre un fait nouveau à prendre en compte par le pouvoir central, qu'importe le vainqueur de dans deux semaines.

Giuliano Verdogliaco, candidat de Nazione&Liberta : 27,87%

Livia Fiorine, candidate de l'Unione Cristiano-Sociale : 25,29%

Addolorata Pozzi, candidate d'Avanti Arovachia : 21,24%

Girardo Mascarpone, candidat indépendant : 13,93%

Giovena Dovonarco, candidate d'Ecologisti per Tutti : 12,67%

L'abstention, autour de 28%, relativise la caution des résultats apportées à chaque candidat. Mais le scrutin vient confirmer des tendances au niveau de la population électrice. Malgré la déception de ne pas être présent au second tour, Avanti Arovachia obtient néanmoins un score bien au-dessus de ce qu'il espérait lors du lancement de sa candidate. La progression d'un bloc autonomiste dans l'opinion, autour d'un cinquième des votants, sera un fait non négociable dans l'avenir d'autant que le résultat de Février dernier aux sénatoriales engagea l'UCS et N&L à s'entendre sur une coalition au niveau provincial, afin de lutter contre les idées indépendantistes.

[center][img]http://nsa38.casimages.com/img/2017/03/23/170323060427491930.png[/img]
En rouge, régions où Livia Fiorine arrive en tête.
En bleu, régions où Giuliano Verdogliaco arrive en tête.
En cyan, région où Addolorata Pozzi arrive en tête.
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Le second tour aura lieu le 20 septembre prochain.
Arios

Message par Arios »

[center]Cartagina sera
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6/09/2032
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Le Président reçoit les associations boers au Palazzo

[img]http://southafrica.trendolizer.com/assets_c/2016/08/3953532-thumb-300xauto-3447535.jpg[/img]
Une femme boer pauvre et son enfant, en Aleka.

Historiquement, la Ligue est une amie de la communauté boer d'Algarbe-du-sud. Si la relation antérieurement économique et militaire s'est muée, depuis bientôt un siècle, en une relation avant tout diplomatique, la Ligue n'a jamais fermé les yeux à une immigration faible mais présente et toujours vue comme dommageable du fait du déracinement qu'elle provoquait et de la conséquence contre-productive sur le peuplement de l'Aleka, une terre qui fut bas-germanique avant d'être anglo-saxonne.

Le chef de la Ligue recevait, comme tous les ans, les chefs d'associations de mémoire boer résidant au Montalvo ou venant pour l'occasion d'Aleka, une tradition qui a toujours fait frémir le gouvernement politique, majoritairement briton, de l'Aleka. Si la population boer compose 70% du groupe blanc en Aleka, de grandes disparités la frappent au point qu'il existe une grande pauvreté parmi des ghettos strictement boers, alimentés par l'émigration depuis les campagnes provoquées par les mutations agricoles parallèlement à la captation des emplois urbains par la communauté britonnique.

La sympathie historique à l'égard de ces populations vient en partie des liens qui unirent les diplomaties de l'État très maritime et marchand avec l'IJndenland et la Fritzie, alors que les cités italiques de Cérulée se trouvaient sur le chemin du continent noir et encore plus de sa pointe sud, colonisée par les bas-germaniques dès le XVIème siècle. Le premier italique arrivé sur l'île de l'actuelle Aleka était Jacobo Sanmarino di Fuzze, en 1618, dont la mère était une aristocrate cartaginienne d'une branche cadette de la famille d'origine sultanique des Lachebori-Sgaffanote (Al-Qabir Saqfnet, dont le premier arriva au neuvième siècle sur le sol nazalien). Di Fuzze, marchand, travailla dans le négoce sur place, avec colons boers et locaux nomades, avant de mourir lors d'une traversée de retour vers la Cérulée, à son troisième voyage. Une rue de la capitale alekane porte son nom, "Iacobus Sanmarinus".

Dans le contexte de refroidissement des relations entre le Commonwealth et la Ligue, la décision de non-annulation de cette rencontre prend tout son sens. Mais les provocations devraient ne pas aller trop loin, alors qu'il existe aussi une forte communauté montalvéenne en Britonnie, autant que beaucoup d'expatriés en Aleka, qui vivent des relations commerciales entre les deux pays.
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