Activités internes kirkstanaises
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Chaarden
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Dans les coulisses de l'armée :
Kritev, bureaux de direction des armées
<center>[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=576630palaispouchkine80558pghd1.jpg][img]http://img15.hostingpics.net/pics/576630palaispouchkine80558pghd1.jpg[/img][/url]</center>
Guerre Upajo-kirkstano-lychakienne :
Etat-major kirkstanais, 7h05
Vladimir Stramine, en costard cravate, voulait que la rencontre qui allait suivre se passe bien. Et si le dictateur le voulait, c'est que ça arrivera. Il rencontrait ce matin le général Cho Inseul Kim, un grand militaire lychakien chargé de s'occuper des armées communistes du Lychaka pour mener à bien la guerre qui se tramait en Upajie. Il était grand temps d'annexer ces petits pays minables coincés sous le joug capitaliste, pour les amener vers la grandeur ; le communisme. Cho Inseul Kim devait se présenter à 7h30 dans la grande salle, où il sera acceuilli par le Shin-Røt Vladimir Stramine, le Bløkrøv Vassili Iakov et les deux conseilleurs-généraux de l'armée kirkstanaise : Boris Bergov et Piotr Soudoïne.
Vladimir Stramine s'arracha de son miroir et se dirigea à grands pas vers la grande salle du palais qu'il réservait habituellement pour déjeuner avec ses ministres. Il entra dans la salle, accompagné de son escorte habituelle, salua ses conseillers et Vasilli Iakov et s'assit. Il lut les papiers sur l'arrivé officielle de M. Kim. Quelques minutes plus tard, les portes de la salle s'ouvrirent en coup de vent et Cho Inseul Kim entra dans la salle en tenue de militaire haut gradé lychakien. Il salua les hauts gradés kirkstanais et s'assit.
Cho Inseul Kim : Je vous souhaite le bonjour messieurs ! Je suis Cho Inseul Kim, comme vous auriez pu le deviner. J'ai été envoyé par mon gouvernement pour vous aider à diriger mes armées contre les upajiens.
Vladimir Stramine : Bonjour, bonjour... je vous présente Vassili Iakov, mon second, et mes deux conseilleurs militaires, Boris Bergov et Piotr Soudoïne. C'est avec plaisir que je vous reçois, mais je dois dire que je suis étonné de vous voir seul.
Cho Inseul Kim : Notre gouvernement n'a pas jugé nécessaire d'envoyer de trops nombreux conseillers ou généraux, qui seraient inutiles.
Vladimir Stramine : Soit soit... je propose de rentrer directement dans le vif du sujet si vous le voulez !
Cho Inseul Kim : Bien entendu ne perdons pas de temps ! Comment s'est déroulé l'arrivé des hommes ainsi que le commencement de la guerre ?
Vladimir Stramine : Vos hommes sont arrivés et ont fait ce qui étaient prévus. Ils se sont placés derrière la frontière upajienne et ont tirés sur nos installations, afin que nous trouvions un prétexte officiel pour attaquer l'Upajie.
Cho Inseul Kim : Un prétexte officiel ? Il y a d'autre raisons à part agrandir votre pays ?
Vladimir Stramine : Bien évidemment : L'Upajie présente en plus deux avantages, d'une part ses sols sont remplis de pétrole ! Ce qui est plus qu'important pour l'indépendance énergétique de mon pays ! Le deuxième avantage est l'accès à la mer que pourrais fournir ce pays au mien ! Ce serait un bond en avant non négligeable pour mon pays, le début de la fin du règne capitaliste sur l'Alméra orientale.
Cho Inseul Kim : Vous comptez ne pas vous arrêter à l'Upajie ?
Vladimir Stramine : Mon but est d'éradiquer le capitalisme qui je juge trop proche de mon pays ! Mais bien sur, ce n'est qu'un projet dans un lointain futur où je ne demanderais de l'aide à personne, sauf nécessaire.
Cho Inseul Kim : Très bien, c'est vous qui voyez. Où en sont nos armées concrètement ?
Boris Bergov : Elles ont pénétrées il y a quelques heures dans le territoire ennemie, elles n'ont pour l'instant rencontrés aucune résistance.
Vladimir Stramine : Nous ne pouvons pas donner d'ordres à nos généraux d'ici, nous devons sortir et nous rendre dans un lieu tenu secret. Nous y allons ?
Cho Inseul Kim : Je vous suis.
Kritev, bureaux de direction des armées
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Guerre Upajo-kirkstano-lychakienne :
Etat-major kirkstanais, 7h05
Vladimir Stramine, en costard cravate, voulait que la rencontre qui allait suivre se passe bien. Et si le dictateur le voulait, c'est que ça arrivera. Il rencontrait ce matin le général Cho Inseul Kim, un grand militaire lychakien chargé de s'occuper des armées communistes du Lychaka pour mener à bien la guerre qui se tramait en Upajie. Il était grand temps d'annexer ces petits pays minables coincés sous le joug capitaliste, pour les amener vers la grandeur ; le communisme. Cho Inseul Kim devait se présenter à 7h30 dans la grande salle, où il sera acceuilli par le Shin-Røt Vladimir Stramine, le Bløkrøv Vassili Iakov et les deux conseilleurs-généraux de l'armée kirkstanaise : Boris Bergov et Piotr Soudoïne.
Vladimir Stramine s'arracha de son miroir et se dirigea à grands pas vers la grande salle du palais qu'il réservait habituellement pour déjeuner avec ses ministres. Il entra dans la salle, accompagné de son escorte habituelle, salua ses conseillers et Vasilli Iakov et s'assit. Il lut les papiers sur l'arrivé officielle de M. Kim. Quelques minutes plus tard, les portes de la salle s'ouvrirent en coup de vent et Cho Inseul Kim entra dans la salle en tenue de militaire haut gradé lychakien. Il salua les hauts gradés kirkstanais et s'assit.
Cho Inseul Kim : Je vous souhaite le bonjour messieurs ! Je suis Cho Inseul Kim, comme vous auriez pu le deviner. J'ai été envoyé par mon gouvernement pour vous aider à diriger mes armées contre les upajiens.
Vladimir Stramine : Bonjour, bonjour... je vous présente Vassili Iakov, mon second, et mes deux conseilleurs militaires, Boris Bergov et Piotr Soudoïne. C'est avec plaisir que je vous reçois, mais je dois dire que je suis étonné de vous voir seul.
Cho Inseul Kim : Notre gouvernement n'a pas jugé nécessaire d'envoyer de trops nombreux conseillers ou généraux, qui seraient inutiles.
Vladimir Stramine : Soit soit... je propose de rentrer directement dans le vif du sujet si vous le voulez !
Cho Inseul Kim : Bien entendu ne perdons pas de temps ! Comment s'est déroulé l'arrivé des hommes ainsi que le commencement de la guerre ?
Vladimir Stramine : Vos hommes sont arrivés et ont fait ce qui étaient prévus. Ils se sont placés derrière la frontière upajienne et ont tirés sur nos installations, afin que nous trouvions un prétexte officiel pour attaquer l'Upajie.
Cho Inseul Kim : Un prétexte officiel ? Il y a d'autre raisons à part agrandir votre pays ?
Vladimir Stramine : Bien évidemment : L'Upajie présente en plus deux avantages, d'une part ses sols sont remplis de pétrole ! Ce qui est plus qu'important pour l'indépendance énergétique de mon pays ! Le deuxième avantage est l'accès à la mer que pourrais fournir ce pays au mien ! Ce serait un bond en avant non négligeable pour mon pays, le début de la fin du règne capitaliste sur l'Alméra orientale.
Cho Inseul Kim : Vous comptez ne pas vous arrêter à l'Upajie ?
Vladimir Stramine : Mon but est d'éradiquer le capitalisme qui je juge trop proche de mon pays ! Mais bien sur, ce n'est qu'un projet dans un lointain futur où je ne demanderais de l'aide à personne, sauf nécessaire.
Cho Inseul Kim : Très bien, c'est vous qui voyez. Où en sont nos armées concrètement ?
Boris Bergov : Elles ont pénétrées il y a quelques heures dans le territoire ennemie, elles n'ont pour l'instant rencontrés aucune résistance.
Vladimir Stramine : Nous ne pouvons pas donner d'ordres à nos généraux d'ici, nous devons sortir et nous rendre dans un lieu tenu secret. Nous y allons ?
Cho Inseul Kim : Je vous suis.
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Chaarden
Dans les coulisses de l'armée (partie 2) :
Quelque part, au Nord du Kirkstan
<center>[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=6060254987791.jpg][img]http://img15.hostingpics.net/pics/6060254987791.jpg[/img][/url]</center>
<center>C'est surement dans ces montagnes hostiles à toutes présences humaines que Cho Inseul Kim et les représentants du gouvernement kirkstanais se sont rendus ce jour-là, pour parler de la guerre et donner les ordres, loin des regards et des oreilles indiscrètes.</center>
Il était 18h34, le cortège de plusieurs véhicules qui amenait le général lychakien et la déléguation gouvernementale de Stramine zigzaguait entre les montagnes. Il n'y a aucune route à suivre, il faut conduire selon sa mémoire. Le général lychakien ne fut pas autorisé à regarder la direction du véhicule. Seul Vladimir Stramine y était autorisé. On ne savait pas comment M. Kim avait pris cette interdiction.
Vladimir Stramine est quelqu'un de très méfiant, presque paranoïaque.
Après plusieurs heures de route, les véhicules s'arrétèrent et tout le monde descendit, il faisait nuit noire et il n'y avait pas de lune, le seul moyen de s'éclairer était la lumière émise par les phares de voiture. Cho Inseul Kim plissa les yeux : il ne voyait rien à plus de cinq mètre devant lui. Quelques secondes plus tard, un puissant bruit sourd retentit. Une porte parfaitement camouflé s'ouvrit à flanc de montagne et les véhicules s'y engouffrèrent, suivis des hommes.
Une fois à l'intérieur de ce qui semblait être une petite base sous-terraine, les ministres kirkstanais et le général lychakien parcourèrent plusieurs couloirs gardés avant de déboucher sur une salle. En entrant dans ladite salle, Kim regarda derrière lui et remarqua que les gardes qui patrouillaient dans les couloirs n'étaient pas des militaires kirkstanais. C'était des hommes avec des lunettes teintées, tous sur leur trente-et-un.
C'était des agents de la KVP.
Kim sembla légèrement troublé, pourquoi cet endroit était si bien gardé ?
Cho Inseul Kim : Dites moi Monsieur, où sommes nous exactement ?
Vladimir Stramine : Dans un centre de développement, qui nous sert non seulement d'état-major, mais en plus c'est ici que sont placés nos centres de recherche secrets. C'est pourquoi je ne voulais pas que quiconque ne connaisent l'emplacement de cette base. Vous comprenez ?
Cho Inseul Kim : Bien sur bien sur... ici, nous sommes dans la salle de l'état major ?
Boris Bergov : En effet, d'ici, nous pouvons prendre contact avec le général Nikolaïlévitch, qui est chargé de diriger l'armée kirkstanaise.
Vassili Iakov : Asseyez vous là-bas, nous resterons ici jusqu'à la fin de la guerre, il est important d'accompagner ses hommes jusqu'au bout.
Les armées lychakiennes et kirkstanaises accomplissent au pied de la lettre les ordres envoyés par Bergov et Kim, surveillés de très près par Iakov et Vladimir Stramine. Parfois, l'armée adverse, l'upajienne, cause des soucis, adoptant des techniques de combat modernes, inconnues de l'armées kirkstanais notamment. Mais bien sur, Kim transmet en même temps son savoir aux généraux stalinistes. La guerre continue... Stramine était euphorique, ses rêves étaient pleins de puits de pétrole et de bateaux...
Quelque part, au Nord du Kirkstan
<center>[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=6060254987791.jpg][img]http://img15.hostingpics.net/pics/6060254987791.jpg[/img][/url]</center>
<center>C'est surement dans ces montagnes hostiles à toutes présences humaines que Cho Inseul Kim et les représentants du gouvernement kirkstanais se sont rendus ce jour-là, pour parler de la guerre et donner les ordres, loin des regards et des oreilles indiscrètes.</center>
Il était 18h34, le cortège de plusieurs véhicules qui amenait le général lychakien et la déléguation gouvernementale de Stramine zigzaguait entre les montagnes. Il n'y a aucune route à suivre, il faut conduire selon sa mémoire. Le général lychakien ne fut pas autorisé à regarder la direction du véhicule. Seul Vladimir Stramine y était autorisé. On ne savait pas comment M. Kim avait pris cette interdiction.
Vladimir Stramine est quelqu'un de très méfiant, presque paranoïaque.
Après plusieurs heures de route, les véhicules s'arrétèrent et tout le monde descendit, il faisait nuit noire et il n'y avait pas de lune, le seul moyen de s'éclairer était la lumière émise par les phares de voiture. Cho Inseul Kim plissa les yeux : il ne voyait rien à plus de cinq mètre devant lui. Quelques secondes plus tard, un puissant bruit sourd retentit. Une porte parfaitement camouflé s'ouvrit à flanc de montagne et les véhicules s'y engouffrèrent, suivis des hommes.
Une fois à l'intérieur de ce qui semblait être une petite base sous-terraine, les ministres kirkstanais et le général lychakien parcourèrent plusieurs couloirs gardés avant de déboucher sur une salle. En entrant dans ladite salle, Kim regarda derrière lui et remarqua que les gardes qui patrouillaient dans les couloirs n'étaient pas des militaires kirkstanais. C'était des hommes avec des lunettes teintées, tous sur leur trente-et-un.
C'était des agents de la KVP.
Kim sembla légèrement troublé, pourquoi cet endroit était si bien gardé ?
Cho Inseul Kim : Dites moi Monsieur, où sommes nous exactement ?
Vladimir Stramine : Dans un centre de développement, qui nous sert non seulement d'état-major, mais en plus c'est ici que sont placés nos centres de recherche secrets. C'est pourquoi je ne voulais pas que quiconque ne connaisent l'emplacement de cette base. Vous comprenez ?
Cho Inseul Kim : Bien sur bien sur... ici, nous sommes dans la salle de l'état major ?
Boris Bergov : En effet, d'ici, nous pouvons prendre contact avec le général Nikolaïlévitch, qui est chargé de diriger l'armée kirkstanaise.
Vassili Iakov : Asseyez vous là-bas, nous resterons ici jusqu'à la fin de la guerre, il est important d'accompagner ses hommes jusqu'au bout.
Les armées lychakiennes et kirkstanaises accomplissent au pied de la lettre les ordres envoyés par Bergov et Kim, surveillés de très près par Iakov et Vladimir Stramine. Parfois, l'armée adverse, l'upajienne, cause des soucis, adoptant des techniques de combat modernes, inconnues de l'armées kirkstanais notamment. Mais bien sur, Kim transmet en même temps son savoir aux généraux stalinistes. La guerre continue... Stramine était euphorique, ses rêves étaient pleins de puits de pétrole et de bateaux...
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Chaarden
Au front :
[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=1491826496072photographienoiretblancdessoldatsrussessovitiquedansunetranche1.jpg][img]http://img15.hostingpics.net/pics/1491826496072photographienoiretblancdessoldatsrussessovitiquedansunetranche1.jpg[/img][/url]
Les soldats kirkstanais sont au front depuis presque 2mois maintenant. Le gouvernement leur avait promis une guerre éclair, très vite réglée, mais ce n'était pas le cas, la bataille de Welfenberg stagnait. L'embuscade tendue dans la ville avait été totalement ratée. Les upajiens se cachaient à présent par petits groupes dans une zone, que l'on avait entourée de tranchées, dans lesquelles les soldats s'activaient, occupés à bétonner lesdites tranchées ou à jouer aux cartes. Il était impossible de bombarder les positions susceptibles de acher des ennemis, à cause des DCA et des lances-roquettes anti-aériennes, surement fournies par l'OTH. De ces faits, les soldats sont à présents bloqués comme des rats au fond de leurs trous. Cela faisait quelques jours que les assauts devenaient de moins en moins fréquents. L'armée ennemie aussi s'était immobilisée dans des tranchées.
L'état-major kirkstanais avait ordonné de maintenir des positions de défense : ne faire aucun assaut, laisser l'ennemi se casser les dents sur les tranchées. Les hélicoptères de combat doivent rester immobiles tant que la DCA upajienne n'est pas tombée.
Les tranchées bétonnées avaient leurs avantages et leurs défauts :
Le béton offrait aux soldats une isolation, idéale par ce temps froid. De plus, les quelques bombardements ennemis se voyaient totalement inneficaces grâce à la solidité des tranchées.
D'un autre côté, les tranchées retenaient l'eau, qu'il fallait donc évacuer quand il se mettait neiger et que la neige fondait, au grand damne des soldats ; c'était Noël dans un mois et ils aimeraient tous rentrer chez eux fêter en famille cet évènement...
Vladimir : Brelan de rois, je gagne..
Igor : Heureusement que l'on mise avec des cailloux, j'aurais déjà perdu gros.
Iakov :Et voilà qu'il se met à neiger... quel jour on est aujourd'hui ?
Vladimir : On est... le 20 novembre.
Iakov : C'est Noël dans un mois, et j'aimerais que cette foutue guerre se termine et que j'aille fêter ça avec ma femme et mes fils.
Igor : Allons nous abriter.
Vladimir rangea le jeu de cartes et les trois compagnons d'infortune se dirigèrent sous la tranchée, où il s'assirent et commencèrent à discuter :
Igor : Heureusement qu'on les a bétonnées ces saloperies. Ca nous portège un peu du froid.
Vladimir : Ouais, un peu. A quand remonte le dernier assaut ?
Igor : Avant-hier, on a eu aucun mort mais on en a descendus des capitalistes !
Vladimir : Quand va-t-on sortir de ces foutues trous à rat ?
Iakov : Pas tout de suite... mais ça va venir, l'armée lychakienne a écrasé les upajiens et se dirige vers nous, pour nous décoincer. Ensuite, on lancera un beau blitzkireg. Par contre, une fois le pays annexé, il faudra des hommes pour maintenir le pays en ordre...
Vladimir : Les milices communistes upajiennes pourront s'en charger non ?
Iakov : Je sais pas si Nikolaïlévitch aimerait ça. Il aime tout contrôler.
Vladimir : Il aura pas le choix. On verra ce que Stramine dira.
Igor : Du moment que je suis chez moi à Noël...
Vladimir : Ah ça... ça risque d'être compliqué. Mais bon... ne parlons pas de ça et allons nous coucher, il est tard.
Alexandr : Eh les gars ! Vous allez vous coucher ?
Igor : Ouaip, c'est pas à nous de faire les gardes cette nuit.
Alexandr : OK, je fais le tour du régiment, je dois vous fournir des packs de munitions, tenez.
Alexandr jeta une grosse boîte de munitions sur les genoux d'Igor.
Igor : Hé mais... il y a au moins trois kilos de munitions là-dedans !
Alexandr : Ouais je sais, je ne fais que mon devoir. (Il baissa la voix) Entre nous, il paraît qu'il va y avoir un engagement sérieux à l'aube. Les upajiens ont dû savoir que l'armée lychakienne venait vers ici, donc ils tiennent à nous dire au revoir avant de tenter de décamper... ou alors l'assaut de demain est une tentative de fuite. En tout cas les gars, les laisser pas passer, s'ils nous trouent, ils vont partir ailleurs et la guerre risque de durer, tandis que si on les laisse pas passer, les lychakiens et nous, on les extermine, puis on a le pays, on rentre et basta !
Vladimir : Ouais, t'inquiète, ils passeront pas.
Alexandr : Bel esprit les gars ! Bon, je vous laisse, je dois finir la tournée, chargez vos armes et gardez-les à côté de vous, on ne sait pas quand ils vont attaquer, donc soyez prêts.
Tandis qu'Alexandr s'éloignait, Vladimir, Igor et Iakov commencèrent à charger leurs armes, ils n'avaient aucun envie de mourir au combat demain. Ils se couchèrent mais trouver le sommeil alors qu'il faisait environ 5°C. Vers minuit, Vladimir fut le dernier à s'endormir, ses rêves peuplés de bombes et d'explosions.
A 5h30 du matin, Alexandr surgit dans là où dormait les trois fantassins, il les réveilla brusquement, il était trempé et du sang ruisselait de son bras.
Alexandr : Hé les gars ! Ca a commencé ! Prenez vos armes et venez !
En effet, dehors, des explosions et des coups de feu rententissaient, parfois ponctués de cris. Vladimir saisit les armes et les jeta à Iakov et Igor, ce dernier, prit les grenades avec lui. Ils arrivèrent dans la tranchée et furent enveloppés par un très légère brume matinale, qui masquait l'artillerie ennemie. Ils regardèrent de l'autre côté : Plusieurs dizaines de soldats upajiens courraient vers les tranchées kirkstanaises. Igor et Iakov dégoupillèrent une grenade chacun et les lancèrent de toutes leurs forces sur l'infanterie ennemie, quelques secondes plus tard, les grandes explosèrent et les forces communistes tirèrent sur les survivants ou sur les mourants qui gisaient sur le sol. Le sang était partout sur le champ de bataille, la mort omniprésente. Les ordres étaient clairs : riposter, mais surtout ne pas attaquer, on ne pouvait se permettre de perdre encore des hommes. Quelques minutes plus tard, une autre escarmouche upajienne courut en tirant vers les tranchées kirkstanaises, mais un tir de l'artillerie communiste décima la moitié des soldats ennemis, laissant les autres complètement sonnés, ou gravement blessés. Après plusieurs assauts, les upajiens firent donner leur artillerie en tentant de viser les tranchées kirkstanaises.
Igor : A couvert !
L'obus tomba non loin d'eux et toucha un soldat. Iakov se précipita pour porter secours au militaire touché : il le ramena sous la tranchée et pansa ses blessures. Igor et Vladimir continuèrent à jeter des grenades en essayant le plus possible de viser les ennemis.
[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=1491826496072photographienoiretblancdessoldatsrussessovitiquedansunetranche1.jpg][img]http://img15.hostingpics.net/pics/1491826496072photographienoiretblancdessoldatsrussessovitiquedansunetranche1.jpg[/img][/url]
Les soldats kirkstanais sont au front depuis presque 2mois maintenant. Le gouvernement leur avait promis une guerre éclair, très vite réglée, mais ce n'était pas le cas, la bataille de Welfenberg stagnait. L'embuscade tendue dans la ville avait été totalement ratée. Les upajiens se cachaient à présent par petits groupes dans une zone, que l'on avait entourée de tranchées, dans lesquelles les soldats s'activaient, occupés à bétonner lesdites tranchées ou à jouer aux cartes. Il était impossible de bombarder les positions susceptibles de acher des ennemis, à cause des DCA et des lances-roquettes anti-aériennes, surement fournies par l'OTH. De ces faits, les soldats sont à présents bloqués comme des rats au fond de leurs trous. Cela faisait quelques jours que les assauts devenaient de moins en moins fréquents. L'armée ennemie aussi s'était immobilisée dans des tranchées.
L'état-major kirkstanais avait ordonné de maintenir des positions de défense : ne faire aucun assaut, laisser l'ennemi se casser les dents sur les tranchées. Les hélicoptères de combat doivent rester immobiles tant que la DCA upajienne n'est pas tombée.
Les tranchées bétonnées avaient leurs avantages et leurs défauts :
Le béton offrait aux soldats une isolation, idéale par ce temps froid. De plus, les quelques bombardements ennemis se voyaient totalement inneficaces grâce à la solidité des tranchées.
D'un autre côté, les tranchées retenaient l'eau, qu'il fallait donc évacuer quand il se mettait neiger et que la neige fondait, au grand damne des soldats ; c'était Noël dans un mois et ils aimeraient tous rentrer chez eux fêter en famille cet évènement...
Vladimir : Brelan de rois, je gagne..
Igor : Heureusement que l'on mise avec des cailloux, j'aurais déjà perdu gros.
Iakov :Et voilà qu'il se met à neiger... quel jour on est aujourd'hui ?
Vladimir : On est... le 20 novembre.
Iakov : C'est Noël dans un mois, et j'aimerais que cette foutue guerre se termine et que j'aille fêter ça avec ma femme et mes fils.
Igor : Allons nous abriter.
Vladimir rangea le jeu de cartes et les trois compagnons d'infortune se dirigèrent sous la tranchée, où il s'assirent et commencèrent à discuter :
Igor : Heureusement qu'on les a bétonnées ces saloperies. Ca nous portège un peu du froid.
Vladimir : Ouais, un peu. A quand remonte le dernier assaut ?
Igor : Avant-hier, on a eu aucun mort mais on en a descendus des capitalistes !
Vladimir : Quand va-t-on sortir de ces foutues trous à rat ?
Iakov : Pas tout de suite... mais ça va venir, l'armée lychakienne a écrasé les upajiens et se dirige vers nous, pour nous décoincer. Ensuite, on lancera un beau blitzkireg. Par contre, une fois le pays annexé, il faudra des hommes pour maintenir le pays en ordre...
Vladimir : Les milices communistes upajiennes pourront s'en charger non ?
Iakov : Je sais pas si Nikolaïlévitch aimerait ça. Il aime tout contrôler.
Vladimir : Il aura pas le choix. On verra ce que Stramine dira.
Igor : Du moment que je suis chez moi à Noël...
Vladimir : Ah ça... ça risque d'être compliqué. Mais bon... ne parlons pas de ça et allons nous coucher, il est tard.
Alexandr : Eh les gars ! Vous allez vous coucher ?
Igor : Ouaip, c'est pas à nous de faire les gardes cette nuit.
Alexandr : OK, je fais le tour du régiment, je dois vous fournir des packs de munitions, tenez.
Alexandr jeta une grosse boîte de munitions sur les genoux d'Igor.
Igor : Hé mais... il y a au moins trois kilos de munitions là-dedans !
Alexandr : Ouais je sais, je ne fais que mon devoir. (Il baissa la voix) Entre nous, il paraît qu'il va y avoir un engagement sérieux à l'aube. Les upajiens ont dû savoir que l'armée lychakienne venait vers ici, donc ils tiennent à nous dire au revoir avant de tenter de décamper... ou alors l'assaut de demain est une tentative de fuite. En tout cas les gars, les laisser pas passer, s'ils nous trouent, ils vont partir ailleurs et la guerre risque de durer, tandis que si on les laisse pas passer, les lychakiens et nous, on les extermine, puis on a le pays, on rentre et basta !
Vladimir : Ouais, t'inquiète, ils passeront pas.
Alexandr : Bel esprit les gars ! Bon, je vous laisse, je dois finir la tournée, chargez vos armes et gardez-les à côté de vous, on ne sait pas quand ils vont attaquer, donc soyez prêts.
Tandis qu'Alexandr s'éloignait, Vladimir, Igor et Iakov commencèrent à charger leurs armes, ils n'avaient aucun envie de mourir au combat demain. Ils se couchèrent mais trouver le sommeil alors qu'il faisait environ 5°C. Vers minuit, Vladimir fut le dernier à s'endormir, ses rêves peuplés de bombes et d'explosions.
A 5h30 du matin, Alexandr surgit dans là où dormait les trois fantassins, il les réveilla brusquement, il était trempé et du sang ruisselait de son bras.
Alexandr : Hé les gars ! Ca a commencé ! Prenez vos armes et venez !
En effet, dehors, des explosions et des coups de feu rententissaient, parfois ponctués de cris. Vladimir saisit les armes et les jeta à Iakov et Igor, ce dernier, prit les grenades avec lui. Ils arrivèrent dans la tranchée et furent enveloppés par un très légère brume matinale, qui masquait l'artillerie ennemie. Ils regardèrent de l'autre côté : Plusieurs dizaines de soldats upajiens courraient vers les tranchées kirkstanaises. Igor et Iakov dégoupillèrent une grenade chacun et les lancèrent de toutes leurs forces sur l'infanterie ennemie, quelques secondes plus tard, les grandes explosèrent et les forces communistes tirèrent sur les survivants ou sur les mourants qui gisaient sur le sol. Le sang était partout sur le champ de bataille, la mort omniprésente. Les ordres étaient clairs : riposter, mais surtout ne pas attaquer, on ne pouvait se permettre de perdre encore des hommes. Quelques minutes plus tard, une autre escarmouche upajienne courut en tirant vers les tranchées kirkstanaises, mais un tir de l'artillerie communiste décima la moitié des soldats ennemis, laissant les autres complètement sonnés, ou gravement blessés. Après plusieurs assauts, les upajiens firent donner leur artillerie en tentant de viser les tranchées kirkstanaises.
Igor : A couvert !
L'obus tomba non loin d'eux et toucha un soldat. Iakov se précipita pour porter secours au militaire touché : il le ramena sous la tranchée et pansa ses blessures. Igor et Vladimir continuèrent à jeter des grenades en essayant le plus possible de viser les ennemis.
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Chaarden
[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=463994somme111.jpg][img]http://img15.hostingpics.net/pics/463994somme111.jpg[/img][/url]
La bataille de Welfenberg était enfin terminé, Sedenkopf et ses troupes ont étés mis en fuite par l'armée lychakienne. Les troupes communistes se dirigeaient à présent vers Grenia, port-capitale de l'Upajie. Les kirkstanais, bien que motivés par l'envie de revoir leurs femmes et leurs enfants, demandèrent une pause, que Nikolaïlévitch leur accorda, après un effort surhumain. L'avancée vers la capitale devait se faire à pied, la plupart des véhicules de transport ayant été détruits lors des batailles. La pause se fit dans un petit village près du fleuve.
Vladimir : Je suis bien content que cette bataille soit fini. Tiens, passe moi la gourde !
Igor : Moi aussi, on va peut-être enfin pouvoir rentrer chez nous, voir femmes et enfants.
Iakov : Pu***, qu'est-ce qu'on se les caille ici... j'aurais préféré continuer à marcher, au moins j'aurais eu chaud.
Vladimir : On est tous épuisés imbécile, personne ne veut continuer !
Iakov : Personne ne veut rentrer au Kirkstan ! Bande de collabos !
Vladimir : Comment ça personne ne veut rentrer au Kirkstan, c'est quoi cette fantaisie encore ?
Iakov : Certains pays voient très mal l'annexion de l'Upajie par nos forces ! Il se peut que notre pays soit sous la menace d'un envoi de missile !
Igor : Avec la Rostovie et le Kirep aussi proches de nous ? Aucun risque.
Iakov : Si tu le dis ! N'empêche que ce pays contient beaucoup de pétrole ! C'est ça que Stramine veut. En plus de l'accès à la mer.
Vladimir : Ca veut dire que des gars vont être détacher de l'armée de terre et de l'air pour former la Marine Nationale, et puis, on aura du poisson kirkstanais, pas importé de je ne sais trop quel pays !
La bataille de Welfenberg était enfin terminé, Sedenkopf et ses troupes ont étés mis en fuite par l'armée lychakienne. Les troupes communistes se dirigeaient à présent vers Grenia, port-capitale de l'Upajie. Les kirkstanais, bien que motivés par l'envie de revoir leurs femmes et leurs enfants, demandèrent une pause, que Nikolaïlévitch leur accorda, après un effort surhumain. L'avancée vers la capitale devait se faire à pied, la plupart des véhicules de transport ayant été détruits lors des batailles. La pause se fit dans un petit village près du fleuve.
Vladimir : Je suis bien content que cette bataille soit fini. Tiens, passe moi la gourde !
Igor : Moi aussi, on va peut-être enfin pouvoir rentrer chez nous, voir femmes et enfants.
Iakov : Pu***, qu'est-ce qu'on se les caille ici... j'aurais préféré continuer à marcher, au moins j'aurais eu chaud.
Vladimir : On est tous épuisés imbécile, personne ne veut continuer !
Iakov : Personne ne veut rentrer au Kirkstan ! Bande de collabos !
Vladimir : Comment ça personne ne veut rentrer au Kirkstan, c'est quoi cette fantaisie encore ?
Iakov : Certains pays voient très mal l'annexion de l'Upajie par nos forces ! Il se peut que notre pays soit sous la menace d'un envoi de missile !
Igor : Avec la Rostovie et le Kirep aussi proches de nous ? Aucun risque.
Iakov : Si tu le dis ! N'empêche que ce pays contient beaucoup de pétrole ! C'est ça que Stramine veut. En plus de l'accès à la mer.
Vladimir : Ca veut dire que des gars vont être détacher de l'armée de terre et de l'air pour former la Marine Nationale, et puis, on aura du poisson kirkstanais, pas importé de je ne sais trop quel pays !
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Chaarden
La Mer Bleue :
L'annexion totale de l'Upajie, première grande victoire militaire kirkstanaise, avait désenclavé le pays en lui donnant un accès à la mer et des sols riches en pétrole, puisque l'or noir n'a pas été exploité par les upajiens, ne savant pas comment faire.
L'aide des techniciens et ingénieurs rostovs était extrêmement précieuse, d'une part pour l'extraction du pétrole, et d'autre part pour l'apprivoisement de la mer. L'Upajie était terrassé par une population à 19% au chômage, ce qui était bien sur une aide inespérée pour Vladimir Stramine : L'industrie du pétrole en pleine expansion au Kirkstan offrait de nombreux emplois, en plus de la pêche, de la Marine de guerre ou des bateaux de commerce.
En bref, le rattachement de ce pays au Kirkstan était d'une grande utilité au développement économique du petit communiste.
Dmitri, sa femme Lioudmila et leurs deux enfants ; Beliaï, 6 ans et Jdan, 2 mois, était dans leur voiture. Quelques semaines auparavant, la victoire des troupes communistes sur l'Upajie avait été vécu comme une porte de sortie pour cette famille modeste originaire de Bregorod.
Dmitri travaillait dans un sovkhoze et sa femme dans une usine d'armement. Désireux de changer d'air, ils choisirent d'accepter la proposition du gouvernement de s'installer en Upajie. Voila à présent plusieurs heures qu'ils roulaient, en direction de Stramingrad. Dmitri avait réusi à trouver un emploi dans une entreprise de pêche et Lioudmila travaillera dans les bureaux d'une petite compagnie pétrolière tout juste crée par l'état. Dans cette famille, personne n'avait un jour vu la mer, à part dans les livres d'école ! A mi-chemin entre l'appréhension et l'excitation, cela faisait maintenant deux heures qu'ils avaient franchi la frontière -l'ex-frontière- qui séparait les deux pays. Rien d'anormal, les climats sont tout à fait identiques, et donc les exploitations agricoles sont parfaitement identiques. Durant tout le trajet, pour l'instant, ils avaient été arrêtés quatre fois par l'Armée Nationale et deux fois par la MPV. C'était prévisible, Stramine ne voulait aucun soulèvement de la population.
Ce vendredi, vers 16h30, ils s'arrêtèrent dans une petite auberge, à 60km de la côté, pour manger un morceau, à la demande des enfants. Ce petit village, du nom de Sedenville, était un charmant patelin désormais communiste.
En entrant dans l'auberge, ils ne virent que quatre personnes qui semblaient être de la MPV. A leur grande surprise, les agents les appelèrent et les invita à s'installer à leur table.
L'agent : Zdrastvouitié ! Vous venez d'où comme ça ?
Dmitri : On vient de Bregorod, on s'installe à Stramingrad, pour changer d'air.
L'agent : Vous avez déjà un emploi ?
Dmitri : Bien sur, j'ai été engagé sur un bateau de pêche et ma femme travaillera dans une petite compagnie pétrolière !
L'agent : C'est très bien, il faut coloniser ce pays, qu'il soit totalement kirkstanais. Bon, on doit finir notre ronde, bonne journée !
Dmitri : Merci monsieur l'agent, au revoir !
Après cette conversation, la famille acheta de quoi manger et reprirent la route. A 17h15, ils apercurent enfin la mer, d'un bleu azur, qui s'éloignait à l'horizon, brillant au soleil. En s'approchant de la ville, Dmitri s'aperçut qu'elle n'était guère plus grande que Bregorod. Ils cherchèrent finalement l'emplacement et le trouvèrent, à quelques dizaines de mètres de la mer.
Devant leur nouvelle maison se trouvaient deux camions de déménagement, en train de décharger leurs meubles. La famille s'installa et Dmitri et Lioudmila aidèrent les déménageurs à placer les meubles. Vers 20h, une fois tout installé, Dmitri, Lioudmila et leurs enfants décidèrent de se promener dans leur nouvelle ville. Ils visitèrent le port et le père repéra l'endroit où il ira travailler ce lundi, et Lioudmila décida de partir le lendemain seule, pour repérer les bureaux où elle ira travailler.
Samedi, Lioudmila partie, Dmitri décida d'emmener ses enfants à la plage. Il y avait très peu de monde et il engagea la conversation avec un homme, pendant que Beliaï jouait dans l'eau et que Jdan s'amusait dans le sable. L'homme à qui parlait Dmitri s'appelait Gregor.
Gregor : Alors comme ça, vous êtes nouveau ici ?
Dmitri : Da, nous sommes arrivés hier ! Avant, on habitait à Bregorod, à l'Ouest du Kirkstan, et vous ?
Gregor : Je suis né à Gre... Stramingrad, j'y travaille et j'y ai toujours vécu, je n'en suis jamais sorti !
Dmitri : Comment avez-vous vécu le changement radical de gouvernement et de système économique dans votre pays ?
Gregor : Je suis ouvrier dans une usine en périphérie de la ville, mon salaire a bien augmenté depuis que le Kirkstan a pris le contrôle, donc je ne m'en plains pas, ça m'a bien arrangé, mais j'ai eu bien peur quand j'ai entendu des coups de fusils et des blindés foncer vers la ville il y a quelques semaines, j'ai cru qu'on allait tous mourir ! Mais ça s'est bien passé, seuls les résistants ont été tués.
Dmitri : J'imagine pas la terreur des greniens voyant les troupes communistes foncer vers la ville ! Mais bon, nos pays sont réunifiés maintenant ! C'est l'important, nous devons nous entendre ! C'est la première fois que les kirkstanais peuvent voir la mer et je crois bien que les upajiens n'ont jamais eu d'aussi bonnes conditions de travail !
Gregor : Oui, vous avez raison, énormément d'upajiens ont vu comme une libération l'entrée en guerre de notre pays : je faisais moi même parti d'une petite milice communiste. Notre armée a bien été écrasé n'est-ce pas ?
Dmitri : Pas tellement je crois, sur les 140'000 hommes de notre armée, seulement 35'000 ont été tués, et je pense que les 105'000 restants sont à présents soldats kirkstanais ! Et vos équipements ont rejoints les nôtres !
Gregor : Le rattachement de notre pays au Kirkstan est une bonne chose, jamais l'économie n'a été aussi florissante ici !
Dmitri sourit : son pays était décidément merveilleux.
L'annexion totale de l'Upajie, première grande victoire militaire kirkstanaise, avait désenclavé le pays en lui donnant un accès à la mer et des sols riches en pétrole, puisque l'or noir n'a pas été exploité par les upajiens, ne savant pas comment faire.
L'aide des techniciens et ingénieurs rostovs était extrêmement précieuse, d'une part pour l'extraction du pétrole, et d'autre part pour l'apprivoisement de la mer. L'Upajie était terrassé par une population à 19% au chômage, ce qui était bien sur une aide inespérée pour Vladimir Stramine : L'industrie du pétrole en pleine expansion au Kirkstan offrait de nombreux emplois, en plus de la pêche, de la Marine de guerre ou des bateaux de commerce.
En bref, le rattachement de ce pays au Kirkstan était d'une grande utilité au développement économique du petit communiste.
Dmitri, sa femme Lioudmila et leurs deux enfants ; Beliaï, 6 ans et Jdan, 2 mois, était dans leur voiture. Quelques semaines auparavant, la victoire des troupes communistes sur l'Upajie avait été vécu comme une porte de sortie pour cette famille modeste originaire de Bregorod.
Dmitri travaillait dans un sovkhoze et sa femme dans une usine d'armement. Désireux de changer d'air, ils choisirent d'accepter la proposition du gouvernement de s'installer en Upajie. Voila à présent plusieurs heures qu'ils roulaient, en direction de Stramingrad. Dmitri avait réusi à trouver un emploi dans une entreprise de pêche et Lioudmila travaillera dans les bureaux d'une petite compagnie pétrolière tout juste crée par l'état. Dans cette famille, personne n'avait un jour vu la mer, à part dans les livres d'école ! A mi-chemin entre l'appréhension et l'excitation, cela faisait maintenant deux heures qu'ils avaient franchi la frontière -l'ex-frontière- qui séparait les deux pays. Rien d'anormal, les climats sont tout à fait identiques, et donc les exploitations agricoles sont parfaitement identiques. Durant tout le trajet, pour l'instant, ils avaient été arrêtés quatre fois par l'Armée Nationale et deux fois par la MPV. C'était prévisible, Stramine ne voulait aucun soulèvement de la population.
Ce vendredi, vers 16h30, ils s'arrêtèrent dans une petite auberge, à 60km de la côté, pour manger un morceau, à la demande des enfants. Ce petit village, du nom de Sedenville, était un charmant patelin désormais communiste.
En entrant dans l'auberge, ils ne virent que quatre personnes qui semblaient être de la MPV. A leur grande surprise, les agents les appelèrent et les invita à s'installer à leur table.
L'agent : Zdrastvouitié ! Vous venez d'où comme ça ?
Dmitri : On vient de Bregorod, on s'installe à Stramingrad, pour changer d'air.
L'agent : Vous avez déjà un emploi ?
Dmitri : Bien sur, j'ai été engagé sur un bateau de pêche et ma femme travaillera dans une petite compagnie pétrolière !
L'agent : C'est très bien, il faut coloniser ce pays, qu'il soit totalement kirkstanais. Bon, on doit finir notre ronde, bonne journée !
Dmitri : Merci monsieur l'agent, au revoir !
Après cette conversation, la famille acheta de quoi manger et reprirent la route. A 17h15, ils apercurent enfin la mer, d'un bleu azur, qui s'éloignait à l'horizon, brillant au soleil. En s'approchant de la ville, Dmitri s'aperçut qu'elle n'était guère plus grande que Bregorod. Ils cherchèrent finalement l'emplacement et le trouvèrent, à quelques dizaines de mètres de la mer.
Devant leur nouvelle maison se trouvaient deux camions de déménagement, en train de décharger leurs meubles. La famille s'installa et Dmitri et Lioudmila aidèrent les déménageurs à placer les meubles. Vers 20h, une fois tout installé, Dmitri, Lioudmila et leurs enfants décidèrent de se promener dans leur nouvelle ville. Ils visitèrent le port et le père repéra l'endroit où il ira travailler ce lundi, et Lioudmila décida de partir le lendemain seule, pour repérer les bureaux où elle ira travailler.
Samedi, Lioudmila partie, Dmitri décida d'emmener ses enfants à la plage. Il y avait très peu de monde et il engagea la conversation avec un homme, pendant que Beliaï jouait dans l'eau et que Jdan s'amusait dans le sable. L'homme à qui parlait Dmitri s'appelait Gregor.
Gregor : Alors comme ça, vous êtes nouveau ici ?
Dmitri : Da, nous sommes arrivés hier ! Avant, on habitait à Bregorod, à l'Ouest du Kirkstan, et vous ?
Gregor : Je suis né à Gre... Stramingrad, j'y travaille et j'y ai toujours vécu, je n'en suis jamais sorti !
Dmitri : Comment avez-vous vécu le changement radical de gouvernement et de système économique dans votre pays ?
Gregor : Je suis ouvrier dans une usine en périphérie de la ville, mon salaire a bien augmenté depuis que le Kirkstan a pris le contrôle, donc je ne m'en plains pas, ça m'a bien arrangé, mais j'ai eu bien peur quand j'ai entendu des coups de fusils et des blindés foncer vers la ville il y a quelques semaines, j'ai cru qu'on allait tous mourir ! Mais ça s'est bien passé, seuls les résistants ont été tués.
Dmitri : J'imagine pas la terreur des greniens voyant les troupes communistes foncer vers la ville ! Mais bon, nos pays sont réunifiés maintenant ! C'est l'important, nous devons nous entendre ! C'est la première fois que les kirkstanais peuvent voir la mer et je crois bien que les upajiens n'ont jamais eu d'aussi bonnes conditions de travail !
Gregor : Oui, vous avez raison, énormément d'upajiens ont vu comme une libération l'entrée en guerre de notre pays : je faisais moi même parti d'une petite milice communiste. Notre armée a bien été écrasé n'est-ce pas ?
Dmitri : Pas tellement je crois, sur les 140'000 hommes de notre armée, seulement 35'000 ont été tués, et je pense que les 105'000 restants sont à présents soldats kirkstanais ! Et vos équipements ont rejoints les nôtres !
Gregor : Le rattachement de notre pays au Kirkstan est une bonne chose, jamais l'économie n'a été aussi florissante ici !
Dmitri sourit : son pays était décidément merveilleux.
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Chaarden
Avec la Spetznov :
S'engager dans le Spetznov, idée excitante pour Miroslav, en théorie, mais en pratique c'est tout autre chose !
Le jeune homme de 24 ans, ancien pilote de char dans l'armée, voulut goûter aux forces spéciales kirkstanaises et après de très longs et durs examens.
Aujourd'hui, c'est mission d'infiltration en territoire hostile. Il est exactement 2h du matin et la température est de -6°C.
L'instructeur, un homme robuste de 42 ans, ayant plusieurs années de forces spéciales derrière lui, le visage barré de nombreuses cicatrices, donnait les ordres :
L'instructeur : Bon, aujourd'hui les gars, c'est infiltration en territoire ennemi, vous allez monter dans l'avion qui est derrière moi et on va sauter en parachute dans les montagnes que vous voyez là-bas ! Ensuite, une fois au sol, vous allez devoir installer une piste d’atterrissage en 1h ! Et vous ferez atterrir les avions de chasses ici présents, qui seront pilotés par Sergueï, Mitri et moi-même ! Compris ? Vous disposez de tout le matériel nécessaire, qui sera parachuté avec vous !
Tout le monde acquiesça et les trente agents se précipitèrent dans les vestiaires pour se changer. Ils vêtirent leurs habits noirs et leur cagoule puis ils allèrent vérifier leurs parachutes.
Des rumeurs circulaient, comme quoi cette exercice serait bientôt réalisé sur une île, loin du Kirkstan, que Vladimir Stramine souhaiterait s'approprier. Réussir cet entrainement était donc crucial si l'on voulait participer à l'annexion de cette petite île !
Quelques minutes plus tard, ils chargèrent rapidement le matériel et coururent dans les hélicoptères, dans lesquels ils étaient confinés par huit. Miroslav voulait participer à toutes les actions des forces spéciales, il était orphelin et n'avait aucune famille, la seule chose qu'il pouvait donc aider était son pays. Les hélicoptères décollèrent tous en même temps et volèrent pendant plusieurs longues minutes puis ils prirent subitement beaucoup d'altitude : on ordonna de larguer le matériel et les premiers hommes sautèrent dans le vide, au loin, on voyait les autres hélicoptères larguer leurs hommes.
Miroslav sauta courageusement, il devait faire -20°C et heureusement, il n'y avait pas de vent. Il ouvrit son parachute et comme le voulait l'instructeur, il chargea ses armes, comme si il devait s'attendre à un combat au sol et c'est ce qui arriva. Il était le dernier à atterrir et des coups de feu retentir, des faux soldats ennemis approchaient et tiraient (à blanc)sur les forces spéciales, qui avaient eux aussi des balles à blanc.
La Spetznov doit être prête à tout.
Miroslav décrocha rapidement son parachute et saisit son Gigakov rostov et se dirigea vers l'endroit où il entendait les coups de feu. Il aperçut ses compagnons tirer sur l'ennemi et il décida, avec plusieurs de ses camarades, de prendre à revers les ennemis.
Fort heureusement, la fusillade fut terminé quelques minutes après et les hommes de la Spetznov n'avait que "perdu" trois hommes. Les faux militaires ennemis prévenaient les instructeurs de la victoire de leurs petits protégés.
Ils ne restaient plus que 40 minutes à présent pour installer une piste d'atterrissage sur une longue plaine à côté. Ils débouchèrent enfin sur cette plaine qui devait faire pas moins de 15 km de long.
Ils débutèrent alors le plus rapidement possible leurs travaux d'aménagement du terrain, Miroslav s'occupait de délimiter les zones d'atterrissages.
Après plusieurs minutes, le travail fut fini et les avions apparurent dans le ciel, au milieu des nuages et heureusement pour tout le monde, les atterrissages se passèrent bien. Les trois instructeurs descendirent des avions et donnèrent les consignes :
Mitri : Bien, vous avez survécu à l'attaque des autres, félicitations. La piste était correct et l'atterrissage s'est bien passé, vous avez bien bossé les gars ! Mais ce n'était que le début...
Vous six là ! Allez derrière l'avion et décharger les armes qui sont dedans ! Il y a deux chars légers et un blindé léger. Les autres, vous dégagez un chemin dans la forêt !
Miroslav faisait parti des six désignés, il alla avec un de ses camarades dans le char pendant que les quatre autres se répartissaient dans les autres engins. Ils sortirent les engins et durent appliquer la règle : vérification de la qualité de l'équipement, il était fréquent que les instructeurs laissent des pièges. Ce coup-ci, la blindé avait un pneu crevé et les deux chars avaient leurs réservoirs à essence vides.
Miroslav fonça à l'arrière de l'avion et s'empara de la pompe à essence, fit le plein, donna la pompe à son camarade et alla aider l'autre agent à changer la roue. Dehors, on entendait des arbres tomber même si le son de la chute devait être amorti le plus possible pour éviter d'avertir les ennemis, au cas où il y en aurait dans les prochaines missions. Une demi heure plus tard, tout était prêt et on attendit les ordres.
Sergueï : OK, on a encore de l'entrainement à faire... c'était nul ! Bon répartissez-vous dans les engins et rejoignez la base le plus vite possible !
Miroslav pilota le char le plus vite possible à travers la forêt, suivit de la blindé et de l'autre char.
Il se demandait alors si cet exercice, qui sera refait, servira vraiment sur cette île...
S'engager dans le Spetznov, idée excitante pour Miroslav, en théorie, mais en pratique c'est tout autre chose !
Le jeune homme de 24 ans, ancien pilote de char dans l'armée, voulut goûter aux forces spéciales kirkstanaises et après de très longs et durs examens.
Aujourd'hui, c'est mission d'infiltration en territoire hostile. Il est exactement 2h du matin et la température est de -6°C.
L'instructeur, un homme robuste de 42 ans, ayant plusieurs années de forces spéciales derrière lui, le visage barré de nombreuses cicatrices, donnait les ordres :
L'instructeur : Bon, aujourd'hui les gars, c'est infiltration en territoire ennemi, vous allez monter dans l'avion qui est derrière moi et on va sauter en parachute dans les montagnes que vous voyez là-bas ! Ensuite, une fois au sol, vous allez devoir installer une piste d’atterrissage en 1h ! Et vous ferez atterrir les avions de chasses ici présents, qui seront pilotés par Sergueï, Mitri et moi-même ! Compris ? Vous disposez de tout le matériel nécessaire, qui sera parachuté avec vous !
Tout le monde acquiesça et les trente agents se précipitèrent dans les vestiaires pour se changer. Ils vêtirent leurs habits noirs et leur cagoule puis ils allèrent vérifier leurs parachutes.
Des rumeurs circulaient, comme quoi cette exercice serait bientôt réalisé sur une île, loin du Kirkstan, que Vladimir Stramine souhaiterait s'approprier. Réussir cet entrainement était donc crucial si l'on voulait participer à l'annexion de cette petite île !
Quelques minutes plus tard, ils chargèrent rapidement le matériel et coururent dans les hélicoptères, dans lesquels ils étaient confinés par huit. Miroslav voulait participer à toutes les actions des forces spéciales, il était orphelin et n'avait aucune famille, la seule chose qu'il pouvait donc aider était son pays. Les hélicoptères décollèrent tous en même temps et volèrent pendant plusieurs longues minutes puis ils prirent subitement beaucoup d'altitude : on ordonna de larguer le matériel et les premiers hommes sautèrent dans le vide, au loin, on voyait les autres hélicoptères larguer leurs hommes.
Miroslav sauta courageusement, il devait faire -20°C et heureusement, il n'y avait pas de vent. Il ouvrit son parachute et comme le voulait l'instructeur, il chargea ses armes, comme si il devait s'attendre à un combat au sol et c'est ce qui arriva. Il était le dernier à atterrir et des coups de feu retentir, des faux soldats ennemis approchaient et tiraient (à blanc)sur les forces spéciales, qui avaient eux aussi des balles à blanc.
La Spetznov doit être prête à tout.
Miroslav décrocha rapidement son parachute et saisit son Gigakov rostov et se dirigea vers l'endroit où il entendait les coups de feu. Il aperçut ses compagnons tirer sur l'ennemi et il décida, avec plusieurs de ses camarades, de prendre à revers les ennemis.
Fort heureusement, la fusillade fut terminé quelques minutes après et les hommes de la Spetznov n'avait que "perdu" trois hommes. Les faux militaires ennemis prévenaient les instructeurs de la victoire de leurs petits protégés.
Ils ne restaient plus que 40 minutes à présent pour installer une piste d'atterrissage sur une longue plaine à côté. Ils débouchèrent enfin sur cette plaine qui devait faire pas moins de 15 km de long.
Ils débutèrent alors le plus rapidement possible leurs travaux d'aménagement du terrain, Miroslav s'occupait de délimiter les zones d'atterrissages.
Après plusieurs minutes, le travail fut fini et les avions apparurent dans le ciel, au milieu des nuages et heureusement pour tout le monde, les atterrissages se passèrent bien. Les trois instructeurs descendirent des avions et donnèrent les consignes :
Mitri : Bien, vous avez survécu à l'attaque des autres, félicitations. La piste était correct et l'atterrissage s'est bien passé, vous avez bien bossé les gars ! Mais ce n'était que le début...
Vous six là ! Allez derrière l'avion et décharger les armes qui sont dedans ! Il y a deux chars légers et un blindé léger. Les autres, vous dégagez un chemin dans la forêt !
Miroslav faisait parti des six désignés, il alla avec un de ses camarades dans le char pendant que les quatre autres se répartissaient dans les autres engins. Ils sortirent les engins et durent appliquer la règle : vérification de la qualité de l'équipement, il était fréquent que les instructeurs laissent des pièges. Ce coup-ci, la blindé avait un pneu crevé et les deux chars avaient leurs réservoirs à essence vides.
Miroslav fonça à l'arrière de l'avion et s'empara de la pompe à essence, fit le plein, donna la pompe à son camarade et alla aider l'autre agent à changer la roue. Dehors, on entendait des arbres tomber même si le son de la chute devait être amorti le plus possible pour éviter d'avertir les ennemis, au cas où il y en aurait dans les prochaines missions. Une demi heure plus tard, tout était prêt et on attendit les ordres.
Sergueï : OK, on a encore de l'entrainement à faire... c'était nul ! Bon répartissez-vous dans les engins et rejoignez la base le plus vite possible !
Miroslav pilota le char le plus vite possible à travers la forêt, suivit de la blindé et de l'autre char.
Il se demandait alors si cet exercice, qui sera refait, servira vraiment sur cette île...
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Chaarden
L'or noir :
A 52km de Kimgrad, 12 juillet 2017.
Peratok, à quelques dizaines de kilomètres de Kimgrad, est une petite ville pétrolière, l'une des plus actives du Kirkstan. Aujourd'hui se tient dans les bureaux de l'unique compagnie pétrolière kirkstanaise : Kirkstan neftyanoĭ kompanii (Киркстанаисе нефтяной компании). Piotr Svydorine a été nommé président-général de la compagnie. Il est dans ce bureau avec un ingénieur rostov ainsi que douze ingénieurs pétroliers kirkstanais, chacun venant des différents grands gisements du pays. Cette réunion de la plus haute importance a pour but l'amélioration de l'extraction du précieux liquide. Piotr se leva.
Piotr : Messieurs un peu de calme ! Je vous présente Vladimir Ivanovitch Bozerkov, il est ingénieurs rostov et a accepté, avec l'accord de son gouvernement, de nous transmettre un peu de son savoir en matière d'extraction de pétrole. Monsieur, je vous laisse la parole.
Vladimir Ivanovitch Bozerkov : Zdrastvouitié camarades. J'aimerais vous présenter aujourd'hui un appareil connu de tous et qui améliorera exceptionnellement les rendements de vos gisements. C'est celle du chevalet de pompage que voici !
L'ingénieur montra à tous quelques photos.
<center>[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=43842450689Unengindextractionpetrolierele27mai2007dansleNorthDakota1.jpg][img]http://img15.hostingpics.net/pics/43842450689Unengindextractionpetrolierele27mai2007dansleNorthDakota1.jpg[/img][/url]
[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=359828Oilwell1.jpg][img]http://img15.hostingpics.net/pics/359828Oilwell1.jpg[/img][/url]
[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=378071puitsdepetrole1.jpg][img]http://img15.hostingpics.net/pics/378071puitsdepetrole1.jpg[/img][/url]</center>
Vladimir Ivanovitch Bozerkov : Ca fout en l'air le paysage bien sur, mais les gisements de pétrole ne sont pas très prisés par les promenades, ça ne dérangera donc pas grand monde j'imagine. Chaque chevalet de pompage nécessite une main d'oeuvre de quatre ou cinq hommes, selon le rendement voulu. De plus, il possède un fonctionnement très simple, j'ai dessiné un petit schéma qui nous montre comment utiliser cette technique de façon optimale.
<center>[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=857610Schema1Petrole1.png][img]http://img15.hostingpics.net/pics/857610Schema1Petrole1.png[/img][/url]</center>
Vladimir Ivanovitch Bozerkov : La tour ici présente demande 3 hommes pour fonctionner, son rôle est d'injecter du CO² dans le sous-sol afin de pousser la zone miscible sur le pétrole, qui sera alors plus facilement pompable par le chevalet, dont j'ai un schéma explicite ici même.
<center>[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=353479PumpJacklabelled1.png][img]http://img15.hostingpics.net/pics/353479PumpJacklabelled1.png[/img][/url]</center>
Piotr Svydorine : Bien, j'ai ici des copies de tous les schémas nécessaire à la compréhension et à la mise en place que je vais faire passer, merci de bien vouloir en prendre un par personne à chaque fois. Les plans ont été envoyés il y a deux semaines dans des usines spécialisés qui construisent déjà des chevalets. Nous devrions bientôt les recevoir régulièrement sur nos puits d'extraction et je compte bien à ce que les ouvriers se démènent pour que le pétrole soit vite raffiné et utilisé. Vladimir, merci pour votre aide. Messieurs, une fois que vous aurez vos feuilles, je vous prie de retourner le plus vite possible dans vos régions respectives et d'attendre et de veiller à ce que la mise en place de ces équipements soient faits en toute sécurité et de façon correcte. Ce qui est bien sur primordial pour le développement de notre pays.
Les ingénieurs kirkstanais saisirent leurs plans et quittèrent le bureau. Vladimir quitta lui aussi le bâtiment et il avait pour ordre de passer dans chaque gisement de pétrole kirkstanais pour vérifier si les mises en place se passaient correctement. Piotr Svydorine pris son téléphone et appela le Shin-Røt pour lui annoncer que de nouveaux équipements performants allaient être mis en place sur les puits de pétrole à tavers tout le pays. Il imaginait déjà la joie qu'éprouverait Vladimir Stramine quand il apprendra cette heureuse nouvelle.
A 52km de Kimgrad, 12 juillet 2017.
Peratok, à quelques dizaines de kilomètres de Kimgrad, est une petite ville pétrolière, l'une des plus actives du Kirkstan. Aujourd'hui se tient dans les bureaux de l'unique compagnie pétrolière kirkstanaise : Kirkstan neftyanoĭ kompanii (Киркстанаисе нефтяной компании). Piotr Svydorine a été nommé président-général de la compagnie. Il est dans ce bureau avec un ingénieur rostov ainsi que douze ingénieurs pétroliers kirkstanais, chacun venant des différents grands gisements du pays. Cette réunion de la plus haute importance a pour but l'amélioration de l'extraction du précieux liquide. Piotr se leva.
Piotr : Messieurs un peu de calme ! Je vous présente Vladimir Ivanovitch Bozerkov, il est ingénieurs rostov et a accepté, avec l'accord de son gouvernement, de nous transmettre un peu de son savoir en matière d'extraction de pétrole. Monsieur, je vous laisse la parole.
Vladimir Ivanovitch Bozerkov : Zdrastvouitié camarades. J'aimerais vous présenter aujourd'hui un appareil connu de tous et qui améliorera exceptionnellement les rendements de vos gisements. C'est celle du chevalet de pompage que voici !
L'ingénieur montra à tous quelques photos.
<center>[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=43842450689Unengindextractionpetrolierele27mai2007dansleNorthDakota1.jpg][img]http://img15.hostingpics.net/pics/43842450689Unengindextractionpetrolierele27mai2007dansleNorthDakota1.jpg[/img][/url]
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Vladimir Ivanovitch Bozerkov : Ca fout en l'air le paysage bien sur, mais les gisements de pétrole ne sont pas très prisés par les promenades, ça ne dérangera donc pas grand monde j'imagine. Chaque chevalet de pompage nécessite une main d'oeuvre de quatre ou cinq hommes, selon le rendement voulu. De plus, il possède un fonctionnement très simple, j'ai dessiné un petit schéma qui nous montre comment utiliser cette technique de façon optimale.
<center>[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=857610Schema1Petrole1.png][img]http://img15.hostingpics.net/pics/857610Schema1Petrole1.png[/img][/url]</center>
Vladimir Ivanovitch Bozerkov : La tour ici présente demande 3 hommes pour fonctionner, son rôle est d'injecter du CO² dans le sous-sol afin de pousser la zone miscible sur le pétrole, qui sera alors plus facilement pompable par le chevalet, dont j'ai un schéma explicite ici même.
<center>[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=353479PumpJacklabelled1.png][img]http://img15.hostingpics.net/pics/353479PumpJacklabelled1.png[/img][/url]</center>
Piotr Svydorine : Bien, j'ai ici des copies de tous les schémas nécessaire à la compréhension et à la mise en place que je vais faire passer, merci de bien vouloir en prendre un par personne à chaque fois. Les plans ont été envoyés il y a deux semaines dans des usines spécialisés qui construisent déjà des chevalets. Nous devrions bientôt les recevoir régulièrement sur nos puits d'extraction et je compte bien à ce que les ouvriers se démènent pour que le pétrole soit vite raffiné et utilisé. Vladimir, merci pour votre aide. Messieurs, une fois que vous aurez vos feuilles, je vous prie de retourner le plus vite possible dans vos régions respectives et d'attendre et de veiller à ce que la mise en place de ces équipements soient faits en toute sécurité et de façon correcte. Ce qui est bien sur primordial pour le développement de notre pays.
Les ingénieurs kirkstanais saisirent leurs plans et quittèrent le bureau. Vladimir quitta lui aussi le bâtiment et il avait pour ordre de passer dans chaque gisement de pétrole kirkstanais pour vérifier si les mises en place se passaient correctement. Piotr Svydorine pris son téléphone et appela le Shin-Røt pour lui annoncer que de nouveaux équipements performants allaient être mis en place sur les puits de pétrole à tavers tout le pays. Il imaginait déjà la joie qu'éprouverait Vladimir Stramine quand il apprendra cette heureuse nouvelle.
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Chaarden
La machine :
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Dans un petit village de 450 habitants à l'Est du Pavlev.
Dans cette partie du Kirkstan, l'agriculture est encore extrêmement peu développée. Dans ce village, on compte deux sovkhozes et un kolkhoze. Ces trois infrastructures emploient une quarantaine de personnes, principalement des hommes. Les autres habitants travaillent surtout dans les villes voisines, dans les usines récentes, sources d'emplois. Le gouvernement a commandé il y a plusieurs mois des machins agricoles au Thorval. Cette partie du Kirkstan est une des dernières a recevoir les machines promises. Cinq hommes étaient partis à la ville chercher les tracteurs et les quelques accessoires avec. Tout le village s'étaient réunis dans le premier sovkhoze et on attendant avec impatience les engins quand enfin, un ronronnement de moteur se fit entendre au loin. Les enfants souriaient : la mécanisation de l'agriculture leur donnerait moins de travail. Idem pour les femmes. Vladimir, Sergueï, Djan, Dmitri et Alexandr arrivent enfin.
Anoushka : Enfin les voila !
Piotr : Les travaux dans les champs seront bien plus simples ! J'étais dans un village à quelques kilomètres d'ici, depuis qu'ils ont les tracteurs, ils sont bien plus libres !
Anoushka : Tu crois qu'on leur a appris à s'en servir là-bas ?
Piotr : Le fonctionnement doit pas être loin de celui d'une voiture je pense, c'est juste plus gros et plus lent.
Anoushka : Les voila ! Regardez !
La petite centaine de personne présente braquaient à présent leurs yeux sur les machines qu'ils venaient de voir apparaitre. Rouges, crachant de la fumée à outrance, avançant lentement, les quatre tracteurs se dirigeaient vers le champ le plus proche.
Djan : Zdrastvouitié ! On va les essayer tout de suite camarades ! Nous remercions Vladimir Stramine pour ces dons ! Accrochez la machine à bêcher.
Vladimir et Sergueï fixèrent non sans mal la machine à bêcher et, Djan monta dans le tracteur et commença à bêcher le champ sous les regards ébahis des habitants du village. Une fois la première rangée terminée, des applaudissements éclatèrent.
Anoushka : La rangée qu'il vient de faire en cinq minutes nous auraient pris une demi heure à la main ! Ces machines vont révolutionner notre quotidien !
Djan : Je le pense aussi ! Messieurs les agriculteurs, à qui le tour ?
L'émerveillement qu'occasionnait l'apparition de ces machines était exceptionnel. Les agriculteurs et les ouvriers agricoles faisaient une tranchée l'un après l'autre, tous désireux de vouloir essayer la nouvelle machine tant attendue. Bêcher les quelques hectares autour de la ville prenait habituellemet plusieurs heures et une main d'oeuvre de tous les sovkhoziens. Là, deux ou trois heures suffisaient et quatre hommes étaient demandés.
L'avancée technologique de l'agriculture kirkstanais posait néanmoins un léger problème : les sovkhoziens allaient devenir trop nombreux. L'état a anticipé le problème : le surplus de main d'oeuvre est envoyé dans les usines, pour l'industrialisation du pays.
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Dans un petit village de 450 habitants à l'Est du Pavlev.
Dans cette partie du Kirkstan, l'agriculture est encore extrêmement peu développée. Dans ce village, on compte deux sovkhozes et un kolkhoze. Ces trois infrastructures emploient une quarantaine de personnes, principalement des hommes. Les autres habitants travaillent surtout dans les villes voisines, dans les usines récentes, sources d'emplois. Le gouvernement a commandé il y a plusieurs mois des machins agricoles au Thorval. Cette partie du Kirkstan est une des dernières a recevoir les machines promises. Cinq hommes étaient partis à la ville chercher les tracteurs et les quelques accessoires avec. Tout le village s'étaient réunis dans le premier sovkhoze et on attendant avec impatience les engins quand enfin, un ronronnement de moteur se fit entendre au loin. Les enfants souriaient : la mécanisation de l'agriculture leur donnerait moins de travail. Idem pour les femmes. Vladimir, Sergueï, Djan, Dmitri et Alexandr arrivent enfin.
Anoushka : Enfin les voila !
Piotr : Les travaux dans les champs seront bien plus simples ! J'étais dans un village à quelques kilomètres d'ici, depuis qu'ils ont les tracteurs, ils sont bien plus libres !
Anoushka : Tu crois qu'on leur a appris à s'en servir là-bas ?
Piotr : Le fonctionnement doit pas être loin de celui d'une voiture je pense, c'est juste plus gros et plus lent.
Anoushka : Les voila ! Regardez !
La petite centaine de personne présente braquaient à présent leurs yeux sur les machines qu'ils venaient de voir apparaitre. Rouges, crachant de la fumée à outrance, avançant lentement, les quatre tracteurs se dirigeaient vers le champ le plus proche.
Djan : Zdrastvouitié ! On va les essayer tout de suite camarades ! Nous remercions Vladimir Stramine pour ces dons ! Accrochez la machine à bêcher.
Vladimir et Sergueï fixèrent non sans mal la machine à bêcher et, Djan monta dans le tracteur et commença à bêcher le champ sous les regards ébahis des habitants du village. Une fois la première rangée terminée, des applaudissements éclatèrent.
Anoushka : La rangée qu'il vient de faire en cinq minutes nous auraient pris une demi heure à la main ! Ces machines vont révolutionner notre quotidien !
Djan : Je le pense aussi ! Messieurs les agriculteurs, à qui le tour ?
L'émerveillement qu'occasionnait l'apparition de ces machines était exceptionnel. Les agriculteurs et les ouvriers agricoles faisaient une tranchée l'un après l'autre, tous désireux de vouloir essayer la nouvelle machine tant attendue. Bêcher les quelques hectares autour de la ville prenait habituellemet plusieurs heures et une main d'oeuvre de tous les sovkhoziens. Là, deux ou trois heures suffisaient et quatre hommes étaient demandés.
L'avancée technologique de l'agriculture kirkstanais posait néanmoins un léger problème : les sovkhoziens allaient devenir trop nombreux. L'état a anticipé le problème : le surplus de main d'oeuvre est envoyé dans les usines, pour l'industrialisation du pays.
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Chaarden
Journée d'un ouvrier kirkstanais :
[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=492466arretbusurss101.jpg][img]http://img11.hostingpics.net/pics/492466arretbusurss101.jpg[/img][/url]
Vladimir est un ouvrier de 45 ans. Travaillant dans une aciérie de Kritev, il est marié à Anoushka (44 ans, ingénieure) depuis 20 ans. Ils ont quatre enfants. Boris, 15 ans, Djan, 8 ans, Alexandr, 5 ans et la petite dernière, Mylena, 2 ans.
Dans cette famille des plus simples, comme il en existe partout au Kirkstan, tout le monde se lève à 6h00 le matin. Le petit-déjeuner se déroule en famille. On mange du poisson, des blinis, on boit du thé ou du chocolat chaud pour les enfants. Vers 6h15, la famille se disperse dans la maison : Les garçons vont s'habiller dans leur chambre puis vont faire la toilette, après qu'Anoushka ait fini de faire celle de Mylena. Une partie de la famille sort de la maison à 6h45. Anoushka accompagne Djan, Alexandr et Mylena à l'école. Djan est en [url=http://www.simpolitique.com/topic5996.html]troisième classe d'apprentissage[/url], Alexandr en quatrième année de maternelle et Mylena en première année de maternelle. Vladimir et Boris restent à la maison et préparent les casse-croute pour les parents. Lorsqu'Anoushka rentre, vers 7h00, ils quittent tous les trois la maison et se rendent à l'arrêt de bus (voir ci-dessus) en attendent le bus, qui arrive à 7h15. Au Kirkstan, les habitants des petits villages ne se rendent pas en ville en voiture comme dans bons nombres de pays. Le moyen de transport favori est le bus, favorisé par l'Etat, afin de limiter les engorgements des routes majeures. Et de ce fait, chaque matin, un ou plusieurs bus passent des les villages pour prendre les habitants qui partent en ville. Vladimir, Anoushka et Boris montent dans le bus. Ce dernier part alors dans le village voisin, pour y ramasser les quelques ouvriers, puis se dirige vers Kritev. Au loin, par la fenêtre, on voit les usines qui s'éveillent, les lumières s'allument, les cheminées crachent une épaisse fumée noire et les ouvriers lisent dans le bus, ou attendent. Vers 7h25, le bus s'arrête et les passagers descendent, prenant la direction de leurs usines respectives. Boris rejoint ses amis et ils prennent la direction du lycée. L'année suivante, Boris ira en école d'ingénieur à Stramingrad. Au Kirkstan, la population est majoritairement pauvre et pourtant, ce genre de déplacement nationaux est possible. En effet, l'éducation au Kirkstan est à 100% gratuite. Vladimir et Anoushka prennent les derniers arangements : ce soir, Anoushka rentrera mettre au four le repas et Vladimir ira chercher les enfants à l'école (ils sont au périscolaire jusqu'à 18h30, heure à laquelle les parents rentrent).
Vladimir salue un de ses collègues et ils se dirigent ensemble vers leur usine en bavardant de Bednostine, le contremaitre, qui s'était cassé une jambe. Ils arrivèrent devant l'usine et se mélèrent à la foule qui se massaient, attendant l'ouverture des portes à 7h45. Les ouvriers se saluèrent et plaisantaient entre eux tandis que les portes s'ouvraient et qu'on s'y engouffrait en présentant ses papiers. Les agents de sécurité, -des policiers de la MPV- fouillaient quelques ouvriers au hasard. A 8h, chaque ouvrier pris position et le dur travail de l'usine commença. Vladimir déposa son sac dans son petit vestiaire et prit les commandes du grand chaudron dans lequel se déversait ce qui ressemblait à de la lave en fusion. La fonte était extrêmement chaude : Vladimir avait sur lui une combinaison qui le protégait d'éventuelles éclaboussures mais il s'était déjà brulé au second degré à plusieurs reprises. Il en gardait les douloureuses cicatrice aux bras et dans le dos. Il travailla ainsi de 8h à 12h. Il s'arrêta alors et prit sa pause-déjeuner durant 20 petites minutes où il engloutissa son sandwich jambon-beurre cornichons tomates salade en compagnie de trois collègues, puis, il reprit le travail jusqu'à 18h. Neuf heures de travail par jour, ce n'est rien, un ouvrier travaille habituellement de 10 à 11 heures par jour. Vladimir a reçu cette grâce par le fait qu'il a quatre enfants et une femme. A 18h, il sort de l'usine avec son petit attaché-case discret et rejoint l'arrêt de bus. Sa femme l'y attend déjà, ainsi que son fils, qui venait de sortir des cours. Ils montèrent dans le bus et firent le chemin inverse qu'ils avaient fait le matin. En rentrant à la maison, Boris alla dans sa chambre faire ses devoirs tandis qu'Anoushka prépara le dîner. Au menu, du boeuf stroganoff. Vladimir, quand à lui, sortir de la maison et traversa deux rues pour récupérer ses trois enfants cadets au périscolaire. L'institutrice, qui gérait le centre, salua Vladimir. Djan, Alexandr et Mylena accoururent vers leur père puis, les quatre personnages rentrèrent à la maison. Sur le chemin, Djan accusa son frère de l'avoir pincé. Cet affront couta à Djan un coup de poing dans le nez, ce qui faisait beaucoup rire Mylena. Vladimir réprimanda ses deux fils. En arrivant à la maison, Djan fit ses quelques devoirs pendant qu'Alexandr et Mylena jouait avec le chat de la famille. Vers 20h, Anoushka appela sa famille pour venir dîner. Boris, qui lisait un livre d'histoire sur les origines du bolchevisme, vint à table en premier, suivit des trois jeunes enfants, qui avaient cessé de jouer avec le chat. Vladimir, qui lisait le Yediniy, continua à le lire pendant quelques minutes. On y parlait de la guerre qui sévissait en Libertie. Le gouvernement kirkstanais avait déclaré ne pas se mêler de cette guerre. Vladimir congratula Anoushka pour la réussite de ce boeuf. Ensuite, comme à chaque soir, on avait droit à un récit détaillé de la journée de Mylena, qui peinait à s'exprimer dans un russe correct, ce qui amusait ses frères, qui la corrigait.
Vers 21h, les deux parents couchèrent leurs enfants. Boris continua la lecture de son livre jusqu'à 22h, puis éteint la lumière. Anoushka et Vladimir regardèrent la télé pendant un petit moment puis allèrent se coucher. La journée de demain ressemblera beaucoup à celle d'aujourd'hui, d'hier, et d'après-demain.
[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=492466arretbusurss101.jpg][img]http://img11.hostingpics.net/pics/492466arretbusurss101.jpg[/img][/url]
Vladimir est un ouvrier de 45 ans. Travaillant dans une aciérie de Kritev, il est marié à Anoushka (44 ans, ingénieure) depuis 20 ans. Ils ont quatre enfants. Boris, 15 ans, Djan, 8 ans, Alexandr, 5 ans et la petite dernière, Mylena, 2 ans.
Dans cette famille des plus simples, comme il en existe partout au Kirkstan, tout le monde se lève à 6h00 le matin. Le petit-déjeuner se déroule en famille. On mange du poisson, des blinis, on boit du thé ou du chocolat chaud pour les enfants. Vers 6h15, la famille se disperse dans la maison : Les garçons vont s'habiller dans leur chambre puis vont faire la toilette, après qu'Anoushka ait fini de faire celle de Mylena. Une partie de la famille sort de la maison à 6h45. Anoushka accompagne Djan, Alexandr et Mylena à l'école. Djan est en [url=http://www.simpolitique.com/topic5996.html]troisième classe d'apprentissage[/url], Alexandr en quatrième année de maternelle et Mylena en première année de maternelle. Vladimir et Boris restent à la maison et préparent les casse-croute pour les parents. Lorsqu'Anoushka rentre, vers 7h00, ils quittent tous les trois la maison et se rendent à l'arrêt de bus (voir ci-dessus) en attendent le bus, qui arrive à 7h15. Au Kirkstan, les habitants des petits villages ne se rendent pas en ville en voiture comme dans bons nombres de pays. Le moyen de transport favori est le bus, favorisé par l'Etat, afin de limiter les engorgements des routes majeures. Et de ce fait, chaque matin, un ou plusieurs bus passent des les villages pour prendre les habitants qui partent en ville. Vladimir, Anoushka et Boris montent dans le bus. Ce dernier part alors dans le village voisin, pour y ramasser les quelques ouvriers, puis se dirige vers Kritev. Au loin, par la fenêtre, on voit les usines qui s'éveillent, les lumières s'allument, les cheminées crachent une épaisse fumée noire et les ouvriers lisent dans le bus, ou attendent. Vers 7h25, le bus s'arrête et les passagers descendent, prenant la direction de leurs usines respectives. Boris rejoint ses amis et ils prennent la direction du lycée. L'année suivante, Boris ira en école d'ingénieur à Stramingrad. Au Kirkstan, la population est majoritairement pauvre et pourtant, ce genre de déplacement nationaux est possible. En effet, l'éducation au Kirkstan est à 100% gratuite. Vladimir et Anoushka prennent les derniers arangements : ce soir, Anoushka rentrera mettre au four le repas et Vladimir ira chercher les enfants à l'école (ils sont au périscolaire jusqu'à 18h30, heure à laquelle les parents rentrent).
Vladimir salue un de ses collègues et ils se dirigent ensemble vers leur usine en bavardant de Bednostine, le contremaitre, qui s'était cassé une jambe. Ils arrivèrent devant l'usine et se mélèrent à la foule qui se massaient, attendant l'ouverture des portes à 7h45. Les ouvriers se saluèrent et plaisantaient entre eux tandis que les portes s'ouvraient et qu'on s'y engouffrait en présentant ses papiers. Les agents de sécurité, -des policiers de la MPV- fouillaient quelques ouvriers au hasard. A 8h, chaque ouvrier pris position et le dur travail de l'usine commença. Vladimir déposa son sac dans son petit vestiaire et prit les commandes du grand chaudron dans lequel se déversait ce qui ressemblait à de la lave en fusion. La fonte était extrêmement chaude : Vladimir avait sur lui une combinaison qui le protégait d'éventuelles éclaboussures mais il s'était déjà brulé au second degré à plusieurs reprises. Il en gardait les douloureuses cicatrice aux bras et dans le dos. Il travailla ainsi de 8h à 12h. Il s'arrêta alors et prit sa pause-déjeuner durant 20 petites minutes où il engloutissa son sandwich jambon-beurre cornichons tomates salade en compagnie de trois collègues, puis, il reprit le travail jusqu'à 18h. Neuf heures de travail par jour, ce n'est rien, un ouvrier travaille habituellement de 10 à 11 heures par jour. Vladimir a reçu cette grâce par le fait qu'il a quatre enfants et une femme. A 18h, il sort de l'usine avec son petit attaché-case discret et rejoint l'arrêt de bus. Sa femme l'y attend déjà, ainsi que son fils, qui venait de sortir des cours. Ils montèrent dans le bus et firent le chemin inverse qu'ils avaient fait le matin. En rentrant à la maison, Boris alla dans sa chambre faire ses devoirs tandis qu'Anoushka prépara le dîner. Au menu, du boeuf stroganoff. Vladimir, quand à lui, sortir de la maison et traversa deux rues pour récupérer ses trois enfants cadets au périscolaire. L'institutrice, qui gérait le centre, salua Vladimir. Djan, Alexandr et Mylena accoururent vers leur père puis, les quatre personnages rentrèrent à la maison. Sur le chemin, Djan accusa son frère de l'avoir pincé. Cet affront couta à Djan un coup de poing dans le nez, ce qui faisait beaucoup rire Mylena. Vladimir réprimanda ses deux fils. En arrivant à la maison, Djan fit ses quelques devoirs pendant qu'Alexandr et Mylena jouait avec le chat de la famille. Vers 20h, Anoushka appela sa famille pour venir dîner. Boris, qui lisait un livre d'histoire sur les origines du bolchevisme, vint à table en premier, suivit des trois jeunes enfants, qui avaient cessé de jouer avec le chat. Vladimir, qui lisait le Yediniy, continua à le lire pendant quelques minutes. On y parlait de la guerre qui sévissait en Libertie. Le gouvernement kirkstanais avait déclaré ne pas se mêler de cette guerre. Vladimir congratula Anoushka pour la réussite de ce boeuf. Ensuite, comme à chaque soir, on avait droit à un récit détaillé de la journée de Mylena, qui peinait à s'exprimer dans un russe correct, ce qui amusait ses frères, qui la corrigait.
Vers 21h, les deux parents couchèrent leurs enfants. Boris continua la lecture de son livre jusqu'à 22h, puis éteint la lumière. Anoushka et Vladimir regardèrent la télé pendant un petit moment puis allèrent se coucher. La journée de demain ressemblera beaucoup à celle d'aujourd'hui, d'hier, et d'après-demain.