Visite du Wapong à Cheongpul au Choson

Kim

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Parmi les objectifs qu'on lui avait fixé au début de son mandat il y à tout juste quelques mois, la jeune So Youn devait renforcer les liens existant entre le Choson et les membres du pacte de Kanton, et devait également rencontrer les différentes puissances régionales afin de travailler à assurer le développement et la stabilité du sud-est Makara. Avec le Wapong, elle pouvait essayer de remplir les deux objectifs en même temps, c'est pourquoi elle avait sollicité elle-même ce sommet avec les autorités wapongaises.

D'après le calendrier, l'hiver avait fait place depuis quelques jours au printemps dans l'hémisphère sud. En réalité, les deux saisons semblaient vouloir coexister un petit peu avant de se séparer, la neige hivernale recouvrait encore la capitale et le vent printanier soufflait fort et frais. La ministre des affaires étrangères avait attendue jusqu'au dernier moment à l'intérieur du véhicule dont le chauffage était monté au maximum avant de devoir braver le froid lorsque la descente de l'appareil wapongais fut annoncée. Son So Youn se trouvait donc au pied de l'appareil lorsque son invité en descendit les marches afin de lui serrer la main et de lui souhaiter la bienvenue d'une voix assez forte pour se faire entendre malgré la soudaine bourrasque.


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Son So Youn : Je suis honorée de vous accueillir aujourd'hui à Cheongpul. Permettez moi de vous accompagner sans plus attendre vers notre véhicule, le temps est souvent imprévisible en cette saison nous y serons plus confortables pour nous présenter. Puis nous rejoindrons sans tarder mon ministère.
Johel3007

Message par Johel3007 »

Sortant de l'avion après un atterrissage assez maladroit du pilote, Li Fu n'abandonna l'inconfort de l'appareil que pour se faire assaillir par le froid de ce qui ressemblait à une tempête de neige. Maudissant déjà à mi-voix ce pays, son climat et l'absence d'aéroport digne de ce nom, le Directeur Exécutif avança vers la Ministre des Affaire Étrangères, étendant une main amicale dont les vieux os étaient déjà engourdis. Il entendit à peine les mots de la jeune femme, notant simplement son sourire et assumant qu'il s'agissait des platitudes protocolaires habituelles. Il hocha la tête en répondant, conscient que sa voix n'atteindrait pas plus facilement les oreilles de So Youn que les mots de la diplomate n'avait atteint les siennes.

Li Fu
Directeur Exécutif
"-Oui, Oui, Enchanté !! C'est un honneur, un honneur !!"

Quand son hôte désigna une voiture d'où s'élevait une colonne de buée, le sourire du vieux Wapongais gagna en sincérité. Il s'empressa de la suivre, claquant la portière avec hâte sitôt qu'ils furent installés, laissant son petit cortège d'assistants se débrouiller pour trouver leur propre abri contre les éléments du Choson. L'âge avant la beauté et tout ça...

Li Fu
Directeur Exécutif
"-Ah !! Votre pays a un printemps... revigorant. Ministre Son So Youn, je présume ? Enchanté de vous rencontrer. Et permettez que j'étende les amitiés fraternelles du Wapong et de ses habitants."
Kim

Message par Kim »

Dès que tout le monde fut installé, le cortège de voitures quitta l'aéroport pour prendre la direction du ministère de l'intérieur à une quinzaine de minutes d'ici. Le voyage sur les routes enneigées de la capitale ne devait pas être beaucoup plus confortable que le voyage précédent en avion pour le directeur exécutif, le réseau routier en mauvais état était encore en cours de rénovation et les travaux n'avançaient pas vite sous ses conditions et devraient attendre l'été pour s’accélérer. Son So Youn essayait donc de rendre le voyage un peu plus agréable par sa présence, étant généralement de bon contact, souriante et polie. Elle en profita pour se re-présenter de façon un peu plus audible, accepter les amitiés du Wapong et présenter celles de tout son peuple envers leur voisin du sud, et évoquer un peu la météo puisque son invité en avait évoqué les bienfaits revigorants. Une discussion sur le ton de la légèreté jusqu'à ce que le cortège arrive à destination et dépose tout le monde dans un garage souterrain nouvellement construit pour le confort des invités notables de la république. Un dernier voyage à pied jusqu'au grand bureau et tout le monde s'installa enfin, prêt à entamer des discussions un peu plus sérieuses. Les membres de la délégation wapongaise, le directeur exécutif en premier, se virent proposer des boissons froides, selon la coutume chosonne, pour les accompagner durant la rencontre. So Youn, pour sa part, s'était fait servir une boisson alcoolisée à base de lait de jument, spécialité chosonne.

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Son So Youn : Je tenais à vous rencontrer assez tôt dans mon mandat car le développement, la prospérité et la stabilité de notre République sont, de notre point de vue, étroitement liés au développement, à la prospérité et à la stabilité de la région sud-est Makara dans son ensemble. C'est pourquoi nous affichons clairement notre volonté de développer autant que possible nos partenariats avec nos voisins directs, dont le Wapong. Dans cette optique, j'ai rencontré un peu plus tôt dans l'année les représentants du Mayong et comme à eux je vous fais part de notre relative inquiétude concernant les derniers événements entre vos deux nations. Si cela ne vous dérange pas, pourriez vous m'exposer votre vision de la situation actuelle au sud-est Makara ?
Johel3007

Message par Johel3007 »

Li Fu
Directeur Exécutif
"-Sur l'échiquier géopolitique continental du Makara, la situation du Sud-Est Makara est assez tendue. Nos pays ont pris l'habitude depuis des siècles d'être pressés entre l'Eran, la Roumalie et le Sionving ainsi que d'être les victimes de leurs rivalités. Si la Roumalie s'était assoupie ces deux derniers siècles, elle est plus active que jamais depuis une décennie. Son alliance avec l'URCM a représenté une source d'inquiétude croissante pour la souveraineté de notre région ces dernières années, exposant aussi bien le Wapong que ses voisins à une menace sur deux fronts que seule une alliance avec la péninsule unifiée du Raksasa a permi de contenir.
Les ingérences de l'Alméra visant à perturber cet équilibre en faveur de l'URCM ont échoué mais elles ont provoqué l'atomisation du Shankhaï suivi de son annexion partielle par la Roumalie puis le génocide du Viek Kiong avec la quasi-annihilation de sa culture, ses coutumes, ses arts, ses dialectes, ses croyances... La diaspora Viek d'aujourd'hui se limite à un peu moins de 10% de ce qu'était la démographie de ce peuple avant guerre, avec la majorité réfugié au Raksasa. La complicité de l'URCM dans ces actes est avérée et nous devons demeurer méfiant à son égard : In-Tao ne désire que des territoires et n'accorde aucune valeur aux vies humaines, qu'elles soient Eranéennes, Lychakiennes ou autres.
Il me semble indispensable pour la survie des nations et peuples du Sud-Est Makara que nous encouragions une politique de fermeté du Raksasa face à un URCM qui, s'il a joué le paisible panda ces dernières années, voit ses appétits pour une révolution mondiale resurgir maintenant que l'URKR n'est plus sur son chemin et que le Raksasa se montre complaisant avec l'Union. Si la complaisance pouvait se comprendre avec le précédent gouvernement de l'URCM, la récente révolution me pousse à prôner une politique ferme avec les nouveaux maîtres d'In-Tao, ne serait-ce qu'à titre préventif en vue de gagner leur respect et éviter de les voir comploter avec nos minorités politiques pour préparer les mêmes déstabilisations et massacres qu'au Viek Kiong.

Sur le plan du développement humain, le Sud-Makara a stagné depuis presque un siècle. Le récent miracle de notre pays n'était que poudre aux yeux obtenues par un copieux arrosage de devises en provenance du Pelabssa et d'autres puissances barbares. Avec la chute du premier et le déclin des seconds, nous voyons aujourd'hui à quel point ces acquis étaient fragiles. Si le Sud-Makara doit prospéré, il ne peut le faire que sur une base d'autosuffisance agricole, industrielle et énergétique. Cela requiert des sacrifices concernant le confort de nos citoyens mais permettra de préserver l'âme de nos cultures.
Dans cet optique, le Wapong a entamé une politique de grands travaux depuis déjà quelques années qui, à défaut de contribuer à accroître le précieux Produit Intérieur Brut vénéré par les nations libérales, réorganise notre appareil économique en vue de le rendre aussi peu dépendant de l'extérieur que possible. Dépendre de nos frères Makirans est tolérable mais il est hors de question de prostituer notre pays aux barbares comme le MLC le prônait. Sur ce point, le SSP, avec qui mon parti co-gouverne le pays, est en accord avec moi.
Nous devons donner la priorité à l'éducation technique de notre jeunesse tout en encadrant les aspects humains et idéologiques de son développement en vue de garantir la pureté culturelle de son esprit et éviter autant que possible la pollution de ce dernier par des valeurs venues d'outre-mer. En cela, permettez-moi d'exprimer mon admiration pour la situation du Choson, où il est dit que vos foyers ont préservé nombre des traditions de leurs ancêtres cavaliers, leur faisant survivre le gantelet du communisme kiroviste. Une prouesse dont peu de pays peuvent se vanter.

En vue de garantir la survie durable de ces traditions, nous pensons nécessaire de renforcer les relations entre nos pays et de contribuer à assurer nos besoins matériels mutuels pour former un bloc solide face aux ambitions de puissances étrangères, fussent-elles barbares ou makirannes. Cette tâche ne sera pas aisée au vu des situations particulières à chacun de nos pays :

Le Wapong est endetté et ne peut compter que sur sa propre sueur pour poursuivre son développement... alors même que notre déficit alimentaire et énergétique est immense et notre industrie manque cruellement de matières premières bon marché. Notre armée est constituée majoritairement de Vieks qui ont un profond ressentiment en ce qui concerne la situation de leur patrie et notre impuissance à rectifier la situation. Notre gouvernement, s'il est unis dans la cause panmakiranne, est profondément divisé sur les questions de politique intérieure, notamment sur le plan social. Il n'est un mystère pour personne que, tôt ou tard, cette division devra être adressée par les armes.

Le Mayong souffre d'une contamination de libéralisme pro-alméran, avec tout ce que cela implique. Il est au Makara d'aujourd'hui ce que le Wapong était au Makara d'hier : une porte dérobée pour le poison d'Opemont, d'Ophrone, de Novgorod, d'Hispalis et de tant d'autres envahisseurs. Ce chancre abritent des criminels qui violent nos frontières et sèment le chaos chez nous tandis que les lueurs d'une richesse illusoire leurrent les plus brillants membres de notre jeunesse, privant notre peuple de ses forces vives à l'instant de son histoire où il en a peut-être le plus besoin. Le Mayong s'endette et se vend aux plus offrants, se faisant usine du monde mais traitant son propre peuple comme des esclaves.

Le Shankhaï est passé d'une république nationaliste collectiviste unifiée à un territoire divisé entre d'une part une province Roumalienne et d'autre part une ploutocratie où les officiers de l'armée dirigent chacun leur lot de manière quasi-féodale, sans aucun leadership central dont l’influence soit respecté et crainte par aucun. Son économie est dans le chaos, au point que leur population continue d'émigrer au Wapong malgré notre récession actuelle. Sans le soutien du Pacte de Kanton et l'encadrement de chaque général par l'armée wapongaise, il y a longtemps que la Roumalie aurait annexé l'ensemble.

Le Choson... pardonnez-moi mais, en dépit de la profonde admiration que j'ai pour vos traditions, votre pays demeure quantité négligeable en terme économique. Vous êtes la clé vers l'ouverture de notre région aux terres intérieures du continent. Mais votre population demeure trop... disons désorganisée. Sans parler du manque d'infrastructures et de qualifications techniques nécessaires à les développer. Ajoutez à cela votre encerclement entre la Roumalie et l'Eran et vous comprendrez que je n'envie pas votre situation.

Enfin, notre problème commun demeure avant tout l'alimentation. Résoudre celui-ci autrement que par des importations doit être notre priorité car, si le commerce est une solution idéale en temps de paix et d'abondance, il est fragile et peu fiable en période de conflit ou de manque."


Et après cette longue tirade, il accepta volontier la boisson froide offerte !
Kim

Message par Kim »

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Son So Youn : Votre vision de la situation actuelle au sud-est Makara et de nos perspectives pour l'avenir est relativement noire mais, je dois le reconnaître, reste tout de même assez proche de la réalité telle que je la perçois depuis Cheongpul. Comme vous le dîtes, la tâche ne sera pas aisée mais je garde cependant l'optimisme que malgré nos nombreuses difficultés, les pays du sud-est Makara parviendront à surmonter l'ensemble de ces défis. Concernant la situation particulière du Choson, je vous pardonne naturellement de m'avoir exposé votre analyse, et il faut également reconnaître que sans le pacte de Kanton notre pays aurait connu le même sort que le Shankhaï face aux ambitions de la Roumalie.

Là où je serais moins inquiète que vous sur l'avenir, du moins concernant la situation interne du Choson, ce serait sur la question de l'alimentation. Certes, aujourd'hui notre population souffre encore de malnutrition, les épisodes de famine ne sont qu'un passé très récent, mais les causes sont connues et réversibles. Le Choson souffre d'un problème dans l'approvisionnement, dans le stockage, dans la redistribution, et dans ses moyens techniques pour faire face aux conditions climatiques, mais le potentiel pour assurer notre autosuffisance existe bel et bien*. La politique de grands travaux menés actuellement par notre gouvernement vise notamment à régler les différents problèmes que je viens d'aborder. Le développement de nos réseaux de communication avec par exemple la construction de nos premières routes asphaltées ou du réseau ferré, va permettre de désenclaver les villes et de diminuer les temps de trajet et donc d'améliorer la distribution des ressources. Un trajet qui prendrait actuellement des jours sur nos pistes ne prendra demain que quelques heures sur nos routes. Le développement de nos réseaux en eau potable ou d'électricité vont permettre non seulement d'améliorer le stockage des denrées alimentaires mais également l'exploitation des ressources agricoles, par exemple avec le développement de la culture sous serre pour résister aux températures hivernales.

Le problème de l'alimentation devrait diminuer et disparaître dans les années à venir pour le Choson, et les prévisions de nos scientifiques permettent d'affirmer que les quantités produites seront suffisantes pour exporter*. Je vous concède que cette situation interne ne réglera pas le problème de l'auto-suffisance au niveau régional, mais représente l'une des solutions si nos produits alimentaires peuvent s'exporter facilement au sud-est Makara. Nos produits pourront être facilement accessibles au Wapong, en fonction des accords que nous pouvons trouver aujourd'hui et dans le futur, qui est le seul pays du sud-est Makara vers lequel nos axes de communication sont déjà en état de fonctionner avec la ligne de chemin de fer transmakarane et le fleuve Wa. Mais un approvisionnement sûr via ces deux voies de communication nécessite une stabilité régionale pour éviter toute perturbation des flux.

Cette stabilité régionale est pour le moment préservée par l'existence du pacte de Kanton auquel toutes les nations du sud-est Makara sont rattachées, et qui normalement devrait prévenir tout conflit direct entre nos nations... bien que les incidents à la frontière entre votre nation et le Mayong pourraient faire naître quelques craintes. Plus que par un pacte, la stabilité régionale dépendra de la diplomatie. Il me semble important, qu'au delà de notre participation commune à ce pacte, nous profitions de cette rencontre pour réaffirmer nos engagements respectifs par un traité de reconnaissance mutuelle, de non agression, de non ingérence et d'entraide mutuelle par exemple.



hrp : * Ma population s'élève à environ 4 millions d'habitants, et selon les cartes des ressources "agriculture" et "viandes" je peux produire pour 25 millions d'habitants... étant une nation pauvre ce n'est pas encore le cas dans mon RP mais sera bientôt effectif, soit un "surplus" pour environ 20 millions d'habitants
Johel3007

Message par Johel3007 »

Li Fu
Directeur Exécutif
"-Réaffirmer la reconnaissance de nos frontières mutuelles est une bonne chose. Même chose en ce qui concerne la non agression, la non ingérence et l'entraide mutuelle. Toutefois, je tiens au préalable à évoquer trois points de conflit potentiel.

Comme vous l'avez souligné, les tensions entre le Mayong et le Wapong sont grandes. Les causes détaillées sont assez subjectives et dépendront de l'observateur mais tous seront d'accord pour dire que la prospérité actuelle du Mayong se construit sur la faiblesse temporaire du Wapong. S'il ne s'agissait que d'un problème de compétitivité, nous nous bornerions à redoubler d'efforts mais il en est différemment :
Le Mayong soutient activement plusieurs factions d'opposition au Wapong, allant jusqu'à abriter dans ses frontières des criminels qui se sont rendu coupables de raids sanglants contre les populations du Wapong avant de se replier au Mayong. Il en est de même pour quantité de trafiquants, y compris des réseaux d'immigration clandestins pour le débauchage de plusieurs de nos scientifiques et ingénieurs les plus éminents. Non content de nous voler des cerveaux, nous soupçonnons le Mayong de se livrer à un espionnage industriel à grande échelle.
Dans un futur indéterminé, la défense de notre souveraineté pourrait nécessité que nous fassions usage de la force pour sécuriser nos frontières en conduisant des opérations militaires sur le territoire du Mayong, voir en occupant durablement certains territoires à partir desquels les rebelles et criminels opèrent, ceci en vue de créer des zones-tampons pour protéger nos civils. La majorité de notre classe politique, moi y compris, répugne à faire usage de cette option mais nous sommes des hommes d'état et avons un devoir envers notre peuple, devoir qui nous oblige à la considérer.
De mon point de vue, le Mayong viole déjà sévèrement l'esprit du Pacte de Kanton. Sachant ceci et si la diplomatie ne menait à rien, puis-je compter sur le Choson pour demeurer hors d'un conflit entre le Mayong et le Wapong dont les buts seraient dans la ligne de ceux que je viens d'énoncer ?

Ensuite, il y a le problème du Shankhaï. La situation politique s'y dégrade d'année en année. Nous avons la preuve d'actions d'agents Roumaliens qui y sème la discorde parmi les populations Simboks en vue de les voir s'opposer aux populations métisses Shankhaï, majoritaire dans l'armée mais minoritaire dans la population totale. De même, les tensions internes à l'armée entre les différents officiers supérieurs sont fortes. Si l'équilibre actuel entre eux venait à être rompu et qu'un conflit éclate, le Wapong envisage de marcher sur le Shankhaï de manière préventive pour empêcher son invasion par la Roumalie.
Avec l'aide du reste des nations du Pacte de Kanton, nous envisageons de guider le processus de normalisation politique du Shankhaï et de maintenir une protection de son peuple jusqu'à ce qu'un gouvernement amical au Pacte de Kanton puisse être en mesure d'y maintenir seul l'autorité.
Il va sans dire que certains officiers s'opposeront à notre démarche et que la Roumalie leur portera même peut être assistance. Dans l'éventualité d'un tel conflit au Shankhaï, le Choson accepterait-il de demeurer à l'écart ou même d'appuyer notre démarche, dans l'intérêt de la stabilité régionale ?

Enfin, il y a la question du Transmakaran et de sa gestion. Les entreprises wapongaises se sont beaucoup investies et aimeraient de solides garanties que leur bien ne leur sera pas une fois de plus dérober.

Si nous pouvons nous accorder sur ces points, alors il n'est rien que je puisse concevoir qui s'opposerait à la signature des traités que vous mentionner. J'y rajouterai même volontiers une clause offrant le stationnement d'une division Wapongaise aux frontières entre le Choson et la Roumalie, en vue de garantir la sécurité de votre nation et permettre à vos troupes de se concentrer sur la menace de l'URCM.
Kim

Message par Kim »

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Son So Youn : Je vais donc vous apporter une réponse aussi précise que possible sur chacun de ces points de conflit potentiels pour vous permettre de prendre une décision éclairée.

En cas de conflit entre le Mayong et le Wapong, j’entends dans vos propos un conflit armé, alors je puis vous assurer que tant que je serais en charge des affaires étrangères mon pays n'interviendra pas militairement dans ce conflit, ni en faveur de l'un ni en faveur de l'autre. Cela concerne aussi bien un éventuel soutien sur le terrain qu'un soutien logistique. En revanche, le Choson ne restera pas diplomatiquement hors du conflit et nous userons alors de toute l'influence que nous aurons pu gagner auprès du Mayong et du Wapong pour travailler à une solution pacifique. Si vous estimez que le Mayong viole l'esprit du pacte de Kanton, avant d'envisager toute action militaire, nous vous proposons de demander à réunir un Conseil en vertu de l'article 4 et à demander la médiation des nations membres.

La question du Shankhaï est un peu plus complexe. Le Choson a déjà été victime dans son histoire de l'impérialisme roumalien, ces derniers ayant d'ailleurs tenté d'intégrer les terres à l'est de notre territoire à leur royaume il y a tout juste quelques années. A l'époque, seule l'intervention raksasane nous a permis d'éviter le pire et tenue à distance les troupes roumaliennes. Cela pour vous dire que le Choson se sent particulièrement impliqué lorsqu'on parle des visées expansionnistes de la Roumalie sur les régions du sud-est Makara. Je ne peux pas, à l'heure actuelle, vous garantir le soutien de notre nation dans un éventuel conflit au Shankhaï car les conditions réelles de cette intervention ne me sont pas encore connues puisque votre intervention n'est encore qu'une hypothèse. Nous sommes une nation pacifique, notre soutien logistique ou militaire ne pourra donc s'envisager que dans le cadre d'une intervention pour le maintien de la paix, de rétablissement de l'ordre, de protection des populations civiles et de lutte contre l'expansion roumalienne. Si votre intervention militaire se déroule dans ce cadre là alors vous pourrez compter sur l'appui, au moins diplomatique mais probablement militaire, du Choson. Dans le cas contraire, nous resterons en dehors de ce conflit.

Enfin, le transmakaran est un sujet que je comptais aborder avec vous dans cette rencontre car il représente l'axe principal de communication entre nos deux pays. Il est pour vous la route principale vers l'intérieur des terres du continent, et pour nous la route principale vers vos ports et donc vers le monde extérieur. L'axe Wapong City-Cheongpul est donc un axe que nous comptons valoriser et développer et il n'est nullement question pour nous de « dérober » ce bien comme a pu le faire par le passé le régime communisme. Je suis disposée à écouter les revendications précises des entreprises wapongaises concernant l'exploitation, la gestion et le développement de ce réseau afin de leur fournir les garanties nécessaires à une coopération satisfaisante. La seule inconnue concernera le tronçon de cet axe qui passe en territoire mayongais sur lequel nous n'avons aucun contrôle.

J'espère que ces réponses seront suffisantes à vous convaincre, si non je suis prête à détailler d'avantage la position du Choson sur un point particulier. Pour la question de stationner une division wapongaise sur notre territoire je n'y suis pas particulièrement opposée, le Raksasa dispose d'ailleurs lui-même d'une base militaire à Yongeup à la frontière nord-est avec la Roumalie. Nous pouvons envisager de faire stationner votre division au sud-est de la frontière, dans la ville de [url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=230280routechoson.png]Tongsan[/url].
Johel3007

Message par Johel3007 »

Li Fu
Directeur Exécutif
"-Votre réponse en ce qui concerne les deux situations diplomatiques avec nos voisins me comble d'aise et mon gouvernement se contentera sans mal de vos déclarations comme base pour la construction d'un équilibre géopolitique durable dans la région.

Dans la droite ligne de cette construction, la question du transmakaran doit être également résolue. Légalement, l'entreprise [url=http://www.simpolitique.com/post167567.html#p167567]South Transmakaran Company[/url] dispose de titres de propriété pour l'ensemble de la ligne, qu'il s'agisse des tronçons au Wapong, au Mayong ou au Choson. La légitimité des autorités ayant accordé ses titres pouvant toutefois être remise en question, nous négocierons leur reconnaissance avec le Mayong pour simplifier l'équation. Dans le cas où le Mayong accepterait de reconnaitre la validité de ces titres de propriété, pouvons-nous en déduire que le gouvernement du Choson fera de même ?
Si oui, considérant que ce furent des représentants de l'autorité du Choson qui nous accordèrent les droits et les terres pour construire ce réseau ferroviaire et considérant que votre gouvernement est l'héritier légitime de cette autorité, les parts de cette autorité au sein de STC reviendront à votre gouvernement.
La gestion du tronçon du Transmakaran passant dans notre région sera donc confiée à une entreprise contrôlée par le gouvernement du Choson, une entreprise wapongaise et un fond d'investissement du Raksasa.
Si cet arrangement venait à vous déplaire, je peux parlé au nom [url=http://www.simpolitique.com/post72320.html#p72320]d'Anthracite[/url] pour vous faire une offre pour racheter ses 10% de parts dans STC, afin de régler la problématique une fois pour toute. La somme de 10 milliards $RAK nous semble appropriée et les conditions de son paiement sont, bien entendu, négociable.
Quelque soit votre choix, sachez que le savoir-faire Wapongais se tient à votre disposition si vous désireriez agrandir le réseau ferroviaire.
Kim

Message par Kim »

[img]http://img11.hostingpics.net/pics/60761620100407145907309.jpg[/img]

Son So Youn : Le transmakaran est un projet international à tous points de vue, et il ne me déplaît donc pas que la gestion et l'exploitation du tronçon Wapong City-Cheongpul soit confié à une entreprise au capital détenu par trois nationalités makaranes. Je ne compte donc pas remettre en question la validité des titres de propriété de la STC et le gouvernement choson souhaite effectivement garder les parts acquises dans l'entreprise par le gouvernement précédent, soit 45%. Concernant le réseau ferroviaire du Choson, votre proposition est tout à fait intéressante mais nous avons déjà signé un contrat avec une entreprise raksasane pour l'agrandissement de ce réseau. Je garde cependant cette offre en mémoire dans la très probable éventualité où notre réseau ferroviaire nécessiterait une modernisation ou un nouvel agrandissement. Je pense notamment aux lignes à grande vitesse qui sont actuellement inexistantes et ne sont pas prévus dans le contrat actuel signé avec l'entreprise raksasane. Pour le moment, cet investissement est trop lourd pour notre économie par rapport au réel besoin pour notre population, mais dans un futur proche il nous faudra réévaluer la question.

Si ces précisions concernant la question du transmakaran vous conviennent à présent, je pense que nous pouvons envisager avec sérénité la signature des traités proposés.
Johel3007

Message par Johel3007 »

Li Fu
Directeur Exécutif
"-Je le pense aussi. Considérez ces traités signés.

Les bases de nos relations étant officialisées, il me semble judicieux d'envisager le futur. Nos pays se trouvent actuellement dans des situations socioéconomiques opposées : le vôtre manque d'infrastructures mais est en plein chantier pour y remédier, le nôtre n'en manque pas mais, surendetté, peine à continuer sa marche vers le progrès.
Votre population est jeune, très jeune même, ce qui représentera un atout formidable pour les deux à trois décennies à venir mais peut être une charge dans l'intervalle. La nôtre est précisément à ce point crucial où la population active est proche de son apogée mais nous manquons d'opportunités pour concrétiser ce potentiel. Dans deux à trois décennies, la "bulle démographique" d'actifs wapongais deviendra un poids pour le reste de notre peuple.
Il serait bon d'envisager un partenariat qui, à court terme, permette au Choson de profiter pleinement de la force industrielle du Wapong inutilisée pour qu'ensuite, lorsque le dynamisme wapongais diminuera, notre peuple vieilissant puisse s'appuyer sur le vôtre et réussir sa restructuration sociale.
Auriez-vous des idées quant à des secteurs précis où le Choson aurait encore besoin d'assistance ?
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