Le Souk de Medine-Taiwhan
Dans la chaleur etouffante du Souk, les marchands étalaient leurs tapis de laine richement brodés de vives couleurs. A même ces tapis se trouvaient épices, lampes de cuivre, armes d'apparat de bronze poli, sachets de thé ainsi que des dattes, des noix, des amandes. Sous le regard vigilant des janissaires en patrouilles, commerçants et clients faisaient leurs affaires dans un grand bruit. Les odeurs de menthe se mêlaient aux parfums riches de musc et d'ambre qui émanaient de jarres de terre cuite. Des femmes en tchador bleu roi cotoyaient leurs pareilles voilées ou d'autres têtes nues, portant croix au bout de chaînes ouvragées. Les négociations allaient bon train en un flot de paroles qui enfumait les allées du souk. A chaque minute, des aumonières et des bourses de cuir ou de tissu sortaient des poignées de livres échangées contre des fruits, des pièces de viandes, des fioles diverses, des alcools. Ustensiles, pinceaux, brosses, colifichets...Le souk de Médine Taiwhan avait la réputation d'abriter toutes les marchandises possibles.....
Mais malgré leur joie, aucun Kitahbien ni aucune Kitahbienne n'ommettait de se découvrir pour saluer la colonne d'adobe qui fermait la porte Est du souk. Sur le pourtour de cette colonne, large comme un tonneau de vin, serpentaient les mots suivants
[quote]Peuple de Kithab-Uteh, souviens toi de Miskin Ouss Al Eghos, Jami Lahg-Aleht et des martyrs de la Guerre du Keffieh Rouge tombés ici![/quote]
[RP interne]Fragments de vies au Sultanat
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mischmetal2
L'Oasis d'Al Shoukrouth
[img]http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/7/7f/BAM_IR2726.JPG[/img]
Sur ces 98 ares de verdure florissante dans un désert de sable, une petite communauté de près de 50 000 âmes vit là, entre des jardins de palmiers dattiers et des etroites rues pavées. Les enfants jouent dans les rues sous le soleil de plomb de l'arrière pays. Billes, courses poursuites, danses et comptines, tout est un prétexte à l'amusement et a la mise en scène, plus ou moins fidèle, d'épisodes historiques ou religieux. Ici on reproduisait l'Accident de Wilala, là la naissance du Christ, étrangement visité par Moise et les Hébreux qui ont fuit l'esclavage....Tout cela sous le regard bienveillant des troupes de janissaires qui patrouillent.
Les plus grands, eux , refont le monde entre amis, en fumant le narguilé et mangeant des pâtisseries à base de semoule, de miel et de dattes.
Sur les murailles de la ville, derrière les anciennes tours de guet, se trouvent d'anciennes écuries et des caravansérails reconvertis en hotels. On y voit des touristes makarans être photographiés en burnous et sarouels traditionnels. D'autres portent un fez rouge sur la tête qui tranche quelque peu avec leur longue natte.
Mais soudain les trompettes sonnent le rassemblement. Bien vite, les touristes et les badauds se réfugient à l'intérieur des maisons. Ceux qui passent dans la rue sont presques tirés à l'intérieur car lorsque les trompettes sonnent , tout le monde sait ce que cela veut dire dans cette ville du sud: Les tribus barbares du Sud passent à l'attaque, espérant rétablir un nouvel Age des Larmes.
Mais les janissaires et les troupes sont là: Ce n'est plus montés sur des chameaux ou des Lipparabs que les ennemis de toujours s'affrontent en un nouveau duel. Leurs montures sont mécaniques, motorisées et de ce ne sont plus seulement l'éclat des cimeterres qui brillent au soleil que l'on perçoit mais aussi le son des rafales de mitrailleuses et parfois, le sifflement de lances roquettes.
Mais l'architecture traditionnelle de cette ancienne place forte est toujours exploitée : Alors qu'en près de 5 minutes, les portes de la ville sont closes , les janissaires et le petit contingent de troupes militaires sont aux postes de combat. Les snipers disposés dans les tours de guet tirent sur les pneus de la vingtaine de véhicules hostiles. Le sifflement des balles se joint à l'éclatement de quelques uns et aux bruits de ricochets sur le métal de la carrosserie. Une roquette frappe la muraille épaisse qui se trouve méchamment entamée.
En rétorsion, les balles de mitrailleuses pleuvent sur les pillards dont les véhicules immobilisés deviennent des abris de fortune. Les ordres fusent dans les radios. Alors qu'un détachement pillard arrive du camp pillard de Kagjal à une trentaine de kilomètres, on voit une petite équipe de 5 hélicoptères légers fendre l'horizon depuis la base aérienne de Baghar à près d'une centaine de kilomètres au nord. Ont ils été détournés d'une patrouille ou sont t-ils partis dans le but de défendre l'oasis? Nous ne le saurons pas pour des raisons de sécurité nationale.
Pourtant, c'est bien en raison de cette sécurité nationale qu'ils lancent de multiples roquettes qui viennent faucher les derniers pillards comme un chat au milieu d'un groupe de souris.
Une fois leur devoir accompli, les hélicoptères patrouillent encore quelques heures. Puis ils repartent tandis que les radiotélégraphistes et les officiers de communications transmettent les rapports de combat
Encore un combat de gagné pour les forces régulières du Sultanat....Mais rien ne pourra garantir que demain, l'oasis ne soit pas pris par les pillards désireux d'instaurer un nouvel Age des Larmes. Et si ce n'est pas celui là, peut être sera-ce le caravansérail de Jimin Hickrikhet ou un autre ou un autre encore......
C'est tout....pour le moment
[img]http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/7/7f/BAM_IR2726.JPG[/img]
Sur ces 98 ares de verdure florissante dans un désert de sable, une petite communauté de près de 50 000 âmes vit là, entre des jardins de palmiers dattiers et des etroites rues pavées. Les enfants jouent dans les rues sous le soleil de plomb de l'arrière pays. Billes, courses poursuites, danses et comptines, tout est un prétexte à l'amusement et a la mise en scène, plus ou moins fidèle, d'épisodes historiques ou religieux. Ici on reproduisait l'Accident de Wilala, là la naissance du Christ, étrangement visité par Moise et les Hébreux qui ont fuit l'esclavage....Tout cela sous le regard bienveillant des troupes de janissaires qui patrouillent.
Les plus grands, eux , refont le monde entre amis, en fumant le narguilé et mangeant des pâtisseries à base de semoule, de miel et de dattes.
Sur les murailles de la ville, derrière les anciennes tours de guet, se trouvent d'anciennes écuries et des caravansérails reconvertis en hotels. On y voit des touristes makarans être photographiés en burnous et sarouels traditionnels. D'autres portent un fez rouge sur la tête qui tranche quelque peu avec leur longue natte.
Mais soudain les trompettes sonnent le rassemblement. Bien vite, les touristes et les badauds se réfugient à l'intérieur des maisons. Ceux qui passent dans la rue sont presques tirés à l'intérieur car lorsque les trompettes sonnent , tout le monde sait ce que cela veut dire dans cette ville du sud: Les tribus barbares du Sud passent à l'attaque, espérant rétablir un nouvel Age des Larmes.
Mais les janissaires et les troupes sont là: Ce n'est plus montés sur des chameaux ou des Lipparabs que les ennemis de toujours s'affrontent en un nouveau duel. Leurs montures sont mécaniques, motorisées et de ce ne sont plus seulement l'éclat des cimeterres qui brillent au soleil que l'on perçoit mais aussi le son des rafales de mitrailleuses et parfois, le sifflement de lances roquettes.
Mais l'architecture traditionnelle de cette ancienne place forte est toujours exploitée : Alors qu'en près de 5 minutes, les portes de la ville sont closes , les janissaires et le petit contingent de troupes militaires sont aux postes de combat. Les snipers disposés dans les tours de guet tirent sur les pneus de la vingtaine de véhicules hostiles. Le sifflement des balles se joint à l'éclatement de quelques uns et aux bruits de ricochets sur le métal de la carrosserie. Une roquette frappe la muraille épaisse qui se trouve méchamment entamée.
En rétorsion, les balles de mitrailleuses pleuvent sur les pillards dont les véhicules immobilisés deviennent des abris de fortune. Les ordres fusent dans les radios. Alors qu'un détachement pillard arrive du camp pillard de Kagjal à une trentaine de kilomètres, on voit une petite équipe de 5 hélicoptères légers fendre l'horizon depuis la base aérienne de Baghar à près d'une centaine de kilomètres au nord. Ont ils été détournés d'une patrouille ou sont t-ils partis dans le but de défendre l'oasis? Nous ne le saurons pas pour des raisons de sécurité nationale.
Pourtant, c'est bien en raison de cette sécurité nationale qu'ils lancent de multiples roquettes qui viennent faucher les derniers pillards comme un chat au milieu d'un groupe de souris.
Une fois leur devoir accompli, les hélicoptères patrouillent encore quelques heures. Puis ils repartent tandis que les radiotélégraphistes et les officiers de communications transmettent les rapports de combat
Encore un combat de gagné pour les forces régulières du Sultanat....Mais rien ne pourra garantir que demain, l'oasis ne soit pas pris par les pillards désireux d'instaurer un nouvel Age des Larmes. Et si ce n'est pas celui là, peut être sera-ce le caravansérail de Jimin Hickrikhet ou un autre ou un autre encore......
C'est tout....pour le moment
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