Dîner entre un fasciste et un socialiste (feat Tumien)
-
Amaski
[bask][center]Dîner entre un fasciste et un socialiste[/bask]
[img]http://img15.hostingpics.net/pics/291543ooo.jpg[/img][/center]
[ve]Le Palais présidentiel se trouvait entouré d'une grande pelouse verte au centre de Sayakon. La nouvelle capitale n'avait rien de Titanua ou de Borisk. Il n'y avait pas de grands monuments ou de gratte-ciels mais une successions de maisons de taille moyenne jonchant des grandes avenues parsemés d'arbres et buissons. C'était une ville très verdoyante et dotée d'un esprit campagnard. C'était ce même esprit qui l'avait permis de traverser la crise sans perte démographique. Alors que les mégapoles comme Borisk se vidaient en quelques mois, les villes secondaires comme Sayakon accueillaient les réfugies car elles profitaient des larges régions agricoles autour d'elles. La cité des casernes et des camps militaires se transformaient rapidement en un des principaux centres industriels durant la crise. C'est à Sayakon que les vastes plantations de canne à sucre prenaient place pour offrir la matière première pour la bio-essence et que CAN+ établit un de ces principaux centres de fabrication de l'or vert. C'était aussi ici ou on commençait à développer des nouvelles techniques agricoles et à produire de la nourriture en masse sans l'usage de pétrole.
Quand Gerardo Tumien arriva à l'aérodrome de Sayakon, il fut accueillit par trois gardes de corps et un secrétaire d’état. On le conduisait alors vers un hélicoptère posé à proximité pour ensuite prend l'envol. On aurait pu tenter de passer par le centre-ville en voiture mais c'était une pure perte de temps. Durant la nuit, la majeure partie des rues étaient transformés en zone piétonne. C'était plus économe en énergie et surtout permettait d'assurer de ne pas avoir le bruit des moteurs à diesel durant les heures nocturnes. Ce qui au début était un fait imposé par la crise, devenait ensuite une coutume que les gens étaient prêts à défendre avec toutes leurs forces. Personne voulait entendre parler de laisser à nouveau les voitures revenir au centre-ville durant la nuit. De toute façon, la majeure partie des véhicules étaient soit électriques soit marchait à la bio-essence.
L'hélicoptère survola la ville brillant de mille feux. Une partie des ruelles étaient illuminés par des torches posés aux murs des maisons ou des lampadaires à gaz. La crise avait rendu la production d'énergie hasardeuse et donc les gens avaient dû innover pour trouver un moyen de rendre la nuit moins ténébreuse. Mais désormais, c'était surtout un choix artistique. La vue d'une ruelle illuminée par des torches avait quelque chose de magique et si beaucoup revenait aux lampes électriques, un certain nombre de quartiers décidaient de garder l'ancien système. Il y avait donc un mélange entre le feu, le gaz et l'électricité donnant à la nuit urbaine un caractère hétéroclite.
L’hélicoptère entama de descendre en direction du palais présidentiel. L'aéronef se posa sur la pelouse en arrière du bâtiment. La portière du véhicule s'ouvrit, permettant à Tumien de descendre sur le sol de la Fédération. Au loin se voyait des ombres d'arbres pendant que les lumières du Palais présidentiel brillaient en avant. Un majordome s'approcha de Tumien, l'offrant de le libèrer de son manteau. La nuit était chaude et il était fort peu probable qu'il en ait besoin à l'intérieur de l'édifice. C'est alors que depuis le palais s'approcha Bas. Beaucoup dans l'administration, surtout le Vice-président, se demandait ce qu'il pouvait bien trouver à Gerardo Tumien. La vérité était d'une simplicité presque effroyable. Bas aimait ce bonhomme. Il adorait ce franc parlé, ce culot de s'opposer aux démocrates bien-pensants. C'était une rebelle et ceci valait de l'or en cette époque. Et pour ceci, il avait l'intention de lui accorder ce qu'aucun chef d'état esmarkien avait eu droit : Une réception au palais présidentiel fédéral.
S'approchant de son invité, Bas le salua.
[img]http://img15.hostingpics.net/pics/257474monroe.png[/img]
« Monsieur Tumien, c'est un grand honneur de faire votre rencontre. Je mentirais en disant que votre réputation ne vous précède pas. »
Les deux se mettaient alors en route en direction du palais. Bas tenait ses mains dans les poches de la veste de son uniforme.
« J'espère que le voyage ne fut pas trop désagréable. Pour ma part j'ai horreur des avions. Je préfère même devoir traverser un champ de bataille, que de devoir monter dans une de ces machines. Comme quoi nous avons tous nos faiblesses. »
Ils arrivèrent alors sur la véranda à l'extérieur du bâtiment. On pouvait sentir des odeurs de nourriture provenir de la cuisine à proximité.
« J'espère que le dîner vous plaira. On a essayé de vous faire des plats bien local et traditionnels. Je doutes que vous soyez un grand amateur de la cuisine internationale...voir almérane. Néanmoins je dois vous avertir qu'en terme de vin, je me suis permis de vous réserver un vin du Fiémance. Il y a hélas des qualités qui ne sont pas de ce continent. Ce sera, je vous rassure, la seule invasion étrangère à notre table pour ce soir. »
Ils entraient dans le salle à manger. C'était un salon longitudinal avec une grande table en bois foncé au milieu. Au mur on pouvait voir des tableaux de paysages et des armes antiques. Les armes, c'était surtout Bas qui les avait fait installer. Il s'était constitué au fil des ans toute une collection d'armes datant de l'époque des guerres contre le Numancia. On pouvait voir des nombreuses épées et boucliers, souvent transpercés et brisés. Bas se libéra à l'entrée de la salle à manger de sa veste et la posa sur une chaise au mur. Avant de prendre place, il dit à Tumien.
« Sachez qu'il y a une règle ici. Pas d'hypocrisies. J'en ait eu ma dose au sommet de l'Union. Si vous n'aimez pas quelque choses ou n'êtes pas d'accord, dites-le. Je vous rassure, je ferais de même. Pour ma part, je ne suis pas d'accord avec vous sur de nombreux points mais c'est le fait que vous ayez le courage de dire ce que vous pensez, qui vous rend respectable à mes yeux. »[/ve]
[img]http://img15.hostingpics.net/pics/291543ooo.jpg[/img][/center]
[ve]Le Palais présidentiel se trouvait entouré d'une grande pelouse verte au centre de Sayakon. La nouvelle capitale n'avait rien de Titanua ou de Borisk. Il n'y avait pas de grands monuments ou de gratte-ciels mais une successions de maisons de taille moyenne jonchant des grandes avenues parsemés d'arbres et buissons. C'était une ville très verdoyante et dotée d'un esprit campagnard. C'était ce même esprit qui l'avait permis de traverser la crise sans perte démographique. Alors que les mégapoles comme Borisk se vidaient en quelques mois, les villes secondaires comme Sayakon accueillaient les réfugies car elles profitaient des larges régions agricoles autour d'elles. La cité des casernes et des camps militaires se transformaient rapidement en un des principaux centres industriels durant la crise. C'est à Sayakon que les vastes plantations de canne à sucre prenaient place pour offrir la matière première pour la bio-essence et que CAN+ établit un de ces principaux centres de fabrication de l'or vert. C'était aussi ici ou on commençait à développer des nouvelles techniques agricoles et à produire de la nourriture en masse sans l'usage de pétrole.
Quand Gerardo Tumien arriva à l'aérodrome de Sayakon, il fut accueillit par trois gardes de corps et un secrétaire d’état. On le conduisait alors vers un hélicoptère posé à proximité pour ensuite prend l'envol. On aurait pu tenter de passer par le centre-ville en voiture mais c'était une pure perte de temps. Durant la nuit, la majeure partie des rues étaient transformés en zone piétonne. C'était plus économe en énergie et surtout permettait d'assurer de ne pas avoir le bruit des moteurs à diesel durant les heures nocturnes. Ce qui au début était un fait imposé par la crise, devenait ensuite une coutume que les gens étaient prêts à défendre avec toutes leurs forces. Personne voulait entendre parler de laisser à nouveau les voitures revenir au centre-ville durant la nuit. De toute façon, la majeure partie des véhicules étaient soit électriques soit marchait à la bio-essence.
L'hélicoptère survola la ville brillant de mille feux. Une partie des ruelles étaient illuminés par des torches posés aux murs des maisons ou des lampadaires à gaz. La crise avait rendu la production d'énergie hasardeuse et donc les gens avaient dû innover pour trouver un moyen de rendre la nuit moins ténébreuse. Mais désormais, c'était surtout un choix artistique. La vue d'une ruelle illuminée par des torches avait quelque chose de magique et si beaucoup revenait aux lampes électriques, un certain nombre de quartiers décidaient de garder l'ancien système. Il y avait donc un mélange entre le feu, le gaz et l'électricité donnant à la nuit urbaine un caractère hétéroclite.
L’hélicoptère entama de descendre en direction du palais présidentiel. L'aéronef se posa sur la pelouse en arrière du bâtiment. La portière du véhicule s'ouvrit, permettant à Tumien de descendre sur le sol de la Fédération. Au loin se voyait des ombres d'arbres pendant que les lumières du Palais présidentiel brillaient en avant. Un majordome s'approcha de Tumien, l'offrant de le libèrer de son manteau. La nuit était chaude et il était fort peu probable qu'il en ait besoin à l'intérieur de l'édifice. C'est alors que depuis le palais s'approcha Bas. Beaucoup dans l'administration, surtout le Vice-président, se demandait ce qu'il pouvait bien trouver à Gerardo Tumien. La vérité était d'une simplicité presque effroyable. Bas aimait ce bonhomme. Il adorait ce franc parlé, ce culot de s'opposer aux démocrates bien-pensants. C'était une rebelle et ceci valait de l'or en cette époque. Et pour ceci, il avait l'intention de lui accorder ce qu'aucun chef d'état esmarkien avait eu droit : Une réception au palais présidentiel fédéral.
S'approchant de son invité, Bas le salua.
[img]http://img15.hostingpics.net/pics/257474monroe.png[/img]
« Monsieur Tumien, c'est un grand honneur de faire votre rencontre. Je mentirais en disant que votre réputation ne vous précède pas. »
Les deux se mettaient alors en route en direction du palais. Bas tenait ses mains dans les poches de la veste de son uniforme.
« J'espère que le voyage ne fut pas trop désagréable. Pour ma part j'ai horreur des avions. Je préfère même devoir traverser un champ de bataille, que de devoir monter dans une de ces machines. Comme quoi nous avons tous nos faiblesses. »
Ils arrivèrent alors sur la véranda à l'extérieur du bâtiment. On pouvait sentir des odeurs de nourriture provenir de la cuisine à proximité.
« J'espère que le dîner vous plaira. On a essayé de vous faire des plats bien local et traditionnels. Je doutes que vous soyez un grand amateur de la cuisine internationale...voir almérane. Néanmoins je dois vous avertir qu'en terme de vin, je me suis permis de vous réserver un vin du Fiémance. Il y a hélas des qualités qui ne sont pas de ce continent. Ce sera, je vous rassure, la seule invasion étrangère à notre table pour ce soir. »
Ils entraient dans le salle à manger. C'était un salon longitudinal avec une grande table en bois foncé au milieu. Au mur on pouvait voir des tableaux de paysages et des armes antiques. Les armes, c'était surtout Bas qui les avait fait installer. Il s'était constitué au fil des ans toute une collection d'armes datant de l'époque des guerres contre le Numancia. On pouvait voir des nombreuses épées et boucliers, souvent transpercés et brisés. Bas se libéra à l'entrée de la salle à manger de sa veste et la posa sur une chaise au mur. Avant de prendre place, il dit à Tumien.
« Sachez qu'il y a une règle ici. Pas d'hypocrisies. J'en ait eu ma dose au sommet de l'Union. Si vous n'aimez pas quelque choses ou n'êtes pas d'accord, dites-le. Je vous rassure, je ferais de même. Pour ma part, je ne suis pas d'accord avec vous sur de nombreux points mais c'est le fait que vous ayez le courage de dire ce que vous pensez, qui vous rend respectable à mes yeux. »[/ve]
-
Soiouz
[justify]Gerardo Tumien avait méticuleusement préparé ce voyage. Après tout, même s'il n'était pas un officiel, il représentait l'Esmark dans une rencontre internationale ! Hors de question de mal paraître. Vue du ciel, Sayakon paraissait être une ville intéressante, loin de la fournaise izigorienne. Une densité de population énorme et la construction de la ville dans une simili-cuvette, avait transformé très vite la capitale esmarkienne en un véritable four où s'entassait plusieurs millions de personnes. Heureusement que les autorités limitaient l'arrivée de migrants sinon ça aurait été une véritable catastrophe. Le silence de la ville tarnoise était aussi intéressant, voire même perturbant, mais aussi très agréable. "Au moins, on s'entend parler ici". est-ce que la population était aussi tranquille que la ville à cette heure du soir ? Gerardo Tumien en doutait, mais en tout cas, tout cela était fort passionnant. Il aurait des choses à dire en revenant à ses camarades de l'UNP, l'Union Nationale Populaire, un parti dont il apparaissait de plus en plus comme l'idéologue. Un peu comme à l'époque de Force Nationale. C'était lui qui avait formé Juan Sanchez, c'était lui qui lui avait tout appris, c'était son poulain... Et ce dernier l'avait trahi, le laissant dans l'ombre quand il se donnait tout le mérite des idées qu'il proposait. C'était avant tout pour cela qu'il avait quitté Force Nationale. "Pour une fois que l'arrogance de Sanchez aura été utile" pensait-il. Il ne donnait pas cher de sa peau s'il avait continué dans le PTNR. "Éxécuté comme la plupart des membres de la direction, voilà le sort que mérite les traîtres à la Nation" ironisa-t-il dans une tentative de copie du vocabulaire vataziste.
Mais l'hélicoptère venait de se poser, interrompant Gerardo Tumien dans ses pensées. Il avait une certaine hâte de rencontrer le Président de la Fédération. Voilà un homme qui n'hésitait pas à dire tout haut que quelque chose n'allait pas avec le système démocratique. "Les origines sont incertaines mais le travail semble impeccable" s'amusait de penser Gerardo Tumien. Il donna son manteau au personnel qui lui proposait de s'en débarasser. Puis après les salutations du Président Bas, il le salua à son tour.
"C'est un grand honneur pour moi également. Si vous permettez, je vous répondrai que votre réputation précède largement la mienne."
Durant le trajet qu'ils effectuèrent à pied vers le palais.
"Pour ma part, j'adore voler. Voler a, je trouve, quelque chose de magique. Comme si c'était notre foi dans cet appareil qui faisait qu'il ne s'écrasait pas. Excepté au Kapasane où nous appliquions plutôt une technique de guérilla, je serais incapable, après, de vous dire si je préfère voler ou tuer des impérialistes."
Concernant la cuisine.
"Détrompez-vous, contrairement à ce que beaucoup pensent, j'apprécie à peu près toutes les cuisines même s'il est vrai que la plupart des cuisines alméranes sont bien fades. La cuisine est peut-être la seule chose que bien des races sont capables de faire correctement. Mais la cuisine vicaskarane est de loin la meilleure, cela va sans dire. Si vous voulez du bon vin vicaskaran, sachez que l'Esmark fait depuis des années du vin, qui s'il ne vaut pas les grands crus almérans, est capable de se défendre face à parfois de très bon vins. "
Alors qu'il s'installaient à table.
"De l'hypocrisie durant cette réunion des plus grands hypocrites du continent ? Voilà vraiment quelque chose qui ne me surprend pas. Je me demande d'ailleurs ce que vous êtes allés faire dans cette galère, les objectifs qui en sont sortis se lisaient sur la tête de ces dirigeants irresponsables. Soyez assurés que je n'hésiterais pas à intervenir si quelque chose ne me plaît pas, la première phrase de ma réponse était d'ailleurs surtout pour ça ; vous montrer que nous avons des désaccords flagrants mais que cela ne nous empêchera pas de pouvoir converser en adultes."[/justify]
Mais l'hélicoptère venait de se poser, interrompant Gerardo Tumien dans ses pensées. Il avait une certaine hâte de rencontrer le Président de la Fédération. Voilà un homme qui n'hésitait pas à dire tout haut que quelque chose n'allait pas avec le système démocratique. "Les origines sont incertaines mais le travail semble impeccable" s'amusait de penser Gerardo Tumien. Il donna son manteau au personnel qui lui proposait de s'en débarasser. Puis après les salutations du Président Bas, il le salua à son tour.
"C'est un grand honneur pour moi également. Si vous permettez, je vous répondrai que votre réputation précède largement la mienne."
Durant le trajet qu'ils effectuèrent à pied vers le palais.
"Pour ma part, j'adore voler. Voler a, je trouve, quelque chose de magique. Comme si c'était notre foi dans cet appareil qui faisait qu'il ne s'écrasait pas. Excepté au Kapasane où nous appliquions plutôt une technique de guérilla, je serais incapable, après, de vous dire si je préfère voler ou tuer des impérialistes."
Concernant la cuisine.
"Détrompez-vous, contrairement à ce que beaucoup pensent, j'apprécie à peu près toutes les cuisines même s'il est vrai que la plupart des cuisines alméranes sont bien fades. La cuisine est peut-être la seule chose que bien des races sont capables de faire correctement. Mais la cuisine vicaskarane est de loin la meilleure, cela va sans dire. Si vous voulez du bon vin vicaskaran, sachez que l'Esmark fait depuis des années du vin, qui s'il ne vaut pas les grands crus almérans, est capable de se défendre face à parfois de très bon vins. "
Alors qu'il s'installaient à table.
"De l'hypocrisie durant cette réunion des plus grands hypocrites du continent ? Voilà vraiment quelque chose qui ne me surprend pas. Je me demande d'ailleurs ce que vous êtes allés faire dans cette galère, les objectifs qui en sont sortis se lisaient sur la tête de ces dirigeants irresponsables. Soyez assurés que je n'hésiterais pas à intervenir si quelque chose ne me plaît pas, la première phrase de ma réponse était d'ailleurs surtout pour ça ; vous montrer que nous avons des désaccords flagrants mais que cela ne nous empêchera pas de pouvoir converser en adultes."[/justify]
-
Amaski
[ve]Les deux hommes s'assirent alors à table. C'était une rencontre étrange. D'un côté le soldat que l'histoire n'avait pas destiné à grand chose et de l'autre, le scientifique que des nombreuses chancelleries répudiaient comme une créature de la nuit.
Bas sourit à la remarque de Tumien au sujet de l'hypocrisie dans les réunions de l'Union du Vicaskaran. Cet homme ne manquait pas de mordant et ceci était plaisant à entendre.
[img]http://img15.hostingpics.net/pics/257474monroe.png[/img]
« L'Union a un bon fond et la majeure partie des institutions sont bien faites. Le seul malade dans la myriade est le Conseil économique. La démocratie va non seulement rendre ce conseil incapable de travailler correctement mais en plus, va créer des tensions permanentes. A mon avis, c'est au conseil économique qu'échouera l'Union. Mais je pense ne pas vous faire des révélations extraordinaires, en vous disant ceci. »
Il fit une petite pause avant de reprendre.
« Le Danube a un programme politique clair. Imposer la démocratie partout dans le continent, briser les gouvernements nationaux et établir le primat d'une économie néo-libérale. Le Perlian et mon pays s'opposent à ce projet. Mon espoir est désormais de pouvoir convaincre des pays du Vicaskaran austral de rejoindre l'Union et de nous mettre d'accord sur un programme de réforme qui visera à mettre un terme aux ambitions du Danube. Si l'Esmark et le Khalidan, jouent le jeu, on aura quatre voix pour une union respectueuse des nations. Suffisamment pour dans la situation actuelle, mettre le Danube en minorité. Ceci permettra de réaliser une union qui respecte les peuples du continent et qui sert leurs intérêts. Mais dites-moi, vous, êtes vous pour une union continental - je parles pas de celle-ci mais en général - ou contre ? Votre position contre l'union actuelle n'est pas un mystère. »
Un majordome arriva alors à la table et posa dans une petite bassine remplie de glace, une bouteille de vin visiblement d'origine almérane. Bas la saisit. On pouvait lire sur l'étiquette un nom de château et l'indication de l'origine fiémancaise. Il versa un fond dans son verre, goutta pour savoir s'il y avait du bouchon et satisfait du résultat, rempli le verre de Tumien pour ensuite faire de même avec le sien.
« C'est, selon mon modeste avis, un très bon vin. Je dois vous avouez de ne pas être un grand amateur de ce genre de boisson. Il me manque probablement le raffinement nécessaire. Mais il faudra que vous m'envoyiez un jour une bonne bouteille de vin de l'Esmark. S'ils se défendent aussi bien que vous dites, ceci pourrait être une bonne façon de ne plus devoir importer les vins surtaxés de Fiémance. Et en passant on n'aura plus à financer ce pays car soyons franc, à part le vin, c'est un peuple vraiment dégénéré. Quand on parle de créer des colonies au 21ème siècle, c'est qu'on a vraiment la cervelle en compote. »
Il se tut pendant quelques minutes, laissant son invité profiter du vin. Bas bu quelques gorgées sans néanmoins s'acharner véritablement sur la boisson.
« Ainsi vous avez combattu au Kapasane ? L'ancienne Fédération avait jadis des accords avec ce pays mais pour être sincère, c'était un accord de dupes et le gouvernement de l'époque à vendu le Kapasane à la Roumalie sans hésiter. Mais bon, ce n'est pas comme si mon pays aurait été à une contradiction près avant la guerre civile. »
Bas prit une gorgée de vin.
« Pour ma part, j'ai surtout combattu durant la première guerre civile. Je ne vous dis pas dans quelles conditions. On craignait plus le manque de ravitaillement que l'ennemi. Des qu'il avait un combat de gagné, on se ruait sur les bottes des ennemis. Il y a rien de pire que d'avoir des semelles complètement usées quand vous marchez des dizaines de kilomètre par jour. C'était une sale époque, encore plus sale que celle-ci. Comme quoi, nous progressons un peu. Mais je trouve que l'Esmark a fait un bon travail au Kapasane. Ceci pourrait servir pour modèle à fin d'établir une défense efficace contre les invasions étrangères. »
On amena alors l'entrée. C'était une salade verte avec des fruits, des champignons et des tomates. Tout sous un nuage de huile d'olive et un peu de vinaigre. Bas se servit d'une première bouchée et dit alors.
« Vous pensez quoi au sujet de la guerre aux USP ? Pour ma part je ne suis pas sûr s'il ne faut pas espérer la victoire de la Main noire. Oui, je peux vous imaginez choqué à cette idée mais si la Coalition va vaincre la Main noire que pour partager les USP en zones d'influence et colonies, la perspective d'une Main noire faible et isolée du monde, me semble bien plus reluisante qu'un patchwork de colonies à nos portes. Je n'ai aucun confiance au Kaiyuan. C'est une nation dangereuse comme l'a montré ses exactions au Zanyane et ne parlons pas de la Fiémance qui vit son délire du 19ème siècle. Mais peut être vous trouvez que je suis un idiot de penser ainsi ? J'avoue qu'il me manque la connaissance intellectuelle pour juger la portée historique de cette guerre. Je reste malgré moi plus un soldat qu'un politicien. Ce qui ne m'empêche pas de faire mon travail consciencieux. Ce pays a de toute façon eut trop de politiciens jusqu'à maintenant »[/ve]
Bas sourit à la remarque de Tumien au sujet de l'hypocrisie dans les réunions de l'Union du Vicaskaran. Cet homme ne manquait pas de mordant et ceci était plaisant à entendre.
[img]http://img15.hostingpics.net/pics/257474monroe.png[/img]
« L'Union a un bon fond et la majeure partie des institutions sont bien faites. Le seul malade dans la myriade est le Conseil économique. La démocratie va non seulement rendre ce conseil incapable de travailler correctement mais en plus, va créer des tensions permanentes. A mon avis, c'est au conseil économique qu'échouera l'Union. Mais je pense ne pas vous faire des révélations extraordinaires, en vous disant ceci. »
Il fit une petite pause avant de reprendre.
« Le Danube a un programme politique clair. Imposer la démocratie partout dans le continent, briser les gouvernements nationaux et établir le primat d'une économie néo-libérale. Le Perlian et mon pays s'opposent à ce projet. Mon espoir est désormais de pouvoir convaincre des pays du Vicaskaran austral de rejoindre l'Union et de nous mettre d'accord sur un programme de réforme qui visera à mettre un terme aux ambitions du Danube. Si l'Esmark et le Khalidan, jouent le jeu, on aura quatre voix pour une union respectueuse des nations. Suffisamment pour dans la situation actuelle, mettre le Danube en minorité. Ceci permettra de réaliser une union qui respecte les peuples du continent et qui sert leurs intérêts. Mais dites-moi, vous, êtes vous pour une union continental - je parles pas de celle-ci mais en général - ou contre ? Votre position contre l'union actuelle n'est pas un mystère. »
Un majordome arriva alors à la table et posa dans une petite bassine remplie de glace, une bouteille de vin visiblement d'origine almérane. Bas la saisit. On pouvait lire sur l'étiquette un nom de château et l'indication de l'origine fiémancaise. Il versa un fond dans son verre, goutta pour savoir s'il y avait du bouchon et satisfait du résultat, rempli le verre de Tumien pour ensuite faire de même avec le sien.
« C'est, selon mon modeste avis, un très bon vin. Je dois vous avouez de ne pas être un grand amateur de ce genre de boisson. Il me manque probablement le raffinement nécessaire. Mais il faudra que vous m'envoyiez un jour une bonne bouteille de vin de l'Esmark. S'ils se défendent aussi bien que vous dites, ceci pourrait être une bonne façon de ne plus devoir importer les vins surtaxés de Fiémance. Et en passant on n'aura plus à financer ce pays car soyons franc, à part le vin, c'est un peuple vraiment dégénéré. Quand on parle de créer des colonies au 21ème siècle, c'est qu'on a vraiment la cervelle en compote. »
Il se tut pendant quelques minutes, laissant son invité profiter du vin. Bas bu quelques gorgées sans néanmoins s'acharner véritablement sur la boisson.
« Ainsi vous avez combattu au Kapasane ? L'ancienne Fédération avait jadis des accords avec ce pays mais pour être sincère, c'était un accord de dupes et le gouvernement de l'époque à vendu le Kapasane à la Roumalie sans hésiter. Mais bon, ce n'est pas comme si mon pays aurait été à une contradiction près avant la guerre civile. »
Bas prit une gorgée de vin.
« Pour ma part, j'ai surtout combattu durant la première guerre civile. Je ne vous dis pas dans quelles conditions. On craignait plus le manque de ravitaillement que l'ennemi. Des qu'il avait un combat de gagné, on se ruait sur les bottes des ennemis. Il y a rien de pire que d'avoir des semelles complètement usées quand vous marchez des dizaines de kilomètre par jour. C'était une sale époque, encore plus sale que celle-ci. Comme quoi, nous progressons un peu. Mais je trouve que l'Esmark a fait un bon travail au Kapasane. Ceci pourrait servir pour modèle à fin d'établir une défense efficace contre les invasions étrangères. »
On amena alors l'entrée. C'était une salade verte avec des fruits, des champignons et des tomates. Tout sous un nuage de huile d'olive et un peu de vinaigre. Bas se servit d'une première bouchée et dit alors.
« Vous pensez quoi au sujet de la guerre aux USP ? Pour ma part je ne suis pas sûr s'il ne faut pas espérer la victoire de la Main noire. Oui, je peux vous imaginez choqué à cette idée mais si la Coalition va vaincre la Main noire que pour partager les USP en zones d'influence et colonies, la perspective d'une Main noire faible et isolée du monde, me semble bien plus reluisante qu'un patchwork de colonies à nos portes. Je n'ai aucun confiance au Kaiyuan. C'est une nation dangereuse comme l'a montré ses exactions au Zanyane et ne parlons pas de la Fiémance qui vit son délire du 19ème siècle. Mais peut être vous trouvez que je suis un idiot de penser ainsi ? J'avoue qu'il me manque la connaissance intellectuelle pour juger la portée historique de cette guerre. Je reste malgré moi plus un soldat qu'un politicien. Ce qui ne m'empêche pas de faire mon travail consciencieux. Ce pays a de toute façon eut trop de politiciens jusqu'à maintenant »[/ve]
-
Soiouz
[justify]Après s'être assis à table.
"Certes l'Union a peut-être un bon fond. Mais si avoir un bon fond empêchait de faire des conneries, ça se saurait. Au contraire, je pense que l'Union est née sur de mauvaises bases et donc l'ensemble de l'édifice est une catastrophe. Le Danube est une nation de descendants de colons qui ont finalement toujours la même logique et les mêmes méthodes que leurs ancêtres. Ils essaient d'imposer leur système à des peuples qui savent sûrement mieux qu'eux comment se diriger eux-mêmes. Alors il s'offusquent, ils se lamentent tout leur soûl, mais au final font-ils réellement avancer les choses ? Non. Par contre, on a eu toute de suite la machine bienpensante libérale démocrate et colonisatrice qui s'est mise en place. On a même essayé de m'associer de façon très claire à une vieille folle qui voit des complots mondiaux partout mais qui fait partie de la clique des colons, toujours le même problème. Ça n'a strictement rien à voir avec un quelconque complot. J'ai parlé d'histoire, d'idéologies et de peuples uniquement. Quand le Danube aura redonné la terre des peuples originels aux peuples originels, alors on pourra discuter ; pas avant. Quand on voit qu'un pays si démocratique refuse de donner un bout de terre, même pas l'ensemble de la terre, à des populations à qui ils l'ont volé, ce pays n'a aucune leçon à donner, et encore moins de démocratie.
Bien sûr que je suis pour une union continentale ! J'en suis même un fervent partisan. Mais une vraie union vicaskarane où ce seront les peuples vicaskarans qui pourront s'exprimer et non une oligarchie descendante d'assassins qui prétendent parler au nom d'un continent dont ils ne connaissent finalement rien. Quelles anciennes traditions vicaskaranes sont encore respectées au Northland, au Perlian, au Danube ? Ou même au Danareeth ou en Shawiricie qui seraient deux candidats probables ? Strictement aucune. Il n'y a rien de vicaskaran dans ces pays. J'ai même essayé de convaincre les autorités esmarkiennes de développer l'UNDSV en l'ouvrant davantage aux pays vraiment vicaskarans, mais j'ai reçu une fin de non-recevoir, ce qui n'est guère surprenant ça non plus."
Gerardo Tumien prit son verre. Après avoir admiré la robe, il prit une petite lampée histoire d'apprécier les saveurs, puis prit une seconde gorgée plus conséquente.
"En effet, il faut admettre que les fiémançais savent se défendre en matière de vin. Mais dès que j'en aurais l'occasion, je vous enverrais une caisse d'une sélection personnelle de vins esmarkiens. La Fiémance est paradoxale. J'ai appris dernièrement qu'une banque fiémançaise a envoyé de l'argent à l'Esmark, grâce notamment à mon action il faut bien le dire, pour défendre les vrais peuples vicaskarans. Je ne sais comment cet argent va vraiment être utilisé, les autorités esmarkiennes ayant annoncé qu'elles serviraient à la fois aux esmarkiens, aux temros, aux kayachis, aux cotanais et aux vicalos. Cela fait beaucoup de monde et il est moins que sûr que ces populations en profitent vraiment. On aura sûrement des actions de glorification du système pour la défense des peuples vicaskarans et ce sera tout. Après quels sont les véritables objectifs des fiémançais derrière cela, c'est la grande question.
Je faisais partie de la section Miri Piro envoyée au Kapasane. J'ai ainsi eu la chance de pouvoir réellement être au cœur de l'action, en tout l'action pour les Brigades Vicaskaranes. Nous ne pouvions pas nous permettre une bataille ouverte au vu de notre nombre ou de notre expérience. N'oublions pas que nous sommes des soldats par la force des choses et par notre volonté. Mais excusez-moi de vous reprendre mais l'Esmark n'a rien eu à voir au Kapasane, ce sont bien les Brigades Vicaskaranes, les premières forces armées continentales qui se sont battues. Nous avions des troupes venant du Ranekika, du Khaldidan, du Cotan, du Vicalo, Nueva Hispalis à l'époque et bien évidemment des troupes kapasanaises elles-mêmes. Ça a été l'inauguration de quelque chose de grand. Pour la première fois, des habitants du continent se sont unis non pas grâce à des frontières tracées sur ce continent mais grâce aux frontières naturelles du Vicaskaran. Pour ma part, je pense que les Brigades Vicaskaranes doivent se développer et établir de manière claire son autorité et ses objectifs. Plus elle sera puissante, plus elle sera écoutée et respectée."
Après avoir remercié la personne qui lui avait servi son assiette, il commença à manger avant de répondre à la question qui lui avait posé le Président Bas.
"En tant que symbole de la colonisation au Vicaskaran, la chute des USP est une excellente chose. La chose dommageable est qu'on image mal cette si belle coalition faire tous ces efforts pour rien. Mais dans tous les cas, nous serons perdants. La chose originale était une colonie. Que la Main noire gagne ou non, ce seront de nouveaux colons qui en remplaceront d'autres. Au contraire, on peut imaginer que la multiplication de petites colonies fera que ce sera plus simple de s'y attaquer idéologiquement qu'un seul bloc colonisateur monolithique. Ces groupes sont unis car il y a un ennemi qui permet l'unité. Une fois cette ennemi supprimé, les vieilles rancœurs reviendront. Concernant le Kaiyuan, je suis plus inquiet de voir ce mariage mixte entre l'Empereur du Khaldidan et une kaiyuanaise que leurs faits d'arme au Zanyane. Ce mariage donne la possibilité à un pays du Makara de pouvoir contrôler dans l'avenir une nation millénaire vicaskarane.
La politique est une bonne chose pour un pays, les politiciens beaucoup moins, Président Bas."[/justify]
"Certes l'Union a peut-être un bon fond. Mais si avoir un bon fond empêchait de faire des conneries, ça se saurait. Au contraire, je pense que l'Union est née sur de mauvaises bases et donc l'ensemble de l'édifice est une catastrophe. Le Danube est une nation de descendants de colons qui ont finalement toujours la même logique et les mêmes méthodes que leurs ancêtres. Ils essaient d'imposer leur système à des peuples qui savent sûrement mieux qu'eux comment se diriger eux-mêmes. Alors il s'offusquent, ils se lamentent tout leur soûl, mais au final font-ils réellement avancer les choses ? Non. Par contre, on a eu toute de suite la machine bienpensante libérale démocrate et colonisatrice qui s'est mise en place. On a même essayé de m'associer de façon très claire à une vieille folle qui voit des complots mondiaux partout mais qui fait partie de la clique des colons, toujours le même problème. Ça n'a strictement rien à voir avec un quelconque complot. J'ai parlé d'histoire, d'idéologies et de peuples uniquement. Quand le Danube aura redonné la terre des peuples originels aux peuples originels, alors on pourra discuter ; pas avant. Quand on voit qu'un pays si démocratique refuse de donner un bout de terre, même pas l'ensemble de la terre, à des populations à qui ils l'ont volé, ce pays n'a aucune leçon à donner, et encore moins de démocratie.
Bien sûr que je suis pour une union continentale ! J'en suis même un fervent partisan. Mais une vraie union vicaskarane où ce seront les peuples vicaskarans qui pourront s'exprimer et non une oligarchie descendante d'assassins qui prétendent parler au nom d'un continent dont ils ne connaissent finalement rien. Quelles anciennes traditions vicaskaranes sont encore respectées au Northland, au Perlian, au Danube ? Ou même au Danareeth ou en Shawiricie qui seraient deux candidats probables ? Strictement aucune. Il n'y a rien de vicaskaran dans ces pays. J'ai même essayé de convaincre les autorités esmarkiennes de développer l'UNDSV en l'ouvrant davantage aux pays vraiment vicaskarans, mais j'ai reçu une fin de non-recevoir, ce qui n'est guère surprenant ça non plus."
Gerardo Tumien prit son verre. Après avoir admiré la robe, il prit une petite lampée histoire d'apprécier les saveurs, puis prit une seconde gorgée plus conséquente.
"En effet, il faut admettre que les fiémançais savent se défendre en matière de vin. Mais dès que j'en aurais l'occasion, je vous enverrais une caisse d'une sélection personnelle de vins esmarkiens. La Fiémance est paradoxale. J'ai appris dernièrement qu'une banque fiémançaise a envoyé de l'argent à l'Esmark, grâce notamment à mon action il faut bien le dire, pour défendre les vrais peuples vicaskarans. Je ne sais comment cet argent va vraiment être utilisé, les autorités esmarkiennes ayant annoncé qu'elles serviraient à la fois aux esmarkiens, aux temros, aux kayachis, aux cotanais et aux vicalos. Cela fait beaucoup de monde et il est moins que sûr que ces populations en profitent vraiment. On aura sûrement des actions de glorification du système pour la défense des peuples vicaskarans et ce sera tout. Après quels sont les véritables objectifs des fiémançais derrière cela, c'est la grande question.
Je faisais partie de la section Miri Piro envoyée au Kapasane. J'ai ainsi eu la chance de pouvoir réellement être au cœur de l'action, en tout l'action pour les Brigades Vicaskaranes. Nous ne pouvions pas nous permettre une bataille ouverte au vu de notre nombre ou de notre expérience. N'oublions pas que nous sommes des soldats par la force des choses et par notre volonté. Mais excusez-moi de vous reprendre mais l'Esmark n'a rien eu à voir au Kapasane, ce sont bien les Brigades Vicaskaranes, les premières forces armées continentales qui se sont battues. Nous avions des troupes venant du Ranekika, du Khaldidan, du Cotan, du Vicalo, Nueva Hispalis à l'époque et bien évidemment des troupes kapasanaises elles-mêmes. Ça a été l'inauguration de quelque chose de grand. Pour la première fois, des habitants du continent se sont unis non pas grâce à des frontières tracées sur ce continent mais grâce aux frontières naturelles du Vicaskaran. Pour ma part, je pense que les Brigades Vicaskaranes doivent se développer et établir de manière claire son autorité et ses objectifs. Plus elle sera puissante, plus elle sera écoutée et respectée."
Après avoir remercié la personne qui lui avait servi son assiette, il commença à manger avant de répondre à la question qui lui avait posé le Président Bas.
"En tant que symbole de la colonisation au Vicaskaran, la chute des USP est une excellente chose. La chose dommageable est qu'on image mal cette si belle coalition faire tous ces efforts pour rien. Mais dans tous les cas, nous serons perdants. La chose originale était une colonie. Que la Main noire gagne ou non, ce seront de nouveaux colons qui en remplaceront d'autres. Au contraire, on peut imaginer que la multiplication de petites colonies fera que ce sera plus simple de s'y attaquer idéologiquement qu'un seul bloc colonisateur monolithique. Ces groupes sont unis car il y a un ennemi qui permet l'unité. Une fois cette ennemi supprimé, les vieilles rancœurs reviendront. Concernant le Kaiyuan, je suis plus inquiet de voir ce mariage mixte entre l'Empereur du Khaldidan et une kaiyuanaise que leurs faits d'arme au Zanyane. Ce mariage donne la possibilité à un pays du Makara de pouvoir contrôler dans l'avenir une nation millénaire vicaskarane.
La politique est une bonne chose pour un pays, les politiciens beaucoup moins, Président Bas."[/justify]
-
Amaski
[ve]Bas écouta Tumien lui parler au sujet du problèmes des minorités, surtout par rapport à l'Union du Vicaskaran. Il n'avait pas tort surtout concernant le Danube. Il avait entendu parler de cette histoire de Peru qui voulait devenir indépendant. Peut être il y avait quoi titiller le Danube qui aimait donner des leçons aux autres.
[img]http://img15.hostingpics.net/pics/257474monroe.png[/img]
« Je suis d'accord avec vous que la question des minorités originelles est un vrai problème. Probablement donc qu'il faudra mettre sur pied un projet au niveau de l'Union du Vicaskaran pour mettre un cadre de protection des minorités historiques et un droit de revendiquer des terres perdues. Nous savons tous que ce ne sera pas parfait et qu'une modeste amélioration, mais au moins la situation n'empira pas. Mais comme beaucoup de choses, il y a aussi des intérêts économiques impliqués. Beaucoup de terres historiques contiennent soit des richesses minérales soit on aimerait exploiter les sols pour l'agriculture. C'est une éternelle tragédie. Mais vous comprenez quels pays par des pays vraiment vicaskarans ? Rien empêcherait que votre pays monte une organisation régionale, souple, visant exactement à protéger les minorités ethniques d'origine. »
Il prit également une gorge de vin.
« Vous savez, ces dons censés servir le développement sont toujours de nature douteuse. Le mieux reste toujours des prêts au niveau des coopératives ou des groupes locaux. Plus c'est local, mieux ca marche souvent. Les gens se connaissent et donc ca dissuade la corruption et on investit dans le prioritaire. De la part du Fiémance, je me contente de toujours craindre le pire. Ce peuple est profondément perfide et a une façon de pensée inquiétante. Mais probablement que c'était un coup de publicité. Ils veuillent se mettre en avant comme les défenseurs de la tradition alors que la seule chose qu'ils font, c'est de démonter des parkings pour planter des patates.
Miri Piro ? Jamais entendu parler mais je vais me charger de m'informer. Ainsi si un jour nous devrions nous revoir, je serais mieux au courant. C'est une bonne chose que vous ayez intégré les Brigades Vicaskarranes. C'est une organisation utile et efficace, ce qu'on ne peut pas dire de toutes les organisations contemporaines. »
C'est alors qu'il réagit au commentaire, sur la différence entre l'Esmark et la brigade.
« Je vous prie bien évidemment de m'excusez au sujet de la confusion. C'est une simplification impolie de ma part. Je ferais donc attention à ce que ça n'arrive plus. Sachez que je peux que saluer les Brigades Vicaskaranes. Après, il faudra voir à quelle hauteur la Fédération pourrait envisager de les soutenir. Le problème majeur étant surtout de ne pas provoquer des levés de bouclier dans les pays voisins si notre pays veut aussi y participer. Je crains que votre gouvernement soit trop méfiant à tout projet de participation fédéral aux Brigades. Mais faudra que j'essaye de faire tâter le terrain dans cette direction. Mais expliquez-moi, c'est quoi le fonctionnement exact des Brigades. Vous qui y avez participé, devrait pouvoir être le mieux placé pour l'expliquer. J'aime avoir les informations de première source. »
C'est alors qu'on amena le plat principal. C'était une viande de bœuf accompagné avec des légumes cuits, une sauce tartare ainsi que des patates. Un plat relativement simple mais toujours bienvenu. Bas pensait que ce dîner n'avait pas besoin d'un raffinement déplacé. Ils étaient deux honnêtes hommes, pas des présidents fanfarons.
« Hmmm, je reste sceptique sur la chute des USP. Non que je partage quelconque affinité avec eux, mais c'est souvent un mal pour un pire quand une grande puissance tombe. Mais je note votre avis qu'il faut laisser le temps agir. De toute facon, plus le temps passera, plus nous aurons d'options. Et qui sait, peut être que si les choses ne tournent pas dans le bon sens, on pourra faire intervenir les fameuses Brigades du Vicaskaranes. »
Il mangea alors un morceau de viande de son assiette.
« Ah oui, ce fameux mariage. Quelque chose de parfaitement ridicule. L'Empereur aurait autant pu marier une chèvre, ca aurait eut le même effet. Il aura donc des jolis petits héritiers à moitie jaune. Quoi de mieux pour rendre une destinée moins légitime aux yeux d'une population traditionalistes. Combien de temps les gens du Khalidan voudront être gouvernés par des jaunes ? Une génération ? Deux au maximum. Il aurait dû marier quelqu'un du Vicaskaran mais bon, les gens du Khalidan manque de vision sur long terme, c'est bien connu. Dommage car ils ont certaines qualités intéressantes. Après, pour le mariage je vois mal ce qu'on pourrait faire. Peut être espérer qu'il reste sans avenir ou essayer de retourner les grandes maisons contre l'Impératrice. »
[/ve]
[img]http://img15.hostingpics.net/pics/257474monroe.png[/img]
« Je suis d'accord avec vous que la question des minorités originelles est un vrai problème. Probablement donc qu'il faudra mettre sur pied un projet au niveau de l'Union du Vicaskaran pour mettre un cadre de protection des minorités historiques et un droit de revendiquer des terres perdues. Nous savons tous que ce ne sera pas parfait et qu'une modeste amélioration, mais au moins la situation n'empira pas. Mais comme beaucoup de choses, il y a aussi des intérêts économiques impliqués. Beaucoup de terres historiques contiennent soit des richesses minérales soit on aimerait exploiter les sols pour l'agriculture. C'est une éternelle tragédie. Mais vous comprenez quels pays par des pays vraiment vicaskarans ? Rien empêcherait que votre pays monte une organisation régionale, souple, visant exactement à protéger les minorités ethniques d'origine. »
Il prit également une gorge de vin.
« Vous savez, ces dons censés servir le développement sont toujours de nature douteuse. Le mieux reste toujours des prêts au niveau des coopératives ou des groupes locaux. Plus c'est local, mieux ca marche souvent. Les gens se connaissent et donc ca dissuade la corruption et on investit dans le prioritaire. De la part du Fiémance, je me contente de toujours craindre le pire. Ce peuple est profondément perfide et a une façon de pensée inquiétante. Mais probablement que c'était un coup de publicité. Ils veuillent se mettre en avant comme les défenseurs de la tradition alors que la seule chose qu'ils font, c'est de démonter des parkings pour planter des patates.
Miri Piro ? Jamais entendu parler mais je vais me charger de m'informer. Ainsi si un jour nous devrions nous revoir, je serais mieux au courant. C'est une bonne chose que vous ayez intégré les Brigades Vicaskarranes. C'est une organisation utile et efficace, ce qu'on ne peut pas dire de toutes les organisations contemporaines. »
C'est alors qu'il réagit au commentaire, sur la différence entre l'Esmark et la brigade.
« Je vous prie bien évidemment de m'excusez au sujet de la confusion. C'est une simplification impolie de ma part. Je ferais donc attention à ce que ça n'arrive plus. Sachez que je peux que saluer les Brigades Vicaskaranes. Après, il faudra voir à quelle hauteur la Fédération pourrait envisager de les soutenir. Le problème majeur étant surtout de ne pas provoquer des levés de bouclier dans les pays voisins si notre pays veut aussi y participer. Je crains que votre gouvernement soit trop méfiant à tout projet de participation fédéral aux Brigades. Mais faudra que j'essaye de faire tâter le terrain dans cette direction. Mais expliquez-moi, c'est quoi le fonctionnement exact des Brigades. Vous qui y avez participé, devrait pouvoir être le mieux placé pour l'expliquer. J'aime avoir les informations de première source. »
C'est alors qu'on amena le plat principal. C'était une viande de bœuf accompagné avec des légumes cuits, une sauce tartare ainsi que des patates. Un plat relativement simple mais toujours bienvenu. Bas pensait que ce dîner n'avait pas besoin d'un raffinement déplacé. Ils étaient deux honnêtes hommes, pas des présidents fanfarons.
« Hmmm, je reste sceptique sur la chute des USP. Non que je partage quelconque affinité avec eux, mais c'est souvent un mal pour un pire quand une grande puissance tombe. Mais je note votre avis qu'il faut laisser le temps agir. De toute facon, plus le temps passera, plus nous aurons d'options. Et qui sait, peut être que si les choses ne tournent pas dans le bon sens, on pourra faire intervenir les fameuses Brigades du Vicaskaranes. »
Il mangea alors un morceau de viande de son assiette.
« Ah oui, ce fameux mariage. Quelque chose de parfaitement ridicule. L'Empereur aurait autant pu marier une chèvre, ca aurait eut le même effet. Il aura donc des jolis petits héritiers à moitie jaune. Quoi de mieux pour rendre une destinée moins légitime aux yeux d'une population traditionalistes. Combien de temps les gens du Khalidan voudront être gouvernés par des jaunes ? Une génération ? Deux au maximum. Il aurait dû marier quelqu'un du Vicaskaran mais bon, les gens du Khalidan manque de vision sur long terme, c'est bien connu. Dommage car ils ont certaines qualités intéressantes. Après, pour le mariage je vois mal ce qu'on pourrait faire. Peut être espérer qu'il reste sans avenir ou essayer de retourner les grandes maisons contre l'Impératrice. »
[/ve]
-
Soiouz
[justify]Gerardo Tumien répondit à la question.
Quels pays ? Actuellement je dirais qu'il y en a très peu. Le Khaldidan vit sa dernière génération de vraiment vicaskarane au pouvoir mais c'en est encore une. Le Cotan et l'Esmark. L'Icago en était un avant d'être envahi par le Java. Le Ranekika malgré sa libéralisation des mœurs frénétique et insensée a une vraie base vicaskarane. Voilà les principales. Je considère une nation comme vicaskarane si elle est capable de pouvoir remonter jusqu'aux débuts antiques de son histoire, qu'elle peut justifier sa présence sur le continent depuis le début de ce que les archéologues appellent l'ère antique et qu'elle n'a pas traversé les mers pour arriver au Vicaskaran. Il y en a d'autres, bien évidemment, mais voilà les principales. Prenons le cas du Cotan qui est un cas intéressant. L'histoire du Cotan démarre relativement récemment vu que ceux qu'on appelle les cotanais prennent place dans l'archipel vers le XIVème siècle. Les cotanais ne devraient-ils pas être considérés comme non-vicaskarans ? Et bien non puisque les cotanais sont ethniquement issus de peuplades esmarkiens qui sont venus conquérir l'archipel. Et l'Esmark peut justifier une présence humaine depuis la préhistoire. Les cotanais sont donc bien un peuple vicaskaran et c'est ce peuple qui dirige son propre pays. Je ne dis pas que la majorité des pays vicaskarans actuels ont exterminé toutes les populations originelles, même si ils auraient bien aimé pouvoir le faire. Ce que je leur reproche, c'est d'empêcher un retour du Vicaskaran à ses racines culturelles et historiques en baïllonnant les volontés populaires.
Je vous rejoins totalement concernant la Fiémance. C'est un absolu n'importe quoi. Depuis quand ce pays s'intéresse au Vicaskaran à part pour avoir des colonies dans le nord du continent ? Une promotion gratuite, voilà tout ce que c'était.
Notre section porte le nom du premier Roi-Empereur esmarkien. Nous employons le terme roi-empereur car quand les numanciens sont arrivés, ils ont traduit le terme "tayta", qui désignait le souverain esmarkien par "empereur" car plusieurs peuples étaient dirigés par un pouvoir unique. Or ce terme signifie plutôt "père" et était appliqué à tous les souverains esmarkiens quelque ait été la taille du territoire qu'ils contrôlaient. Et concrètement, il faut attendre plusieurs siècles après Miri Piro pour que le terme "tayta" ait du sens comme "empereur". Du coup, dernièrement les historiens changent et débattent pour savoir à quel moment l'Esmark passe d'un "simple" royaume à un empire. Dans le cas de Miri Piro, on a collé les deux termes ensemble car c'est le tout premier et il a toujours été question dans les livres de l'Empereur Miri Piro, il est donc difficile de changer les choses maintenant. Peut-être également une question d'ego également, je ne vous le cacherais pas."
Pendant qu'ils étaient servis, Gerardo Tumien expliqua sommairement ce qu'était les Brigades Vicaskaranes.
Les Brigades Vicaskaranes ont une tête continentale qui s'appelle le CCC pour Comité de Coordination Continentale. Ce comité est composé de représentants de toutes les factions nationales qui peuvent exister à travers le continent. Il a pour rôle de donner un semblant d'unité et de fixer les objectifs de l'organisation. Ensuite on va trouver les Comités Nationaux. Comme leur nom l'indique, ils sont chargés de faire la liaison entre les combattants nationaux et le CCC. Ensuite selon les pays, leur taille et la taille des Brigades dans ces pays, on peut avoir des comités intermédiaires entre les Comités Nationaux et les Comités Locaux. Par exemple l'Esmark a des Comités Provinciaux alors que le Cotan va passer directement du Comité National au Comité Local car un intermédiaire n'aurait aucun intérêt vu la taille du pays. Ces derniers points sont laissés libre aux organisateurs nationaux. Chaque Comité National a une grande autonomie dans la gestion des Brigades tant que cela ne va pas à l'encontre des principes fondateurs de l'organisation.
Les sections sont autre chose. C'est l'union, souvent, de plusieurs comités locaux voire comités provinciaux qui ont une affinité particulière ou une idéologie définie. Par exemple, il existe bon nombre de sections uniquement composées de vatazistes. Ces sections se choisissent un nom et donnent un caractère particulier à leur mouvement. Les sections doivent être reconnues par le CCC et les CN pour être vraiment fonctionnels. Heureusement, les critères de reconnaisance sont très souples.
Un combattant des Brigades ou brigadiste, quand il adhère, doit prêter serment de jurer fidélité au Vicaskaran et à ses peuples. À noter qu'on parle ici de peuple au sens large, les Brigades Vicaskaranes ne cherchent pas nécessairement la défense des peuples originels, ça c'est mon point de vue sur comment elles devraient réellement fonctionner. Il y a deux entraînements par semaine et un gros entraînement annuel dans le camp du Comité National. Selon le poste qu'on occupe, l'entraînement va être différent car nous devons être préparés à toutes les éventualités. Les entraîneurs sont soit des anciens des armées nationales, soit des militaires toujours intégrées à la défense de leur pays. Dernièrement, nous avons ainsi eu un entraînement de la part d'un officier de l'Armée Populaire Terrestre esmarkienne.
Exactement. Nous ne savons pas ce qu'il va se passer, cette guerre n'est encore gagnée par aucun camp. Il faut également voir, nous pouvons espérer que la terre sera rendue aux populations indio-vicaskaranes qui vivaient là à l'origine. Nous ne connaissons pas les buts d'une telle entreprise donc il nous faut regarder, et espérer.
À son tour, il commença à manger ce qu'il avait dans son assiette. Simple mais très bien préparé et délicieux, voilà une cuisine comme il l'aimait. Il ne cacha d'ailleurs pas sa satisfaction à manger ce qu'il avait devant lui.
Le problème est là, en effet. Le Khaldidan avait la possibilité de devenir le fer de lance de la reconquête vicaskarane sur ses terres. Ils avaient ressucité le vieil empire en unissant plusieurs pays. Et là, patatras ! Voilà qu'une fois l'Empire créé, ils en font n'importe quoi. Tenter quelque chose ? Ce n'est pas de mon ressort malheureusement, je suis historien et sociologue avant tout. On me donne des traits d'idéologue à la rigueur mais espion et manipulateurs international, ça non.[/justify]
Quels pays ? Actuellement je dirais qu'il y en a très peu. Le Khaldidan vit sa dernière génération de vraiment vicaskarane au pouvoir mais c'en est encore une. Le Cotan et l'Esmark. L'Icago en était un avant d'être envahi par le Java. Le Ranekika malgré sa libéralisation des mœurs frénétique et insensée a une vraie base vicaskarane. Voilà les principales. Je considère une nation comme vicaskarane si elle est capable de pouvoir remonter jusqu'aux débuts antiques de son histoire, qu'elle peut justifier sa présence sur le continent depuis le début de ce que les archéologues appellent l'ère antique et qu'elle n'a pas traversé les mers pour arriver au Vicaskaran. Il y en a d'autres, bien évidemment, mais voilà les principales. Prenons le cas du Cotan qui est un cas intéressant. L'histoire du Cotan démarre relativement récemment vu que ceux qu'on appelle les cotanais prennent place dans l'archipel vers le XIVème siècle. Les cotanais ne devraient-ils pas être considérés comme non-vicaskarans ? Et bien non puisque les cotanais sont ethniquement issus de peuplades esmarkiens qui sont venus conquérir l'archipel. Et l'Esmark peut justifier une présence humaine depuis la préhistoire. Les cotanais sont donc bien un peuple vicaskaran et c'est ce peuple qui dirige son propre pays. Je ne dis pas que la majorité des pays vicaskarans actuels ont exterminé toutes les populations originelles, même si ils auraient bien aimé pouvoir le faire. Ce que je leur reproche, c'est d'empêcher un retour du Vicaskaran à ses racines culturelles et historiques en baïllonnant les volontés populaires.
Je vous rejoins totalement concernant la Fiémance. C'est un absolu n'importe quoi. Depuis quand ce pays s'intéresse au Vicaskaran à part pour avoir des colonies dans le nord du continent ? Une promotion gratuite, voilà tout ce que c'était.
Notre section porte le nom du premier Roi-Empereur esmarkien. Nous employons le terme roi-empereur car quand les numanciens sont arrivés, ils ont traduit le terme "tayta", qui désignait le souverain esmarkien par "empereur" car plusieurs peuples étaient dirigés par un pouvoir unique. Or ce terme signifie plutôt "père" et était appliqué à tous les souverains esmarkiens quelque ait été la taille du territoire qu'ils contrôlaient. Et concrètement, il faut attendre plusieurs siècles après Miri Piro pour que le terme "tayta" ait du sens comme "empereur". Du coup, dernièrement les historiens changent et débattent pour savoir à quel moment l'Esmark passe d'un "simple" royaume à un empire. Dans le cas de Miri Piro, on a collé les deux termes ensemble car c'est le tout premier et il a toujours été question dans les livres de l'Empereur Miri Piro, il est donc difficile de changer les choses maintenant. Peut-être également une question d'ego également, je ne vous le cacherais pas."
Pendant qu'ils étaient servis, Gerardo Tumien expliqua sommairement ce qu'était les Brigades Vicaskaranes.
Les Brigades Vicaskaranes ont une tête continentale qui s'appelle le CCC pour Comité de Coordination Continentale. Ce comité est composé de représentants de toutes les factions nationales qui peuvent exister à travers le continent. Il a pour rôle de donner un semblant d'unité et de fixer les objectifs de l'organisation. Ensuite on va trouver les Comités Nationaux. Comme leur nom l'indique, ils sont chargés de faire la liaison entre les combattants nationaux et le CCC. Ensuite selon les pays, leur taille et la taille des Brigades dans ces pays, on peut avoir des comités intermédiaires entre les Comités Nationaux et les Comités Locaux. Par exemple l'Esmark a des Comités Provinciaux alors que le Cotan va passer directement du Comité National au Comité Local car un intermédiaire n'aurait aucun intérêt vu la taille du pays. Ces derniers points sont laissés libre aux organisateurs nationaux. Chaque Comité National a une grande autonomie dans la gestion des Brigades tant que cela ne va pas à l'encontre des principes fondateurs de l'organisation.
Les sections sont autre chose. C'est l'union, souvent, de plusieurs comités locaux voire comités provinciaux qui ont une affinité particulière ou une idéologie définie. Par exemple, il existe bon nombre de sections uniquement composées de vatazistes. Ces sections se choisissent un nom et donnent un caractère particulier à leur mouvement. Les sections doivent être reconnues par le CCC et les CN pour être vraiment fonctionnels. Heureusement, les critères de reconnaisance sont très souples.
Un combattant des Brigades ou brigadiste, quand il adhère, doit prêter serment de jurer fidélité au Vicaskaran et à ses peuples. À noter qu'on parle ici de peuple au sens large, les Brigades Vicaskaranes ne cherchent pas nécessairement la défense des peuples originels, ça c'est mon point de vue sur comment elles devraient réellement fonctionner. Il y a deux entraînements par semaine et un gros entraînement annuel dans le camp du Comité National. Selon le poste qu'on occupe, l'entraînement va être différent car nous devons être préparés à toutes les éventualités. Les entraîneurs sont soit des anciens des armées nationales, soit des militaires toujours intégrées à la défense de leur pays. Dernièrement, nous avons ainsi eu un entraînement de la part d'un officier de l'Armée Populaire Terrestre esmarkienne.
Exactement. Nous ne savons pas ce qu'il va se passer, cette guerre n'est encore gagnée par aucun camp. Il faut également voir, nous pouvons espérer que la terre sera rendue aux populations indio-vicaskaranes qui vivaient là à l'origine. Nous ne connaissons pas les buts d'une telle entreprise donc il nous faut regarder, et espérer.
À son tour, il commença à manger ce qu'il avait dans son assiette. Simple mais très bien préparé et délicieux, voilà une cuisine comme il l'aimait. Il ne cacha d'ailleurs pas sa satisfaction à manger ce qu'il avait devant lui.
Le problème est là, en effet. Le Khaldidan avait la possibilité de devenir le fer de lance de la reconquête vicaskarane sur ses terres. Ils avaient ressucité le vieil empire en unissant plusieurs pays. Et là, patatras ! Voilà qu'une fois l'Empire créé, ils en font n'importe quoi. Tenter quelque chose ? Ce n'est pas de mon ressort malheureusement, je suis historien et sociologue avant tout. On me donne des traits d'idéologue à la rigueur mais espion et manipulateurs international, ça non.[/justify]
-
Amaski
[ve]C'est alors qu'on aborda la question lié aux peuples du Vicaskaran. Bas était curieux de la réponse de Tumien à ce sujet, surtout par rapport à la Fédération. Il ne doutait pas un instant, qu'il ne la compterait pas dans les peuples originaux.
[img]http://img15.hostingpics.net/pics/257474monroe.png[/img]
« Je vois dans quel sens va votre réflexion. Après la question est très complexe car ça varie beaucoup de pays en pays. Je ne vous cache pas que votre réflexion est aussi d'actualité dans la Fédération. La question des origiens est si ardemment débattue, qu'on peut presque lui donner un statut d'une des grandes questions de cette génération. Comme toujours, les théories vont dans tous les sens. Certains défendent la théorie de la Grande Migration, d'autres de la Présence Perpétuelle et encore d'autres viennent avec des théories d'extraterrestres venus d'un autre monde. Votre requête d'un retour aux racines culturelles et historiques mérite d'être soulevé et soutenu. Après, je pense que ceci va contre les intérêts de beaucoup de gouvernements comme par exemple du Danube. Peut être que ce qui importe c'est que tous les peuples se voient protégés dans leurs valeurs historiques, culturelles et sociales. Ceci n'est hélas pas toujours le cas. Peut être pourrait-on créer une association internationale ayant la volonté de défendre les intérêts des minorités ? Ce serait certainement un bon projet. On pourrait la nommer : l'Association pour la Protection des Natifs.
Au sujet de la Fiémance, je suis d'accord que ce pays est un danger. Mais comme déjà dit, cette promotion gratuite devrait rester sans conséquence sur long terme ou mieux dit, rien que votre gouvernement ne puisse pas protéger. »
Bas écouta avec attention les informations que lui donnait Gerardo Tumien. Les Brigades Vicaskaranes étaient un concept très intéressant et probablement la solution pour chasser toutes les puissances voulant s'installer au Vicaskaran. Deux questions se posaient : soit essayer d'élargir le concept de l'Esmark ou créer une organisation parallèle. Bas penchait pour la première solution mais il n'était pas certain que le gouvernement esmarkien ferait avec. C'était une question à étudier des la fin de ce dîner. Par contre il pouvait profiter de l'occasion pour en tirer quelques informations supplémentaires de Tumien.
« Je vous remercie pour ce rapport plus que conséquent sur les brigades. Il est vrai que l'organisation interne n'est pas facile à saisir depuis l'extérieur mais vous avez visiblement fait une excellente présentation. Je ne vous cache pas mon intérêt pour cette organisation et qu'idéalement, je verrais bien la Fédération contribuer modestement à ces brigades. Après, je dois vous avouez que je crains une levée de bouclier de la part de votre gouvernement. Une approche prudente s'imposera forcement. Vous pensez que le la Fédération pourra joindre ce projet ou est-ce que ça vous semble impossible en vue de la constellation géopolitique. »
Tumien prenait visiblement plaisir au dîner. Même Bas dû avouer que le cuisinier avait fait un bon travail. Ce n'était pas toujours le cas mais bon, il ne fallait pas se plaindre tant qu'on pouvait avoir deux repas chauds par jour.
« Les empires ont la vilaine habitude de trahir leurs sujets et engagements. Sur ce point, le Khalidan n'innove pas très particulièrement. J'ai toujours eu une grande méfiance pour ces soi-disant empires. Rien de bon peut provenir d'eux surtout quand on crée un empire de bric et de brocs. Notre propre histoire est révélatrice de ceci. Combien de guerres les ruines fumantes de l'Empire tarnois n'ont pas provoqués ? Ma conclusion est que le 21ème siècle appartient aux républiques qui arrivent à défendre l'esprit naturel des peuples et qui s'opposent efficacement à la tyrannie de l’aveuglement religieux et idéologique. On prétend que l'Empereur du Khalidan tend de se faire passer pour un dieu via une obscure secte pseudo-catholique. Sur ce sujet, l'Esmark est un bon modèle. C'est le pays le plus stable et prospère du Vicaskaran. Dire le contraire, c'est ignorer vingt ans d'histoire. »
Il marqua une pause avant de continuer.
« Au sujet de l'Impératrice, je pense que vous ne devriez pas sous-estimer votre puissance. Chacun peut contribuer à changer l'histoire. Pas besoin d'être président ou sénateur pour le faire. Une stratégie intéressante pourrait être de conduire une campagne de diffamation envers l'Impératrice. Si nous combinons ceci avec des appels en faveur d'un nouveau mariage avec une femme issue des grandes familles du Khalidan, nous pourrions donner aux élites du Khalidan l'intérêt de se retourner contre l'Impératrice. Je doute que l'Empereur puisse tenir sur long terme à de la pression médiatique et politique. Les seigneurs du Khalidan ne voudront pas laisser échapper l'occasion de marier une de leurs filles à l'Empereur. Ils pourraient être, malgré eux, des précieux alliés. »[/ve]
[img]http://img15.hostingpics.net/pics/257474monroe.png[/img]
« Je vois dans quel sens va votre réflexion. Après la question est très complexe car ça varie beaucoup de pays en pays. Je ne vous cache pas que votre réflexion est aussi d'actualité dans la Fédération. La question des origiens est si ardemment débattue, qu'on peut presque lui donner un statut d'une des grandes questions de cette génération. Comme toujours, les théories vont dans tous les sens. Certains défendent la théorie de la Grande Migration, d'autres de la Présence Perpétuelle et encore d'autres viennent avec des théories d'extraterrestres venus d'un autre monde. Votre requête d'un retour aux racines culturelles et historiques mérite d'être soulevé et soutenu. Après, je pense que ceci va contre les intérêts de beaucoup de gouvernements comme par exemple du Danube. Peut être que ce qui importe c'est que tous les peuples se voient protégés dans leurs valeurs historiques, culturelles et sociales. Ceci n'est hélas pas toujours le cas. Peut être pourrait-on créer une association internationale ayant la volonté de défendre les intérêts des minorités ? Ce serait certainement un bon projet. On pourrait la nommer : l'Association pour la Protection des Natifs.
Au sujet de la Fiémance, je suis d'accord que ce pays est un danger. Mais comme déjà dit, cette promotion gratuite devrait rester sans conséquence sur long terme ou mieux dit, rien que votre gouvernement ne puisse pas protéger. »
Bas écouta avec attention les informations que lui donnait Gerardo Tumien. Les Brigades Vicaskaranes étaient un concept très intéressant et probablement la solution pour chasser toutes les puissances voulant s'installer au Vicaskaran. Deux questions se posaient : soit essayer d'élargir le concept de l'Esmark ou créer une organisation parallèle. Bas penchait pour la première solution mais il n'était pas certain que le gouvernement esmarkien ferait avec. C'était une question à étudier des la fin de ce dîner. Par contre il pouvait profiter de l'occasion pour en tirer quelques informations supplémentaires de Tumien.
« Je vous remercie pour ce rapport plus que conséquent sur les brigades. Il est vrai que l'organisation interne n'est pas facile à saisir depuis l'extérieur mais vous avez visiblement fait une excellente présentation. Je ne vous cache pas mon intérêt pour cette organisation et qu'idéalement, je verrais bien la Fédération contribuer modestement à ces brigades. Après, je dois vous avouez que je crains une levée de bouclier de la part de votre gouvernement. Une approche prudente s'imposera forcement. Vous pensez que le la Fédération pourra joindre ce projet ou est-ce que ça vous semble impossible en vue de la constellation géopolitique. »
Tumien prenait visiblement plaisir au dîner. Même Bas dû avouer que le cuisinier avait fait un bon travail. Ce n'était pas toujours le cas mais bon, il ne fallait pas se plaindre tant qu'on pouvait avoir deux repas chauds par jour.
« Les empires ont la vilaine habitude de trahir leurs sujets et engagements. Sur ce point, le Khalidan n'innove pas très particulièrement. J'ai toujours eu une grande méfiance pour ces soi-disant empires. Rien de bon peut provenir d'eux surtout quand on crée un empire de bric et de brocs. Notre propre histoire est révélatrice de ceci. Combien de guerres les ruines fumantes de l'Empire tarnois n'ont pas provoqués ? Ma conclusion est que le 21ème siècle appartient aux républiques qui arrivent à défendre l'esprit naturel des peuples et qui s'opposent efficacement à la tyrannie de l’aveuglement religieux et idéologique. On prétend que l'Empereur du Khalidan tend de se faire passer pour un dieu via une obscure secte pseudo-catholique. Sur ce sujet, l'Esmark est un bon modèle. C'est le pays le plus stable et prospère du Vicaskaran. Dire le contraire, c'est ignorer vingt ans d'histoire. »
Il marqua une pause avant de continuer.
« Au sujet de l'Impératrice, je pense que vous ne devriez pas sous-estimer votre puissance. Chacun peut contribuer à changer l'histoire. Pas besoin d'être président ou sénateur pour le faire. Une stratégie intéressante pourrait être de conduire une campagne de diffamation envers l'Impératrice. Si nous combinons ceci avec des appels en faveur d'un nouveau mariage avec une femme issue des grandes familles du Khalidan, nous pourrions donner aux élites du Khalidan l'intérêt de se retourner contre l'Impératrice. Je doute que l'Empereur puisse tenir sur long terme à de la pression médiatique et politique. Les seigneurs du Khalidan ne voudront pas laisser échapper l'occasion de marier une de leurs filles à l'Empereur. Ils pourraient être, malgré eux, des précieux alliés. »[/ve]
-
Soiouz
[justify]Gerardo Tumien écouta la proposition de Bas.
Je ne vous cacherais pas que l'Aquanox est un problème. Pour moi, votre pays est comparable à celui du Perlian avec néanmoins une mixité ethnique avec les anciennes populations, contrairement à l'épuration perliane et la disparition totale des populations originelles. Une telle association serait intéressante. La difficulté serait qu'elle reste indépendante de gouvernements coloniaux. Car à quoi servirait-elle si elle ne se retrouve qu'à servir les intérêts de gouvernements qui n'ont aucune légitimité historique, aussi anciens soient-ils.
Après sa présentation des Brigades Vicaskaranes.
Je vais être très franc avec vous. Moi-même, d'un point de vue personnel, suis peu favorable à ce que l'Aquanox s'immisce dans les affaires des Brigades Vicaskaranes. Cela tient beaucoup à mes convictions politiques, bien évidemment. Néanmoins, il serait stupide d'écarter l'Aquanox comme cela vu que la plupart des autres pays ont leur propres Comité Nationaux des Brigades ; alors pourquoi pas le vôtre ?
Concernant le Khaldidan.
La résurrection de l'Empire n'est pas vraiment un problème d'un point de vue politique. On pourrait presque dire qu'on a eu la mode à un moment. À travers le monde, tout le monde voulait créer son empire qu'il ait un empereur à sa tête ou qu'il soit un "simple" empire colonial. Je pense, d'ailleurs, que l'Esmark et l'Aquanox n'ont pas été des exceptions à cela. Les temps ont voulu ça aussi.
En revanche, il est vrai que d'un point de vue morale, c'est beaucoup moins glorieux. Le christianisme est d'ailleurs un problème dans beaucoup de sociétés vicaskaranes. N'oublions pas que cette religion est arrivée avec les colons et s'est finalement adaptée au continent. Mais comme tous ces néo-colons, elle en reste un vestige flarant. Bien que non-croyant, j'ai été élevé dans une société profondément marquée par ce catholicisme vicaskaran. Maintenant, je participe, d'un point de vue sociologique, au retour de la religion des Tanyan ou tanyanisme, l'ancienne religion impériale polythéiste esmarkienne. Car c'est cela notre culture et notre histoire.
En effet, ce genre d'actions contre l'Impératrice est envisageable. C'est, en tout cas, une piste à creuser.[/justify]
Je ne vous cacherais pas que l'Aquanox est un problème. Pour moi, votre pays est comparable à celui du Perlian avec néanmoins une mixité ethnique avec les anciennes populations, contrairement à l'épuration perliane et la disparition totale des populations originelles. Une telle association serait intéressante. La difficulté serait qu'elle reste indépendante de gouvernements coloniaux. Car à quoi servirait-elle si elle ne se retrouve qu'à servir les intérêts de gouvernements qui n'ont aucune légitimité historique, aussi anciens soient-ils.
Après sa présentation des Brigades Vicaskaranes.
Je vais être très franc avec vous. Moi-même, d'un point de vue personnel, suis peu favorable à ce que l'Aquanox s'immisce dans les affaires des Brigades Vicaskaranes. Cela tient beaucoup à mes convictions politiques, bien évidemment. Néanmoins, il serait stupide d'écarter l'Aquanox comme cela vu que la plupart des autres pays ont leur propres Comité Nationaux des Brigades ; alors pourquoi pas le vôtre ?
Concernant le Khaldidan.
La résurrection de l'Empire n'est pas vraiment un problème d'un point de vue politique. On pourrait presque dire qu'on a eu la mode à un moment. À travers le monde, tout le monde voulait créer son empire qu'il ait un empereur à sa tête ou qu'il soit un "simple" empire colonial. Je pense, d'ailleurs, que l'Esmark et l'Aquanox n'ont pas été des exceptions à cela. Les temps ont voulu ça aussi.
En revanche, il est vrai que d'un point de vue morale, c'est beaucoup moins glorieux. Le christianisme est d'ailleurs un problème dans beaucoup de sociétés vicaskaranes. N'oublions pas que cette religion est arrivée avec les colons et s'est finalement adaptée au continent. Mais comme tous ces néo-colons, elle en reste un vestige flarant. Bien que non-croyant, j'ai été élevé dans une société profondément marquée par ce catholicisme vicaskaran. Maintenant, je participe, d'un point de vue sociologique, au retour de la religion des Tanyan ou tanyanisme, l'ancienne religion impériale polythéiste esmarkienne. Car c'est cela notre culture et notre histoire.
En effet, ce genre d'actions contre l'Impératrice est envisageable. C'est, en tout cas, une piste à creuser.[/justify]
-
Amaski
[ve]Bas ne put s'empêcher de lâcher un commentaire sarcastique.
[img]http://img15.hostingpics.net/pics/257474monroe.png[/img]
« Ah, je vous rassure, l'Aquanox est toujours un problème... »
Il adopta alors une attitude à nouveau sérieuse.
« Au sujet de la comparaison avec le Perlian, je peux vous rassurez que nous n'avons jamais rencontré ce que vous classifier comme des populations indigènes chez nous. Peut être qu'il y a deux ou trois mille ans, nos ancêtres les ont massacrés mais si c'est le cas, alors ils ont fait un excellent travail car il en subsiste nulle trace. Mais je suis d'accord avec vous, nous sommes à la base un peuple de conquérants. Colonisateur me semble être un mauvais terme vu que nous n'avons jamais eut une métropole. Le Vicaskaran ne fut jamais une terre de colonies pour nous mais une nouvelle patrie. Que nous ayons pratiqué la loi du fer et du sang, est certes un problème de pedigree. »
Il aborda alors la question de l'indépendance des Brigades.
« Je vous rassure qu'à nos yeux, les Brigades doivent rester complètement indépendantes vu que ceci assure leur efficacité. Les Brigades doivent être le bouclier du continent et pour ceci, leur indépendance doit être totale. Le Kapasane est un excellent exemple comment une telle organisation peut triompher sur la tyrannie si on lui donne les moyens nécessaires. »
Il prit alors note de l'avis de Tumien sur l'intégration de la FA aux Brigades. Visiblement, son invité n'était pas convaincu par l'idée et ceci était une indication précieuse pour Bas. Si Tumien hésitait, alors le gouvernement de l'Esmark le ferait encore plus.
« Je vous remercie pour votre sincérité. La décision de mettre sur pied des Brigades prendra bien évidemment du temps et il ne serait pas sage de vouloir précipiter les choses. »
Il ne creusa pas davantage le sujet. C'est alors qu'il se montra très intéressé par la renaissance du polythéisme dans l'Esmark. Voila une magnifique perspective surtout si ceci permettait d'affaiblir les chrétiens dans la région.
« Il est vrai que le christianisme est une religion contre-nature, au moins au Vicaskaran. Je peux qu’espérer que le renouveau du tanyanisme ait lieu dans votre pays. Ceci pourra qu'être une bonne chose. Mais dites-moi, qu'est-ce que le tanyanisme contient exactement ? Je suppose qu'il aura certainement des similitudes avec le novunisme. »[/ve]
[img]http://img15.hostingpics.net/pics/257474monroe.png[/img]
« Ah, je vous rassure, l'Aquanox est toujours un problème... »
Il adopta alors une attitude à nouveau sérieuse.
« Au sujet de la comparaison avec le Perlian, je peux vous rassurez que nous n'avons jamais rencontré ce que vous classifier comme des populations indigènes chez nous. Peut être qu'il y a deux ou trois mille ans, nos ancêtres les ont massacrés mais si c'est le cas, alors ils ont fait un excellent travail car il en subsiste nulle trace. Mais je suis d'accord avec vous, nous sommes à la base un peuple de conquérants. Colonisateur me semble être un mauvais terme vu que nous n'avons jamais eut une métropole. Le Vicaskaran ne fut jamais une terre de colonies pour nous mais une nouvelle patrie. Que nous ayons pratiqué la loi du fer et du sang, est certes un problème de pedigree. »
Il aborda alors la question de l'indépendance des Brigades.
« Je vous rassure qu'à nos yeux, les Brigades doivent rester complètement indépendantes vu que ceci assure leur efficacité. Les Brigades doivent être le bouclier du continent et pour ceci, leur indépendance doit être totale. Le Kapasane est un excellent exemple comment une telle organisation peut triompher sur la tyrannie si on lui donne les moyens nécessaires. »
Il prit alors note de l'avis de Tumien sur l'intégration de la FA aux Brigades. Visiblement, son invité n'était pas convaincu par l'idée et ceci était une indication précieuse pour Bas. Si Tumien hésitait, alors le gouvernement de l'Esmark le ferait encore plus.
« Je vous remercie pour votre sincérité. La décision de mettre sur pied des Brigades prendra bien évidemment du temps et il ne serait pas sage de vouloir précipiter les choses. »
Il ne creusa pas davantage le sujet. C'est alors qu'il se montra très intéressé par la renaissance du polythéisme dans l'Esmark. Voila une magnifique perspective surtout si ceci permettait d'affaiblir les chrétiens dans la région.
« Il est vrai que le christianisme est une religion contre-nature, au moins au Vicaskaran. Je peux qu’espérer que le renouveau du tanyanisme ait lieu dans votre pays. Ceci pourra qu'être une bonne chose. Mais dites-moi, qu'est-ce que le tanyanisme contient exactement ? Je suppose qu'il aura certainement des similitudes avec le novunisme. »[/ve]
-
Soiouz
[justify]Gerardo Tumien fit une petite remarque en passant.
Je ne pense pas que le fait qu'il y ait une métropole ou non change le terme. À partir du moment où une personne prend arbitrairement les terres d'une autre, je suis d'avis de dire que cette personne est un colon, aussi bonnes soient ses intentions.
Concernant les Brigades Vicaskaranes.
Une alliance Esmark / Aquanox dans la défense des Brigades Vicaskaranes serait, je le crois, une très bonne chose pour la promotion et le développement des Brigades. Après d'un point de vue idéologique, moi-même en tant que promoteur de la défense des populations originelles, ne peut pas vraiment prendre parti en faveur de l'arrivée de populations que j'estime non-vicaskaranes dans une organisation. Mais mon point de vue n'est pas, malheureusement pour moi, le point de vue de la direction officielle des Brigades Vicaskaranes.
Gerardo Tumien répondit ensuite à la question sur le tanyanisme.
Le tanyanisme repose surtout sur l'idée d'un dieu principal, Inti, dieu du soleil. Les anciens dirigeants royaux ou impériaux esmarkiens étaient ses fils spirituels et tiraient de là leur légitimité au pouvoir. Cette divinité est vraiment la principale du panthéon tanyaniste, on trouve ensuite en grandes divinités une déesse de l'agriculture, un dieu du commerce et une déesse de la guerre, chose plus surprenante vu que cette dernière est souvent une chose plus masculine. Ensuite plus bas, une multitude de petits dieux pour toutes les choses de la vie quotidienne. Les rites pour ces dieux ressemblent plutôt à des rites chamaniques avec des chants, des danses, des sortes de mise en transe. Les grandes divinités ont droit elles à des cérémonies plus solennelles mais où les chants et danses sont néanmoins très présents. Je trouve pour ma part, que c'est une religion pleinement vivante et joyeuse au contraire de l'austérité chrétienne.
Actuellement un peu plus de 5% se disent tanyanistes mais combien sont réellement de vrais adeptes ? Sûrement beaucoup moins. On trouve ensuite entre 15 et 20% de la population qui mélangent les pratiques des deux religions, le tanyanisme et le christianisme.[/justify]
Je ne pense pas que le fait qu'il y ait une métropole ou non change le terme. À partir du moment où une personne prend arbitrairement les terres d'une autre, je suis d'avis de dire que cette personne est un colon, aussi bonnes soient ses intentions.
Concernant les Brigades Vicaskaranes.
Une alliance Esmark / Aquanox dans la défense des Brigades Vicaskaranes serait, je le crois, une très bonne chose pour la promotion et le développement des Brigades. Après d'un point de vue idéologique, moi-même en tant que promoteur de la défense des populations originelles, ne peut pas vraiment prendre parti en faveur de l'arrivée de populations que j'estime non-vicaskaranes dans une organisation. Mais mon point de vue n'est pas, malheureusement pour moi, le point de vue de la direction officielle des Brigades Vicaskaranes.
Gerardo Tumien répondit ensuite à la question sur le tanyanisme.
Le tanyanisme repose surtout sur l'idée d'un dieu principal, Inti, dieu du soleil. Les anciens dirigeants royaux ou impériaux esmarkiens étaient ses fils spirituels et tiraient de là leur légitimité au pouvoir. Cette divinité est vraiment la principale du panthéon tanyaniste, on trouve ensuite en grandes divinités une déesse de l'agriculture, un dieu du commerce et une déesse de la guerre, chose plus surprenante vu que cette dernière est souvent une chose plus masculine. Ensuite plus bas, une multitude de petits dieux pour toutes les choses de la vie quotidienne. Les rites pour ces dieux ressemblent plutôt à des rites chamaniques avec des chants, des danses, des sortes de mise en transe. Les grandes divinités ont droit elles à des cérémonies plus solennelles mais où les chants et danses sont néanmoins très présents. Je trouve pour ma part, que c'est une religion pleinement vivante et joyeuse au contraire de l'austérité chrétienne.
Actuellement un peu plus de 5% se disent tanyanistes mais combien sont réellement de vrais adeptes ? Sûrement beaucoup moins. On trouve ensuite entre 15 et 20% de la population qui mélangent les pratiques des deux religions, le tanyanisme et le christianisme.[/justify]