Rencontre Fiémance-Viertenstein

Arios

Message par Arios »

Gaston Mauyon : Je vois. Mais nous ne sommes pas, disons, nous n'avons pas eu la tradition comme motivation dans l'action politique. En fait, la Fiémance a beaucoup discuté avec la tradition et établi des compromis, voir l'a combattu. La catégorie sociale la plus malheureuse dans notre pays aujourd'hui est très probablement l'ancienne aristocratie moyenne, qui se reconvertit de force dans la supervision sociale ou l'agriculture de fermes. Nous avons déclassé la seigneurie, nous avons fait reculer la rente foncière en renégociant les contrats de fermages et métayages à la faveur des locataires, nous avons également négocié avec l'Église afin que celle-ci ne s'insère pas dans la gestion communautaire mais ne vienne que confirmer les choix populaires avec une grande tolérance voir complaisance.
Je pense, pour beaucoup de raisons, qu'en dépit d'affinités d'idéal, la Fiémance ne peut pas être observée comme un simple pays traditionnaliste.
La tradition, c'est la domination, et les paysans écrasés sous d'autres classes, il faut aussi le dire. Il n'y a pas d'âge traditionnel en or où les Seigneurs seraient au service des faibles dans une image christique de dévotion, l'Église au secours du pauvre, le Roi à la défense des humbles.
Ce n'est pas complètement un hasard si Charles-Philippe ne dirige plus complètement. Il n'a fait qu'accompagner les autres de sa caste.
Je comprend que vous ressentiez une proximité avec notre pays.
Mais quelle est la situation réelle au Viertenstein, en dépit d'un attachement de facto à la terre ?
Son travail est difficile, mais sans un État en amont pour corriger les humains qui en imposent de trop à ceux qui la fécondent, l'amour de la tradition ne peut suffire à faire qu'un pays sera vu d'Opemont comme viable à accompagner une organisation internationale supportant des idées qu'on lui prête.

Par exemple, y'a-t'il des métayers au Viertenstein, ou bien le fermage domine la surface du pays ? Combien de paysans sont propriétaires usuels de leurs biens ? Y paye-t'on un cens ? Comment vivent de potentiels seigneurs ? Dans les contrats de métayage, combien des fruits vont à celui qui exploite la terre et à celui qui la possède ?

Comprenez que l'intention louable de se placer du côté de l'énergie rurale et de la tradition ne suffit pas à promouvoir un mariage sur la scène internationale avec notre pays qui, si il vante cette énergie rurale, a beaucoup bousculé des habitudes les plus traditionnelles de certaines catégories de la population.

Quant à l'Internationale Ouvrière et Paysanne, je peux vous confirmer que son appellation relève de la pure provocation à l'égard de nos adversaires communs.
Otto

Message par Otto »

Le Prince garda son calme lors de la longue intervention du fiémancais. Les différents entre les deux pays ressortaient soudainement. Après quelques secondes de réflexion, il pris la parole posément.

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« Il semblerait que nous ayons quelques différents au niveau de la définition de Tradition. Vous semblez également avoir une vision très erronée de la monarchie, peut-être dus aux excès de vos rois. Je comprend vos positions mais je ne peut les partager.
Mettons donc de côté ce sujet, puisque nous semblons être en désaccord. Auriez-vous d'autres sujets à aborder avant que nous dressions un résumé de l'ensemble des sujets traité, rédigé les accords qui doivent l'être et conclure ? »
Arios

Message par Arios »

Il avait compris que sa langue avait été trop sèche. Mais avait-il préserver la Fiémance d'un fourvoiement dans une nouvelle sainte alliance qui se prétendrait à nouveau la grande protectrice des populations tout en n'émettant aucune réflexion sur la condition des humbles, comme au temps du Schlessien ?
Il n'avait plus que cette idée pour se pardonner d'avoir coupé court à la discussion, car l'Altesse voulait changer de sujet et vite, sans même tenter de répondre aux questions précises de son interlocuteur. Puisqu'aucun autre sujet n'avait été relancé, il croyait bon de revenir un instant sur le désaccord.


Gaston Mauyon : Comprenez que la Sainte Alliance a montré ses limites, vous l'avez suggéré vous-mêmes.
Est-ce qu'après la création de l'OPS puis de la Ligue Souverainiste, s'engager dans une institution transnationale à financer de nos deniers n'aura pas pour simple objectif de construire la cage à travers laquelle nos détracteurs nos observeront ?
L'OPS est une alliance de boiteux qui s'appuient sur les épaules d'un mangeur d'enfants.
La Ligue est l'ultime érection d'un pataquès d'États ne comprenant rien à leur propre administration et agitant le drapeau de la souveraineté par peur du rationalisme belliqueux des rouges.
La Fiémance se sent très lointaine de ces aventuriers de la bureaucratie.
Mon gouvernement ne pense pas qu'un anagramme bien ficelé suffira, même avec le soutien d'un parlement et de deniers publics, à accorder ce que nous pensons être une délivrance à d'autres populations.
Nous préférons ouvrir des solutions aux gens dans le besoin depuis l'intérieur des États concurrents.
C'est pourquoi l'IOP est une alliance de partis et d'opinions et non une organisation d'États dans laquelle nous serions par ailleurs bien seuls.
Mais comme vous le soupçonnez, elle a ses limites et n'est véritablement un tant soit peu efficace que dans les pays libéraux laissant libre accès à ce genre de manifestations de solidarité.
Mais une alliance traditionnaliste ou paysanne, quoi que ce soit, ne serait-elle pas tout autant impuissante pour faire changer les choses au sein des dictatures ?

Nous vous aurions volontiers proposé, il y a encore un an, l'intégration au Protocole d'Alma, un accord officieux entre plusieurs monarchies et républiques alméranes afin de contre-balancer la montée en puissance de nations sous-développées ayant une poussée d’acné militaire.
Mais nous n'avons eu que des déceptions, à brader nos technologies les plus chères, nos plans de sous-marins, nos technologies civiles et nos armements secrets.
La grande vision d'une Alméra efficace n'a pas fonctionné.
Nous n'avons été que trahis par des régimes qui à défaut d'être hostiles à notre façon de voir, n'en étaient pas assez proches.
Avant de s'engager dans toute collaboration militaire et scientifique de pointe, comprenez que l'on doit connaître le pays que l'on veut aider dans l'intérêt de notre civilisation, à défaut d'être une nouvelle fois lésés.
Or je crois que tel serait l'objectif premier d'une telle organisation concurrente à l'OPS, puisque diplomatiquement cela ne nous serait d'aucun secours.
Je n'irai pas jusqu'à plaider pour une émulation musclée entre les pays almérans, je sais qu'elle ne peut que trop servir les intérêts de l'étranger.
Mais à réfléchir à une organisation, nous devons en reconnaître les intérêts exacts.
Otto

Message par Otto »

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« Je comprend bien vos positions. Votre avis est intéressant et finalement, est bien plus sage que le mien. Il est vrai que vouloir répondre aux rouges par pur provocation est dangereux pour nos états et surtout pour nos populations qui vivent aujourd'hui loin de la guerre. De même afin de contrer le communisme ou le libéralisme, il vaut mieux soutenir les opposants locaux que de nous imposer, auquel cas nous ne serions qu'un occupant de plus pour ces peuples.
Une simple collaboration entre nos deux états devrait donc être suffisante, je pense que l'on peux finalement clore ce chapitre. »
Arios

Message par Arios »

Gaston Mauyon : Vous avez raison, laissons l'idéologie. Voyons si un accord militaire n'est pas envisageable entre nos, dans le domaine de la recherche.
Comment verriez-vous un partenariat sur le nucléaire militaire avec la Fiémance, afin de contrer le monopole schlessois en Alméra, et surtout préparer à notre défense face à de grands états étrangers en disposant ?
Otto

Message par Otto »

[center][img]http://www.cvce.eu/content/publication/2005/11/3/672f18d5-b119-4cf0-aad7-d9709e8f4e44/thumbnail.jpg[/img][/center]

« Un tel partenariat m'intéresse, non seulement pour la préparation défensive que cela offre à nos deux états mais aussi pour contrer les schlessois, puissants en Alméra.
Néanmoins, le milieu de la recherche a été sous-développé par feu mon neveu et mon frère avant lui. Un tel partenariat permettra à la Principauté de se lancer véritablement dans le monde de la recherche scientifique, mais je crains qu'il vous faudra accepter notre lenteur, au début du moins. »
Arios

Message par Arios »

Gaston Mauyon : La Fiémance a longtemps, avec une certaine volonté, refusé de lancé des recherches dans le domaine nucléaire.
Cette quête du graal pour de nombreux pays, dont les plus insignifiants, agaçait nos prédecesseurs ; ils considéraient que c'était une marque d'honneur de ne pas initier une recherche sur un tel armement.
Mais constatant où se trouvait l'honneur dans les actes et les paroles de nombreuses menaces du siècle, il est désormais grand temps de rattraper notre retard.
Probablement l'arme nucléaire deviendra insignifiante à mesure que tous les pays la développeront. C'est au moins un souhait que l'on peut avoir. Il a fallu attendre des régimes particulièrement oedipiens pour que le gaz soit à nouveau envisagé comme une solution à utiliser contre des militaires comme des civils, je pense évidemment aux grands massacres des dernières semaines en CESS.
En somme, lorsque des régimes comme ceux du Pacte n'existeront plus, il sera temps d'introduire cette notion d'honneur dans la course aux armements.
En attendant, je vous propose d'installer un laboratoire au Viertenstein pour accueillir nos recherches communes ; des scientifiques en liens avec le milieu enverront les fruits de leurs recherches potentiellement utiles depuis la Fiémance jusqu'à chez vous. [ hrp : les équipes CESS-Fiémance ignorées par le Viertenstein ].

Votre État-major verrait-il un autre secteur où nous pourrions travailler ensemble pour construire un projet d'armement sophistiqué ?
Peut-être qu'en tant que pays côtier, l'industrie militaire maritime serait une solution intéressante ?
Nous pourrions même envisager construire une structure industrielle, ou adapter une existante, pour des essais expérimentaux en parallèle d'une production de navires de guerre au Viertenstein ?
Otto

Message par Otto »

[center][img]http://www.cvce.eu/content/publication/2005/11/3/672f18d5-b119-4cf0-aad7-d9709e8f4e44/thumbnail.jpg[/img][/center]

« Je comprend le fait que vous ayez refusé pendant longtemps de rechercher l'arme nucléaire, cette arme terrifiante qui n'apporte que mort et désolation...
Toutefois, et bien que je crois encore en l'honneur, je pense qu'il pourrait être utile pour nous de développer une telle arme, tant que des états voyous existeront sur la surface de notre planète. Néanmoins, j'espère bien qu'un jour, nous réussirons à remettre l'honneur au goût du jour sur notre beau globe.
Pour en revenir à votre, question, un laboratoire sera ouvert aux alentours du mois de février et pourra accueillir vos équipes de scientifiques.
De même, nous souhaitons développer notre flotte, actuellement faible. Toutefois, je refuse de lancer mon pays dans une course à l'armement et je préfère acquérir des navires auprès d'autre pays plutôt que d'en produire dans ma Principauté. »
Arios

Message par Arios »

Gaston Mauyon : Entendu. C'est un choix de développement tout à fait louable.
Sachez donc que dans la suite des projets d'armement dont nous avons parlé, le catalogue d'ArmaVuillermoz est à votre disposition pour vous renseigner sur la possibilité d'achat de navires militaires.

Souhaitiez-vous aborder autre chose ?
Otto

Message par Otto »

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« Non, je pense que nous nous sommes tout dit. Nous pouvons passer à la rédaction et à la signature de nos accords parmi lesquels nous avons déjà négocié tel que la collaboration du Viertenstein dans l'intervention de la Fiémance au Pelabssa, l'implantation d'ateliers des corporations d'horlogers et des menuisiers ainsi que l'établissement d'une église gérée par le clergé alémanique, la reprise de l'Institut de Langue Germanique par Frederik Hässler ainsi qu'un accord de recherche.
Je crois n'avoir rien oublié, c'est bien cela ?»
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