Adélaïdes | University of Epsom's Encyclopedia

Orès

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La traçabilité du peuplement des Adélaïdes est confuse, principalement parce que les traces archéologiques sont rares et qu'il n'existe aucun élément écrit, seulement des récits oraux. Aujourd'hui, deux théories de peuplement sont défendues. L'une prétend que les Polynésiens sont issus d'un peuple de nomades et de navigateurs makarans partis de l'actuel Shmorod vers l'actuel Wilal Memkile en 600 avant JC, puis ayant migré au Sud vers les Adélaides aux alentours de 300 après JC. L'autre défend que les navigateurs seraient venus de l'actuel Raksasa vers 200 après JC. La théorie la plus largement défendue à la fois par les Moriori et par les experts est la première. Suivant cette théorie, les populations moriori auraient migré des Adélaides vers l'Oceania aux alentours de l'an 1000.

Ce que les historiens peuvent établir avec certitude, c'est que les Polynésiens voyageaient à bord de waka, large pirogues en bois. Les waka pouvaient être manoeuvrées par plus de 80 polynésiens, et leur taille allait jusqu'à 40 mètres. Elles sont un élément central de l'art moriori car sculptées et recouvertes de gravures mythologiques (les gravures des dieux de la mer, de la guerre ou du héros Maui sont récurrentes). La relative profondeur des waka permettait de conserver assez de vivres pour plusieurs semaines de voyages. Les Polynésiens étaient des navigateurs nés et se repéraient grâce à la position des étoiles et du soleil, aux courants et aux mouvements de la mer et des nuages.
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La tradition orale moriori établit que l'île fut en premier lieu découverte par Kupe et Ngahue, originaires de l'actuel Wilal Memkile. Les deux compagnons auraient découvert Long Island, auraient accosté l'île, ramassé certaines richesses (du jade et de la viande) et seraient repartis à bord de leur waka. Arrivés chez eux, les deux navigateurs auraient confié l'existence d'îles méridionales à leurs pairs. En 300 après JC, des tribus en difficulté du sud de l'actuel Wilal Memkile, en se basant sur les observations des deux navigateurs plusieurs siècles plus tôt, auraient pris le large à bord de douze pirogues afin de rejoindre les Adélaïdes, en moriori Rongoroa ("terre de la paix"). La proximité des îles entre elles a permis la rapide exploration de l'archipel et l'appropriation du territoire entier par ces tribus migratrices. Les douze pirogues ont donné naissance aux douze tribus "iwi" originelles : Aotea, Kurahaupo, Mataatua, Tainui, Tokomaru, Te Arawa, Takitimu, Manatea, Kaorerea, Tawhirea, Rapangi et Tearoa.
Les tribus moriori auraient largement prospéré jusqu'à la colonisation adélienne au XVIIIème siècle. Les Adélaïdes étaient particulièrement hospitalières. A fortiori, elles offraient de nombreux animaux faciles à chasser et très nourrissants. La forte présence de sources d'eau potables a facilité la domination des Moriori sur la nature. Les [url=http://ekladata.com/kIBQonouEu4IsyQE_HLr4oOelSE.jpg]moa[/url], volailles de plus de trois mètres, peu farouches, étaient particulièrement prisées des Moriori jusqu'à leur extinction totale peu avant la colonisation adélaïdienne en raison d'une chasse trop intensive. Les Moriori n'ont jamais découvert la roue avant l'arrivée des Adéliens ; mais ils pratiquaient avec aisance l'agriculture, et, en certaines occasions, le commerce avec le Wilal Memkile.
Les Adéliens ayant débarqué sur l'île en 1728 établissent que l'île comptait environ 300 000 Moriori. Les Moriori étaient un peuple parfaitement belliqueux et il n'était pas rare que des tribus soient régulièrement ravagées par des guerres, puis repeuplées, puis à nouveau ravagées. Le commerce avec le Wilal Memkile a cessé au XVème siècle en raison de l'attitude trop hostile des Moriori qui préféraient le vol et le pillage à l'échange commercial. Du peuplement jusqu'à l'arrivée des Adéliens, la majorité de la population Moriori (environ 180 000 individus) est concentrée sur la Golden Bay : l'île d'Hastings, Long Island, Cunningham Island et Banks Island (aujourd'hui communément appelées les "îles du Nord").
Orès

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[url=http://image.noelshack.com/fichiers/2014/15/1396910967-carte2.png]Carte des îles adélaïdiennes[/url]

1716-1772 : la découverte
Le premier navigateur à découvrir les Adélaïdes est le capitaine adélien Shirley Epsom, lors d'un périple dans l'Océan Barebjalien en 1716. Il y pose le pied à la Bay of Whare sur l'île Te Whare Herehere à l'extrême-Est de l'archipel. L'île n'est pas peuplée par les Moriori et le capitaine y plante le drapeau de l'Empire adélien. Conformément à l'agrément passé avec la Couronne, Shirley Epsom deviendrait Gouverneur des territoires qu'il découvrirait lors de ses explorations. Il place ainsi l'île sous autorité royale et baptise St Matthew. Mais l'île est envahie par les crabes et n'est que peu hospitalière : l'unique plage permettant d'y accoster ne fait pas plus de trente mètres. L'île, inhospitalière, est abandonnée comme telle et Shirley Epsom rebrousse chemin vers le port de Lexington en Adélie.
Les explorateurs adéliens et almérans considéreront que le Capitaine Epsom a exploré l'intégralité des alentours et qu'il serait plus favorable de poursuivre les recherches aux parties les plus méridionales du globe.
En 1736, le navigateur adélien Stanley Calwell, jeune et ambitieux, décide de vérifier les cartes d'Epsom et de s'assurer par lui-même qu'aucune île n'attend l'Empire. "Guidé d'une profonde intuition", comme il l'écrit dans son journal de bord, il se dirige vers l'Est de l'île. S'il ne trouvait rien en ces eaux, il aurait assez de vivres pour accoster au Zanyane. Il découvre le 29 mars 1736 l'île aujourd'hui appelée île Calwell. "Il faisait beau et l'île était belle. Je voulus qu'on installe un établissement sur une riche côte baignée par le soleil et proche des sources potentielles de nourriture et de bois. On me laissa dans ma tente une heure, puis Gouth Wiliam, mon adjoint, vint m'avertir que trois de mes hommes avaient découvert des Indigènes. Je réunis mes hommes et nous partîmes à leur rencontre. Ils se trouvaient alors au sommet de l'île, probablement entre vingt et quarante hommes, femmes et enfants. Spontanément, ils dansèrent d'une manière agressive, exorbitant leurs yeux et sortant leur langue en notre direction. Le contact fut long à établir. Nous leur montrâmes notre campement et nos équipements. Ils étaient émerveillés. Leur face était d'un teint hâlé ; autant que les indigènes makarans, mais leurs yeux étaient presque semblables aux nôtres. La différence morphologique fut marquante : les hommes étaient, dans leur grande majorité, de grands gaillards emplis de muscles et de gras et il n'eut aucun doute qu'un seul d'entre eux pouvait aisément soumettre trois de mes hommes. À la fin de notre première entrevue, ils partirent sans dire mot, et nous ne savions si nous étions en guerre contre eux, s'ils avaient décidé de nous ignorer, s'ils se concerteraient ou si nous nous étions fait des alliés. Dans le doute, mes hommes anxieux ne dormirent pas de la nuit, accrochés à leurs mousquets." (Journal de bord du capitaine Stanley Calwell, National Museum of the Isles of Adelaide)
Dans les jours suivants, l'explorateur repris contact avec les Moriori et visita leur village. Ils développaient alors une petite agriculture et quelques formes d'artisanat qui suffisaient à leur survie. Les premiers mots furent échangés. Après trente jours passés sur l'île, le Capitaine repart en Adélie et laisse ses hommes et les civils du bateau sur l'île.
Fin 1936, six navires partent pour l'île Calwell, suivant le chemin en passant par l'île St Matthew. Au retour du Capitaine sur l'île Calwell, il ne reste que sept hommes en vie dont quatre sont sur le point de mourir. Le typhus et la grippe ont emporté la moitié des âmes de l'île. Les hommes et femmes restants furent massacrés lors d'une attaque éclaire par les Moriori, qui ne furent pas atteints par les maladies. En représailles, le Capitaine Calwell attaque avec deux cents hommes le village moriori sauf un à qui il décide de laisser la vie. Les hommes de la première expédition sont abattus par les soldats de Calwell pour ne pas provoquer une nouvelle épidémie.
Le Capitaine apprend la langue anglaise à Moku, le jeune Moriori. Il le fait enfanter une civile de son embarcation et le charge d'apprendre à plusieurs de ses hommes la langue moriori. Moku, connaissant l'art de la navigation des étoiles, du vent et des courants, aide les Adéliens à conquérir de nouvelles terres. L'établissement de Calwell restera jusqu'à 1752 le centre névralgique de la colonie, réunissant alors 216 hommes et femmes. Calwell se servira de Moku pour pacifier les peuples moriori qu'il rencontrera lors de sa découverte successive des îles de l'archipel, mais la plupart des rencontres se finissent en bain de sang pour les Moriori.
L'enthousiasme des Almérans pour les Adélaïdes se fait à la fin des années 1750 et au début des années 1760. Chaque mois, deux navires d'environ quatre-vingt migrants accostent aux Adélaïdes. Les colons sont principalement des Adéliens cherchant la liberté de religion ou de nouvelles opportunités économiques. En 1772, Calwell Town compte six mille habitants et Banks, sur l'île Higgins compte 12,600 habitants.

L'île de Beauport et les Fiémançais

1772-1782 : les Lumières aux Adélaïdes

1782-1867 : le développement d'un pays
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