Rencontre Kaldia-Fiémance [Opemont]

Arios

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Helen Saulcer regarde le soleil se coucher sur Opemont. Il n'était que 16h quand son avion a décollé du Kaldia, emmenant avec elle une poignée d'experts et de conseillers diplomatiques, et le temps d'atteindre l'autre bout du continent, c'était là-bas déjà le soir.
À perte de vue dans un ciel rafraîchi de septembre, les immeubles de petite taille près des clochers de la mégapole laissent place aux tours qui montent petit à petit vers le ciel, aux bâtiments que l'on rehausse pour ne pas gaspiller, derrière l'horizon courbé, les pâtures du pré fiémançais.
Elle relit ses dossiers sur ses genoux, mangeant en même temps le repas qu'on lui a servi dans un plateau sur sa tablette, jetant des coups d’œil à la tâche énorme des 18 millions d'âmes, la supposée seule tâche de ce pays tout vert, à la cathédrale magnifique qui s'agrandit à mesure que l'on se rapproche du sol, et qui disparaît bientôt quand l'avion se dirige vers l'unique aéroport du pays, la porte d'entrée du monde contemporain, à quelques 10 kilomètres d'Opemont.

"Ils sont déjà pour moitié bourrés" déclare dans un mélange de lassitude et d'amusement son voisin, lui aussi de la délégation, un ouvrage critique de Martine Folaert sur les genoux "100 jours dans l'eau croupie".

Helen Saulcer ne répond pas ; il est vrai que la Fiémance ne répondra qu'à peu de critères de Kaldia pour être un partenaire sympathique. Et on ne sait pas réellement dans l'avion, malgré les idées que l'on peut avoir, quels projets aboutiront, quels partenariats auront effectivement lieu, quels contrats seront signés. La Fiémance est une dictature, royale puis maintenant populeuse, on se demande quels intérêts sont derrières les mesures politiques qui ont renvoyé le pays au moyen-âge. Le meilleur moyen de se faire une idée doit être de lire la presse de son plus important voisin, la CESS. La Fiémance est entre les mains d'une élite juive capitaliste, ayant poussé sa haine de l'homme blanc jusqu'à l'envoyer torcher des chèvres, et construire des armes le dimanche pour les vendre aux différents peuples manipulé dans le tiers-monde.

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Les poumons des arrivants prennent un coup sur le tarmac, malgré les gazs d'appareils légitimes sur une piste cela étant plutôt vide, l'air est très loin du fog des villes industrielles de leur pays. Les experts ont pour certains alors ce sentiment bien saisi, face au ciel immense et clair de la fin de soirée, d'être sous la même nef naturelle que des dizaines de millions de travailleurs d'un bien, cher et rare, que leur vie de citadins a fait négliger : la terre.

"L'air est sympa, on se croirait dans le Rafmoor, j'ai une maison là-bas avec ma femme, les enfants adorent, on y va l'été..."

L'heure n'est plus au bavardage. La colonne militaire déplacée pour l'accueil des invités se doit au plus stricte protocole. Kaldia tient a ses valeurs historiques autant qu'à la pompe militaire, et l'économie de ce pays n'y change rien. L'hymne de Kaldia est joué par un orchestre militaire, en une version moins lascive que celle proposée par le site du Ministère de l'intérieur du pays en question...
[url=http://www.youtube.com/watch?v=3jXFebAjVco&list=PL3AE045ADE76DC2F8]On l'écoute attentivement, sans paroles.[/url]

Et pour donner le ton de la rencontre, ou simplement par protocole, l'instrumentale de l'hymne récent de la Fiémance est joué le temps d'un couplet et du refrain.
[url=http://www.youtube.com/watch?v=HcR5xCHuLXo]L'orchestre militaire a du mal à se faire à la partition sans accentuer les bémols.[/url]

Vivant Lepiot, de retour de Port-Saint-Georges où il négociait avec le Valacida une nouvelle alliance continentale, accueille pour sa deuxième rencontre diplomatique, le Ministre des sceaux du Commonwealth ainsi que ses experts. Parce-que la Fiémance s'intéressait depuis longtemps au fonctionnement du Commonwealth, et afin de le mettre en confiance, elle avait décidé de jouer franc-jeu, et à son niveau. Des "experts", du côté fiémançais, participeraient également à la rencontre. Technocrates d'Opemont sans aucun lien avec la politique électorale, leurs équipes n'ont pas changé depuis 2020. Des "professeurs", "experts", "ingénieurs", pas ceux qui avaient été victimes des procès de mars au début de l'année, issus de l'école démocrate du XXème siècle, des autoroutes pour tous, du transport écologique en commun... Ceux d'une école vue dans les arcanes du pouvoir fiémançais comme ultraprogressiste, ceux d'un réseau urbain unipolaire, dirigé entièrement vers Opemont, et maillé uniquement par des bourgs semi-ruraux, assurant à la capitale-ville un pouvoir incontestable, bien que pensée comme celle devant subir les nécessaires dégradations au progrès technologique, technique et militaire.
Le ministre des Structures, Vaast Heunechart, devrait participer à un moment aux réunions lui-aussi. Les accents azudéens pris par le nouveau nom du ministère confirmaient que la Fiémance recherchait désormais aux causes romantiques de son évolution socio-spatiale une assurance technologique et de nouvelles politiques d'accès aux énergies, de défense et de mise en relation des territoires.
Le pays essayait d'innover, il l'avait déjà fait dans le domaine de l'équipement militaire, et si cela ne devait pas a priori être concerné par les accords avec le Commonwealth il comptait le faire dans la stratégie de défense armée. Les Fiémançais innovaient également, ou chercher à le faire, dans les utilisations sociales des réseaux de communications contemporains : Révirtec, réseau internet imité et écrit dans un langage le rendant exclusif au royaume et aux périphéries signataires, en était un bon exemple, et l'économie numérique permettait d'abaisser l'importance encore du tertiaire.

Les deux pays n'auraient donc pas rien à se dire, technologiquement la Fiémance conservait un avantage sur Kaldia. C'était peut-être aussi pour ça que le Commonwealth avait accepté d'entrevoir des accords avec le pays que la ménagère fripée de Franconie, fière de son ignorance pompeuse et de l'avortement, choquée à outrance des filles aux cheveux rasés, énervée des prénoms de la nouvelle mode, favorable au droit de vote des femmes, improductive tout au long de sa vie pétrolière, élevée au rang de spectatrice tranquille du journal de 13h par un mari embourgeoisé, raciste et décédé aujourd'hui, traiterait d'obscurantiste.

Helen Saulcer, probablement fatiguée, été congédiée très aimablement par le Premier Ministre qui avait tenu à voir, ce soir, avant la rencontre de demain, l'équipe kaldéenne. Cette dernière serait accueillie au quartier Saint-Michel de la capitale, encore à une demi-heure de voiture et parce-que plus personne dans le peuple n'utilisait ces véhicules, laissant le trafic très fluide.

<center>[img]http://static.lyon-france.com/var/ez_site/storage/images/media/images-sitra/phenix-hotel80/2747848-1-fre-FR/Phenix-Hotel_banniere1.jpg[/img]</Center>

À l'intérieur des bâtisses médiévales, l'équipe retrouvait un confort irréprochable, servie par des jeunes filles d'île-de-Fiémance en costumes traditionnels adaptés à l'office. Les Kaldéens étaient fatigués. On les laissa dans leurs chambres, puis prépara le couvert du lendemain matin.
Frederick St-Luys

Message par Frederick St-Luys »

<center>Le Maître dit:
Un homme éclairé et prudent n'hésite pas; un homme parfait est exempt de soucis; un homme courageux n'a pas peur.
(Entretiens de Confucius, IX.27)</center>

Après le voyage, la délégation kaldienne avait fort apprécié l'accueil qui lui avait été fait à Opemont. C'était la première fois qu'elle se rendait sur place. Il existait bein une ambassade permanente depuis 1887, mais cela avait pendant longtemps était un poste diplomatique d'importance relativement secondaire dans un réseau axé sur les intérêts océaniques du pays, principalement son axe d'approvisionnement tourné vers les épices et richesses du Makara, qui étaient ensuite ramenée en occident vers les fabriques de Lynnsmouth et Eastport, pour être ensuite redistribuées à travers l'Alméra. Un commerce lucratif de compagnie à charte, qui n'avait pas encouragé le développement de liens avec des Etats extérieurs aux grands circuits marchands océaniques, ou alors centrés sur des intérêts océaniques différents.

Les différences idéologiques et sociétales n'aidant pas non plus. Les Travaillistes considéraient la Fiémance avec une solide dose de méfiance, et certaines ailes des Tories se méfiaient également du traditionnalisme forcené caractérisant ce pays. Les images des entrepreneurs et anciens ordonnateurs de l'amménagment du territoire emmenés en prison par les gendarmes avaient beaucoup choqué au Kaldia. Mais le pragmatisme politique et économique coûlait dans le sang des diplomates kaldiens, et Helen Saulcer avait été élevée dans ce sérail, formée aux arts des négociations prolongées, entraînée à ignorer les divergences criantes pour se concentrer sur le détail en commun. Ou, comme ici, les intérêts économiques et commerciaux qui ne manquaient pas d'émerger dans les liens avec un pays d'une pareille importance politique et économique.

Après l'arrivée la veille, tous avaient passé une nuit reposante, et étaient désormais prêts pour le début des discussions proprement dites. Habillée d'un tailleur gris strict, les cheveux en une coupe rangée et sans prétention, la ministre était accompagnée d'une demi-douzaine de hauts fonctionnaires: Geoffrey Jennings était le responsable de bureau des affaires alméranes du Foreign Office, Christine Graham dépendait du bureau des affaires culturelles du Foreign office, Mathilda Spencer-Darby, viscountess Darby était vice-présidente du Board of Trade, organisation liée au Trésor, oeuvrant à la coordination public-pri vé et au commerce international, le colonel Nathaniel Rose un attaché militaire, et enfin, Sir James Lennox l'ambassadeur à Opemont. Une équipe qui représentait en soi un programme, ou, du moins, le potentiel d'un programme.

Car rien n'était jamais évident. La diplomatie était l'art de tâtonner, d'esquiver, et de trouver une formulation en mesure de satisfaire tout le monde, en laissant la porte ouverte à des négociations ultérieures. Le Premier Ministre Streona lui avait laissé une large latitude pour jauger l'ouverture et les possibilités offertes par les Fiémançais, et répondre en conséquences. Elle allait donc voir, même si pour l'instant elle arrivait favorablement disposée: en effet, l'orchestre local avait la veille parfaitement joué l'hymne kaldien. Elle l'aurait été encore davantage si un thé Earl Gray authentique avec un service en porcelaine de Folkerney l'avait attendue le soir, mais bon, on ne pouvait pas trop en demander. Et puis ces choses là avaient un parfum de chez-soi qui faisait qu'on était d'autant plus content de les retrouver au retour, accompagnées de quelques scones, à cinq heures, après une journée de travail.

-Allright, dit-elle en examinant son équipe avant de quitter la résidence, la journée peut commencer.
Arios

Message par Arios »

Les voitures officielles avaient récupéré l'équipe d'Helen Saulcer devant leur hôtel. Les différents experts, confortablement installés dans les limousines, avaient pu constater l'incroyable spectacle humain des rues de la capitale fiémançaise. La plupart des habitants qu'ils avaient vu étaient d'apparence pauvre, scrutant les voitures avec une curiosité qu'ils répétaient tous les jours, souvent les hommes conservaient une barbe d'une semaine, portaient une casquette, et un gilet par dessus leur chemise large. Ils avaient les mêmes mouvements rapides pour sortir leurs étales, balayer leur palier. Les femmes portaient des robes longues, sombres, leurs cheveux formaient un chignon plus ou moins impeccable, leurs lèvres ne traduisaient aucun bon sentiment ; tous étaient fermes, semblaient être éternellement ainsi. Le contraste avec l'intérieur des voitures où l'on offrait des jus de fruits frais aux invités qui observaient, sur écran, les grandes orientations de la journée préparée, était saisissant.
Depuis les limousines, ils avaient aussi pu voir les places pleines à craquer de gens, souvent autour d'un marché, quelques rares vagabonds faisant la manche sustentés par la première des vieille dame sortant de l'Église, les groupes de jeunes décuvant un mauvais vin dans les jardins publics là où, entre les brebis d'un original berger, ils terminaient leur nuit. Les rues toujours étaient désertées des véhicules, les avenues larges sans qu'on ne semble y trouver une raison à la vue nette du spectacle.
On arriva au Palais des Ducs, centre du gouvernement, la cour pavée accueillit les invités sortant des voitures, tandis que Vivant Lepiot, dans la même biaude bleue qu'il portait la veille, les cheveux laqués maladroitement mais l'air enjoué - cela se voyait aux bras qu'il balançait légèrement trop par rapport aux codes d'une démarche habituelle -, descendit sourire aux lèvres les marches du perron où étaient disposés en hampe les drapeaux des deux pays.


Vivant Lepiot : Alors, on a fait bonne nuit ?

Un photographe officiel immortalisa, pour la galerie d'archives, la poignée de main du premier des paysans avec la ministre du Commonwealth. Il pensa alors sur l'instant qu'il ne vendrait celle-ci à personne, et qu'aucun média ne se compromettrait à montrer, d'égal à égal, une femme et un homme se serrant la main.
Levé d'un bon pied, Lepiot entraîna après la photographie les différents membres de l'équipe kaldéenne dans le salon qui accueillerait la première partie des débats. On s'y trouva à l'aise, dans des fauteuils modernes et profonds qui mettaient le beau monde dans la bonne disposition pour bavasser.


Vivant Lepiot : Nous avons préparé avec Monsieur Lennox votre venue, et imaginé que vous désireriez bien quelques pâtisseries, vous et vos amis, c'est pour cela que le petit-déjeuner à l'auberge était maigre.

On apporta des plateaux couverts de mille-feuilles, puits d'amour, de petits opéras au miel et de macarons. Quand tout le monde fut à l'aise et comprit qu'il se servirait sans regard critique, on aborda la discussion diplomatique. Le Ministre des Structures les avaient rejoint discrètement, passé à chaque siège pour saluer les invités. C'est lui également qui entamait les échanges.

Vaast Heunechart : Comment se portent les échanges extérieurs, Madame la Comtesse - se tournant vers Darby - ? La consommation intérieure est-elle satisfaite en macarons, mille-feuilles et autres puits d'amour ?

On se demanda alors si l’interprète de secours serait nécessaire, où si les Kaldéens pouvaient tenir un langage diplomatique, en fiémançais.
Frederick St-Luys

Message par Frederick St-Luys »

La ministre Saulcer, Lady Darby et Sir Lennox parlaient tous les trois un français impeccable, tandis que les autres avaient des niveaux diversement fluides. La délégation avait eu le tact de ne pas emmener d'inculte entier, aussi les gens au français le plus aisé furent ceux qui parlèrent aussi le plus. On demeura poli et plein de retenue durant la réception.

A la remarque du fiemançais, La viscountess Darby sourit et opina.

-Tout-à-fait, elle a été convenablement satisfaite par vos libéralités hier, monsieur Lepiot.

Son accent kaldien était beaucoup plus fort que celui de Helen Saulcer, et plus aristocratique aussi, acquis dans les meilleures public schools du Secklandshire.
La ministre repris les rênes de la conversation:

-Fort bien, maintenant que nous tous convenablement installés et dispos, nous allons pouvoir débuter les discussions proprement dites. Avez-vous un ordre du jour de prévu?
Arios

Message par Arios »

Vaast Heunechart : Tout à fait, je vous demandais donc comment se portent les échanges extérieurs, Madame la Comtesse ? Quelles sont les lignes commerciales privilégiées par Kaldia, et si elles ne sont encore que fragiles, lesquelles souhaitez-vous placer au cœur de votre doctrine ?
Des pays comme les nôtres doivent à mon avis ouvrir leurs frontières aux produits de luxe, comportant une valeur ajoutée en excès. C'est à un tel degré que des transactions en biens de consommation sont envisageables, vous n'êtes pas sans ignorer le caractère auto-productif de nos campagnes. Mais la société croissante du Kaldia, en bonne santé, en extension, connaît peut-être des filières où les importations sont nécessaires pour abaisser les prix nationaux.
Arios

Message par Arios »

Vaast Heunechart : La question vous gêne-t'elle ?
Frederick St-Luys

Message par Frederick St-Luys »

[HRP]Mon emploi du temps IRL, en l'occurence, me gêne, d'où mon absence tout entière du forum ces derniers jours. Contre le boulot non-annoncé, même les dieux se battent en vain.


-Depuis plus de trente ans, notre pays a toujours accordé beaucoup d'importance à une approche real-libérale de la politique économique, aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur. Il est illusoire et contre-productif de se faire l'avocat d'une dérégulation des affaires et d'un abolissement total des douanes, mais nous croyons en les bénéfices d'une baisse de ceux-ci, surtout dans les secteurs déjà solides ou propres à connaître une expansion.

Nos entreprises sont effectivement tout-à-fait en mesure de vous fournir en produits de luxe. Nous disposons notamment d'une excellente production de choses comme le thé, les épices variées, la porcelaine, la verrerie, les liqueurs (whisky, cognac et armagnac notamment) etc, qui je pense sauraient trouver grâce aux yeux de vos consommateurs. Dans le luxe et les services à haute valeur ajoutée, les domaines de l'édition, de la mode, de la haute-couture et de la musique se trouvent également représentant par plusieurs maisons et labels musicaux. Ceux-ci pourraient, le cas échéant, adapter une offre spécifiquement aux nécessités et préférences de votre marché national, comme nous le faisons déjà pour le Kaiyuan.

A contrario, je pense effectivement que votre marché se montrera moins intéressant pour des produits industriels fabriqués chez nous, notamment les motocyclettes et moteurs, ou encore sur nos services informatiques.

Dans le domaine des importations potentielles, nous faisons face notamment à des déficits de production locale dans divers domaines, aussi divers que l'acier ou les produits alimentaires, spécifiquement les fromages, fruits et légumes. Nous n'avons par contre pas une idée très claire de ce que votre secteur manufacturier pourrait le cas échéant exporter au Kaldia.
Arios

Message par Arios »

Vaast Heunechart : Nous pourrions ouvrir à Opemont un salon permanent où vos entreprises dont l'activité est dans le luxe, la création, la haute-couture, mais plus généralement les produits haut-de-gamme pourraient présenter leurs produits de façon permanente, sur le modèle d'un pavillon lors d'expositions internationales, mais tout au long de l'année. Ce support, agrémenté de bureaux alentours, permettrait l'installation solide dans notre capitale des relais à vos exportations et vos investissements dans l'Alméra centrale et l'Alméra de l'Est. Afin d'élargir à nos petites classes moyennes votre salon, l'exposition de produits fabriqués comme la porcelaine ou la verrerie pourrait se faire également là-bas.
Si plus d'une centaine d'entreprises sont intéressées, nous serons prêts à céder le terrain.
Il y aura très bientôt toute une oligarchie en Rostovie qui voudra découvrir le luxe occidental, pour ne vous évoquer que ce grand marché à l'est.

Vivant Lepiot : Pour revenir à des choses qui me parlent mieux, on peut exporter de bons fromages chez vous.
Frederick St-Luys

Message par Frederick St-Luys »

-Oui, l'organisation d'un salon de la sorte pourrait se révéler très intéressante. La Chambre de Commerce et d'Industrie de Lynnsmouth se mettra en rapport avec vos autorités locales, et nous pourrons organiser cela au niveau pratique comme cela. Sans plusieurs grandes firmes et un nombre significatives de nos PME exportatrices participeront à ce projet.

Dans les domaine des produits agricoles, notamment des fromages...


Lady Darby ouvrit l'un des dossiers, densément couvert de sigles et de chiffres.

-Notre grossiste Trakeland Plc. pourrait sans doute proposer des contrats-cadres d'import sur les produits laitiers fiémançais, dont les fromages. D'après les données qu'ils nous ont soumis, le paiement se ferait suivant des prix-base calculés en fonction des prix sur le marché fiémançais, avec un supplément d'export négocié avec les producteurs locaux.
Arios

Message par Arios »

Vivant Lepiot : C'est un projet très intéressant, ce salon permanent ouvrira probablement ses portes dans le nord de la capitale, dans ou autour du quartier Isméne et Antigone. Vous profiterez de la clientèle du Musée des Peuples, mais également des Makarans qui habitent le quartier et pourront être le relais à vos affaires sur le continent oriental.

Un organisme dépendant de notre société de chemins de fer négociera avec Trakeland Pic. afin de proposer aux bâteaux de commerce kaldéens les différents produits, toutes régions confondues, au Port Saint-Georges sur la côte ouest de notre pays.
Si cette rouge commerciale, par la Biturige ou le Valua, n'est pas appréciée de Kaldia, nous pourrons envisager plutôt l'approvisionnement au Port Saint-Pantaléon, au Vallon, qui dépend quasiment de nos territoires nationaux.

La Société des Chemins de Fers possède des lignes commerciales maritimes jusqu'au Vallon.
Elle travaille, bien que privée, très proche de nos intérêts. Mettant les fromages sur votre route, bien conservés et réfrigérés, elle demandera autour de 5% de bénéfices sur le prix d'achat direct aux producteurs qui vendent ces fromages pour peu.
Dans le centre du pays, la tomme de chèvre était hier à 12 livres, soient 3€.
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