Rencontre Valacida-Thorval [Juin 2021]
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Jacinto
Après une erreur de la défense Thorvalienne, le match se finit finalement sur un nul, 2 partout. Les spectateurs étaient rassasiés de sensations. Quel match ! Les valacides étaient impatients d'assister aux premières loges à cette Coupe du Monde 2021 de Football. Finalement le score était idéal pour commencer cette nouvelle ère d'entente entre le Royaume du Thorval et le Valacida. Aucune déception, simplement une revanche à prendre d'ici quelques mois sur le terrain en attendant que les deux équipes s'affrontent. Après le match, les deux dirigeants allèrent saluer les joueurs de chacune des deux équipes et leurs sélectionneurs. Juan Carlos s'entretint quelques minutes avec le fameux buteur thorvalien, qui avait fait preuve d'une très grande agilité et lucidité tout au long du match. À la suite de cela, Annabelle II et Juan Carlos prirent la route du palais présidentiel. La soirée était déjà bien avancée et l'estomac de la reine, peu habitué à manger à une heure aussi tardive, comme les valacides ont coutume de le faire , criait déjà famine. Dans la voiture :
Juan Carlos : [s'essayant à la langue thorvalienne] Après cette fin de journée riche en émotion, nous allons rejoindre le palais. Vos effets ont été disposés par un membre de votre délégation dans la chambre dans laquelle vous dormirez ce soir. Nous ne perdrons pas plus de temps, nous irons directement... comment dîtes-vous déjà... en el comedor... je ne trouve pas le mot équivalent.
Juan Carlos : [s'essayant à la langue thorvalienne] Après cette fin de journée riche en émotion, nous allons rejoindre le palais. Vos effets ont été disposés par un membre de votre délégation dans la chambre dans laquelle vous dormirez ce soir. Nous ne perdrons pas plus de temps, nous irons directement... comment dîtes-vous déjà... en el comedor... je ne trouve pas le mot équivalent.
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Zaldora
Le match se solda sur un match nul équitable de quatre buts. Au coup de sifflet final, les Chefs d'État se rendirent dans les vestiaires auprès des joueurs pour saluer tout le monde. Très vite, ils quittèrent l'enceinte sportive en direction du Palais Présidentiel. La nuit tombait, il se faisait tard. Dans l'automobile, le Président Valacide s'exprima en langue thorvalienne, d'une assez bonne manière, avant de buter sur un mot. La reine l'aida, en veillant à correctement articuler et parler lentement :
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Annabelle II : En el comedor ? En Thorvalois, cela se dit i frokoststuen ou bien encore i spisestue. Vous avez un bon niveau, je sais à quel point notre langue peut être difficile à appréhender pour un non-nordique ou un non-germanique. Quoique, il arrive que même ces derniers soit déroutés par notre façon de prononcer, nous demandant sans cesse d'articuler !
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Annabelle II : En el comedor ? En Thorvalois, cela se dit i frokoststuen ou bien encore i spisestue. Vous avez un bon niveau, je sais à quel point notre langue peut être difficile à appréhender pour un non-nordique ou un non-germanique. Quoique, il arrive que même ces derniers soit déroutés par notre façon de prononcer, nous demandant sans cesse d'articuler !
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Jacinto
<center>[img]http://img836.imageshack.us/img836/8751/baj2.jpg[/img]</center>
Le cortège présidentiel se dirigeait tout droit vers le Palacio Presidencial, tout juste rénové. Il s'agissait de l'ancienne demeure des souverains valacides. Endommagée sous l'ère socialiste, il avait fallu presque deux ans pour la rénover entièrement et lui donner une seconde jeunesse. Désormais, il s'agissait d'un des monuments incontournables d'Azibi, qui est de loin la première ville touristique du Valacida. Juan Carlos et la souveraine thorvalienne étaient donc en direction du palais présidentiel, qu'ils pouvaient dores-et-déjà admirer depuis leur fenêtre. L'on pouvait apercevoir sur les vieux remparts, aux pieds du palais, plusieurs garnisons de soldats. Les effectifs de la garde avaient été doublés en raison de la venue d'Annabelle II, et des patrouilles étaient organisées de jour comme de nuit. La sécurité était optimale. La voiture noire s'approchait des grilles. On les fit très vite entrer et le convoi s'arrêta face au perron de l'entrée arrière du palais, qui était plus discrète. Des employés avaient attendu patiemment leur arrivée avant de les accueillir puis les mener jusqu'à la salle à manger privée du président. Juan Carlos et la reine entrèrent dans la pièce où les employés venaient tout juste de mettre le couvert. On les fit s'asseoir, en attendant l'arrivée du serveur.
Juan Carlos : Je vous rassure il ne s'agit pas d'un dîner aux chandelles. Il est simplement assez tard et je savais que nous serions fatigués de cette journée. Je vous ai donc épargné d'un dîner officiel long et éreintant. Comment trouvez-vous le palais ? Vous n'avez pas vu grand chose, mais de l'extérieur ? C'est un vrai vestige, une chance qu'il ait été récupérable.
Le cortège présidentiel se dirigeait tout droit vers le Palacio Presidencial, tout juste rénové. Il s'agissait de l'ancienne demeure des souverains valacides. Endommagée sous l'ère socialiste, il avait fallu presque deux ans pour la rénover entièrement et lui donner une seconde jeunesse. Désormais, il s'agissait d'un des monuments incontournables d'Azibi, qui est de loin la première ville touristique du Valacida. Juan Carlos et la souveraine thorvalienne étaient donc en direction du palais présidentiel, qu'ils pouvaient dores-et-déjà admirer depuis leur fenêtre. L'on pouvait apercevoir sur les vieux remparts, aux pieds du palais, plusieurs garnisons de soldats. Les effectifs de la garde avaient été doublés en raison de la venue d'Annabelle II, et des patrouilles étaient organisées de jour comme de nuit. La sécurité était optimale. La voiture noire s'approchait des grilles. On les fit très vite entrer et le convoi s'arrêta face au perron de l'entrée arrière du palais, qui était plus discrète. Des employés avaient attendu patiemment leur arrivée avant de les accueillir puis les mener jusqu'à la salle à manger privée du président. Juan Carlos et la reine entrèrent dans la pièce où les employés venaient tout juste de mettre le couvert. On les fit s'asseoir, en attendant l'arrivée du serveur.
Juan Carlos : Je vous rassure il ne s'agit pas d'un dîner aux chandelles. Il est simplement assez tard et je savais que nous serions fatigués de cette journée. Je vous ai donc épargné d'un dîner officiel long et éreintant. Comment trouvez-vous le palais ? Vous n'avez pas vu grand chose, mais de l'extérieur ? C'est un vrai vestige, une chance qu'il ait été récupérable.
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Zaldora
<center>[img]http://nsm05.casimages.com/img/2011/05/05/110505055419991968108566.png[/img]</center>
Annabelle II : De l'extérieur, le palais est fabuleux. Il en impose aux visiteurs, tout en rendant hommage à l'architecte et aux petites mains ayant permit son édification. Perdre un chef d'oeuvre de cet acabit eut été fâcheux. L'équipe de restauration mérite amplement ses félicitations. Est-ce un crucifix que j'aperçois au sommet de la coupole ? Abrite-t-elle une chapelle ?
Annabelle II : De l'extérieur, le palais est fabuleux. Il en impose aux visiteurs, tout en rendant hommage à l'architecte et aux petites mains ayant permit son édification. Perdre un chef d'oeuvre de cet acabit eut été fâcheux. L'équipe de restauration mérite amplement ses félicitations. Est-ce un crucifix que j'aperçois au sommet de la coupole ? Abrite-t-elle une chapelle ?
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Jacinto
<center>[img]http://img94.imageshack.us/img94/1365/ydi3.jpg[/img]</center>
Juan Carlos : Effectivement le palais abrite une splendide chapelle, celle qui servait autrefois aux souverains valacides. Je vous y conduirai, si vous le souhaitez. Elle est libre d'accès, vous pourrez vous y rendre quand bon vous semble pour y faire vos prières.
Le repas fut servit. Au Valacida, il y avait rarement un seul et unique plat principal. On préférait garnir les tables de plusieurs petites assiettes dans lesquelles les invités se servaient. Ce soir-là, le président ne dérogea pas à la tradition. On apporta donc du pain artisanal -encore chaud car spécialement préparé pour le repas-, des assiettes de jambon valacide -un jambon cru, réputé pour sa saveur singulière-, un petit plateau de fruits de mer -gambas, anchois-, quelques plats à base d'olives fourrées au piment, ainsi que d'autre recettes typiquement valacides. L'odeur était très agréable, d'autant que les estomacs criaient famine. Avec ceci, Don Juan Carlos demanda qu'on lui serve un petit verre de vin pétillant ; les meilleurs d'entre-eux étaient cultivés dans les contrées ensoleillées la Costa del Oro. Annabelle demanda une simple carafe d'eau. Elle fut servit comme il se devait. Une fois servis, les dirigeants discutèrent plus sérieusement.
Juan Carlos : Dîtes moi... [ton hésitant] ... Est-il vrai que vous avez eu la chance de côtoyer Felipe d'Azibi ? Certains disent que vous l'avez connu personnellement. Je n'ai pas eu cet honneur-là, je souhaiterais en savoir plus sur ce héros, martyr de l'ancien régime, dont tout le monde parle encore.
Juan Carlos : Effectivement le palais abrite une splendide chapelle, celle qui servait autrefois aux souverains valacides. Je vous y conduirai, si vous le souhaitez. Elle est libre d'accès, vous pourrez vous y rendre quand bon vous semble pour y faire vos prières.
Le repas fut servit. Au Valacida, il y avait rarement un seul et unique plat principal. On préférait garnir les tables de plusieurs petites assiettes dans lesquelles les invités se servaient. Ce soir-là, le président ne dérogea pas à la tradition. On apporta donc du pain artisanal -encore chaud car spécialement préparé pour le repas-, des assiettes de jambon valacide -un jambon cru, réputé pour sa saveur singulière-, un petit plateau de fruits de mer -gambas, anchois-, quelques plats à base d'olives fourrées au piment, ainsi que d'autre recettes typiquement valacides. L'odeur était très agréable, d'autant que les estomacs criaient famine. Avec ceci, Don Juan Carlos demanda qu'on lui serve un petit verre de vin pétillant ; les meilleurs d'entre-eux étaient cultivés dans les contrées ensoleillées la Costa del Oro. Annabelle demanda une simple carafe d'eau. Elle fut servit comme il se devait. Une fois servis, les dirigeants discutèrent plus sérieusement.
Juan Carlos : Dîtes moi... [ton hésitant] ... Est-il vrai que vous avez eu la chance de côtoyer Felipe d'Azibi ? Certains disent que vous l'avez connu personnellement. Je n'ai pas eu cet honneur-là, je souhaiterais en savoir plus sur ce héros, martyr de l'ancien régime, dont tout le monde parle encore.
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Zaldora
Attablée, la reine huma l'agréable odeur du pain chaud et entama la dégustation du plat de jambons. Elle se rappela au bon souvenir de Felipe.
<center>[img]http://nsm05.casimages.com/img/2011/05/05/110505055419991968108566.png[/img]</center>
Annabelle II : Les bruits ne mentent pas, j'ai bel et bien côtoyer Felipe. [sourire] En vérité, nous nous sommes, pour la première fois, rencontrés sur la place d'un petit village reculé, n'étant qu'une adolescente et lui un enfant en bas age. Nous ne savions rien l'un de l'autre et ce fut très rapide. Les années se succédèrent jusqu'en 2017 ou nos chemins se croisèrent à nouveau. Felipe était un moine de l'abbaye Sankt Ambrosius d'Avanøt. Plutôt méfiant au départ, il s'ouvrit peu à peu. Et c'est à ce moment que nous nous sommes réciproquement découverts. Très pieu, humble et mesuré, il n'avait pas l'ambition du pouvoir. Rien que pour cette qualité, il aurait fait un très grand roi. J'ai beaucoup aimé les moments passé en sa compagnie et sa mort m'a fortement affligé. [l'émotion s'entendait, au fur et à mesure, toujours plus dans sa voix. Puis se reprenant avec conviction] L'Église agirait avec justesse en le canonisant !
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Annabelle II : Les bruits ne mentent pas, j'ai bel et bien côtoyer Felipe. [sourire] En vérité, nous nous sommes, pour la première fois, rencontrés sur la place d'un petit village reculé, n'étant qu'une adolescente et lui un enfant en bas age. Nous ne savions rien l'un de l'autre et ce fut très rapide. Les années se succédèrent jusqu'en 2017 ou nos chemins se croisèrent à nouveau. Felipe était un moine de l'abbaye Sankt Ambrosius d'Avanøt. Plutôt méfiant au départ, il s'ouvrit peu à peu. Et c'est à ce moment que nous nous sommes réciproquement découverts. Très pieu, humble et mesuré, il n'avait pas l'ambition du pouvoir. Rien que pour cette qualité, il aurait fait un très grand roi. J'ai beaucoup aimé les moments passé en sa compagnie et sa mort m'a fortement affligé. [l'émotion s'entendait, au fur et à mesure, toujours plus dans sa voix. Puis se reprenant avec conviction] L'Église agirait avec justesse en le canonisant !
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Jacinto
<center>[img]http://img694.imageshack.us/img694/5661/65op.jpg[/img]</center>
Juan Carlos : Je regrette tellement de ne pas avoir pu assister à son retour court mais triomphal. [il hésite] Peu de gens le savent, mais lorsque Felipe revint à Azibi, il y a 4 ans de cela [sa voix tremble d'émotion]... alors que tout le monde s'attendait à ce que les forces politiques opposées au régime, dont j'étais jusqu'alors le meneur naturel, s'unissent derrière le dernier descendant de la lignée des Trastamare [il s'arrête quelques secondes] ... je demeurais loin de notre souverain légitime. Mon âme lui était déjà dévouée toute entière... et mon devoir était d'être aux côtés du roi pour terminer notre combat. Mais mon corps se tenait enchaîné, dans une région sauvage éloignée de toute forme de vie. Je n'étais pas mort à ce moment-là. C'est une période sombre de mon existence que Dieu m'a permis de surmonter. Jacinto Barka avait ordonné mon emprisonnement. Dans le plus grand secret, l'on m'a déporté vers l'extrême Ouest, dans les montagnes, jusque dans un camp de prisonniers. Je suis resté là-bas trois mois durant. Dans le froid, la fatigue, la faim, la peur et l'espérance. Une espérance que seul Dieu parvenait à me conférer. Trois moi plus tard, Dieu me vint en aide et m'offrit l'opportunité de m'évader. Mais il était trop tard. Felipe avait été assassiné et les valacides avaient cessés de croire qu'un jour leurs chaînes leur seraient retirées. J'ai dû vivre caché, pourchassé par les sbires du régime qui avaient mis ma tête à prix. En tant que dernière figure de l'opposition, je me devais de rester en vie. Jusqu'à ce que la mort d'un tyran me fit renaître. J'ai pu alors regoûter à la liberté. Et j'ai pu réaliser le rêve qui était le mien : celui de guider ce magnifique pays vers la liberté. [il but le reste de son verre de vin] Pardonnez-moi pour cette parenthèse de confession inutile, je suis navré de vous importuner avec mes histoires, mes digressions n'ont aucune limite. Tout cela pour dire, que je vous envie d'avoir pu voir et parler avec celui qui restera dans l'Histoire comme le dernier souverain légitime de ce pays et le martyr de la tyrannie socialiste. La façon dont vous me le décrivez correspond tout à fait au portrait que je m'étais fait de lui. J'ai eu l'occasion de voir des photos. Mais les photos ne suffisent pas à déceler l'intérieur d'une âme. Et je crois bien que celle de Felipe était l'une des plus pures. Dans un monde où les hommes se battent pour le pouvoir, pour l'argent, pour la domination de son idéal, dans un monde où la Main Noire ravage des contrées entières pour asseoir sa puissance, dans un monde où l'on se fait la guerre au motif d'être différent, de penser différemment... Dans ce monde là... lui, cet enfant tout juste sorti de l'adolescence, avec toute la pureté et la piété qui l'animaient... n'avait qu'une seule aspiration : le bonheur des Hommes en tant qu'homme de foi, et le bonheur de son peuple, en tant qu'héritier d'un Royaume brisé. Cette pureté d'âme là, Votre Altesse... mon vœu le plus cher est de pouvoir la retrouver chez les Hommes. Avant qu'il ne soit trop tard...
Juan Carlos : Je regrette tellement de ne pas avoir pu assister à son retour court mais triomphal. [il hésite] Peu de gens le savent, mais lorsque Felipe revint à Azibi, il y a 4 ans de cela [sa voix tremble d'émotion]... alors que tout le monde s'attendait à ce que les forces politiques opposées au régime, dont j'étais jusqu'alors le meneur naturel, s'unissent derrière le dernier descendant de la lignée des Trastamare [il s'arrête quelques secondes] ... je demeurais loin de notre souverain légitime. Mon âme lui était déjà dévouée toute entière... et mon devoir était d'être aux côtés du roi pour terminer notre combat. Mais mon corps se tenait enchaîné, dans une région sauvage éloignée de toute forme de vie. Je n'étais pas mort à ce moment-là. C'est une période sombre de mon existence que Dieu m'a permis de surmonter. Jacinto Barka avait ordonné mon emprisonnement. Dans le plus grand secret, l'on m'a déporté vers l'extrême Ouest, dans les montagnes, jusque dans un camp de prisonniers. Je suis resté là-bas trois mois durant. Dans le froid, la fatigue, la faim, la peur et l'espérance. Une espérance que seul Dieu parvenait à me conférer. Trois moi plus tard, Dieu me vint en aide et m'offrit l'opportunité de m'évader. Mais il était trop tard. Felipe avait été assassiné et les valacides avaient cessés de croire qu'un jour leurs chaînes leur seraient retirées. J'ai dû vivre caché, pourchassé par les sbires du régime qui avaient mis ma tête à prix. En tant que dernière figure de l'opposition, je me devais de rester en vie. Jusqu'à ce que la mort d'un tyran me fit renaître. J'ai pu alors regoûter à la liberté. Et j'ai pu réaliser le rêve qui était le mien : celui de guider ce magnifique pays vers la liberté. [il but le reste de son verre de vin] Pardonnez-moi pour cette parenthèse de confession inutile, je suis navré de vous importuner avec mes histoires, mes digressions n'ont aucune limite. Tout cela pour dire, que je vous envie d'avoir pu voir et parler avec celui qui restera dans l'Histoire comme le dernier souverain légitime de ce pays et le martyr de la tyrannie socialiste. La façon dont vous me le décrivez correspond tout à fait au portrait que je m'étais fait de lui. J'ai eu l'occasion de voir des photos. Mais les photos ne suffisent pas à déceler l'intérieur d'une âme. Et je crois bien que celle de Felipe était l'une des plus pures. Dans un monde où les hommes se battent pour le pouvoir, pour l'argent, pour la domination de son idéal, dans un monde où la Main Noire ravage des contrées entières pour asseoir sa puissance, dans un monde où l'on se fait la guerre au motif d'être différent, de penser différemment... Dans ce monde là... lui, cet enfant tout juste sorti de l'adolescence, avec toute la pureté et la piété qui l'animaient... n'avait qu'une seule aspiration : le bonheur des Hommes en tant qu'homme de foi, et le bonheur de son peuple, en tant qu'héritier d'un Royaume brisé. Cette pureté d'âme là, Votre Altesse... mon vœu le plus cher est de pouvoir la retrouver chez les Hommes. Avant qu'il ne soit trop tard...
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Zaldora
<center>[img]http://nsm05.casimages.com/img/2011/05/05/110505055419991968108566.png[/img]</center>
Annabelle II : Il aurait été un exemple pour son peuple et pour le monde qui en manque cruellement. Par malheur, la pureté d'âme que vous mentionnez est une rareté et ne se trouve que chez un nombre restreint d'hommes, marchant à l'écart des sentiers impurs. Pourtant, le genre humain est capable de bien mais trop souvent, il fait le choix inverse. La probité est un lourd fardeau devant lequel bon nombre d'individus désespèrent. Les passions et tentations sont trop fortes. Dès lors, je vous le demande, qu'ont ces gens en ligne de mire ? La gloire, la puissance, la domination, l'ambition et la jouissance. Je dis : au Diable toutes ces mondanités ! Pensez à vos âmes ! [elle but un trait d'eau] La plus grande gloire que l'homme puisse avoir est de s'agenouiller devant le Père qui veut son bien. L'humilité est l'arme parfaite en ce bas monde. Elle est un rempart au péché et mène aux autres vertus. Felipe en abondait justement.
Annabelle II : Il aurait été un exemple pour son peuple et pour le monde qui en manque cruellement. Par malheur, la pureté d'âme que vous mentionnez est une rareté et ne se trouve que chez un nombre restreint d'hommes, marchant à l'écart des sentiers impurs. Pourtant, le genre humain est capable de bien mais trop souvent, il fait le choix inverse. La probité est un lourd fardeau devant lequel bon nombre d'individus désespèrent. Les passions et tentations sont trop fortes. Dès lors, je vous le demande, qu'ont ces gens en ligne de mire ? La gloire, la puissance, la domination, l'ambition et la jouissance. Je dis : au Diable toutes ces mondanités ! Pensez à vos âmes ! [elle but un trait d'eau] La plus grande gloire que l'homme puisse avoir est de s'agenouiller devant le Père qui veut son bien. L'humilité est l'arme parfaite en ce bas monde. Elle est un rempart au péché et mène aux autres vertus. Felipe en abondait justement.
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Jacinto
<center>[img]http://hasnae.com/wp-content/uploads/2012/03/Chambre-%C3%A0-coucher-Royale-Blanc-cass%C3%A9-Dor%C3%A9.jpg[/img]
[À imaginer avec le sol, les murs et le plafond d'un bois sombre et plus ancien. Pareil pour le mobilier, au lieu d'être en bois blanc, il est de couleur marron foncé, les tissus sont rouges]</center>
Juan Carlos : Bien, maintenant que le repas est terminé, je vais vous conduire jusqu'à votre chambre, elle n'est pas loin. [en marchant dans les couloirs] Nous nous retrouverons demain matin pour le déjeuner dans les jardins présidentiels, avant d'aller assister à la messe de la Basilique San Juan. Ensuite, nous commenceront les discussions sérieuses. Mes ministres nous rejoindront ici, et nous pourrons passer à la politique.
Les couloirs respiraient l'histoire, les murs, le sol et le plafond étaient en bois, un bois ancien conservé par les restaurateurs. Quand des pans de bibliothèques ne garnissaient pas les murs, des tableaux, des tapisseries historiques ou bien des bustes de marbre s'en chargeaient. D'aucuns auraient pu estimer que ce palais était bien trop somptueux et faste pour n’abriter qu'un simple élu politique. Mais ça n'était pas le cas de Juan Carlos, qui estimait faire hommage aux rois d'antan en redonnant vie à leurs merveilles, plutôt que d'en faire des musées poussiéreux.
Juan Carlos : Nous y voilà. Je vous souhaite une bonne nuit. Si vous en ressentez le besoin, la chapelle n'attend plus que vos prières au bout du couloir, à droite. [il s'en va]
La reine découvrit alors l'endroit où elle s'apprêtait à sommeiller. La pièce semblait toutefois accueillante et confortable. Un grand lit à baldaquin style renaissance avait été placé contre le mur, au fond de la pièce. Face au lit, une cheminée en pierre sculptée, près de laquelle, la braise de bois crépitant, nombre de sangs royaux s'étaient réchauffés. Elle pu constater sans difficulté qu'il s'agissait de l'ancienne chambre des reines du Valacida. La tête de lit était sculptée et toute une partie avait été recouverte de feuilles d'or. Un tel lit, en tenant compte également de son passé royal, avait plus de valeur qu'un quartier entier d'Azibi. La Reine s'approcha de la fenêtre pour juger de la vue qu'elle offrait. Elle ne fut pas déçue. Elle donnait sur les jardins présidentiels, une vue très reposante. Elle n'eut sans doute aucun mal à s'assoupir dans un environnement qui ne la dépaysait pas vraiment.
Le lendemain, elle fut réveillée peu après l'aube par le chant des oiseaux. Quelques rossignols s'étaient rassemblés en cette matinée ensoleillée de Juin sous la fenêtre de sa Majesté Annabelle II. Don Juan Carlos l'attendait déjà dehors. Le petit déjeuner avait été servi dans un service datant du XVIIème siècle, une belle porcelaine peinte assez fragile mais idéale pour les douces mains d'une reine. Pour les protéger d'un soleil qui, déjà, tapait fort, l'on avait tendu une toile au dessus de la table. Il fallait en profiter, la chaleur matinale était des plus agréable.
[À imaginer avec le sol, les murs et le plafond d'un bois sombre et plus ancien. Pareil pour le mobilier, au lieu d'être en bois blanc, il est de couleur marron foncé, les tissus sont rouges]</center>
Juan Carlos : Bien, maintenant que le repas est terminé, je vais vous conduire jusqu'à votre chambre, elle n'est pas loin. [en marchant dans les couloirs] Nous nous retrouverons demain matin pour le déjeuner dans les jardins présidentiels, avant d'aller assister à la messe de la Basilique San Juan. Ensuite, nous commenceront les discussions sérieuses. Mes ministres nous rejoindront ici, et nous pourrons passer à la politique.
Les couloirs respiraient l'histoire, les murs, le sol et le plafond étaient en bois, un bois ancien conservé par les restaurateurs. Quand des pans de bibliothèques ne garnissaient pas les murs, des tableaux, des tapisseries historiques ou bien des bustes de marbre s'en chargeaient. D'aucuns auraient pu estimer que ce palais était bien trop somptueux et faste pour n’abriter qu'un simple élu politique. Mais ça n'était pas le cas de Juan Carlos, qui estimait faire hommage aux rois d'antan en redonnant vie à leurs merveilles, plutôt que d'en faire des musées poussiéreux.
Juan Carlos : Nous y voilà. Je vous souhaite une bonne nuit. Si vous en ressentez le besoin, la chapelle n'attend plus que vos prières au bout du couloir, à droite. [il s'en va]
La reine découvrit alors l'endroit où elle s'apprêtait à sommeiller. La pièce semblait toutefois accueillante et confortable. Un grand lit à baldaquin style renaissance avait été placé contre le mur, au fond de la pièce. Face au lit, une cheminée en pierre sculptée, près de laquelle, la braise de bois crépitant, nombre de sangs royaux s'étaient réchauffés. Elle pu constater sans difficulté qu'il s'agissait de l'ancienne chambre des reines du Valacida. La tête de lit était sculptée et toute une partie avait été recouverte de feuilles d'or. Un tel lit, en tenant compte également de son passé royal, avait plus de valeur qu'un quartier entier d'Azibi. La Reine s'approcha de la fenêtre pour juger de la vue qu'elle offrait. Elle ne fut pas déçue. Elle donnait sur les jardins présidentiels, une vue très reposante. Elle n'eut sans doute aucun mal à s'assoupir dans un environnement qui ne la dépaysait pas vraiment.
Le lendemain, elle fut réveillée peu après l'aube par le chant des oiseaux. Quelques rossignols s'étaient rassemblés en cette matinée ensoleillée de Juin sous la fenêtre de sa Majesté Annabelle II. Don Juan Carlos l'attendait déjà dehors. Le petit déjeuner avait été servi dans un service datant du XVIIème siècle, une belle porcelaine peinte assez fragile mais idéale pour les douces mains d'une reine. Pour les protéger d'un soleil qui, déjà, tapait fort, l'on avait tendu une toile au dessus de la table. Il fallait en profiter, la chaleur matinale était des plus agréable.
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Zaldora
De la fenêtre, les yeux de la reine examinaient verdure, fleurs et autres merveilles. Quelques instants plus tard, elle s'assit sur le somptueux lit et plongea ses prunelles sur le feu de cheminée. Atmosphère paisible, crépitement du feu, elle se laissa gentiment rêvasser, jusqu'à ce que la fatigue ne vienne inopinément la sortir de son état. La souveraine alors tronqua ses vêtements de jour pour une longue chemisette de nuit en soie immaculée, et fit sa toilette. Revenant dans la chambre, elle se mit à genoux au bord du lit et pria intensément, avant de sauter sous la couverture et s'endormir. Le lendemain, la douce lumière du soleil levant, accompagné de l'agréable chant des rossignols posés sous la fenêtre, réveillèrent lentement Annabelle. Celle-ci se prépara et rejoignit, la mine reposée, Juan Carlos pour le petit déjeuner.
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Annabelle II : Godmorgen ! Comment vous portez-vous, ce matin ? Avez-vous bien dormi ?
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Annabelle II : Godmorgen ! Comment vous portez-vous, ce matin ? Avez-vous bien dormi ?