Changement de programme

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Arios

Message par Arios »

3 février 2019
<center>[img]http://nsa30.casimages.com/img/2012/09/11/120911062036452462.png[/img]

Couloirs du Palais Impérial de Lilium

[img]http://mpetesch.pagesperso-orange.fr/blog/images/080921-elysee2.jpg[/img]</center>

Le Premier Conseiller, Marcel Cribelier, avance hâté dans les couloirs du Palais à la recherche d'un de ses adjoints. Bien que Général à la retraite, il préfère travailler en tenue civile mais non moins élégante, ce qu'il considère également dans ces temps où le politique est encore davantage en crise dans le monde que ne l'a jamais été le militaire comme une mission à but de réhausser le prestige du costume et de la cravatte.

Élégant, les cheveux gris peignés en arrière, il n'en est pas moins énervé de la situation, que le temps pluvieux au dehors n'aide pas à calmer.


Général Cribelier : Dîtes-moi Marguerite, où est passé Flochard ?

Marguerite, secrétaire : Il est parti il y a cinq minutes mon Général.

Général Cribelier : Merci ma petite. Putain mais on est pas aidé ici !

Il se redirige, d'un pas rapide, à son bureau.

Il n'a pas pris soin de changer la décoration du bureau laissé par son prédécesseur. Il s'est contenté de l'éliminer, jugeant qu'il n'était pas ici "pour faire de la déco" mais "pour faire le pays".


Il s'assied donc dans son fauteuil aux coussins verts fleur-de-lysés et consulte des pages entières de chiffres, qui forment un rapport de statistiques et sondages commandé une semaine auparavant à l'administration et ses services.

Soudain, on frappe à la porte.


Général Cribelier : Entrez !

Jules Rodin : Bonjour Mon Général !

Général Cribelier : BONJOUR Rodin. Vous avez pas vu Flochard ? Je le cherche depuis tout à l'heure et la secrétaire m'a dit qu'il est parti.

Jules Rodin : Il apportait un dossier à la rue Gautier.

Général Cribelier : Mais on a des navettes pour faire ça, pour qui il se prend. Enfin je m'entretiendrai plus tard avec lui, ça n'a pas d'importance.

Écoutez-moi Rodin. Avant asseyez-vous.

Nous allons autoriser et encourager les manifestations de soutien aux Vieks. Mieux, nous allons leur donner un ton profondément anti-communiste. Je veux le pays entier dans la rue, personne à l'usine, personne devant le poste.

Jules Rodin : Bien mon Général, je semble comprendre.

Général Cribelier : Voyez Rodin, des fois il faut mettre les mains dans la merde, quitte à se salire un peu l'habit. Occupez-vous d'organiser les manifestations, j'ai d'autres gars sur le reste.

Jules Rodin : Bien mon Général.

Général Cribelier : Vous pouvez disposer.
Arios

Message par Arios »

5 février 2019
<center>[img]http://nsa30.casimages.com/img/2012/09/11/120911062036452462.png[/img]

Salle de réception, Palais Impérial de Lilium

[img]http://i.imgur.com/LsLJR.jpg[/img]</center>

Le Premier Conseiller prenait son désormais habituel repas dans la salle de réception du palais, avec trois conseillers.

Marcel Cribelier - après avoir arraché un bout de pain de sa flûte - : Ils me cassent les oreilles à jouer comme ça pendant tout le repas. Il faudra revoir clairement les dépenses des institutions de l'état.

Charles Guichaud : Oui Mon Général, c'est vrai que c'est pénible au bout d'un certain temps.

Marcel Cribelier : Dîtes-moi Guichaud, vous avez la photocopie de ce que je vous ai demandé ce matin ?

Charles Guichaud : Oui Mon Général, voulez-vous la voir ? Rien de bien extra-ordinaire, cela donne juste une idée d'ensemble.

Marcel Cribelier : Oui allez-y discrètement, montrez-moi ça.

Guichaud s'essuya la bouche et sortit une serviette de son porte-document, qu'il tendit au Général. Ce dernier l'ouvrit.

<center>[img]http://nsm05.casimages.com/img/2012/09/12/12091211405315199110309571.png[/img]

[img]http://nsm05.casimages.com/img/2012/09/12/12091211401015199110309570.png[/img]</Center>
Arios

Message par Arios »

8 février 2019
<center>[img]http://nsa30.casimages.com/img/2012/09/11/120911062036452462.png[/img]

Jardins du Palais Impérial de Lilium

[img]http://4.bp.blogspot.com/-yCYwbA32e5A/T5vj8s3YMhI/AAAAAAAAArY/ZgpsakuPqvE/s1600/elysee+2.jpg[/img]</center>

Le Général Marcel Cribelier marchait, pour une fois lentement, aux côtés d'un industriel à moustache, dans les jardins du palais.

Les deux hommes s'entretenaient discrètement, tenant leurs mains dans dos, l'un pour imiter l'autre, l'autre pour imiter l'un, se reconnaissant une mutuelle admiration parcemée de crainte, un respect n'osant s'avouer fascination et se cachant sous des accents protocolaires qu'un fin observateur aurait jugés forcés. En somme, leurs destins étaient mêlés, leurs intérêts croisés.


Virgile Sordillet : Mon Général, nous en avons déja parlé, de mon côté, du côté de celui de ma société, ce n'est plus un soucis depuis longtemps.

Marcel Cribelier : J'entends, j'entends Mr. Sordillet. Vous comprenez que c'est ma tête qui est en jeu, et bien plus grave, l'honneur de l'Armée ?

Virgile Sordillet : La "Grande Muette" l'ouvrirait-elle enfin ?

sourires, rires

Marcel Cribelier : Nous romperons avec la tradition, pour une fois. Je ne veux pas qu'il y ait l'apparence d'un coup d'état militaire, soyons clairs. Et très clairement, ce n'en est pas un. Non. Ce n'est pas non plus une jacquerie. Ce n'est pas une révolution, une révolte, une rébellion, une insurrection, que sais-je, ces mots je les abomine.

Virgile Sordillet : Je crois connaître votre vision. N'ayez crainte de le dire, vous voulez faire progresser ce pays.

Marcel Cribelier : Voila, je suis un progressiste, je suis un patriote, et mon pays n'est pas celui d'une famille dirigeante, qui l'a débaptisé, qui l'a dénaturalisé par l'imposition d'un mauvais latin, qui a cru que le temporel n'avait pas sa place dès lors qu'ils régnaient par le droit divin.

Virgile Sordillet : Puissiez-vous réussir, mon Général.

Marcel Cribelier : Pour cela, Mr Sordillet, j'ai besoin de vous, et de tous les industriels et financiers, enfin les hautes fortunes, mues par leur patriotisme comme par le simple sens des affaires. Le pays doit tourner, et si les patrons terdusiens ne payent plus leurs ouvriers, alors les brestangeais comme vous les paierons à leur place. J'ai besoin de tout votre argent.

Une femme avec un chapeau faussement champêtre cueillait des roses au bout de l'allée que les deux hommes venaient d'emprunter, elle les regarda et leur souria.

Virgile Sordillet : Et les enfants, et Madame l'Impératrice ?

Marcel Cribelier : Une famille remerciée. Il ne leur sera fait aucun mal, et reprendront leurs droits seigneuriaux sur l'unique Duché de Terdus, tel que les frontières seront rétablies. Je maintiendrai un intendant aux côtés de Victoria, elle est fragile, elle n'avait aucune valeur dans l'ombre de son époux, et il empêchera la famille de Terdus, plus tard, d'avoir de nouvelles vélléités.

Virgile Sordillet : J'avais cru comprendre que le seul pouvoir sera celui du peuple.

Marcel Cribelier : Le peuple fiémançais est indécrotable, Mr Sordillet, c'est ce qui fait son charme.
Arios

Message par Arios »

15 février 2019
<center>[img]http://nsa30.casimages.com/img/2012/09/11/120911062036452462.png[/img]

Radio courtoisie

[img]http://t5.ulule.me/vox/585/comment-creer-radio-associative-1.jpeg[/img]</center>

Gorgius : ...manifestants de plus en plus nombreux, il est vrai, depuis 11h ce matin, dans les rues de Lilium, comme dans le reste du pays, pour protester au nom du Christ et de la Vierge Marie contre les attrocités commises par le monde communiste au Viek Koing. Lilium comme vitrine du mécontentement terdusien, qui ne doit pas être oublié dans les campagnes où les manifestations sont prévues, en fin d'après-midi, dans de très, très nombreuses communes, au nom du Christ et de la chrétienté.

Hortensius : Et un petit point de météo Gorgius ?

Gorgius : Oui, il fera très beau aujourd'hui à Opus Montis mais quelques...pardon, un soucis...restez avec nous chers auditeurs...

Hortensius : C'est quoi de bordel ? Mère de Dieu ! que faîtes-vous ici ?

Gorgius : Ton micro, Hortensius ! coupe-le, fait gaffe. MERDE.

Hortensius : Nous devons couper chers auditeurs...

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<center> Entre le champs du Père Caveau et des enfants de la Yvonne

[img]http://a53.idata.over-blog.com/600x400/0/38/57/37/photos-canon/champs-de-neige.jpg[/img] </center>

Jules Caveau : Eh la Magali, va-ty donc dire à ta mare d'écouter au poste tin, c'est ben bizarre !

Magali : Qu'y a-ty donc el'Julot ?

Jules Caveau : Va-t'y donc qu'ej te dis ! Et coute-s'y toi aussi.

Magali : Écoute donc que je vide el'fumier, nigaud, après j'ira à ton poste !

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<center> Château de la Carronière de Marzieux

[img]http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/9/98/Château_de_Champs-sur-Marne_sous_la_neige.jpg/640px-Château_de_Champs-sur-Marne_sous_la_neige.jpg[/img] </center>

Baron de Marzieux, Charles-Dominique de Marzieux : Enfin, très chers amis, je lève mon verre à ce bon Général Cribelier, que Dieu lui vienne en aide dans sa tâche, et que nous-autres reprennions les rênes nous revenant, au nom de Dieu, pour le peuple fiémançais !

Applaudissement dans cette petite salle des glaces.


Isabelle de Bailleul : Voila qui est bien dit, Baron. Les bons, ceux qui sont légitimes, vont enfin chasser les Terdus de ce sol et remercier les petits seigneurs parvenus qui...

Thibault d'Argencourt : Les remerciers ? Enfin Madame, vous voulez dire les faire pendre oui ?

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<center> Radio courtoisie

[img]http://t5.ulule.me/vox/585/comment-creer-radio-associative-1.jpeg[/img] </center>

Le pays écoute le silence depuis 20minutes.

Une voix : Chers auditeurs. Citoyens de ce pays. Femmes et hommes libres. La contre-révolution est entamée. Le progrès arrive. Bientôt l'hiver finira et refleuriront les devantures de vos fenêtres comme l'espoir dans votre coeur, trop longtemps considéré comme une mauvaise herbe.
Vous allez voter pour l'avenir de votre pays.

L'impératrice Victoria s'en est allé au Thorval. Les libertés sont de retour. Un gouvernement provisoire a été constitué. Nous comptons sur la jeunesse de ce pays pour le soutenir hardiment, comme les rois fénéants ont été chassés, comme l'envahisseur brestangeais en son temps a été chassé, comme les rois absolutistes ont été chassés, comme les rostovs ont été repoussés, un gouvernement qui ne s'appuie plus sur le peuple n'est pas légitime. Prochaînement reviendra sur le trône de ce pays un héritier Ardun.

Chers auditeurs. Citoyens de ce pays. Femmes et hommes libres. La contre-révolution est entamée. Le progrès arrive. Bientôt l'hiver finira et refleuriront...
Arios

Message par Arios »

17 février 2019
<center>[img]http://nsa30.casimages.com/img/2012/09/11/120911062036452462.png[/img]

Bibliothèque du Palais Impérial, Bailleul

[img]http://www.linternaute.com/actualite/magazine/visite-de-l-elysee-en-images/image/bibliotheque-651892.jpg[/img]</center>

Marcel Cribelier, Chef du gouvernement : Lorsqu'une population n'a pas le droit aux armes, elle est plus facilement contrôlable.

Juste Xavier : Le sujet d'un prochain référundum ?

Marcel Cribelier : Pas tout de suite. Le peuple devra pouvoir se défendre à l'avenir. Mais pas tout de suite. Maintenant prenez note je vous pris.

Juste Xavier : Je vous écoute mon Général.

Marcel Cribelier : La population du Terdus approuve-t'elle le retour aux noms de lieux en fiémançais, la constitution d'une chambre législative élue démocratiquement, la consultation du peuple sur les grands sujets diplomatiques, militaires et l'orientation économique du pays, ainsi que l'action du Général Cribelier ?
Arios

Message par Arios »

28 février 2019
<center>[img]http://nsa30.casimages.com/img/2012/09/11/120911062036452462.png[/img]

Base aéro-portuaire militaire de Bailleul

[img]http://www.slate.fr/sites/default/files/imagecache/node-story/rafalescharlesdegaulle.jpg[/img]</center>

Pour un de ses déplacements aux forces armées, le jour des résultats du référundum sur le soutien à sa politique réformatrice, le Général Cribelier a choisi la base militaire non loin de Bailleul où anciennement les hydravions étaient amarrés.

Devant les troupes de l'armée de l'air, il a sabré le champagne et s'est exprimé sur la conduite à venir des opérations politiques dans le pays.

Un passage de son discours est dors et déja célèbre.

"Vous, l'armée, êtes la grande muette. Mais vous avez un coeur. Vous mesurez ce qui est juste et ce qui ne l'est pas, vous mésestimez l'état quand vous savez qu'il se trompe mais jamais ne le méservez : car à travers lui, c'est à la nation que vous êtes utiles.
Rétablissons cette vérité.
Une nation n'est pas la pâte des idéologues, qui la modèlent selon leurs envies et idées, elle est la Mère des hommes d'État."
Arios

Message par Arios »

14 octobre 1943
<center>[img]http://nsa30.casimages.com/img/2012/09/11/120911062036452462.png[/img]

38 rue des Tolards et de son Altesse déchue, tranchée n°75 Est, à 300m de Châtillon-les-vollailes, 1943

[img]http://www.ewiranda.org/local/cache-vignettes/L375xH500/Tranchee_superieure_Chagnon_-f1f3e.jpg[/img]
La rue des tolards et de son Altesse déchue, aujourd'hui</center>

Charles-Philippe d'Ardun est le lieutenant Dardun, forcé à la contraction de son nom par l'animosité des autorités terdusiennes. Son grade d'officier subalterne, gagné par quelques années à l'école militaire de Clarvaux, lui vaut d'assiter son capitaine dans la direction d'une compagnie sur le front de l'est, dans les Basses-Bannes.

Réservé, échangeant avec la sympathie tout juste nécessaire avec ses compagnons d'armes, ses hommes arrivent peu à peu mais après d'important efforts à en faire une figure plus joviale qu'il n'était au départ. Les conditions allant de mal en pis dans les tranchées construites avant l'hiver, les grades et les rangs s'estompent durant les heures de repos, et les princes de sang sont nivelés dans la vile multitude.

Un soir d'octobre.
Un soldat parcoure la tranchée porteur d'un message, faisant un vacarme empéchant ses camarades de commencer à s'endormir, trainant avec lui tout son barda de circonstance, gamelles pour sonnailles.

Il se dirige vers Charles-Philippe.


Eugène Pivoneau : Mon Lieutenant, un message pour le Capitaine Gargot.

Charles-Philippe d'Ardun : Merci soldat. Le Capitaine n'est pas là ce soir, il est à l'arrière... Trois semaines qu'on est là, il n'est pas rentré depuis. Tu peux disposer.

D'Ardun va s'assoir dans une alcôve de terre, sur un tas de feuilles sèches qu'il a aménagé en coussin, le capitaine étant seul en droit d'habiter la cave creusée par les hommes durant le mois écoulé.

Sans que son visage ne trahisse ses émotions, il appelle.

Charles-Philippe d'Ardun : Desrochers ! Au rapport !

Un soldat se lève de la masse fatiguée de ne rien faire depuis des semaines, et se dirige vers le lieutenant.

Desrochers : Adjudant-chef Desrochers mon Lieutenant.

Charles-Philippe d'Ardun : Nous attaquons à l'aube, Desrochers...Les cosaks doivent ne se douter de rien, mais préparez vos hommes dans le plus grand silence, et faîtes passer le message au reste de la compagnie.

Desrochers : Bien mon Lieutenant.

Charles-Philippe d'Ardun : Repos...
Arios

Message par Arios »

15 octobre 1943
<center>[img]http://nsa30.casimages.com/img/2012/09/11/120911062036452462.png[/img]

Lieu anciennement dit : champs d'en haut, à 250m de Châtillon-les-vollailes, 1943

[img]http://www.onf.fr/enforet/verdun/explorer/patrimoine/20120130-144635-895442/1/++illustration++/++display++533x533.jpeg[/img]
Le champs d'en haut, aujourd'hui</center>

Une pluie d'obus. De partout des hommes sont tués, le soleil pourtant magnifique en ce jour est caché par la terre qui vole dans les airs.
Les soldats terdusiens courent vers la mort, certains pleurant, la plupart sans avoir le temps de penser qu'ils pourraient rechigner, le souvenir de leurs ancêtres en italium ou ailleurs fonçant jusqu'à la mort sur l'ennemi et forgeant dans le sang le mythe éternel de la Grande Nation.

Charles-Philippe d'Ardun, tant bien que mal, veut amener sa compagnie jusqu'à la tranchée ennemie, devant Châtillon, mais les tireurs ambusqués dans les ruines des maisons ne facilitent pas la tâche de l'offensive terdusienne.

La compagnie d'Ardun avance parmi le bruit et dans la fureur au milieu des corps amis, marchant parfois sur les restes de leurs compagnons et se réceptionnant mal dans des trous d'obus fraîchement labourés, opérant ça et là des fractures ouvertes qui provoquent des cris que personne n'entend, et que parfois estompe un mur de terre. Les vieux gaulois ont le ciel qui leur tombe sur la tête.

Certains baroudeurs miraculés reprennent leur souffle sous le corps d'un compagnon, derrière une souche déraciné, parfois même derrière l'aile d'un biplan brestangeais abattu.

Charles-Philippe d'Ardun est en train de courir devant avec trois de ses soldats, l'un portant haut le drapeau tricolore. Il tombe, un de ses camarade ramasse le drapeau et continue de le faire avancer triomphant vers l'ennemi.

Le petit groupe d'agresseurs n'est plus qu'à 50m de l'ennemi. Charles-Philippe se jette dans un trou pour reprendre son souffle, ses compagnons l'accompagne et l'on protège la bannière aimée des balles ennemies.

Dans le trou, pour leur tenir compagnie, un jeune de 17 ans est en train de mourir, le bras arraché au niveau de l'épaule et un oeil éclaté. Il leur dit de continuer.

Les 4 hommes reprennent leur course, mais avant qu'ils ne mettent un pied devant l'autre une fois sortis du trou, deux d'entre-eux sont touchés d'une balle dans la nuque et d'une qui vient briser le genou du second, qui dégringole dans le trou derrière-lui.

Le prince d'Ardun reprend la bannière et courre vers l'ennemi alors que certains de ses hommes, à sa droite, tentent de le couvrir.

Il ne saît pas ce qu'il fait. Il est fauché par un schrapnel qui lui ouvre la gorge.

La guerre continue.
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