Au coeur de l'État [RP]

Joyan

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Charles d'Anchaut: Ah, Armand, nous n'attendions plus que vous.

Armand Gasmard: Je m'excuse, une réunion qui a duré plus longtemps que prévu au ministère.

Charles d'Anchaut: Ne vous excusez pas, mieux vaut tard que jamais, comme on dit. Allez, venez, nous devons parler.

Les deux hommes ont parcouru les couloirs, en parlant de cette réunion au ministère de l'éducation. Charles d'Anchaut et Armand Gasmard se connaissent depuis longtemps, et l'ambiance est détendue. Ils arrivent finalement au salon de réception, style XVIIIè siècle. La cheminée était allumée, et le feu crépitait. On entendait quelques rires résonner depuis l'imposante porte de bois. Le Premier Ministre invite le ministre de l'éducation à s'asseoir à côté de Valérie Thuberge, la seule place qui demeurait libre à vrai dire.

Charles d'Anchaut: Bien, vous savez sans doute pourquoi vous êtes là. Il ne s'agit pas d'une réunion formelle, personne ne doit être au courant de ce qui se tient ici, pour l'instant. C'est la raison pour laquelle vous êtes entrés par la petite porte de derrière.

Sylvie Nicain: Vous nous expliquez ce qu'on fait ici, Charles ? Encore, vous ne seriez qu'entre ministres, je comprendrais, mais là il manque la moitié du gouvernement et nous sommes trois Représentants.

Charles d'Anchaut: J'y viens, calmez vous Sylvie. Vous le voyez, nous ne sommes qu'entre solidaires. Ce qui veut dire que ce que je vais vous dire est suffisamment important pour que je ne parle pas devant l'Assemblée.

Le salon s'était tu pendant ces quelques paroles. Chacun écoutait le Premier Ministre, bouche bée, attentivement. La télévision tournait au fond du salon, en mode mute, ce qui est assez pour gêner Charles d'Anchaut.

Charles d'Anchaut: Bordel, voulez vous bien éteindre cette télé ? On s'en contrebalance de la culture des porcs en Auvargnat ce soir. Bon. Où en étais-je ?

Viviane Minois-Pillon: A l'Assemblée, Charles.

Charles d'Anchaut: Oui, merci. Donc, j'ai parlé avec Sa Majesté. Il est un peu austère comme ça, mais très compréhensif. Il fera chuter le gouvernement dès que je lui dirai.

Armand Gasmard: Quoi ? Comment ça ?

Charles d'Anchaut: Je n'en peux plus de ces républicains à deux balles. Ils ont assez duré. Il me mettent des bâtons dans les roues dès que j'ai le dos tourné. Quels connards. Pardon, ce n'est pas ce que je voulais dire.

Armand Gasmard: Mais pourquoi ? Ils sont exigeants, mais ils jouent leur rôle.

Lysandre Maladier: Ils vont loin quand même. Ecoutez, regardez hier au conseil. Le cirque qu'ils ont mené juste pour qu'on reconnaisse la République d'Aste-Rivea. C'était à la limite du ridicule. Je comprends qu'on veuille s'en débarrasser.

Sylvie Nicain: Bon, ça je ne suis pas au courant, mais, par qui tu veux les remplacer ? On n'a pas la majorité à l'Assemblée.

Charles d'Anchaut: C'est précisément pour cela que je vous ai demandé de venir. A la prochaine rixe avec les républicains, le gouvernement tombe, et je serai sans doute chargé d'en constituer un nouveau. J'ai pensé aux centristes.

Armand Gasmard: Pardon ? Non. Pas eux.

Charles d'Anchaut: On n'a pas le choix. Si on n'a pas les centristes, on tombe, et je ne veux pas savoir ce qui arriverait alors. Il faudra fidéliser les verts aussi, pour ne pas qu'il s'en aillent, ça ferait tâche sinon.

Sylvie Nicain: Je ne comprends toujours pas pourquoi vous avez fait venir ici...

Charles d'Anchaut: Ce n'est pas vous qui m'aviez dit que vous aviez de bon rapports avec les centristes ?

Sylvie Nicain: Plutôt, oui.

Charles d'Anchaut: Bon, et bien vous allez aller leur parler. Surtout, vous ne dites rien. Mais vous les amadouez, voyez. Je veux savoir qui serait prêt à rentrer dans un gouvernement avec nous. Bon, qu'en dites vous d'en parler autour d'un verre de blanc? J'ai fait préparer des petits fours.
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