Opération "Douceur Rouge" (SECRET)

Chaarden

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Récit de vie au Pasjonstan

I/ Djan, 20 ans, slavek, étudiant.

L'ascension au pouvoir des communistes au Pasjonstan ne fut pas sans répercussions sur les institutions du pays, à toutes les échelles.
Djan est un jeune homme sans histoire, la politique ne fut jamais pour lui chose intéressante. Intelligent, il a néanmoins toujours su que les bolcheviks arriveraient au pouvoir un jour ou l'autre, le Kirep au Sud... le Kirkstan au Nord... et là est le problème. Bien que pasjonstanais de souche, depuis l'arrivée de Kipov au pouvoir, lui et son entourage sont contraients d'embrasser le drapeau kirkstanais et de porter allégance autant à Stramine qu'à Kipov. Djan ne veut pas d'embrouilles avec la MPV, ni avec l'armée, ni avec les forces publiques. Il sent que tout doucement, le totalitarisme gagne son pays. Trop "peureux", il ne veut pas monter une résistance mais il est tout à fait conscient que ses libertés sont supprimées une à une. Avant-hier, il s'était fait sévèrement réprimandé par une patrouille de la MPV pour avoir été dans la rue après 22h, l'heure du couvre feu. Il avait évité de justesse l'amende.
Quelle serait la prochaine arrestation ?

Il sortit son portable qui venait de sonner (profitons-en tant qu'il y en a encore) : un message de sa petite amie.
"Djan ! On a un problème. Boris vient d'être arrêté : il a refusé de chanter l'hymne national kirkstanais !"

Djan prit sa veste et courut chez sa petite amie pour avoir plus d'informations. Le Kirkstan s'étalait sur le Pasjonstan, appuyé par Kipov : finalement, est-ce une bonne chose ?
Il arriva chez Maria et lui demande des explications : il venait de se poser la question : depuis quand l'hymne national kirkstanais est-il obligatoire ?

Maria : On venait d'entrer en classe. On a chanté l'hymne national pasjonstanais puis des agents de la MPV sont entrés et nous ont forcés à chanter en plus l'hymne kirkstanais. Boris et d'autres se sont assis et n'ont pas chanté. Les agents les ont emportés...

Maria éclata en sanglots. Boris, c'est son frère.

Djan réconforta Maria puis rentra chez lui, cet incident lui trottant dans la tête. Personne n'oserait se révolter contre la police. On dit qu'ils exécutent pour un oui ou pour un non. Oui, il avait peur. Oui, il se sent oppressé. Oui, il regrette ce qui est arrivé à Boris. Oui, il a de la compassion pour Maria. Non, il ne peut rien faire... c'est comme ça et puis ce ne sera pas autrement. Il faut accepter la domination. En novembre, Djan avait voté blanc. Le PCP aurait de totue façon gagné. Il s'avança et regarda par la fenêtre : une patrouille d'une dizaine d'hommes passait sous sa fenêtre, armés jusqu'au dents, marchant au pas.
Tout à coup, Djan voulut crier par la fenêtre : sur le trottoir d'en face, un homme venait de surgir d'une ruelle. Djan regarda sa montre : le couvre-feu est en place depuis une demi-heure. Le chef de la patrouille ordonna à ses hommes d'attraper la personne qui tenta vainement de fuir. Il fut immédiatement rattrapé, relevé et menotté. Djan observait discrètement la scène par la fenêtre. On prit les papiers du fuyard, il dit quelques mots et se prit un violent coup dans les côtes : surement venait-il d'insulter Stramine, ou Kipov, ou le communisme. Le chef de la patrouille, Djan le reconnut : c'est Yvan, le père de Maria et Boris. Il était policier et avait intégré la MPV après le passage du pays au communisme. Il composa un numéro sur une espèce de talkie-walkie et, après quelques minutes d'attente, une voiture de l'armée, légèrement blindé, apparut. Les portes s'ouvrirent et deux militaires surgirent ; ils prirent l'homme qui avait été arrêter, et le jetèrent sans délicatesse dans le véhicule. Le militaire le plus gradé prit les papiers, salua le beau-père de Djan, puis la voiture démarra en trombes. Djan avait lu dans le journal un article sur les jeunes "délinquants" et le sort que leur réservait l'Etat communiste. L'homme arrêté semblait jeune, ce qui a du être confirmé par les papiers d'identité : il n'allait pas écoper d'une amende, mais allait être envoyé dans un camp de rééducation militaire. Djan sentit tout à coup son coeur battre à tout rompre. Boris avait 18 ans, c'est surement le sort qui l'attendait lui aussi !

Djan est perdu, que doit-il faire ?

Se révolter, montrer le moindre signe de rejet vis-à-vis du pouvoir en place conduit à une exécution, une déportation dans les Gelev kirkstanais, ou bien encore un lavage de cerveau gratuit dans un camp de rééducation militaire.

Djan ne veut pas foutre sa vie en l'air. Il doit donc se soumettre au régime communiste. Faire respecter les règles même ! Pour que le moins de monde possible ait à subir ce que Boris ou l'homme d'avant subiront dans les moments à venir...
Chaarden

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<center>Rencontre entre Iossif Kipov et Vladimir Stramine</center>

Slaveki, 2 janvier 2017

Vladimir Stramine se doit de comtempler son plus grand succès, le Pasjonstan lui obéit au doigt et à l'oeil. Il se rend aujourd'hui à Slaveki et à sa grande surprise (feintée quand même...), une foule de pasjonstanais l'acclamèrent en brandissant des drapeaux pasjonstanais et kirkstanais. Stramine, un grand sourire aux lèvres, descendit de son avion et se dirigea vers Iossif Kipov. Quand ils se serrèrent la main, une explosion de cris et d'applaudissements retentirent dans l'aéroport. Ils se dirigèrent alors vers le palais présidentiel, où attendaient les membres de la garde. Ils saluèrent l'entrée des deux dirigeants et ceux-ci se dirigèrent vers le bureau. Ils commencèrent à parler à voix basse. Les micros et caméras sont inexistantes mais mieux vaut ne pas tenter le diable.

Vladimir Stramine : Je vous félicite Iossif, vous avez fait du bon travail.

Iossif Kipov : Merci monsieur ! Ce n'était pas simple au départ.

Vladimir Stramine : La suite des opérations est assez simple. Maintenez votre domination sur le pays, puis, à la fin de cette rencontre, vous me coucherez sur votre testament en tant que seule personne capable d'amener le Pasjonstan vers la grandeur. Ensuite, bien sur, vous ne mourrez pas, mais vous disparaitrez de la surface de la terre.

Iossif Kipov savait tout cela, il aimait le Kirkstan plus que tout et ne pouvait désobéir.

Vladimir Stramine : Des questions ?

Iossif Kipov : Aucune, si ce n'est celle-ci : où vais-je disparaitre ?

Vladimir Stramine : Vous serez envoyé dans un centre de recherche militaire sous-terrain au Kirkstan, vous aurez un poste gradé, ne vous inquiétez pas.

Iossif Kipov : Bien Monsieur, je dois signer ces papiers n'est-ce pas ?

Vladimir Stramine : Papiers diplomatiques, commerciaux et militaires, signez ici.

Iossif Kipov s'exécuta, puis, ils restèrent dans la salle et sortirent quelques heures plus tard : souriant, Vladimir Stramine remonta à bord de son avion et prit la direction de Kritev. Iossif Kipov rentra chez lui directement : ses jours à la tête du Pasjonstan étaient à présents comptés.
Chaarden

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II/ Anoushka, slaveke, 40 ans, ouvrière

Anoushka est une femme de 40 ans, célibataire et ouvrière.
Elle mène une vie on ne peut plus normale.

Néanmoins, depuis l'arrivée des communistes au pouvoir, son emploi du temps a changé, ainsi que son salaire, en un mot : sa vie. En tant que prolétaire, elle avait voté pour Kipov, mais depuis un certain temps, on lui demandait des choses qu'elle n'aurait jamais fait en temps normal. Ce n'est pas dans ses habitudes de vénérer Vladimir Stramine, leader charismatique du Kirkstan. Oh ! Bien sur, elle a toujours apprécié cet homme pour sa fermeté et son intransigence, mais jamais au point de lui vouer un culte. Anoushka n'est pas croyante. Le Pasjonstan, tout comme le Kirkstan, est officielement athé. Dans son entourage en effet, elle voit parfois quelques-uns de ses amis anti-bolchevik. En effet, Kipov a dynamité les églises et Slaveki était une ville orthodoxe. On remplace Dieu par Kipov, et Kipov par Stramine. On se demandait ce que cachait cette mascarade saugrenue. Si Stramine prenait sous son aile le Pasjonstan, Anoushka ne se lèverait pas contre lui, non non non. La seule chose négative est son augmentation du temps de travail. Passer de 8h à 10h30 du jour au lendemain, c'est quelque chose. Elle travaille dans une usine qui confectionne des voitures. Le travail à la chaîne ne lui déplait pas plus que ça. Il y a une bonne ambiance sur son lieu de travail.
Vers 21h, Anoushka s'approcha de la fenêtre et réfléchit ce qui se passerait si le straminisme s'instaurait au Pasjonstan.

Bien sur, je suis ouvrière, je serais valorisée mais bon... fini les soirées entre amies. Mais ça, même Kipov l'interdit et chez Kirov ou Gak, ça doit être interdit aussi sans aucun doute... si c'est ça la marxisme, pourquoi pas après tout ? Notre vie sous le système capitaliste part en vrille. Le changement a été fait, on le voulait, on l'a eu. Les gens râlent de moins en moins au Pasjonstan, la police politique traque les oppposants. Les personnes aux tendances libéral-révolutionnaires sont réduits au silence. On vénère Stramine autant que Kipov... c'est assez peu commun ça, de vénèrer une autre personne que son propre chef d'Etat... mais bon, peu m'importe la suite des évènements.

Anoushka n'est pas opposé au bolchevisme mais c'est une personne qui cherche la vérité. Elle réfléchit.

Faut-il vivre au Pasjonstan communiste ? C'est à dire être esclave au paradis ? Ou vivre au Pasjonstan capitaliste ? C'est à dire être libre en enfer ? C'est le principe de la cage dorée. Mieux vaut vivre dans un paradis illusoire ou dans un enfer réel ? Ce qu'on pense est le mieux. Si l'on pense que le communisme est merveilleux, on se sentira bien dans un pays communiste. Et cela change en fonction des classes sociales. Je suis ouvrière, alors j'aime le communisme. Stramine au pouvoir, ce serait bien oui. Mais d'un côté, ne sera-t-on pas prisonnier ? Je n'en sais rien, les pasjonstanais ne sont pas fan de tourisme, on ne sort pas beaucoup du territoire, ça ne changera rien. Mais Stramine n'est pas un tyran ? Non... au Kirkstan, tout le monde boit et mange selon ses besoins. Inutile de s'inquiéter. Et après tout, peut-être que Stramine ne prendra même pas le pouvoir. Mais si Kipov tombe, hors de question de ramener le capitalisme...
Chaarden

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Dépêche

Selon des sources sûres, Iossif Kipov a eu un arrêt cardiaque très violent. Il a été emmené à l'hôpital. Les médecins restent très sceptiques quand à sa survie.
Chaarden

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(approuvé par le MJ)


<center>IOSSIF KIPOV EST MORT</center>

La nouvelle est tombée ce matin. A l'hôpital de Slaveki, le président de la République populaire et démocratique pasjonstanaise est mort d'un arrêt cardiaque. Les médecins n'ont pas réussi à la réanimer.
Une semaine de deuil national est décrétée à la mémoire de notre cher et bien-aimé dirigeant Iossif Kipov.


Son corps sera enterré dans le cimetière de Slaveki la semaine prochaine. Nous garderons dans notre esprit un dirigeant aimant qui s'est battu pour son peuple, en sortant de la misère les slavek.

A Jako, l'armée et la MPV organisent un grand défilé avec des drapeaux ornés du marteau et de la faucille. Des foules en larmes sanglotent dans les rues, en proie au désespoir.

A Kilgrad, les choses sont différentes, les drapeaux sont à l'effigie de Vladimir Stramine. Plus personne ne veut de capitalisme. Les demandes de rattachement du Pasjonstan au Kirkstan sont des plus en plus nombreuses. Stramine est presque appelé au pouvoir par le peuple pasjonstanais.

A Alexandrie, le peuple s'est habillé en noir et parcourt les rues en silence. On veut le communisme. Kipov est mort. L'armée et la police traquent les derniers opposants.

Depuis l'arrivé de Kipov au pouvoir, on compte 950'000 victimes de cette traque au capitaliste.

La même question se pose : on sait que Kipov a couché son successeur avant de mourir, sur son lit de mort, QUI EST-IL ?
Chaarden

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<center>Vladimir Stramine prend le contrôle de la République Démocratique et Populaire du Pasjonstan</center>

Le chef du gouvernement de la République démocratique et populaire du Pasjonstan, Sergueï Movtenko, s'exprima lors d'un petit discours retransmis dans tous les médias du pays.


"Camarades ! Hommes, femmes, enfants, vieillards ! Moi, Sergueï Movtenko, je vous ai vu dans les rues, pleurant la mort de Iossif Kipov. J'ai vu vos yeux plein de craintes et les même questions étaient au centre des discussions. Le Pasjonstan va-t-il redevenir capitaliste ? Libéral ? Fascite même ? La réponse, je peux vous la donner mes amis : NON. Jamais ces idéologies poussiéreuses ne remporteront la victoire, quelqu'en soit la manière. Le communisme, idéologie prônant l'égalité, la solidarité, l'unité, vaincra ! Je me suis rendu hier sur le lit de mort de Iossif Kipov. Il m'a demandé de m'approcher. Je m'exécutai. Il s'approcha de mon oreille et me souffla, en ces termes : "Je me suis battu pour le communisme toute ma vie. Et le seul homme capable de continuer mon oeuvre, c'est Vladimir Stramine. Donnez lui le pouvoir, le peuple comprendra, lui seul est à la hauteur." Et voila pourquoi j'apelle solenellement, au nom du peuple pasjonstanais et au nom du communisme, Vladimir Stramine. Nous avons besoin de toi, camarade ! Prend le Pasjonstan sous ton aile, et repousse les fléaux."

Sur ces mots, Movtenko salua la foule puis descendit de l'estrade en se posant un grnd nombre de questions.
Comment allait réagir le peuple ? Tentative d'insurrection ? Ou alors, tout allait bien se passer ?
Cet avenir incertain noua l'estomac du chef du gouvernement pasjonstanais. Si près du but, un échec serait impardonnable. L'armée est sous bon contrôle, la police aussi, les services secrets aussi. Il n'y a normalement rien à craindre, mais... on sait que la colère d'un peuple peut renverser bon nombre d'armée. En ce moment même, aux quatre coins du pays, des hommes montaient peut-être des coups d'états ? Peut-être que d'autres attendaient l'arrivée de Stramine avec impatience, attendant un nouveau souffle d'espoir. On avait appris aux gens à aimer le communisme, Stramine et à craindre ces deux choses aussi.

Le Pasjonstan communiste allait-il finalement devenir le Kirkstan communiste ?
Chaarden

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<center>[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=698829manifestationarmee1.jpg][img]http://img11.hostingpics.net/pics/698829manifestationarmee1.jpg[/img][/url]</center>

Secret

Kritev, 8 février 2018

Vladimir Stramine est dans son bureau en compagnie de Iossif Kipov. Ce dernier, sensé être mort, a en fait été rapatrié dans le plus grand secret à Kritev, méconnaissable. Le bureau, à l'abri de toutes oreilles indiscrètes, était éclairé uniquement avec une petite lampe. Vladimir Stramine avait demandé à ce que Kipov passe à Kritev afin de recevoir les ordres pour la suite de son existence. En effet, une réapparition de Kipov au Kirkstan ne serait absolument pas envisageable. Cela pourrait entraîner une guerre civile, une guérilla, car les pasjonstanais apprendraient que la mort de leur président n'aurait été qu'une mise en scène visant à rattacher le Pasjonstan au Kirkstan. Vladimir Stramine sortit de sous le bureau une bouteille de champagne, qu'il ouvrit, puis il servit l'ex président du Pasjonstan.

Vladimir Stramine : Camarade, je vous félicite. Le Pasjonstan est sous mes ordres. Vous allez être décoré de la Médaille du Mérite, pas en public bien sur.

Iossif Kipov : Merci monsieur. C'était assez simple, trop simple si vous voulez mon avis...

Vladimir Stramine : Ne crions pas victoire trop vite en effet. Dans quelques minutes, Movtenko me téléphonera, ici-même. Vos funérailles ont lieu aujourd'hui -rire des deux hommes- et donc, la prise du pouvoir par le Kirkstan va être annoncée. J'ai hâte de savoir comment réagira le peuple.

Iossif Kipov : Bah ! J'ai suivi vos ordres, tout devrait bien se passer. Le communisme kipovien ou straminien, c'est pareil. Ce ne serait pas un gros changement.

Vladimir Stramine : Oui bien sur, mais aucun pays n'aime perdre ainsi sa souveraineté !

Iossif Kipov : Nous verrons bientôt. Et moi ?

Vladimir Stramine : Comme promit, vous allez être muté aujourd'hui même dans un centre de développement militaire, au Nord du pays. Vous n'en sortirez jamais, sauf à ma demande.

Iossif Kipov : Et que vais-je faire ?

Vladimir Stramine : Vous êtes le commandant du centre. Assurez-en la sécurité et le bon fonctionnement.

Iossif Kipov : Merci monsieur.

Stramine s'apprêtait à répondre lorsque le téléphone sonna. Il décrocha et se leva.

Vladimir Stramine : Vladimir Stramine. Oui ? Ah ! Movtenko ! ... Oui... Très bien... d'accord... oui il est là... d'accord... ok.... oui, bonne soirée.

Iossif Kipov : Alors ? Les nouvelles ?

Vladimir Stramine : Pas très bonnes.

Iossif Kipov : Vraiment ? Que se passe-t-il ? Ils ont remarqué la supercherie ?

Vladimir Stramine : Non non, le cerceuil plein de pierres a très bien fonctionné, vous dormez paisiblement au fond d'un trou.

Iossif Kipov : Dans ce cas, où est le problème ?

Vladimir Stramine : Comme on l'a vu plus tôt dans la semaine, Movtenko a annoncé que je prenais le pouvoir du pays. Des manifestations anti-Kirkstan ont débuté au Pasjonstan. Selon Movtenko, elles ne sont négligeables.

Iossif Kipov : Qu'allons-nous faire ?

Vladimir Stramine : Le Pasjonstan est officiellement sous mon autorité. Je vais donc y envoyer l'armée pour matter tout ça. Sans affrontements directs je pense.

Iossif Kipov : Sans affrontements directs ?

Vladimir Stramine : Pour l'instant. Cela dépendra de l'évolution de la situation. Bon, je vais envoyer les ordres à Movtenko. J'ai peur que la police ne m'obéisse pas assez.

Iossif Kipov sut alors qu'il était temps pour lui de prendre congé. Il se leva, salua Vladimir Stramine et quitta la salle tandis que le Shin-Røt s'emparait du téléphone, sans doute pour convoquer les maréchaux de l'armée. Il faut déployer l'armée sur le territoire conquis pour en assurer la paix. Iossif Kipov s'était donné beaucoup de mal. La suite des évènements allait surement lui dire ce que Stramine avait l'intention de faire. Ce dernier avait pris sa décision très rapidement, sans doute était-elle déjà mûrement réfléchie. Stramine, le militariste, parlant de déglinguer des manifestations "sans affrontements directs" ? Etonnant. En temps normal, il aurait déjà ordonné le massacre des manifestants. Sans doute la traque allait-elle être renforcée. En tout cas, aucun pasjonstanais anti-Kirkstan ne doit survivre.
MJ Coordinateur

Message par MJ Coordinateur »

Page de journal Pajonstanaise

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Chaarden

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Secret

Novevov, 9 février 2019

Novevov est la ville kirkstanaise importante la plus proche du Pasjonstan, Vladimir Stramine y a réuni Léon Tolstine ainsi que Markley Tingstov et Sergueï Movtenko. Ces trois grandes figures de l'autorité pasjonstanaise devait aujourd'hui recevoir les ordres de Vladimir Stramine, dans un endroit tenu secret. Les récentes manifestations avaient énervé au plus haut point Vladimir Stramine, qui voulait le plus vite possible diriger le Pasjonstan.

Vladimir Stramine : Camarades ! Vous avez fait du bon travail et je vous en félicite mais votre tâche n'est pas achevée. Pas du tout même ! Movtenko m'a prévenu que des manifestations ont éclaté dans le pays, n'est-ce pas ?

Sergueï Movtenko : En effet monsieur, des manifestations anti-Kirkstan.

Vladimir Stramine : Je refuse qu'on rejette mon autorité de cette façon ! Et c'est pourquoi je vous ai convoqué ici aujourd'hui. Nous devons matter ces manifestants, j'attends vos idées.

Léon Tolstine : Faisons intervenir l'armée et tirons dans le tas.

Vladimir Stramine : C'est ça, pour me faire détester de toute la communauté internationale ? Hors de question.

Markley Tingstov : Il faut jouer plus finement je pense. Combien sont les manifestants dans tous le pays ?

Sergueï Movtenko : Entre 500'000 et 700'000, ce qui est énorme.

Vladimir Stramine : Bon, on va jouer la ruse. Tolstine, vous êtes champion dans la manipulation de masses, une idée ?

Léon Tolstine rélféchit et dit.

Léon Tolstine : Oui en effet. On devrait faire croire au peuple que les autorités prennent ça à la légère. On leur oppose quelques membres de la police. Il faut leur donner un faux sentiment de sécurité.

Vladimir Stramine : Ce faux sentiment de sécurité, comme vous dites, pourrais les enhardir ! Et je ne veux pas que cela finisse en guérilla !

Markley Tingstov : Léon a raison sur le début. Mais ensuite, nous devons faire suivre les manifestants et les attraper chez eux et dans leur QG et hop ! Direction les Gelev.

Vladimir Stramine : Oui, je crois que c'est ce qu'il y a de mieux à faire. Je vais envoyer plusieurs unités de l'armée kirkstanais là-bas, pour aider l'ex-armée pasjonstanaise, qui, en fait, sera bientôt kirkstanaise. Tout comme la police...

Markley Tingstov : Bien monsieur, Léon et moi-même partons sur le champ donner l'ordre à l'armée d'endiguer les manifestations selon les plans convenus.

Sergueï Movtenko : Je fais de même avec la police. Encore une question cependant, comment les Gelev arriveront-ils à contenir autant de personnes ?

Vladimir Stramine : On va les agrandir. Je vais donner l'ordre aux directeurs des Gelev de concentrer l'effort des prisonniers sur l'agrandissement des centres, puis, nous en ouvrerons au Pasjonstan.

Sergueï Movtenko : Très bien, vous nous envoyez des véhicules de transports pour acheminer ces imbéciles aux camps de travail ?

Vladimir Stramine : Oui j'envoie ça avec l'armée, ne vous en faites pas.

Segueï Movtenko sortit à son tour en saluant Vladimir Stramine. Ce dernier espérait que les manifestations seront bien endiguées. Hors de question de tolérer l'opposition. Le communisme s'impose à 100%, ou meurt. Aucun opposition, signifie l'unité et la bonne-entente, il est grand temps de donner une bonne leçon aux fidèles du capitalisme décadent. Envoyons les ooposants au régime communiste aux Gelevs à coups de pompes dans le cul !
MJ Coordinateur

Message par MJ Coordinateur »

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