Sommet Azude / Hylè à la Citée Administrative

Sovana

Message par Sovana »

<center>[img]http://www.empireonline.com/images/features/100greatestcharacters/photos/16.jpg[/img]</center>

Mattiew Fronch :
Nous entendons par totalitaire ce que cela signifie. Chez nous tout part de la culture (au sens sociologique : valeurs et normes).

Au niveau social nous avons une [url=http://www.simpolitique.com/topic7131.html]constitution culturelle[/url] largement approuvée par referundum en 1935. Il s'agit d'une partie de la base de notre culture. Il suffit de la lire pour en apprendre beaucoup sur un Azudien. Elle promeut :
Au niveau collectif :
_La paix sociale, donc

_la sécurité

_la coopération plus que la compétition

_ la solidarité,

_et la condamnation des superflus (volonté de pouvoir pour le pouvoir, volonté de gloire, accumulation individuelle des richesses au delà du nécessaire, drogues, alcools et addictions)

S'ajoute à cela le principe d'intégrité culturelle (protection de notre culture des influences extérieures et des menaces internes), et le Principe de responsabilité ontologique vis-à-vis de la faune et la flore, soit l'interdiction de la violence et la destruction gratuite, respect de l'environnement et des formes de vies.

Mais il y a également des valeurs individuelles :
_La réalisation de sois par l'expression de ses compétences

_L'auto-perfectionnisme

_La créativité

_La discipline

_Le respect des différences et des minorités

_La valorisation du savoir, des arts et de la philosophie

_La réinsertion des Déviants

_La non violence dans la mesure de l'humainement possible, médiation, compromis

Cette constitution est une des bases de notre culture et les institutions politiques ont pour but la promotion de la Constitution Culturelle. Tout citoyen dois la respecter, soit avoir un score de conformité à la Constitution Culturelle d'au moins 65% pour ne pas être calssé Déviant social. Le barème est comme ceci :

:arrow: Score de conformité minimal nécéssaire pour être juge, ou orateur social : 80%
:arrow: Score de conformité minimal nécéssaire au tirage au sort politique : 75 %
:arrow: Norme minimale : 65%
:arrow: Déviance légère : de 65 à 50 % (l'individu suis un encadrement particulié)
:arrow: Déviance moyenne : de 50 à 40 % (un stage de socialisation intense est obligatoire)
:arrow: Déviance inquiétante : de 40 à 30 % (la durée du stage est rallongée à au moins 6 mois et l'individu est surveillé de près)
:arrow: Déviance irréversible : moins de 30% (l'individu est automatiquement exilé, ou sterilisé puis envoyé en ville close, selon son choix)

Les villes closes : Les déviants y sont chimiquement stérilisé afin d'éviter leur reproduction sociale. Ils ont l'interdiction de pénétrer dans le reste du territoire, sauf s'ils n'ont pas de travail auquel cas ils iront faire leur Service de Travail Obligatoire dans les secteurs manquants de main d'oeuvre (comme tout autre citoyen). Elles sont fortement surveillés afin d’empêcher les entrées des citoyens conformés ou les fuites de communication. Aussi les déviants ont leur propre réseaux de communications fournis par l'Etat. Les conditions de vies y sont les mêmes que les autres villes du pays, si ce n'est que ces villes sont plus réduites. Il peut même y avoir des systèmes économiques ou politiques différents selon les demandes des Déviants.

En ce sens la vie sociale est controlée.

Les administrateurs sont nommés sur concours, et doivent avoir un score de conformité d'au moins 75%. Il en vas de même pour le parlement qui est constitué de citoyen tirés au sort selon un pannel proportionel et des critères éliminatoires (age entre 21 et 70 ans, culture politique et générale minimum, score de conformité à au moins 75%). Mais également, la pression des associations est très forte sur le gouvernement. Nous n'avons aucunes élections car nous préférons promouvoir les compétences, et que la démocratie est pour nous dans la théorie un non sens total. Comment peut-on faire croire à une masse (nommée abstraitement "peuple", nous préférons "Nation" car ce terme inclut l'entièreté des citoyens et ne les oppose pas aux élites) qu'elle peut se gérer elle-même ? Alors que l’existance même de l’État en est la preuve directe du contraire. Nous ne nions néanmoins pas que les gestionnaires peuvent détourner le pouvoir pour leur interet ou ne pas suivre l'interet général. C'est pour cela que nous préférons la démoepitirique (epitirisi = surveillance). Il s'agit d'une forte surveillance de la part de la société civile et du parlement, qui vote les lois. Ainsi pas de démagogie et les décisions dures peuvent êtres prises. Néanmoins nos administrateurs ont une formation polyvalente pour éviter d'avoir des technocrates au sens péjoratif du terme.

De part le score minimal de conformité, on pourrait dire que la vie politique est controlée.

Quant à l'économie, bien que nous soyons pour le moment capitalistes, le temps de démarrer notre économie, nous prévoyons de la planifier afin de répondre aux demandes de la population sans exacerber la cupidité.

L'économie sera donc controlée.

Ce sont ses controles sociaux, politiques et économiques que nous définissons comme totalitaires au sens premier du terme. En ce sens tout Etat est plus ou moins totalitaire mais nous l'assumons entièrement. De plus nous usons certes d'un fort rappel à l'ordre que vous pourriez appeler "bourrage de crane" mais il ne s'agit pas de mensonge. Mais de socialisation. Nous ne décrivons pas la réalité comme ce qu'elle devrait être selon nous, mais nous décrivons ce que nous voulons être réél. Nous ne disons pas "Azude est parfait, l'efficience et l'humanisme social rayonnent !" mais "Vous devriez être altruistes pour votre bien et celui de la Nation.". Nous n'usons également d'aucune violence physique, et nous évitons au maximum la violence mentale.

Notre deuxième pilier culturel est [url=http://www.simpolitique.com/topic7396.html]l'humanisme social ou la raison empathe[/url].
C'est pour cela que nous respectons de manière inconditionnelle chacun de nos citoyens. La liberté de parole est respecté en tant que telle, mais si un individu devient égoïste, nous essayerons de l'influencer afin qu'il ne le sois plus, sans le forcer car cela est inutile. Néanmoins les libertés sont régulés afin qu'aucune déviance n'influence les citoyens, c'est pour cela que nous mettons en quarantaine les Déviants sociaux graves, qui peuvent s'influencer uniquement entres eux. Et c'est de part notre humanisme social que nous pensons que la Rostovie fait une erreur monumentale en voulant supprimer les émotions pour ne garder que la raison. Nous ne voulons pas de ce posthumanisme, nous voulons un posthumanisme avec plus de raison ET d'empathie, afin que l'homme sois libérer de la nécéssité pour plus se tourner vers son prochain. Tel est notre objectif : faire en sorte qu'un maximum d'humains se tournent vers leur prochain, sans les forcer.

Avez vous des questions ?
Alderande

Message par Alderande »

Lynn Thoden : Nous comprenons tout ceci et nous prenons en compte toute la teneur de vos propos même si nous restons éminemment sceptiques à ce sujet. Notre Etat s'interdit de dire à ses citoyens ce qui est bon et ce qui ne l'est pas, nous avons connu dans notre histoire des dérapages sérieux ç ce sujet. Si nous comprenons vos doutes concernant le modèle démocratique et républicain, il nous semble qu'il est le moins pire et qu'il reste perfectible. Notre démocratie s'empêche de tout crontrôler et je dois dire que vos décisions concernant les "déviants" sont particulièrement choquantes. Comment peut-on percer une individualité, connaître ses principes et ses valeurs et les juger comme vous le faîtes avec vos tests de conformité ? Une des vérités essentielles est tout de même d'admettre que nous, les Hommes de la raison et de la connaissance, nous sommes à nous mêmes notre premier mystère ! Paradoxale évidence de notre condition. Ces tests de conformité nous semble tout bonnement impossibles à mettre en place parce qu'il y a toujours dans l'homme une individualité inaltérable et intouchable. Ceci n'a rien de religieux bien au contraire mais l'existence même des sciences humaines prouvent la profondeur insondable de notre condition. Notre Etat préfère assumer la société telle qu'elle se présente et l'Etat ne s'identifie pas à la société ni n'agit sur elle : il ne fait qu'agir pour elle, selon ses besoins et c'est elle qui impose les limites. L'Etat ne veut pas changer la société, il l'a prend telle qu'elle est. N'est-ce pas finalement le labeur le plus difficile et le plus honnête plutôt que d'imposer à une société un programme tout entier déjà conçu et pensé ? Je veux dire, il faut admettre que toute société est animée de contradictions et d'oppositions, qu'elles sont difficiles à canaliser et à apaiser mais que personne ne peut prétendre imposer à quelqu'un d'autre une vision de l'existence et du monde. Nous pensons donc que vous êtes bien en train d'assumer des "lavages de cerveaux" et que vous imposez à une partie de votre société des conditions de vie intolérables et illégitimes.
Sovana

Message par Sovana »

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L'Administrateur se raidit un peu devant une critique si acerbe, puis repris son calme, il devait parler en diplomate azudien, non en chef d'Etat azudien.

Mattiew Fronch :
Je comprend votre critique. Elle est fondée et raisonnable. Néanmoins, j'aimerais si vous le voulez bien, un peu plus de calme. Je comprend votre colère, mais le respect de l'autre dois primé dans une rencontre diplomatique.

Je comprend votre choix d'Etat de désengagement sociologique. C'est un choix tout à fait légitime, et vous avez raison. Sans doute plus que nous qui sais ? Personne ne peut réellement juger de ce genres de choses, de par son subjectivisme.

Nos tests de conformités sont établis très simplement. Il s'agit de questions simples portant sur les valeurs de l'individu. S'il tient absolument à ne pas être classifié comme déviant social alors qu'il sens qu'il l'est, il n'a qu'a mentir. Nous supposons que nos citoyens écrivent la vérité mais nous ne le vérifions pas car le mensonge est rare, non par crainte, mais par honneur.

Nous sommes daccord avec vous quand vous dites que l'homme ne sera jamais entièrement perceptible. Mais cela ne veut pas dire que certaines choses ne sont pas palpables. Telle est la tache de la sociologie.

Nous respectons votre vision de l'Etat, qui est très intègre et cohérente. mais je viendrais nuancer vos propos par le fait que nous n'avons pas pour but de transformer la société, mais de faire en sorte qu'elle reste fidèle à ses valeurs profondes, ancrée dans sa culture. Nous ne faisons qu'exacerbé ce qui existe déjà, il ne s'agit pas d'une déformation. Mais peut être cela vous paraîtra encore plus absurde encore et je le comprend bien.

Nous ne sommes pas daccord en soit quand vous parler d'imposer, car ne n'utilisons aucunes force. Il est vrai que nous usons de l'influence, mais pour nous le terme d'imposer est trop fort, même si en y réfléchissant il peut s'agir d'une imposition sociologique. De même le terme lavage de cerveau n'est pas approprié, nous le jugeons trop fort même si nous comprenons votre idée.

L'administrateur ferma les yeux quelques instants le temps de méditer sur les dernières paroles de la chancelière.

D'un certain point de vue cela peut être tout à fait vrai. Notre altruisme n'a aucun mérite.

Il se leva, et marchat quelque peu déboussolé.

Mais qui peut en juger... ? Les Déviants, alors qu'ils ne font plus partit du système majoritaire ? Moi, alors que j'en suis autant victime que n'importe quel citoyen ? Vous, alors que vous ne connaissez que peu notre culture, n'ayant pas vécu dedans ?

Il se rassied et bu un vair d'eau, l'air pensif.

Je comprend votre vision. Mais c'est justement parce que notre but n'est pas d'imposer la notre au monde entier, qu'en un sens, nous reconnaissons son absurdité, et qu'il faut une succession d'hommes absurdes pour mettre un tel système en place. Mais avec l'habitude, comprenez, je vous en conjure, que nous en sommes venus, tous, à aimer ce système. Même les Déviants ne protestent pas de leurs conditions en villes-closes car il s'agit d'une forme de regroupement culturel, il n se sentiraient pas à l'aise dans le reste de la société.

Petit détail à part : notre réponse à critique de la démocratie représentative ne consiste pas à mettre en place une constitution culturelle, mais un parlement tiré au sort. La Constitution Culturelle n'est que le fait de nos réflexions sociologiques et non politiques.

Madame la chancelière, je dois avouer que vous m'avez montré quelque chose qu'encore jamais personne ne nous avait fait ne fusse que soupçonner l’existence. Pourtant je crois bien que notre refus d'universalisé notre système social ne viens pas de son particularisme culturel comme nous le prétendons, mais bien de son absurdité dont nous n'avons quasiment pas conscience à l’exception de ce refus.

Il parait qu'à gagner sans gloire on gagne sans triomphe. Peut on être altruistes sans mérite et s'en vanter comme nous le faisons ? C'est sans doute pour cela que nous promouvons avec ardeur l'altruisme, mais jamais nos méthodes internes. Seule notre culture à cette ultracohérence absurde. Comme l'a si bien relever Nietzsche notre volonté de mettre un cadre la où il n'y en a pas est une volonté secrète de mort, que nous n'assumons qu'a moitié. Mais de part notre volonté d'intégrité culturelle nous nous sommes si bien entourés d'un mur culturel que vous pourriez tenter par tout les moyens de raisonner ma Nation que je doute que cela aboutirait. Sauf éventuellement à créer un choc tel qu'elle serait plongée dans l'anomie.

Le visage de l'administrateur semblait sombre.

Je crois profondément aux valeurs azudiennes. Il serait stupide de les rejetés en bloc pour de telles raisons. Mais je crois que nous avons atteint un point que nous cherchions à éviter. Nous ne sommes qu'une société machine vouée à sa propre reproduction sociale.

Un léger ton de mépris avait percé dans la voix tremblante de l'administrateur, qui tremblait de tout son corps à présent.

En ce cas il serait absurde de promouvoir nos valeurs, donc d'exister sur le plan international, comment pourrais-je continuer à administrer une machine et non des humains ? Comment pourrais-je continuer à vivre dans une machine et non au milieux d'HUMAINS ?

Ces dernières paroles sifflantes prononcés l'administrateur se leva brusquement, prit le vase en fer sur la table en verre et le lança de toutes ses forces sur la vitre en s'en approchant. Il fut tétanisé de voir le vase rebondir car les vitres n'étaient pas en verre mais en plexiglas. Aussitôt deux unités de la police, inquiétés plus tôt par la camera de surveillance placée dans la salle, entrèrent et ceinturèrent l'Administrateur avant de l'emmener, celui ci complètement amorphe.
L'Auxiliaire National Représentant à l'Etranger Alan Scarifh entra immédiatement dans la pièce et referma la porte.


[img]http://image.noelshack.com/fichiers/2012/09/1330887710-alan_scarifh-65afc17499.jpg[/img]

Alan Scarifh :
Bonjour Madame la Chancelière.

Il s’inclina du plus bas qu'il put.

Je...Je suis extrêmement désolé. Au nom d'azude je vous présente toute mes excuses pour cette...malencontreuse tentative, heureusement avortée, de suicide... L'Administrateur est en train d'être transféré en cellule psychologique afin de vérifier l'intégralité de ses fonctions mentales et psychologique puis l'aider à revenir sur le chemin de la vie. Rien à voir avec la sociologie ou des histoires de valeurs je vous rassure. Par ailleurs vous devez savoir que la constitution culturelle et tout ce qui en découle ont été largement approuvé par referundum en 1935 (96%), il ne s'agit pas simplement d'une décision "du sommet", mais un choix de la société entière.

Il garda le silence quelque secondes, gêné par la situation.

Il me semble que vous en étiez au chapitre politique, voulez vous passer tout de suite au chapitre économique ou souhaitez vous une pause de quelques heures afin de vous remettre des événements ? Nous pouvons vous proposer une pause dans la banlieue de notre citée, très sereine, verte et aérée, d'inspiration thorvalienne.
Alderande

Message par Alderande »

L'ensemble de la délégation hyléenne présente parue très surprise de la vive réaction de la Chancelière Suprême alors même qu'un proche collaborateur toussa à plusieurs reprises pour l'arrêter. À la fin de sa tirade, la plupart des collaborateurs de la Chancelière retinrent leur souffle ; on pensa qu'elle était allé beaucoup trop loin... Elle regardait fixement l'Administrateur sans animosité. Elle l'écouta avec beaucoup d'attention et de respect mais elle le vit peu à peu s'énerver et tenta à plusieurs reprises de lui couper la parole pour se rectifier ou pour le calmer, elle ne s'attendait pas à cette réaction qui marquait à la fois une profonde écoute de ce qu'elle avait dit et en même temps une certaine fermeté de son propre discours. Elle fut impressionnée par cet homme de valeurs prêt à douter de ses propres choix politiques, elle se rendit compte qu'elle avait devant elle un vrai idéologue et pas seulement un haut fonctionnaire, un penseur prêt à écouter et à débattre. Cependant, elle se leva brusquement quand l'Administrateur tenta de briser la vitre du salon d'apparat et plusieurs personnes de la délégation hyléennes sursautèrent. La situation devenait ingérable. Elle tenta de suivre l'Administrateur pour lui parler alors qu'on le fit sortir rapidement de la salle. L'intervention de l’Auxiliaire National ne calma pas la situation. Elle prit alors la parole d'une voix grave et un peu essoufflée.

« Je tiens à m'excuser personnellement pour les propos que j'ai pu tenir... Je ne voulais absolument pas blesser Monsieur l'Administrateur... »

Elle tenta de reprendre ses esprits sans répondre directement à l'Auxiliaire.

« Pouvons-nous faire une pause d'une heure ? Je crois que nous avons tous besoin de reprendre nos esprits... Cependant nous aimerions vraiment pouvoir continuer la discussion économique avec Monsieur l'Administrateur... »
Sovana

Message par Sovana »

La délégation avait été invité à se déplacer jusque dans un jardin de la banlieue type thorvalienne, dans un parc, l'air était frais mais bon, et le soleil rayonnait. Devant eux était une table ronde en bois avec quelques collations déposés.

Une heure plus tard l'Administrateur arriva, il avait l'air quelque peu éprouvé mais se tenait droit. Malgré sa fatigue et le choc, il avait tenu à continuer la rencontre, abandonner aurait été un ultime affront. Il se présenta devant la délégation, accompagné en retrait d'un psychologue et de son auxiliaire national représentant à l'étranger au cas où il viendrais à défaillir. L'Administrateur National mis un genoux à terre en se courbant le plus bas possible, baissa la tête, main sur le cœur (signe azudien d'un profond respect envers son interlocuteur) et parla d'une voix fatigué mais calme et sure d'elle.


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Mattiew Fronch :
Madame, je tient à préciser que vous ne m'avez pas blessée. C'est la vérité de vos paroles, d'une lumière sur mon pays dont mes yeux n'ont guère l'habitude qui l'a fait.

Vous n'avez nullement à vous en vouloir, par votre franchise et votre intégrité, au delà de l'hypocrisie qui règne parfois en diplomatie, vous avez grandement honorer votre nation sur notre sol. Qu'elle que sois vos pensées et celles de votre pays envers nous, Azude aura une éternelle estime envers votre personne et votre pays, pour sa modération et l'universalisation possible de la maxime de l'action de votre Etat.

Moi en revanche, tout au contraire j'ai déshonoré mon pays. En suréagissant ainsi, de part mon empathie et mon hypersensibilité, je suis loin d'avoir agit en ma qualité d'Administrateur National, car lorsqu'il est un tel rôle social et un telle responsabilité, lorsqu'il est en poste l'Administrateur National dois être entièrement tourné vers son devoir sans autre récompense que la satisfaction personnelle d'avoir accomplit son devoir. Son corps et ses pensées ne lui appartienne plus, il n'a d'autres buts que le bien de la Nation tout entière. Par mon écart je vous ai fait un affront impardonnable et je vous demande humblement pardon tout en sachant ne pas le mériter.

Le problème que vous avez soulever est fort intéressant et je n'en puis avoir la réponse, du moins pas immédiatement. Quelqu'un d'un peu moins sensible que moi aurait dit qu'une machine à faire le bien est mieux qu'un individu pseudo libre qui à la possibilité de tendre vers le mal. Il est reconnu que le libre arbitre n'est pas absolu. Mais jusqu’à quel extrémité peut-on sensément le réduire ? Je l'ignore.
Et quand bien même l'on voudrait changer de système, cela resterait extrêmement difficile car il prend son essence même dans notre culture ancestrale.

Je pense ne plus être ni digne de ce poste, ni en état, une fois ceci fait je prendrais du repos afin de méditer.

Je suis donc revenu vers vous malgré la fatigue car le contraire aurait été un affront ultime, j’espère ne pas vous incommoder de ma présence.

L'Administrateur se releva lentement et s'assied sur un siège en face de la délégation, il resta silencieux, attendant une réponse, sans regarder la chancelière directement dans les yeux par signe d'attente d'un pardon.
Alderande

Message par Alderande »

L'ambiance calme et ensoleillée du parc plut immédiatement à la délégation et la Chancelière parut moins troublée une fois assise à l'ombre d'un arbre ; elle but un verre d'eau glacée d'une traite. Le retour de l'Administrateur émut beaucoup la Chancelière alors que le reste de la délégation restait impassible et crispée aussi bien à cause de l'attitude désinvolte de la Chancelière que de la réaction brusque de leur hôte. Elle fut très émue et gênée de la réaction de l'Administrateur et se pencha pour le relever malgré son insistance à rester à genoux.

« Monsieur, je suis honorée par votre retour parmi nous, je tenais personnellement à continuer cette rencontre avec vous directement ; vous êtes le meilleur interlocuteur possible et je vous suis infiniment gratifiante »

La réaction l'avait beaucoup bouleversée même si elle en montrait le moins possible. L'acceuil protocolaire et la pompe azudéenne l'avait un peu effrayée au premier abord mais elle s'était rendu compte que l'administration azudéenne était animée des meilleures intentions et étaient capable de doutes et d'interrogations. C'était pour elle le signe de personnes de valeurs, des personnalités comme cela manquaient beaucoup, selon elle, dans le paysage politique hyléen... Elle reprit la parole :

« Jamais je ne dirais que notre régime politique est le meilleur. Notre démocratie connait d'énormes limites que vous semblez tout à fait connaître et la vie politique hyléenne est bien souvent vérolée d'ambitions personnelles et de vision intéressée... »

Des gens toussèrent de surprise dans la dégélation hyléenne, notamment le Commissaire au Commerce extérieur, saer Victor de Darëns, personnage ambitieux et pas toujours tendre avec la politique de la Chancelière.

« ... Sachez que vos valeurs sont les nôtres mais que nos moyens respectifs pour y parvenir divergent, j'en suis très consciente et je ne suis pas venu ici pour faire l'apologie de nos principes et de nos valeurs au mépris des vôtres. Nous respectons infiniment votre vision politique et sociale mais nous restons sceptiques sur certaines méthodes qui, dans notre histoire, ont causé beaucoup de traumatismes. Vous savez mieux que quiconque que l'enfer est pavé de bonnes intentions et que quoi ne nous faisons, nous -hommes et femmes politiques- avons toujours tort et nous échouons toujours malgré notre acharnement. Nous ne sommes jamais à la hauteur de la tâche. Je respecte donc votre engagement politique qui me semble un des plus sincères et des plus exigeants que j'ai pu voir dans ma carrière politique. Je refuse donc vos excuses parce qu'elles n'ont pas lieu d'être. Je vous ai gratuitement provoqué et je m'en excuse mais, comme vous le dîtes vous-mêmes, je préfère parfois un peu de franchise et d'honnêteté... »

Elle fit une légère pause.

« Vous me semblez donc tout à fait apte à diriger une grande nation comme l'Azude : toute nation a besoin de dirigeant honnête et droit qui ne s'assoient pas sur les principes et qui savent douter quand il le faut et s'interroger. Vous êtes précieux pour votre nation et elle a besoin de vous comme nous avons besoin d'un interlocuteur comme vous.

C'est donc sur les mêmes valeurs et sur les mêmes interrogations que notre société est bâtie. Nous refusons aussi l'idée du libéralisme qui veut que les hommes "sont nés libres" alors que cette liberté ne se voit nulle part. Vous avez évoqué très justement Nietzsche et c'est lui-même que nous citions quand nous disions que "nous les hommes de la connaissance, nous sommes à nous mêmes notre propre mystère"... Quelle plus grande évidence que ce doute primordial ? C'est justement de ce fait que nous agissons : l'homme est une énigme, agissons dans le plus grand respect de son mystère. »

Elle fit de nouveau une pause, comme pour s'empêcher de digresser...

« Nous sommes donc toujours enchantés d'être vos hôtes et je suis prête à établir un partenariat privilégié avec votre pays et avec vous particulièrement. Continuons nous la rencontre sur des points précis ? »

Elle afficha une mine radieuse, comme pour contrecarrer l'attente d'un pardon de la part de l'Administrateur et afin de continuer dans des conditions moins affectée.
Sovana

Message par Sovana »

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L'Administrateur était soulagé que la conversation prenne une telle tournure, qu'il prenait tout même comme une forme de réconciliation et réussi à sourire quelque peu.

Mattiew Fronch :
Ne vous en faites pas, nous faisons constamment notre possible pour favoriser des hommes de valeur et non des ambitieux au pouvoir, même si je venais à partir quelqu'un de valeureux me remplacerait.

Nous pouvons donc continuer sur le chapitre économique, nous pouvons vous proposer à l'année durant trois ans :

_4 Millions de tonnes viande
_2,5 Millions de tonnes de produits agricoles
_500 milliard de m³ de gaz/an
_10 millions de tonnes de bois, (150,13 USP$/t non différenciés)
_100 mille tonnes de zinc,
_800 mille de tonnes de bauxite
_2,5 million de tonnes de charbon

Si vous voulez des quantités plus importantes n'hésitez pas.
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