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Ramiro de Maeztu

Message par Ramiro de Maeztu »

Journal télévisé du 26 mai 2011, à vingt heures - Telediario del 26 de mayo de 2011, a las ocho de la tarde


[url=http://le-monde-de-selenia.xooit.com/image/23/4/7/e/claire_chazal_000...chazal00-146041a.jpg.htm][img]http://img23.xooimage.com/files/b/5/b/claire_chazal_000...chazal00-146041b.jpg[/img][/url]
Pilar del Bravo, principale présentatrice de la télévision numancienne


Pilar del Bravo : Messieurs dames, bonsoir à vous tous à nouveau pour la suite de notre édition du journal de vingt heures. Comme promis, nous avons invité sur notre plateau un jeune philosophe et spécialiste des régimes politiques numancien, Don Gregorio López y Olfato, récemment diplômé de l'Université Royale Canoviste d'Hispalis et auteur avec Don Baltasar Márquez y Villalobos de la doctrine Márquez.
Bonsoir, Don Gregorio.

Gregorio López y Olfato : Bonsoir, Doña Pilar.

Pilar del Bravo : Vous êtes, comme je viens de le dire, le coauteur de la doctrine Márquez, mais vous êtes également notre plus brillant philosophe et politologue actuel, l'un des soutiens indéfectibles de la politique antilibérale et antiimpérialiste de Sa Majesté Sérénissime et vous venez de publier, aux éditions Mapamundi, un ouvrage intitulé Hacia el fin del liberalismo, Vers la fin du libéralisme. Le titre est éloquent, mais l'on se demande finalement : pourquoi croire en la fin du libéralisme ? Qu'est-ce qui vous pousse à croire à l'effondrement prochain du bloc libéral, alors que l'Union Démocratique est en train de se reconstituer ?

Gregorio López y Olfato : Il ne faut pas se laisser duper par les apparences, Doña Pilar. Le prétendu renouveau de l'Union des Démocraties libérales n'est en réalité que le chant du cygne du libéralisme et de l'impérialisme occidentaux. Les pays libéraux, comme les États-Unis de Pelabssa, la Fédération des Nations Unies de Shawiricie ou la République d'Adélie, savent pertinemment que leurs jours sont comptés. Elles sont peu à peu rongées par l'appât du gain, la course effrénée vers une nouveauté aux belles apparences mais vide de contenu, défendent des valeurs éculées auxquelles elles ne croient même plus et ne savent même plus se défendre convenablement.

Pilar del Bravo : Pourtant, à en juger par les récentes déclarations d'Albert Silverstein, politologue adélien émérite, il semblerait que ces nations que vous combattez avec tant d'ardeur soient toujours aussi réactives, non ?

Gregorio López y Olfato : Il est intéressant que vous citiez l'intervention d'Albert Silverstein, donc je connais très bien la carrière et dont j'ai étudié la quasi totalité des ouvrages. En réalité, Monsieur Silverstein ne fait que débiter des mensonges que veut entendre le Président Sallinger (aux côtés de tous ses alliés) et avec lesquels le pouvoir adélien entend gaver une fois de plus son peuple comme une oie. Mais ne vous y trompez pas, la pensée politique et idéologique de Silverstein est d'une faiblesse incommensurable et il ne fait qu'enfiler les poncifs sans jamais réfléchir ni citer aucune autorité valable.

Pilar del Bravo : Reprenons point par point, si vous le voulez bien, cette intervention sur la chaîne adélienne ABC, afin que vous puissiez nous montrer en quoi la pensée de Monsieur Silverstein ne tient pas la route. Que lui répondriez-vous s'il vous disait en face que les pays démocratiques, dont il se veut un héraut et qui sont selon lui menés par les États-Unis de Pelabssa, défendent des valeurs héritées de l'humanisme tandis que les pays antilibéraux et antiimpérialistes sont des dictatures répressives qui oppriment leur peuple ?

Gregorio López y Olfato : Que voilà une pensée manichéenne sans aucun argument sérieux et remplie jusqu'à la gueule de clichés dignes d'un mauvais film pelabssien de série B (pardon pour le pléonasme) ! La doctrine des droits de l'homme, que prétendent défendre les démocraties libérales et impérialistes, n'a rien de commun avec l'humanisme et n'est d'ailelurs même pas une doctrine. Il ne s'agit que de sentences pompeuses désarticulées, sans liant, sans lien logique, sans pensée forte et systémique, bref, sans conviction et sans vérité. L'humanisme, qui, je le rappelle, est une invention latine (puisqu'il est né dans les trois pays que forment aujourd'hui la Ligue Panlatine, à savoir le Logroño, la Palombie et le Numancia), n'a jamais proclamé les droits de l'homme ! Et d'ailleurs, d'éminents érudits latin du XVIème siècle, comme Pío de Miranda, né à Hispalis, combattraient aujourd'hui cette pensée nauséabonde, ce salmigondis qui sert à justifier les pires exactions ! L'humanisme replace certes l'homme au centre des préoccupations humaines, mais ne le sépare pas de Dieu, ce qu'ont fait depuis longtemps des pays devenus fous, comme l'Adélie. L'impiété et l'athéisme de telles nations n'ont rien d'humanistes et je pense que Monsieur Silverstein ferait bien de réviser ses classiques, car les ouvrages de Pío de la Miranda font autorité dans le monde universitaire aussi bien latin qu'anglo-saxon !

Pilar del Bravo : Outre cet athéisme, cette impiété, qu'est-ce qui vous pousse à disqualifier le recours des pays libéraux à l'humanisme ?

Gregorio López y Olfato : Tout d'abord, leur forme de gouvernement et de société; ces pays, bien que leur titre officiel cherche parfois à faire croire le contraire, ne sont pas des républiques mais des démocraties au sens où l'éminent philosophe antique Aristóteles l'a démontré dans son Ética a Nicómaco : des dictatures d'une majorité inculte, abreuvée de stupidités télévisées, de pornographie et d'appels à l'achat compulsif, sur une minorité encore sensée mais désarmée face à la complicité du pouvoir. Contrairement à l'Adélie, nous ne cherchons pas à critiquer vainement une forme de gouvernement juste (comme la monarchie ou la république), mais à rappeler que la démocratie est considérée durant toute la philosophie politique antique comme une déviation, un vice de la république. Et Aristóteles ne cesse de rappeler dans son ouvrage qu'il faut le combattre.

Pilar del Bravo : Concernant les nations qui ont adhéré à la doctrine Márquez, croyez-vous comme Albert Silverstein qu'il s'agisse de dictatures qui ne tiendront pas longtemps ?

Gregorio López y Olfato : On ne peut qu'esquisser un sourire face à tant d'ingénuité et un semblable comportement puéril; Silverstein aurait-il eu, comme je le pense, son diplôme dans un paquet de lessive en poudre ? Je tiens à rappeler à ce "brillant" politologue que des pays comme le Numancia, le Logroño ou la Palombie sont des régimes où le peuple s'exprime librement par les urnes - au contraire de l'Adélie, où un flot d'âneries noie ses quelques restes d'intelligence - et a toujours conforté les décisions prises par les gouvernements. Le Royaume du Thorval, pour prendre un autre exemple, défend ardemment les valeurs chrétiennes, qu'elles soient catholiques ou orthodoxes, face à la non-valeur que représentent les nations libérales et impérialistes. Leurs "droits de l'homme" dissimulent bien mal ce qui régit véritablement leur pays : le rejet de toute axiologie, le règne de Mammon et de l'argent-roi, le culte de la personnalité et de leurs prétendues "idoles" (car ils sont idolâtres par-dessus le marché et vénèrent des célébrités comme les peuples anciens ont vénéré le veau d'or !), le règne du mensonge diffusé à plein régime par des médias à la solde de multinationales capitalistes et sans scrupules.
Au vu de ces constatations, qui donc vit dans un régime libre et qui donc opprime son peuple ? Il est vrai que des pays comme l'Adélie ou le Pelabssa peuvent se draper de respect des libertés car ils laissent faire tout et n'importe quoi aux pires criminels, mais ils imposent un totalitarisme de velours à leur peuple : le totalitarisme de la pensée unique. Cette pensée unique, aussi subtile et subreptice soit-elle, ne trompe plus personne en Numancia.

Pilar del Bravo : Vous affirmeriez donc que c'est le bloc de la doctrine Márquez qui résistera à l'épreuve du temps tandis que l'Union Démocratique s'effritera vite ?

Gregorio López y Olfato : C'est l'évidence même pour quiconque tâche de réfléchir vraiment (ce qui exclut d'emblée Monsieur Silverstein, il faut bien le dire) ! L'apparente unité des démocraties libérales et impérialistes ne doit pas nous rouler dans la farine; ces nations ne sont unies que pour conserver leurs valeurs boursières, engraisser leurs milliardaires et faire tourner la machine économique, même à vide ! Mais la recherche de la suprématie les poussera tôt ou tard à s'affronter, que ce soit militairement ou économiquement. Comme le dit le verset 24 du chapitre 6 de l'Évangile selon saint Mathieu (ça y est, les maigres connaissances théologiques de Silverstein sont dépassées...), les libéraux ont choisi de cesser de servir Dieu et ont pris pour maître la puissance pécuniaire. Dans ma thèse de doctorat ("tesis doctoral"), intitulée El Coloso de Pies de Barro - Crónica de un derrumbe anunciado (Le Colosse aux Pieds d'Argile - Chronique d'un effondrement annoncé), je reprends l'idée de "subversion du christianisme", que l'on doit à l'éminent théologien Jacques Ellul. Cette théorie est lumineuse et permet d'expliquer l'évolution de pays comme la Shawiricie, l'Adélie ou le Pelabssa : leur nation, il ne faut pas croire, a eu un jour une flamme religieuse, un but noble qui l'a animée. Les États-Unis de Pelabssa ont d'abord été fondés par des colons protestants qui croyaient en quelque chose; aujourd'hui, ils ne croient plus que dans le fric ! Alors ils rechercheront ce fric jusqu'au bout, quitte à s'exterminer l'un l'autre, alors que les nations regroupées autour de la doctrine Márquez ont encore une axiologie qui guidera leurs pas et les mènera vers la prospérité antilibérale.

Pilar del Bravo : La diversité des nations antiimpérialistes ne serait donc pas un frein à leur alliance et leur développement ?

Gregorio López y Olfato : Absolument pas ! Il est d'ailleurs hilarant de voir Silverstein et ses petits amis embrigadés dans le libéralisme dénoncer la différence comme une entrave à l'union alors même qu'ils ne cessent de se servir dans leur propre pays d'un concept creux et inopérant : le droit à la différence. Mais de tels pisse-copie ne sont plus à une incohérence près...

Pilar del Bravo : Poursuivons un peu l'analyse du discours d'Albert Silverstein; celui-ci, en effet, pense et espère que l'Union zanyanaise finira par rejoindre l'Union Démocratique.

Gregorio López y Olfato : Qui cela pourrait-il surprendre ? L'Adélie, comme la Shawiricie ou le Pelabssa, n'espère qu'une chose : agir en colonisateur et pomper les ressources du Dogaba, du Makengo ou du Bangiso jusqu'à la moelle ! Pourquoi croyez-vous qu'Albert Silverstein appelle de ses vœux un tel rapprochement, si ce n'est pour pouvoir spolier ces nations libres, sous couvert d'aide humanitaire et de fonds de développement jamais surveillés et donc tous détournés par des potentats locaux ? Car il ne faut pas confondre ce que la Ligue Panlatine met en place avec son Fonds d'Aide au Zanyane (qui sera scrupuleusement appliqué pour ceux qui en ont réellement besoin) avec les aides libérales et impérialistes, dont le seul but est de déformer la nature zanyanaise, d'asservir les habitants de ce continent et de s'en accaparer toutes les ressources, tous les secteurs économiques avant les Zanyanais eux-mêmes.
En comparaison, nous n'exigeons pas du Makengo, du Bangiso ou du Dogaba qu'ils adhèrent à la doctrine Márquez ! Nous le leur avons proposé cordialement et ne les avons pas menacés parce qu'ils ont refusé ! Nous ne cherchons pas à les attirer vers nous pour les voler, en voilà la preuve.

Pilar del Bravo : Et lorsque Silverstein condamne la monarchie dans sa totalité comme un régime raciste et oppresseur ?

Gregorio López y Olfato : Il ne fait que démontrer une fois de plus le caractère étriqué de sa pensée bien pauvre ! Il faudrait tout d'abord lui rappeler que la monarchie adélienne, qui a fait fonctionner son pays et l'a fait prospérer durant des siècles, a été éliminée par une révolution sanglante qui prétendait amener la liberté par les armes et les massacres. Belle république que voilà !
A nouveau, que Silverstein consulte la fameuse Ética a Nicómaco; si ses capacités intellectuelles limitées lui permettent encore de comprendre la fulgurance de la pensée d'Aristóteles, il comprendra alors grâce aux explications de ce dernier que la monarchie en soi n'est pas un mauvais régime et qu'il vaut mieux un bon monarque, éduqué, cultivé, soucieux du bien de son peuple, comme notre Roi, plutôt qu'un président cupide, des "élites" basses de plafond et une horde de citoyens lobotomisés et assoiffés d'inepties !

Pilar del Bravo : N'est-ce pas ce que reproche le politologue adélien aux sujets numanciens ou thorvaliens ?

Gregorio López y Olfato : Naturellement, mais c'est le cas typique de l'homme qui fait à son prochain des reproches qu'il ferait mieux de s'appliquer à lui-même. Comme le dit saint Mathieu dans le verset 5 du chapitre 7 de son Évangile : "Hypocrite, ôte premièrement la poutre de ton oeil, et alors tu verras comment ôter la paille de l'œil de ton frère". Il ose prétendre que les sujets de Sa Majesté Sérénissime sont aveuglés par un roi faussement bienveillant, alors que depuis que règne ce dernier et qu'il a promulgué la doctrine Márquez, notre nation n'a fait que grimper dans le classement mondial ! Pire encore : il ose critiquer l'éducation et la culture données aux Numanciennes et Numanciens, alors même que notre Royaume est le berceau de nombreux arts et courants artistiques, que notre système universitaire est reconnu et envié par beaucoup au travers du "Programa Platón" ! Il faut nous rendre à l'évidence : nous, pauvres Numanciens, ne faisons pas le poids en termes de stupidités face au débit ininterrompu d'émission bêtifiantes, de programmes de télé-réalité et de journalistes corrompus de l'Adélie !

Pilar del Bravo : Lui donnez-vous aussi tort lorsqu'il parle sur un ton plutôt dédaigneux de la renaissance du pacte de Novgorod ?

Gregorio López y Olfato : Plutôt deux fois qu'une ! Il traite la République Fédérative Communiste de Rostovie par-dessous la jambe, comme s'il s'agissait d'un quelconque État inféodé à un autre ! Je rappelle à ce brave Monsieur, qui décidément est constamment contredit par la réalité, que la Rostovie est la deuxième puissance du monde, tant en termes économiques que militaires, et qu'elle a très bien survécu à la crise firakiste. Je n'ose imaginer ce qui adviendrait de nations structurellement faibles comme l'Adélie ou le Pelabssa si elles devaient traverser de telles épreuves...
Mais ce reproche, qui une fois de plus est le résultat d'une pensée ne fonctionnant que par lieux communs, ne m'étonne aucunement. Face à la doctrine Márquez ou au pacte de Novgorod, les démocraties libérales et impérialistes hurlent à l'endoctrinement (beau substantif qui finalement ne signifie pas grand'chose dans leur bouche), mais sont incapables de formuler une quelconque doctrine. A peine ressassent-elles comme des robots de vieux clichés dépassés ! Bel exemple de pensée "libre" qui ne sait même plus produire des concepts opérants !

Pilar del Bravo : Pour finir, que vous inspire la réponse d'Albert Silverstein à la dernière question du présentateur adélien ?

Gregorio López y Olfato : De la pitié, essentiellement pour les peuples opprimés par les démocraties libérales, mais également pour ce pauvre pantin de Silverstein.
Le pire est que, sous couvert de plaisanterie, il touche du doigt une vérité, mais ne sait pas la reconnaître : ce qu'il a déclaré à propos de l'attitude néocoloniale de l'Adélie envers le Quantar est on ne peut plus vrai ! En construisant routes, autoroutes ou autres infrastructures dans un pays économiquement et politiquement plus faible, Sallinger a réussi à asservir le pouvoir quantarien, qui réagit maintenant à l'image de son nouveau maître. En lui imposant son diktat économique - non pas par la contrainte, mais par la nécessité : comment le Quantar pourrait-il se développer par lui-même ? -, il lui a même fait promettre de construire une ligne militarisée à la frontière avec le noble Royaume du Nordreich, qui n'avait pourtant pas menacé le Quantar ! Quel scandale !
Par ailleurs, Silverstein en revient toujours à des arguments économiques, il ne sait parler que d'argent car l'argent, c'est tout ce qu'il connaît ! Mais ce qu'il dit au sujet des constructions adéliennes en Quantar est très révélateur : l'Adélie s'est emparée de marchés, a trouvé des débouchés à ses entreprises, mais ne s'est certainement pas comportée de manière altruiste envers son voisin. Il ne s'agissait là que d'exporter ses entreprises à l'étranger, pour que le Quantar ne puisse pas disposer des siennes et mener son développement comme il l'entendait ! Face à tant de mauvaise foi et de cupidité, je ne puis que bâiller.
Cela dit, Silvertsein reconnaît lui-même le défaut que je lui ai souvent imputé : il admet être un toutou fidèle et loyal des États-Unis de Pelabssa, et visiblement, ça ne lui pose pas de problème ! Il en est au stade de servitude volontaire qu'évoquait Joachim du Bellay durant la Renaissance (comme quoi, l'humanisme n'a rien à voir avec les nations libérales !) : il aime la main qui le nourrit et la laisse qui l'entrave ! Comment pourrions-nous prendre au sérieux l'accusation d'instinct grégaire qu'il porte ensuite, alors qu'il se disqualifie lui-même en tant que roquet sans volonté propre ?

Pilar del Bravo : Que répondriez-vous à ses accusations d'antisémitisme ?

Gregorio López y Olfato : C'est le bouquet final, le clou du spectacle !
Silverstein, en bon automate écervelé qu'il est, hurle à l'antisémitisme dès que l'on critique l'Aîshren. Or, pour toute personne de bonne foi, il est évident que les propos de Thomas X, Roi du Thorval, à propos de cette nation libérale et impérialiste, n'ont rien d'antisémite et ne font que décrire une situation de fait. L'Aîshren, n'est-ce pas cette nation qui réprime violemment toutes ses populations musulmanes, les empêche de participer à un processus prétendument démocratique et se targue par la suite de liberté ?
Oh, mais il faudrait que je fasse attention, Albert Silverstein, sans aucun doute à la solde du lobby sioniste (eh oui, mon bon Monsieur, le sionisme est une opinion politique, on peut donc la critique à l'envi, ne vous en déplaise !), va me taxer sans réfléchir d'antisémitisme. J'ai moi-même de très bons amis juifs et notre Roi permet le culte judaïque dans son pays; où sont les antisémites fantasmés par l'Adélie ? C'est un stéréotype bien pratique qui évite à Silverstein et à tous les libéraux de réfléchir : dès lors que nous ne sommes pas d'accord avec leur politique infâme, ils sortent l'artillerie lourde des qualificatifs stupides, ne supportant pas que l'on puisse avoir une opinion distincte de la leur, en bon fascistes qu'ils sont (bien plus que le chancelier Eriksson, en tout cas). Par la même occasion, ils cherchent (vainement) à discréditer leur adversaire sans jamais réfléchir, penser, analyser, synthétiser, argumenter : comme des bons moutons qu'ils affirment ne pas être.
De toute façon, pour eux, tout ce qui n'est pas bêtement libéral et impérialiste est digne du nazisme : contemplez un peu le vide béant de cette pensée...

Pilar del Bravo : Je vous remercie pour votre participation, Don Gregorio, et rappelle que votre livre, Hacia el fin del liberalismo, vient d'être édité chez Mapamundi.

Gregorio López y Olfato : C'est moi qui vous remercie, Doña Pilar.

Pilar del Bravo : Dans tous les cas, nous nous retrouverons demain, à vingt heures, Mesdames et Messieurs, pour un nouveau journal télévisé. Ce soir, au programme sur TV Numancia, un film de Lorenzo Botones, Los Campesinos (Les Paysans), drame poignant sur la condition rurale durant la République autoritaire. A demain !
Ramiro de Maeztu

Message par Ramiro de Maeztu »

Journal télévisé du 30 mai 2011, à vingt heures - Telediario del 30 de mayo de 2011, a las ocho de la tarde


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Pilar del Bravo, principale présentatrice de la télévision numancienne


Pilar del Bravo : Mesdames et Messieurs, bonsoir. Ce soir, sans grande surprise, le principal titre de l'actualité concerne l'international, puisqu'une série d'attentats frappent actuellement les principaux amis et alliés du Royaume. Après une explosion dans le Sud de la capitale éranéenne, In Tao, qui a fait plus de cent vingt morts, trois cents quarante-quatre blessé et ravagé un centre de police, c'est le chef suprême de ce pays, Jiang Quing, qui a été visé par un attentat. Alors qu'il visitait une usine automobile à Yuna Tehin, un individu, visiblement mû par des idéaux démocratiques, a attaqué le numéro un éranéen. Fort heureusement, il n'a été que légèrement blessé. Nous retrouvons sur place, à In Tao, notre envoyé spécial Don Gesaleico Morelos, spécialiste des questions orientales. Don Gesaileco, que pouvez-vous nous dire sur ces récents événements en Eran ?


Le correspondant apparaît en incrustation, l'air tendu et sérieux.


Gesaleico Morelos : Bonsoir, Doña Pilar. Eh bien ici, c'est un peu la panique, il faut bien l'avouer, et l'appareil d'État éranéen est quelque peu déstabilisé par ce récent attentat. En effet, en l'absence d'Aï Jin, principal représentant du pays à l'étranger, et avec l'indisponibilité bien compréhensible de Jiang Quing, c'est le camarade Ne Yon qui va devoir prendre les rênes du pays. Or l'Eran doit se déplacer à l'étranger ou recevoir des représentants extérieurs à plusieurs reprises, et la présence de Jiang Quing et d'Aï Jin aurait été plus qu'utile pour la bonne marche de ces pourparlers.

Pilar del Bravo : Peut-on dire pour autant que le pays est en difficulté ?

Gesaleico Morelos : Il ne faudrait pas exagérer, Doña Pilar, car l'Eran reste le grand pilier du communisme en Makara, mais il est certain que si un attentat supplémentaire se produisait, le pouvoir d'In Tao aurait un peu plus de mal à gérer la situation.

Pilar del Bravo : Merci beaucoup, Don Gesaleico. C'était donc Don Gesaleico Morelos, en direct d'In Tao, Eran.
Néanmoins, le Makara n'est pas le seul continent qui souffre du terrorisme, puisque la République Fédérale Communiste de Turrïyvostok est elle aussi la cible d'attaques de la part de ce qui semblerait être des groupuscules néonazis. Un haut membre du Parti Communiste national a ainsi été retrouvé il y a quelques semaines sans vie, tué par balles, dans les rues de Vladivkhazan, la capitale. L'auteur présumé de ce crimme, Ali Muhamad Al-Makchti, chef supposé de l'organisation firakiste en Turrïyvostok, a été arrêté par les forces de l'ordre, mais cela n'a pas empêché un nouvel attentat de se produire lors de l'inauguration du monastère orthodoxe de Ioulskï. Une bombe placée dans un caniveau a explosé, faisant six morts, trois blessés graves et plusieurs autres blessés légers. Parmi les victimes se trouvait feu Andréï Striakov, chef de l'état-major du Turrïyvostok, né en 1949.
Ainsi, les nations du bloc antiimpérialiste et antilibéral sont, à l'instar de notre Royaume, sont actuellement les victimes d'un vaste plan terroriste anarcho-nazi, libertaire ou firakiste qui, bien étrangement, épargne les démocraties libérales.
Nous recevrons à ce sujet demain Don Gregorio López y Olfato.
Ramiro de Maeztu

Message par Ramiro de Maeztu »

Journal télévisé du 5 juin 2011, à vingt heures - Telediario del 5 de junio de 2011, a las ocho de la tarde


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Pilar del Bravo, principale présentatrice de la télévision numancienne



Pilar del Bravo : Bonsoir Mesdames et Messieurs, bienvenue pour cette nouvelle édition de votre journal de vingt heures avec la principale actuelle intérieure du jour : c'est aujourd'hui qu'est entrée en vigueur officiellement, avec un peu de retard, la nouvelle monnaie commune de la Ligue Panlatine, la latinia. Émise depuis la Banque Centrale Panlatine à Apagoza, en Palombie, cette monnaie devrait permettre à l'économie de chacun des pays-membres de repartir sur des bases monétaires plus saines et plus fortes.
A titre de rappel, les taux directeurs fixés par la Banque Centrale sont les suivants : le taux de rémunération des dépôts s'élève à 5%; celui de refinancement à 4%; et celui de prêt marginal à 3%.

L'actualité internationale en bref, maintenant, avec la montée des tensions dans deux pays amis du Royaume de Numancia, à commencer par la République Démocratique Eranéenne, où la lutte entre le gouvernement légitime et la branche marcienkiste makarienne semble atteindre son paroxysme dans la province d'Un Kan, où le chef des rebelles Nu Ya semble contrôler une partie de l'armée. L'appel solennel du Président Ne Yon, ce matin, semble toutefois changer un peu la donne, mais le Front Libertaire Eranéen n'est sans doute pas encore prêt à se rendre.
En Turrïyvostok, l'enterrement du chef de l'état-major des armées Andréï Strianov a été endeuillé d'un nouveau décès, celui du Ministre de la Guerre Igor Atrianov, lui aussi frappé par un attentat islamiste commandité par un groupuscule lié aux firakistes. Ce décès se produit alors même que la République Fédérale Communiste de Turrïyvostok vient de conclure de fructueux accords avec notre Royaume et qu'elle cherche à étendre son réseau dans le cercle latin alméran mais également en Dogaba.

Ce pays zanyanais est d'ailleurs depuis quelques jours le siège de toutes les convoitises mais également le point de rencontre tout sauf pacifique entre les forces communistes et les forces national-socialistes, puisque le Turrïyvostok cherche à y envoyer des troupes pour y préserver ses intérêts. Rappelons que ce pays y bâtit déjà une base militaire afin de faire contrepoids à la récente victoire diplomatique des États-Unis de Pelabssa en République Démocratique et Populaire du Makengo.

Outre le Zanyane, le Makara et l'Alméra oriental, c'est également l'Alméra occidental qui est le nouveau foyer d'attention depuis que le Royaume du Nordreich, un des alliés historiques du Numancia, gouverné de façon provisoire par le Prince Héritier Sixte, a édicté il y a quelques jours une loi à caractère racial, à l'image du Rike du Lochlann. Les ambassades de nombreux pays en territoire nordrique ont immédiatement été fermées en signe de protestation et plusieurs pays ont réprouvé officiellement cette nouvelle politique en rompant leurs relations diplomatiques avec le pouvoir nordrique. Notre Roi préfère pour l'instant rester dans une attitude de neutralité vis-à-vis de cette nouvelle législation et a officiellement déclaré rester l'ami du Prince Héritier Sixte et de son père Lothaire Ier.

En Vickaskaran, enfin, le traité de l'Union des Démocraties a enfin été ratifié par les différents participants, même si les tensions sont déjà évidentes entre la Fédération des Nations Unies de Shawiricie et la République d'Adélie, celle-là accusant celle-ci de forfanterie en des termes bien peu élogieux. Plusieurs questions se posent également à propos de la République Parlementaire d'Aîshren, qui a semblé quelque peu effacée lors des négociations.
Ramiro de Maeztu

Message par Ramiro de Maeztu »

Journal télévisé du 7 juillet 2011, à vingt heures - Telediario del 7 de julio de 2011, a las ocho de la tarde


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Pilar del Bravo, principale présentatrice de la télévision numancienne


Pilar del Bravo : Mesdames et Messieurs, bonsoir, bienvenue à notre rendez-vous d'actualité quotidien, avec ce soir à la une la résolution de la crise dans l'ex République du Dogaba. Oui, vous avez bien entendu, ce pays n'est désormais plus une république, puisque la monarchie y a été rétablie, en la personne du roi Osama II, qui a grandi en exil en République d'Adélie.
Pour comprendre le cours des événements et les enjeux de ce changement de régime, nous rejoignons sur place notre envoyé spécial, Gabriel Valdeacederas, spécialiste du continent zanyanais.
Don Gabriel, vous me recevez ?


Le correspondant apparut sur l'écran, en incrustation. Il faisait également nuit au Dogaba


Gabriel Valdeacederas : Oui, Doña Pilar. Je me trouve actuellement à Tobleroné, capitale du nouveau Royaume du Dogaba.
Le calme est revenu après une période extrêmement tendue, à la limite de la guerre internationale en même temps que civile, et les troupes bangisiennes (environ cinquante-quatre mille hommes postés dans la jungle orientale) ont même été rapatriées chez elles.

Pilar del Bravo : Don Gabriel, la communauté politique dogabaise a-t-elle déjà fait des commentaires sur la réunion de crise du Turrïyvostok qui était en charge de solutionner le problème de son ancien meneur ?

Gabriel Valdeacederas : Pas en public, Doña Pilar. Néanmoins, l'attitude du nouveau roi vis-à-vis du Rike du Lochlann du Dogaba ne devrait pas changer; le bouleversement qu'a connu le pays ces derniers mois n'aura pas réussi à modifier la donne et les mauvaises relations qu'entretiennent traditionnellement les nations zanyanaises avec le Rike.
Quant à la République Fédérale Communiste de Turrïyvostok, il est évident qu'elle devra jouer finement pour dégeler ses relations avec Osama II.

Pilar del Bravo : Et le Royaume de Numancia ?

Gabriel Valdeacederas : Sa Majesté Sérénissime a été le premier chef d'État du monde à entrer en contact officiel avec Osama II et les relations entre les deux hommes sont au beau fixe. Une rencontre aurait déjà été prévue entre les deux dirigeants à Hispalis, même si rien n'est encore officialisé de ce côté.

Pilar del Bravo : Peut-on espérer que la situation politique du Dogaba se stabilise durablement et que sa situation socioéconomique s'améliore sensiblement au cours des mois et des années à venir ?

Gabriel Valdeacederas : Nul ne peut le prévoir, bien évidemment, mais la monarchie fraîchement restaurée a à cœur de rétablir la paix civile en Dogaba, ce qui est déjà gagné dans une grande mesure. Par ailleurs, elle est déjà soutenue par des nations aux intérêts très divers, qui déposent en elle beaucoup d'espoir; la récente aide alimentaire des États-Unis de Pelabssa va dans ce sens.

Pilar del Bravo : Merci beaucoup pour toutes ces informations complémentaires, Don Gabriel.


L'envoyé spécial disparut des écrans avant que la présentatrice n'entame la suite du journal.


Pilar del Bravo : Le reste de l'actualité extérieure, c'est aussi la poursuite de la lutte contre le Front de Libération Nationale du Numancia et le prochain vote du Parlement Panlatin concernant les projets de résolutions de la Première Convention Panlatine, deux sujets auxquels nous consacrerons une plus longue analyse dans l'édition de demain soir.
Finissons toutefois par une note plus légère avec la fête nationale du Royaume du Nordreich, à laquelle assistait Sa Majesté Sérénissime ainsi que le Stjör du Lochlann et le Roi du Thorval. A cette occasion, le nouveau Roi du Lochlann, Viktor, et la princesse nordrique, Éléonor, se sont unis au Grand Temple de la Trinité. Sa Majesté Sérénissime a également été faite Grand Commandeur de l'Ordre Royal de l'Aigle Rouge de Nordreich et feue Son Altesse Sérénissime, le Prince Consort Quique de Valdepeñas, Commandeur dudit ordre, initiative très appréciée par notre Souverain.



Des images des parades militaires et de la noce étaient diffusées à l'écran en incrustation.



Pilar del Bravo : Mesdames et Messieurs, nous vous quittons sur ces images de festivité en Nordreich et nous nous retrouverons demain soir à la même heure pour un autre numéro de votre journal télévisé !
Ramiro de Maeztu

Message par Ramiro de Maeztu »

Journal télévisé du 7 septembre 2011, à vingt heures - Telediario del 7 de septiembre de 2011, a las ocho de la tarde


[url=http://le-monde-de-selenia.xooit.com/image/23/4/7/e/claire_chazal_000...chazal00-146041a.jpg.htm][img]http://img23.xooimage.com/files/b/5/b/claire_chazal_000...chazal00-146041b.jpg[/img][/url]
Pilar del Bravo, principale présentatrice de la télévision numancienne


Pilar del Bravo : Mesdames et Messieurs, bonsoir et bienvenue à votre rendez-vous d'information quotidien. La principale information de ce soir, c'est le grand rebondissement dans l'affaire du dimanche sanguinaire logroñais : l'arrestation de trois terroristes amestriens présumés financés par la République de Palombie et auteurs des attentats en Logroño.
Nous recevons ce soir sur notre plateau Don Gregorio del Amo, Directeur Royal et chef des services de police du Royaume. Bonsoir, Don Gregorio.

Gregorio del Amo : Bonsoir, Doña Pilar.

Pilar del Bravo : Don Gregorio, pouvez-vous nous en dire un peu plus sur ces trois terroristes présumés et sur les circonstances de leur arrestation ?

Gregorio del Amo : Bien entendu. Il s'agit de trois individus de nationalité logroñaise mais auparavant amestrienne, âgés de vingt-trois à vingt-sept ans, tous les trois de sexe masculin. Ils ont été appréhendés par la Garde Civile à Colmenar Viejo, une petite localité de la province de Jérez, alors qu'ils tentaient de rejoindre le Tournia en passant par le Royaume de Numancia. Ils avaient un comportement suspect et le Garde Civil Andrés Pérez Suárez, originaire de la capitale, a décidé d'effectuer un contrôle de routine pour s'assurer que tout était normal. A peine s'est-il approché des trois individus que ceux-ci ont braqué une arme à feu sur lui; mais son sang froid et celui de trois autres de ses collègues a été déterminant et, en quelques instants, les terroristes présumés ont été désarmés et arrêtés.

Pilar del Bravo : Mais comment vos services ont-ils pu faire le lien entre ces individus, qui auraient pu être de simples malfrats, et les attentats perpétrés au Logroño il y a quelques jours ?

Gregorio del Amo : Les Gardes Civils ont vite fait le rapprochement lorsqu'ils ont découvert dans leurs sacs plusieurs faux passeports, deux lettres compromettantes ainsi que plusieurs pains de plastic et divers explosifs du même type que ceux employés par les terroristes amestriens dont nous soupçonnons fortement qu'ils aient été payés par la Palombie. Les lettres en question, dont nous divulguerons le contenu à la presse dans les prochains jours, ne laissent guère de doute sur leurs agissements.

Pilar del Bravo : Que va-t-il donc se passer pour eux ? Ces objets sont-ils des preuves absolues ?

Gregorio del Amo : Ce sont bien entendu de lourdes preuves à charge, mais mes services sont actuellement en train d'enquêter sur le terrain ainsi que d'interroger ces trois individus afin d'obtenir toute la vérité. Nous serons intraitables si nous obtenons des aveux et extraderons dans les plus brefs délais ces terroristes présumés vers le Logroño pour qu'ils y soient jugés. Vous serez de toute façon prévenus du dénouement de cette enquête.

Pilar del Bravo : Très bien, je vous remercie Don Gregorio pour votre participation à notre journal.

Gregorio del Amo : C'est moi qui vous remercie, Doña Pilar.
Ramiro de Maeztu

Message par Ramiro de Maeztu »

Journal télévisé du 2 décembre 2011, à vingt heures - Telediario del 2 de diciembre de 2011, a las ocho de la tarde


[url=http://le-monde-de-selenia.xooit.com/image/23/4/7/e/claire_chazal_000...chazal00-146041a.jpg.htm][img]http://img23.xooimage.com/files/b/5/b/claire_chazal_000...chazal00-146041b.jpg[/img][/url]
Pilar del Bravo, principale présentatrice de la télévision numancienne



Pilar del Bravo : Mesdames et Messieurs, bonsoir et bienvenue dans votre grand rendez-vous d'actualité quotidien avec ce soir, deux titres principaux : les élections générales numanciennes, avec la grande campagne officielle qui continue de battre son plein, mais aussi et surtout les résultats du vote du Comité Olympique International concernant les Jeux Olympiques d'Hiver de 2013. Pour commenter ce dernier point, mais également le choix des États-Unis de Pelabssa pour la prochaine Coupe du Monde de rugby, nous recevons ce soir Adán de Roldán y Mujica, Président du Comité Olympique Numancien, et Roberto de Vallecas, Président de la Fédération Numancienne de Rugby. Bonsoir Messieurs !

Adán de Roldán y Mujica : Bonsoir, Doña Pilar !

Roberto de Vallecas : Bonsoir à vous !

Pilar del Bravo : Les résultats du vote du Comité Olympique International sont tombés aujourd'hui et Filipina, à notre grand regret, n'organisera pas les Olympiades d'Hiver de 2013. Ce rôle échoira à Alegra, en République de Palombie. Don Adán, quel est votre sentiment ce soir ?

Adán de Roldán y Mujica : Un profond regret et une profonde tristesse. Je pense tout d'abord à tous ceux qui ont travaillé très dur sur ce projet, et notamment à tous les architectes, financiers, sportifs, hommes et femmes politiques, anonymes... qui ont soutenu chacun à leur manière la candidature de Filipina. Je suis aussi profondément déçu pour tout le peuple numancien qui méritait ces jeux et sera condamné à les regarder de nouveau à la télévision en 2013.

Pilar del Bravo : Ne pensez-vous pas malgré tout que la victoire d'Alegra était méritée ou, dans d'autres termes, que la candidature de Filipina comportait des failles qui ont pu faire pencher le jury en faveur de la Palombie ?

Adán de Roldán y Mujica : Sans nul doute. Même si nos financements tenaient la route, notre projet a pu paraître un peu mégalomane auprès du Comité Olympique International. Et il faut aussi dire que notre nation n'a effectué son retour sur la scène internationale qu'il y a peu de temps, il est encore méconnu, ce n'était pas sa capitale mais une ville provinciale qui était candidate... Tout cela a pu un peu rebuter le jury. Enfin, nous n'avons sans doute pas su trouver les mots pour convaincre.

Pilar del Bravo : Et malgré tout, le Numancia se portera-t-il candidat pour les prochains Jeux Olympiques d'Été, en 2015 ?

Adán de Roldán y Mujica : C'est une certitude; nous ne savons pas encore quelle candidature nous allons soumettre au Comité Olympique International, même si Hispalis part bien sûr comme la favorite face à Emerita Augusta et Nicolasol, mais nous y serons, croyez-moi !

Pilar del Bravo : Cette déception s'ajoute à celle de la Fédération Numancienne de Ruby, n'est-ce pas Don Roberto ?

Roberto de Vallecas : En effet, Doña Pilar. Et mêmes causes, mêmes effets : le Numancia a l'impression que les instances sportives internationales ne reconnaissent pas ses progrès à leur juste valeur. Mais nous ne pourrions que difficilement les en blâmer : d'une part, le Pelabssa est sans nul doute LE grand pays du rugby; d'autre part, même si le rugby a acquis une notoriété sans précédent dans notre nation depuis une dizaine d'années, il nous reste encore beaucoup à prouver et de nombreuses infrastructures à développer.

Pilar del Bravo : C'était, je crois, un beau mot de conclusion et une note d'espoir. Merci Messieurs et bonsoir !
Ramiro de Maeztu

Message par Ramiro de Maeztu »

Journal télévisé du 22 décembre 2011, à vingt heures - Telediario del 22 de diciembre de 2011, a las ocho de la tarde


[url=http://le-monde-de-selenia.xooit.com/image/23/4/7/e/claire_chazal_000...chazal00-146041a.jpg.htm][img]http://img23.xooimage.com/files/b/5/b/claire_chazal_000...chazal00-146041b.jpg[/img][/url]
Pilar del Bravo, principale présentatrice de la télévision numancienne



Pilar del Bravo : Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, bonsoir, et bienvenue dans votre grand journal d'actualité quotidien.
L'actualité du jour, c'est le grand choc de l'abdication de Sa Majesté Sérénissime Ángel Ier qui, après seize années de règne, a décidé de remettre immédiatement la couronne à son héritière adoptive, Letizia de Valdepeñas, Quatrième Marquise d'Oporto. D'après les premières informations venant du Palais Royal d'Occident, son règne a pris effet depuis quelques heures et notre nouvelle souveraine a pris le nom d'Isabel Ière, en hommage à Isabel de Bobadilla, meilleure amie de la reine Adelia III, lointaine cousine germaine du nouveau monarque.
Issue d'une famille de la noblesse désargentée d'Hispalis, Isabel Ière a vu son frère cadet, feu Quique de Vadelpeñas, devenir le Prince Consort du Royaume, mais elle l'a aussi vu mourir des suites d'un odieux attentat.
Titulaire d'un Doctorat de Castillan et d'un Doctorat d'Histoire des Pays Slaves, soutenus tous deux à l'Université Royale Canoviste d'Hispalis, elle était devenue depuis peu la Première Fidéicommissaire Royale d'Ángel Ier.
Elle monte donc sur le trône à l'âge de vingt-six ans avec de lourdes responsabilités sur ses épaules, responsabilités qu'elle va évoquer dans quelques instants sur notre chaîne, en direct, lors d'une allocution télévisée retransmise dans tout le Royaume et à l'étranger, via le satellite.

Mesdames et Messieurs, c'est l'heure, voici la grande allocution d'ouverture de règne d'Isabel Ière !


La souveraine apparut en fondu-enchaîné sur l'écran, habillée de façon sobre, devant un pupitre sur lequel était posé quelques feuilles. Elle avait convoqué de très nombreux journalistes qui la mitraillaient de leur objectif dans la Grande Salle de Réception du Palais Royal d'Occident. Au bout de quelques minutes, elle prit la parole.


<center>[url=http://le-monde-de-selenia.xooit.com/image/45/1/a/5/rania_de_jordanie...icle_big-1b8c644.jpg.htm][img]http://img45.xooimage.com/files/2/b/f/rania_de_jordanie...icle_big-1b8c645.jpg[/img][/url]</center>


"Mes sujets,

Je m'adresse aujourd'hui à tout le pays et, in extenso, au monde entier.

Vous le savez, Sa Majesté Sérénissime Ángel Ier a aujourd'hui abdiqué officiellement. Ses seize années de règne auront été heureuses et fructueuses pour notre Royaume, malgré certains revers et des tragédies dont il nous faudra panser les plaies.
J'ai une pensée toute particulière pour ce grand souverain, inégalé dans notre histoire, qui restera dans nos cœurs comme le père de notre patrie.

Mon règne a pris effet il y a quelques heures, et déjà les grands dossiers se bousculent à ma porte, s'entassent sur mon bureau.
Sachez qu'il ne sera pas dit que la Reine Isabel Ière restera inactive et laissera le soin aux hommes et femmes politiques de ce pays de tout faire à sa place. J'entends au contraire jouer un rôle politique de tout premier plan, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur du Royaume.

A l'intérieur, si le Parlement est élu, il doit se souvenir d'une chose : la Reine commande, l'Assemblée obéit. Il est hors de question de laisser la gangrène libérale se répandre dans nos frontières, j'y veillerai tout personnellement et je pense que les élections du 28 décembre me donneront raison.

A l'extérieur, je vais m'atteler à poursuivre et à approfondir l'œuvre hautement louable de mon prédécesseur. La lutte contre les démocraties libérales et les régimes fascistes sera ma priorité, je vous en fais le serment solennel aujourd'hui. Je veux d'ores et déjà présenter mes plus profonds respects et ma grande amitié aux dirigeants des divers pays du Pacte de Novgorod - et en particulier à Vladimir Kirov, dont l'action éclaire bien des pays communistes - et à ces deux grands peuples que sont les Thorvaliens et les Nordriques. Mes pensées vont aussi vers le Zanyane, auquel je porterai une attention toute particulière.

Que les choses soient clairs : mon règne ne sera pas une période de latence ou de vacance pour le Numancia. Que tous nos amis soient rassurés et que tous nos ennemis tremblent devant nous.


Par ailleurs, mon couronnement solennel aura lieu dans un mois jour pour jour au Temple Réformé Central d'Hispalis, en présence du Haut Représentant du Culte Calviniste, Don Felipe Haz de los Amos. Mais ma tâche commence dès maintenant.

Merci de votre attention."
Ramiro de Maeztu

Message par Ramiro de Maeztu »

Journal télévisé du 5 janvier 2012, à vingt heures - Telediario del 5 de enero de 2012, a las ocho de la tarde


[url=http://le-monde-de-selenia.xooit.com/image/23/4/7/e/claire_chazal_000...chazal00-146041a.jpg.htm][img]http://img23.xooimage.com/files/b/5/b/claire_chazal_000...chazal00-146041b.jpg[/img][/url]
Pilar del Bravo, principale présentatrice de la télévision numancienne


Pilar del Bravo : Mesdames, Messieurs, bienvenue à votre grand rendez-vous d'actualité, avec ce soir, la grande actualité dont vous avez tous entendu parle : c'est la guerre !

Le Rike du Lochlann a en effet officiellement déclaré la guerre aux pays qui s'étaient ligué contre lui et ont tenu jusqu'à aujourd'hui une grande conférence à Hispalis, et plus particulièrement à la République d'Adélie et à la République Parlementaire du Quantar.

Nous avons décidé de nous concentrer surtout les conséquences intérieures de cette déclaration de guerre et de l'échec de la conférence d'Hispalis, à savoir le revirement de situation et la déclaration de neutralité du Numancia.
C'est Sa Majesté Sérénissime Isabel Ière qui l'a annoncée en début de soirée, arguant d'un nouveau positionnement de sa politique extérieure et d'une nécessité d'ouverture et de compréhension idéologique.

Ce soir, l'ensemble du monde politique national était en ébullition et le Parti Progressiste a notamment déclaré qu'il déposerait une motion de censure contre le gouvernement actuel et la politique royale, que Don Mariano Feijoó qualifie "d'opportuniste, scandaleuse et fascisante".
De son côté, Don Francisco del Ferrol, président du Parti Phalangiste, a "salué une grande décision qui replace enfin la royauté numancienne au centre du spectre politique national". Il a ajouté, se confiant à nos journalistes : "Isabel Ière a sans doute des raisons plus ou moins secrètes pour avoir agi ainsi. Cependant, sa décision démontre une intelligence que n'avait pas son père adoptif et nous poussera à la reconsidérer, si jamais elle poursuit dans cette politique de compréhension et d'amitié envers le Stjör Eriksson".

La motion de censure des progressistes, qui a donc peu de chances d'aboutir, sera présentée demain à l'Assemblée Législative.
Ramiro de Maeztu

Message par Ramiro de Maeztu »

Journal télévisé du 11 janvier 2012, à vingt heures - Telediario del 11 de enero de 2012, a las ocho de la tarde


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Pilar del Bravo, principale présentatrice de la télévision numancienne


Pilar del Bravo : Mesdames, Messieurs, bonsoir, bienvenue pour votre rendez-vous informatif de la journée avec ce soir, bien évidemment, de nombreux commentaires et des images diverses et variées sur la Fête Nationale, qui se déroulait aujourd'hui. En marge des festivités officielles dans la capitale, toutes les villes, tous les bourgs et tous les villages numanciens y ont été de leur feu d'artifice, bien que le plus beau et le plus majestueux reste bien entendu celui d'Hispalis.


<center>[url=http://le-monde-de-selenia.xooit.com/image/43/1/1/d/feu-d-artifice-15d4557.jpg.htm][img]http://img43.xooimage.com/files/2/c/a/feu-d-artifice-15d4558.jpg[/img][/url]</center>


Mais cette explosion de joie généralisée ne doit pas nous faire oublier les raisons historiques et patriotiques qui ont fait du 11 janvier la fête nationale du Royaume Canoviste de Numancia. Souvenez-vous en effet que le 11 janvier 1995, le jeune Roi Ángel Ier arrivait en voiture à Hispalis, accompagné de sa mère et du futur premier ministre Emiliano de Robledo Castelar, rétablissant ainsi le régime monarchique légitime dans le pays après dix années d'une république sanguinaire et stérile.

Sa Majesté Sérénissime Isabel Ière s'est prêtée au protocole et aux cérémonies avec une joie et un honneur affichés, venant saluer du haut du balcon principal du Palais Royal d'Occident la foule venue la saluer sur la Place de l'Armurerie, vers neuf heures trente.
Elle a prononcé un bref discours sur la gloire et l'honneur de la patrie, exhortant les Numanciens à travailler et à se sacrifier pour elle et à tourner tous leurs efforts et tous leurs regards vers elle.

Elle a ensuite défilé dans les principales artères de la capitale, depuis le Palais Royal jusqu'à l'Avenue de Legazpi et à la Puerta del Sol, où a été organisé un grand défilé militaire du Premier et Deuxième Régiment d'Infanterie Royal ainsi que de la toute nouvelle Légion Étrangère.


<center>[url=http://le-monde-de-selenia.xooit.com/image/48/7/c/1/4-1bc4b7e.jpg.htm][img]http://img48.xooimage.com/files/4/7/c/4-1bc4b7f.jpg[/img][/url]</center>


Elle a ensuite prononcé un discours plus long et plus concret concernant les objectifs nationaux et gouvernementaux pour l'année 2012, réaffirmant son alliance avec le Pacte de Novgorod et son inimitié envers les démocraties libérales et "particulièrement envers la République d'Adélie, dont nous pouvions penser qu'elle avait appris de ses erreurs diplomatiques passées, mais qui a récemment fait une nouvelle fois preuve de sa goujaterie et de son incompétence".
Elle a notamment fixé des priorités en matière intérieure, comme le Plan de Redressement des Forces Armées et une année "riche culturellement parlant, car le Numancia est une nation de culture, d'histoire, de passé, toutes choses que nous nous devons d'honorer en bons patriotes".


<center>[url=http://le-monde-de-selenia.xooit.com/image/47/9/1/1/rania_discours_reference-1bc4bfe.jpg.htm][img]http://img47.xooimage.com/files/9/3/f/rania_discours_reference-1bc4bff.jpg[/img][/url]</center>


Elle s'est ensuite rendue, sur les coups de treize heures, au Mausolée Royal Canoviste pour y faire déposer une couronne de fleurs sur la tombe de Quique de Valdepeñas, feu son frère cadet et Prince Consort du Royaume, "mort pour la survie et la gloire de la patrie".
Elle était notamment accompagnée de la Ministre de la Défense, Dolores Cospedal.


<center>[url=http://le-monde-de-selenia.xooit.com/image/49/2/b/b/sans-titre-3-1bc4c97.jpg.htm][img]http://img49.xooimage.com/files/d/9/3/sans-titre-3-1bc4c98.jpg[/img][/url]</center>


Plus tard, elle s'est dirigée, à la suite de la Garde Royale, vers le Monument de la Flamme Éternelle ("Monumento de la Llama Eterna"), qui commémore la résistance du Royaume d'Astur, premier royaume chrétien indépendant, contre l'envahisseur musulman, lequel s'est emparé du territoire entre 711 et 716 avant de le dominer jusqu'en 1492. C'est la Ministre de l'Intérieur, de la Sécurité et des Cultes, Doña Esperanza de los Hoyos, accompagnée par le Ministre Délégué à la Culture et à l'Éducation, Vifredo de Mancomunidad, qui a rallumé symboliquement le brasier.


<center>[url=http://le-monde-de-selenia.xooit.com/image/41/a/c/9/posterior-monumento-bandera-1bc4d24.jpg.htm][img]http://img41.xooimage.com/files/7/a/5/posterior-monumento-bandera-1bc4d25.jpg[/img][/url]</center>


De nouveau au centre de toutes les attentions, elle a prononcé quelques mots en l'honneur des héros de la Reconquête ("Reconquista"), rappelant que si le Numancia n'était pas "l'ennemi des peuples musulmans pieux, bien au contraire", il ne pouvait ni ne devait "oublier ses racines chrétiennes, racines que nous devons réactualiser, mettre en pratique, dans le respect des Saintes Écritures et de l'Église calviniste".

Dans l'après-midi, elle a dîné avec les membres du gouvernement du Front Large, se laissant exceptionnellement photographier par un photographe officiel accrédité. Elle ne l'a toutefois pas laissé prendre plus de dix clichés, estimant qu'elle ne devait pas "tomber dans le vice de l'égocentrisme et la mode des tabloïds, qui ridiculisent la fonction royale plus qu'ils ne la mettent en valeur".


<center>[url=http://le-monde-de-selenia.xooit.com/image/49/c/9/d/_8492_queen-rania-13-1-2004-1bc5471.jpg.htm][img]http://img49.xooimage.com/files/4/4/c/_8492_queen-rania-13-1-2004-1bc5472.jpg[/img][/url]</center>


A seize heures, elle s'est rendue à l'Université Royal Canoviste d'Hispalis, où elle a visité plusieurs locaux rénovés et a donné un cours d'histoire politique moderne de la Rostovie devant un amphithéâtre impressionné par son aisance et ses connaissances en la matière.


<center>[url=http://le-monde-de-selenia.xooit.com/image/48/2/a/9/queen-rania.1280x960-1bc54ee.jpg.htm][img]http://img48.xooimage.com/files/d/5/9/queen-rania.1280x960-1bc54ef.jpg[/img][/url]</center>


Elle a ensuite conversé avec le Recteur Général de l'université dans son bureau personnel, notamment sur des questions de budget de l'enseignement supérieur, mais aussi à propos de questions plus académiques et savantes.

C'est ainsi que s'est achevée la journée de cérémonies de la Fête Nationale.
Ramiro de Maeztu

Message par Ramiro de Maeztu »

Journal télévisé du 14 janvier 2012, à vingt heures - Telediario del 14 de enero de 2012, a las ocho de la tarde


[url=http://le-monde-de-selenia.xooit.com/image/23/4/7/e/claire_chazal_000...chazal00-146041a.jpg.htm][img]http://img23.xooimage.com/files/b/5/b/claire_chazal_000...chazal00-146041b.jpg[/img][/url]
Pilar del Bravo, principale présentatrice de la télévision numancienne


Pilar del Bravo : Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, c'est l'heure de votre journal télévisé quotidien avec aujourd'hui, à l'intérieur des frontières du Numancia, la convocation de l'ensemble des parlementaires du Front Large au Palais Royal d'Hispalis, cérémoniel traditionnel mais néanmoins indispensable pour la cohésion politique du pays.
Un reportage signé Rafael de Lapesa.

<center>[url=http://www.youtube.com/watch?v=1ELA7Gh47iE]Reportage de Rafael de Lapesa[/url]</center>


Sur le plan international, c'est bien entendu la guerre entre les nations identitaires (Rike du Lochlann et Royaume du Thorval) et les démocraties libérales (République Parlementaire du Quantar et République d'Adélie) qui domine l'actualité.
Cette guerre, que plusieurs spécialistes ont déjà nommée "Guerre de la Péninsule", dure déjà depuis une dizaine de jours et la situation a dégénéré aujourd'hui avec l'entrée en guerre du Rike du Lochlann contre la République du Cadanay, laquelle avait officiellement fourni des troupes au Quantar. Les États-Unis de Pelabssa, eux, n'ont toujours pas officiellement annoncé leur position.

Notre correspondant de guerre sur le terrain, Federico Albertí, a réalisé ce matin une très intéressante interview d'un officier lochlannien, le Colonel Van Bruick, dont voici la retranscription :

"Federico Albertí : Colonel Van Bruick, vous qui commandez la Première Brigade de Cavalerie, à quelle bataille participez-vous ? Et comment évalueriez-vous le rôle de votre contingent armé dans les opérations actuelles ?

Colonel Van Bruick : À mon poste de Colonel de Brigade de Cavalerie, je ne participe pour l'instant à aucune bataille importante, mais à des escarmouches rapides, voire des attaques chirurgicales afin d'empêcher le regroupement et la conscription de nos adversaires. Pour le moment, je préfère vous dire qu'aucune bataille n'a été significative au point qu'on en retienne un nom ou une date... Quoi qu'il en soit, le rôle que s'est donné la cavalerie dans ce début de la guerre est extrêmement important : nous n'avons plus de cuirasses d'acier ou de chevaux, mais le zèle dans nos tanks est le même que celui de nos ancêtres sur leurs destriers dans ces mêmes plaines.

Federico Albertí : De qui recevez-vous vos ordres directs ? Est-ce le Stjör qui vous les transmet directement ou sont-ils filtrés par l'état-major ?

Colonel Van Bruick : (Il rit) Non, le petit Colonel Van Bruick ne reçoit pas les ordres du Stjör ! (Il s'éclaircit la voix) La vision de notre Stjör est très caricaturale à l'étranger; il ordonne, mais ses ordres sont bien entendus filtrés et modifiés partiellement par les responsables militaires, même si les talents du Stjör ne sont plus a démontrer en matière de commandement militaire. Il faut que vous, les étrangers, compreniez que nous ne recevons pas des ordres du Stjör pour tout !

Federico Albertí : A titre individuel, pour quelles raisons estimez-vous combattre ?

Colonel Van Bruick : J'avoue que mon avis personnel est peu important, mais puisque vous le demandez, j'estime simplement combattre pour mon pays - c'est assez vaste oui -, parce qu'on me donne des ordres et que je dois y obéir, sans me poser de question. Cependant, je comprends que si nous n'avions pas attaqué les premiers, jouant sur l'effet de surprise, nos villes auraient été menacées et c'est chez nous que nous nous battrions en ce moment.

Federico Albertí : Quelles résistances recevez-vous de la part de l'armée quantarienne ? Et comment vous accueille la population ?

Colonel Van Bruick : Pour l'instant, que les Dieux soient loués, elle est faible. L'armée du Quantar est à son image, faible, à cause de l'incroyable esprit de jouissance entretenue par la République du Quantar et le laxisme de son gouvernement. La population l'a majoritairement bien compris puisque, sans être accueillis en libérateurs, nous sommes traités presqu'en voisins venant réparer une fuite dans le garage.

Federico Albertí : Pensez-vous que l'évolution des troupes lochlannaises sera toujours aussi rapide dans les jours à venir ? La Blitzkrieg ne risque-t-elle pas d'être stoppée par l'arrivée des troupes adéliennes ?

Colonel Van Bruick : Je ne doute pas que l'état-major ait plus d'une stratégie dans son quartier général et quand bien même nous serions attaqués de manière importante sur nos propres positions, notre situation actuelle nous permettrait d'engager de nouvelles batailles éclair sur d'autres fronts. Le Quantar est une passoire.

Federico Albertí : Pensez-vous que les États-Unis de Pelabssa entreront en guerre contre vous ? Croyez-vous en leur possible neutralité ?

Colonel Van Bruick : Ce n'est pas à moi d'en décider, malheureusement. J'estime qu'ils n'ont rien à faire ici et que cette guerre nationale doit le rester. Les USP ne sont pas une nation, mais une administration qui possède une histoire, c'est différent. S'ils viennent se battre, c'est uniquement par haine du Lochlann, qui lui est une nation. Leur belligérance prouverait une fois de plus qu'ils combattent toute puissance pouvant se lever contre leur hégémonie internationale, ainsi que leur main mise sur les puissances libérales en Alméra.

Federico Albertí : Quel sort réservez-vous aux pays que vous pourriez conquérir ?

Colonel Van Bruick : Ach ! Tout dépend de la latitude, des conditions de conquêtes, de l'humeur de la population... Je pense que le Rike ne vise pas l'expansion, mais la sécurité intérieure. Il placera sans doute au Quantar, en cas de victoire, un gouvernement ami, qui agira pour le bien de son pays. Quand l'Adélie sera vaincue, il en sera de même : la volonté du Stjör est de maintenir un ordre des nations sur la péninsule pour définitivement couper les relations de dépendances des nations voisines du Lochlann avec les USP.
Pour le moment, il ne s'agit donc que de deux pays, avec lesquels nous espérons au plus vite trouver une issue pacifique.

Federico Albertí : Espérez-vous monter en grade à l'issue de cette guerre ?

Colonel Van Bruick : J'espère surtout être utile à mon pays et ce en quoi il croit. Chaque mètre que je gagne est un mètre de plus qui sépare mes ennemis de ma maison et de ma famille."


C'est justement notre correspondant de guerre, Federico Albertí, que nous retrouvons en direct au Quantar, dans la région de Francilie, où il assiste actuellement à la progression des colonnes du Lochlann. Bonsoir, Don Federico, vous me recevez ? Don Federico ? Ah, je crois qu'il y a un petit problème technique... Ah, voilà, Don Federico, vous me recevez ?


<center>[url=http://www.youtube.com/watch?v=MMNpVh9h7HQ]Federico Albertí en direct du front de Francilie[/url]</center>
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